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30.01.2008
Le débat du jour : sommes-nous tous programmés ?
Et si tout était écrit ? Et si, en matière d’amour et de relations amoureuses, on répondait à des stimuli programmés à l’avance sans pouvoir le contrôler ?
Et si cette programmation faisait qu’on ne choisit, ni son futur compagnon, ni notre avenir amoureux, car, qui dit programmation dit nécessité de suivre le bon chemin pour que la programmation trouve ses échos chez ceux que nous rencontrons.
Je m’explique.
J’ai souvent entendu, sans y croire, qu’au-delà du sentiment amoureux qu’il est bôôôô, merveilleux et qui nous fait planer à 20 000, il y avait là comme un genre de phénomène inconscient mais néanmoins implacable de reconnaissance entre personnes ayant les mêmes codes sociaux, culturels, d’éducation, et que sais-je.
En gros, si je suis bobo de gauche et qu’on m’a inculqué une éducation libre et tout, je pourrai jamais me maquer avec Jean-Eude qui prend le thé chez Grand-maman rue du faubourg saint-honoré.
Et inversement.
De la même manière, en allant plus loin, si mon papa était inspecteur des impôts et maman assistante à la CAF , et que moi-même je fais un BTS tourisme, je pourrai jamais séduire Bertrand, jeune étudiant prometteur dans une école d’ingé dont le papa était lui-même ingénieur et la maman prof à la fac. Bertrand qui lui-même ne pourra que très difficilement séduire Marie-Charlotte, jeune élève aux filles de la légion d’honneur et hantant chaque année le bal de l’X pour se trouver un mari. Et là, même pas forcément parce que nous risquons de ne pas nous reconnaître, mais tout simplement parce que nous avons peu de chance de nous croiser.
Une question de culture et de parcours, en quelque sorte, qui empêche le métissage.
Face à cela, plusieurs questions que je vous livre, amis lecteurs (parce que non, je n’ai pas tous les jours la science infuse) :
- Si jamais Bertrand croise mon chemin, aurons-nous suffisamment de points communs pour créer un contact et, qui sait, se plaire ?
- Si jamais Bertrand tombe fou amoureux de Marie-Charlotte, le préfèrera-t-elle à son avenir tout tracé avec Grégoire ?
- Si jamais Jean-Eude veut absolument faire des petits descendants avec moi, arriverons-nous à nous entendre avec des idées et des principes si différents ?
- Si jamais je n’ai pas suivi le chemin que mon éducation et mon passé familial auraient dû me faire suivre pour rencontrer les personnes avec les même principes et valeurs que les miens, ne suis-je pas condamnée à ne jamais me reconnaître dans les personnes qui m’entourent aujourd’hui ?
- Si les personnes censés avoir les mêmes principes et valeurs que moi m’embêtaient jusqu’à mes vingt ans et que je me rends compte qu’ils n’étaient pas si inintéressant aujourd’hui, comment faire pour raccrocher les wagons désormais ?
- Est-il possible que, par des choix qui, sans être mauvais ou regrettés, on puisse à ce point influer sur son avenir ou ce qui en tient lieu ?
- Est-il vrai que si on ne rencontre pas l’homme de sa vie pendant ses études, ça devient de plus en plus difficile de mettre la main dessus les années suivantes ?
- Et pourquoi diantre veux-je toujours mettre de la logique et des théories à con là où il ne devrait pas y en avoir ?
Si z'avez des idées et des théories, fumeuses ou non, à vos claviers... Car une blonde qui réfléchit trop est une blonde qu'il faut rebooter d'urgence, c'est pas bon pour le commerce.
13:35 Publié dans Les pensées profondes d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (52) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, relations hommes femmes, relations amoureuses, rencontres



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Commentaires
Complexe tout ça. Tout est affaire d'opportunité
Ecrit par : oderik | 30.01.2008
Je suis toujours effarée de voir la misère sentimentale que l'on rencontre sur les blogs (sans vouloir viser qui que ce soit, simple constatation) ! Beaucoup de personnes cherchent l'âme soeur, le grand amour etc. Franchement je suis contente d'avoir dépassé ce cap (depuis plus de 20 ans maintenant...) et n'aimerais pas revenir à cette période (que j'ai aussi connue).
Vaste débat ! Avec l'âge et les expériences, je dirais que nous avons le choix de faire ou de ne pas faire (les choix, précisemment), mais que nous sommes quand même plutôt influencés par notre milieu social.
Personnellement, je suis dans la catégorie "artiste" et j'ai épousé un scientifique (plutôt cartésien en plus !). Nous sommes très différents mais finalement, nous nous apportons beaucoup l'un l'autre: il m'a mis du plomb dans la cervelle et j'ai fait sortir la part de fantaisie qui était en lui. Par contre, nous venons du même milieu social et ÇA, je crois que c'est très important ! De plus, nous avons un intérêt commun : la musique (domaine où il touche vraiment sa bille sur toutes les musiques...grrrrrrrr)
C'est déjà difficile de vivre à deux, on doit forcément faire des concessions, alors si en plus des aléas de la vie quotidienne, viennent se greffer ceux de milieux différents, on ne s'en sort plus !
Alors passé un certain âge, il est vrai que le choix diminue (les gens sont "casés") et s'oriente différemment. Je pense qu'il faut revoir ses prétentions à la baisse, ce qui ne veut pas dire prendre "n'importe quoi" non plus ;-) en tout cas, faire preuve de souplesse. Et puis se dire une bonne fois pour toutes que le prince charmant, ça n'existe QUE chez Disney hein, pas dans la vraie vie ! :-)
Après, tout est question de choix...de vie.
Ecrit par : Cigale | 30.01.2008
mon chéri, ça s'appelle l'endogamie, le fait de s'unir dans le même groupe social, notamment développé par François de Singly, éminent sociologue de la famille, car certaines trajectoires ne se croisent jamais dans une société.
(Z'etes calmés hein, zyva la culturisation)
Sinon y'a aussi le dicton populaire qui dit "marie toi dans ta rue", autre façon de signifier que si tu veux que ton union soit réussie, il vaut mieux trouver quelqu'un ou quelqu'une qui te ressemble et vient du même milieu que toi.
Une idée un peu réac certes, mais pourtant les statistiques sont formelles : le fançais est endogame, si ce n'est l'Homme au sens large.
Et mon expérience personnelle tend à démontrer, à ma petite échelle, que les unions mixtes (sociales, ethniques, religieuses) sont souvent un fiasco total. Dès lors que les 2 protagonistes campent sur leur position (ne veulent pas s'acculturer à l'autre). Ce qui ne veut pas dire que c'est systématique, ni que l'inverse est garantie de succès ouhhhlllllà. Mais bon, c'est que j'ai pu souvent constater...
Autre théorie psychanalytique, celle que l'on est attiré toute sa vie par une personne affichant une caractéristique physique d'une personne qui nous a marqué durant notre prime enfance...le père, la mère, ou si vous vous souvenez de vos années de philo, la fille "louche" (qui louche donc), de Descartes...
Encore autre chose, purement chimique : nous serions capable de "sentir" chimiquement les personnes qui ont un système immunitaire complémentaire au notre : donc avec lequel ou laquelle nous ferions les enfants les plus résistants...
Bref, qu'on ne vienne pas me parler de lire arbitre et de liberté et autre. Ou je cause de Bourdieu! :-)
Ecrit par : les400clics | 30.01.2008
Blonde, t'inquiete pas, meme si on est sur des rails pour toutes les raisons (evidentes) que tu donnes, on peut en sortir, pour peu qu'on soit ouvert a cela.
avant l'avenement de l'internet, il etait difficile de rencontrer des gens qui provenaient d'un autre milieu social et professionnel: question de lieux de rencontres. question purement physique de lieu. cela peut se faire, une soiree, un mariage, un groupe de chant etc. mais le plus souvent, on reste dans la meme orbite.
l'internet permet de rencontrer des gens hors de sa sphere et sans parler de lien amoureux, j'ai pu ainsi rencontrer hors de mon milieu (scientifique) qui est peuple de gens tres ennuyeux mais tres gentils. et puis meme s'il ne l'etait pas, ennuyeux cela fait du bien de changer.
pour en revenir a ta question du jour, j'ai ete amoureuse plus de 17 ans de quelqu'un avec qui j'avais tant de points communs au point que c'etait un amour fusionnel et je croyais avoir comme cigale "etre casee", puis il y a 2 ans j'ai eprouve un coup de foudre pour quelqu'un qui est completement hors de mon milieu et avec qui je n'ai pas beaucoup de points communs mais cela n'empeche, nous sommes tres amoureux...on peut donc dire que j'ai connu les deux, le truc evident et programme dont tu parles et le truc plus improbable...tout est possible
@cigale: la misere affective est effarante, mais pas besoin d'aller sur les blogs ou la au moins, les gens ont le courage et une plateforme pour en parler. cette misere, tu la croises surement tout les jours sans t'en rendre compte parce que les gens ne la portent pas ecrite sur le front. et puis plus nombreux sont les blogs qui expriment bien autre chose que la misere affective, mais on peut effectivement de choisir de regarder ce que l'on veut.
maintenant, chercher l'ame soeur n'est pas de la "misere affective", c'est tout simplement humain.
et enfin, j'ai croise a deux periodes differentes dans ma vie deux Princes Charmants et tous ceux qui me connaissent savent combien je suis exigeante et sans compromission sur ce qui m'est important, donc le Prince Charmant, qui existait bien avant Walt Disney, est un concept auquel je crois puisqu'apres la 1ere j'aurais pu me dire, c'est l'exception qui confirme la regle, mais apres la 2e, plus de doute possible
Ecrit par : columbine | 30.01.2008
Odérik : heu, bin voui... c'est un peu pour ça que je lançais le débat, pour tout dire.
Chère cigale : heuuu, tu fournis la corde avec ton commentaire ? ;) Perso, je me sens pas miséreuse parce que célibataire, je ne suis pas contre rencontrer l'homme de ma life mais je ne me sens pas du tout aux abois, en recherche active, tous les radars sur le pont... Et j'irai même jusqu'à pousser le vice : en vrai, je suis pas mécontente d'être célibataire, je souffle enfin un peu, et ça fait du bien. A part cela, je suis d'accord avec ton analyse, j'avais besoin d'une confirmation de ce que je pensais déjà sans être sûre que ce soit parfaitement juste (en plus d'être réac comme mes parents... en fait, c'est juste... comme ça)
Par contre, là om je ne te suis pas forcément, c'est sur "revoir ses prétentions" à la baisse... C'est hors de question en ce qui me concerne, je ne crois pas au prince charmant, j'ai déjà rencontré l'homme idéal selon mes critères et il s'est avéré que ce n'était pas le genre de type pour moi, avec qui je voudrai construire quelque chose. partant de là, je n'ai pas revu mes exigeances à la baisse, j'ai juste révisé certains critères mais il est hors de question que je me brade parce que le temps passe : être en couple ou faire des enfants n'est pas ma priorité dans ma vie, ni une façon de me réaliser, j'ai plein de choses à faire à côté. Pour autant, cela ne signifie que je souhaite passer à côté d'une histoire ou de rencontre intéressante, c'était un peu ce que je sous-entendais par : ne pas chasser forcément dans ma caste, est-ce vraiment intelligent ?
chère miss400 : t'en sais des choses, ma parole, et pas qu'en sauce tomate, tu m'épates trop ! Bon d'accord, je remballe définitivement mes grands idéaux de mélange culturel tout ça, acceptant par la même occasion qu'avoir de telles pensées, ce n'est pas faire du snobisme ou être réac comme je le croyais pourtant... Faut que je m'inscrive au bal de l'X, et fissa. (bon sinon, si on veut complémentariser mon système immunitaire, c'est pas gagné, vu la bombe à retardement génétique que je suis...)
oh oui, cause-nous de Bourdieu !
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 30.01.2008
Columbine : en vrai je n'ai rien à ajouter... C'est bien vu et bien défendu... Limite, j'en arriverai presque à croire au prince charmant (ce qui pour une cynique comme moi revient à de l'hérésie, mais passons)... Néanmoins, si le net permet de rencontrer d'autres personnes, des gens que nous n'aurions pas forcément croisé dans notre cadre de vie quotidien, si ces personnes ne correspondent pas à nos codes culturels et sociaux, une fois le moment de la découverte réciproque passé, cela fait-il long feu ? Je crois à la toile pour la satisfaction d'une curiosité naturelle des autres, mais je suis pas convaincue que le brassage total soit possible, ou alors, faut que cela fasse partie de ses valeurs de base et donc rentre dans son schéma de valeurs qui a été livré avec la machine. Non ?
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 30.01.2008
sais pas, j'ai vecu dans 6 pays differents, la plupart de mes amis sont etrangers, je suis moi-meme etrangere ou je vis, alors, le brassage culturel, j'y crois aussi, et au moteur de la curiosite naturelle, egalement. et pourtant ma vie s'est enrichie grace au net, de pouvoir croiser des artistes, des chefs d'entreprises, des femmes journalistes, d'autres femmes, au parcours different du mien, d'age different du mien aussi, a la sexualite differente egalement ce qui est vraiment interessant, bref, j'ai l'impression de m'etre ouvert de nombreux horizons et d'etre devenue plus tolerante. a force de vivre en huis clos dans son milieu, on finit vraiment pas avoir des oeilleres, a devenir intolerant, a avoir peur de ce et ceux que l'on ne connait pas et a juger les autres sans savoir de quoi on parle.
Ecrit par : columbine | 30.01.2008
tiens j'avais pas vu ton couplet sur les rencontres estudiantines...alors TOUS les exemples autour de moi prouvent que ces couples ne passent pas le stade du premier môme...l'atterissage adolescence-âge adulte est brutal et on n'y survit pas...quand on pense comment on n'est pas fini à 23 ans, c'est étonnant quand on parvient à être sur la même longueur d'ondes passés 30, avec tous les changements de vis qui sont survenus...
et moi chuis pour l'empirisme, alors ça veut dire multiplie les expériences. Comme ça, quand on trouve l'homme, ben on a fait son choix en connaissances d'autres choses...
Ecrit par : les400clics | 30.01.2008
S'il existait une recette !!! Mais je suis d'accord que dans notre monde individualiste les concessions sont difficiles donc autant choisir la facilité et l'endogamie ...
Ecrit par : renard-énigmatic | 30.01.2008
Columbine : le moins que l'on puisse dire c'est que ton histoire personnelle a dû te pousser à avoir naturellement plus d'ouverture d'esprit et de curiosité des autres, non ? Sans cela, peut-être que ces occasions de rencontres riches sur le net, tu ne les aurais pas saisies ?
Cela étant pour rebondir sur ce que tu dis à propos de vivre en vase clos dans son milieu : j'ai longtemps voulu connaître autre chose que le mien, persuadée qu'il n'y avait pas que les gens qui étaient sérieux, à bac +30, cultivés, fins et intelligents au point que c'en était chiant, avec une bonne situation et une éducation solidement bourgeoise, les mêmes valeurs que les miennes, etc, etc, qui valaient la peine. J'ai même, sans doute par esprit de contradiction toujours plutôt été attirée par des gens différents de ce milieu parce que cette différence me fascinait. Néanmoins, je ne peux que faire le constat suivant : j'ai toujorus été amoureuse de personnes qui avaient finalement le même genre d'éducation que le mien, étaient intelligentes et fines comme ceux qui m'ennuyaient à mourir plus jeune, et il est possible aussi que ma petite crise identitaire d'ado rebelle attardée m'ait coupée de ceux qui aujourd'hui me conviendraient, leur réseau est déjà formé et je n'y ai peut-être plus tout à fait ma place.
Chère miss400 : c'est vrai, je commence à entendre les premières annonces de divorce, ce n'est sans doute que le début, sais pas, je me rends juste compte que les quelques couples dont je suis entourées sont tout de même des gens qui se sont connus à l'école. Et comme je ne me reconnaissais pas dans les codes des gens autour de moi pendant mes études (soit crétins attardés, soit incultes, soit alcolo au dernier degré, soit petit con prétentieux sans rien pour le justifier) forcément, j'ai jamais trouvé mon bonheur dans ce grand marché, imaginant que ce serait différent dans le monde du travail, plus proche de mes aspirations... bin c'est raté.
Mais sinon, je suis d'accord avec ce que tu dis sur l'empirisme, j'ai la même conviction (et pourtant,c 'est pas comme ça que j'ai été élevée, bouuuh, c'est mal)
Renard-énigmatic : l'endogamie n'est pas forcément une solution de facilité, mais la constatation simple et évidente : ce sont surtout ces gens-là qui nous attirent...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 31.01.2008
hum, je n'avais pas tout à fait la même définition du vase clos que toi...les gens que je rencontre hors de mon milieu suivent les mêmes descriptions que ceux de mon vase clos: presque toujours 40+ (eh oui, pour moi c'est ça), intelligents, cultivés etc (tout ce que tu as dit), cela n'empeche pas qu'ils proviennent et vivent dans d'autres horizons que les miens, avec des expériences de la vie différentes et c'est cela qui à mes yeux les rendent plus intéressants...pour moi le vase clos, ce sont les gens que je rencontre soit à travers mon travail, soit dans mon quartier (qui est très haute-bourgeois mais pas du tout bling bling) et ce sont tous des gens avec beaucoup d'enfants, avec leur vie toute tracée jusqu'à la fin sans déviation de parcours. ce sont des gens qui font tellement peu de choses hors de leur vie de famille que cela limite très vite les sujets de conversations ou les possibilités de sortie. vu la taille de la planète, c'est un peu limitant pour moi.
NB: je ne sais pas ce que tu appelles une éducation bourgeoise (et par extension, une éduction non-bourgeoise)
Ecrit par : columbine | 31.01.2008
Columbine : ok, merci pour tes précisions qui cadrent le débat.
NB : je qualifie de cette façon l'éducation que j'ai reçu, quitte à risquer l'abus de langage : valeur travail numéro un, être heureux c'est pas sain, culte de l'effort, modestie, sacralisation de la famille, obligation de faire des etudes non pour s'épanouir ou trouver un boulot qui nous plaira (puisqu'il est entendu qu'on n'est pas sur terre pour rigoler mais pour trimer) mais parce que ne pas en faire c'est la honte et que c'est nécessaire pour assurer un train de vie décent à sa future descendance, mépris des parvenus et nouveaux riches puisqu'ils sont forcément vulgaires et sans éducation ni intéret. Je grossis un peu le trait mais en gros c'est ça. Et on m'a toujours bien bassinée sur le fait que chasser hors de ma caste sociale, c'était prendre le risque de n'être jamais heureuse parce que trop de différence ne permet pas de stabiliser un couple. Et qu'on peut avoir un coup de foudre pour un type différent, genre artiste ou bohème, ça ne fera pas de lui un bon mari alors que c'est censé être mon but numéro un dans ma vie, me mairer et faire des enfants et me sacrifier pour ces dits-enfants.
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 31.01.2008
j'aime bien ta description de l'education bourgeoise et avec ces precisions je rentre dans le meme moule que toi pour l'essentiel, surtout pour la culpabilite du bonheur (vouloir etre heureux, ne pas vouloir d'enfant, depenser des sous, c'est egoiste et futile) et le gout du travail, culte de l'effort...deux differences quand meme, pour les etudes, cela m'a paru evident d'en faire vu que les metiers qui me plaisaient passaient par des etudes longues et de toute facon j'ai toujours adore l'ecole mais il n'y a jamais eu pression de ce cote-la (peut-etre parce que justement j'etais bonne en classe). et pour la classe sociale, cela n'a jamais ete evoque vu que mes parents ont ete jeunes dans les annees 60, donc anti-capitalistes etc. et pas hypocrytes, des vrais de vrais jusque dans le choix de leur profession, idealiste et mal payee.
vu ton age, je suis surprise que ton education ait ete aussi bourgeoise parce que les parents qui ont eleve dans les annees 80 ont tendance a produire des enfants materialistes, argent facile, societe de consommation, choix de metiers sans etudes pour avoir des sous plus vite (parce qu'etudiant pendant 5 ans, c'est vrai que si on a besoin d'un portable, de son propre appart au lieu d'une chambre en cite U, de restos qui ne soient pas des restoU, des belles fringues a la mode, la prostitution permet de joindre les deux bouts, comme nous l'avons appris dernierement) etc.
Ecrit par : columbine | 31.01.2008
Columbine : ça m'aurait paru évident d'en faire si je ne m'étais pas toujours prodigieusement ennuyée en cours (et je ne dis pas ça pour tenter de faire croire que je suis plus maline que la moyenne mais parce que lorsque l'on nait dernier d'une grande fratrie, au sein d'une famille gloablement cultivée, on a accès à des informations, des savoirs, des réflexions qui font passer le monde de l'école pour de la crétinerie sans limite ou en tout cas, pas très stimulant intellectuellement) et les matières qui me plaisaient (histoire, littérature) n'étaient pas très bankable si on vouloit trouver un métier sûr et bien payé, j'ai donc su très tôt que je n'aurais jamais le choix de mes études (encore que, j'ai réussi à obtenir une dérogation pour la math'sup, ouf) et dans ces conditions, ça donne pas trop envie.
Vu mon âge, mon éducation peut surprendre mais je suis la dernière née de parents qui se sont rencontrés sur le tard. Les années 68, ils n'ont pas bien compris ce qui s'était passé... et ils n'ont pas cautionné, je crois. (mais je ne leur ai jamais vraiment posé la question...) donc l'ouverture d'esprit, oui, c'était important, mais simplement parce que cela se fait chez les gens biens. Et les études de cinq minimum, le choix ne se poasait pas, si j'avais eu une passion pour la coiffure, on m'aurait quand même dit : fais bac+5 d'abord et assure-toi un avenir, ta passion, tu pourras y revenir plus tard si ça te chante, on vit pas d'une passion, on utilise son travail bien rémunéré pour la pratiquer sans avoir à craindre pour le lendemain.
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 31.01.2008
je pense que j'ai dû avoir de la chance avec les profs et leurs cours, beaucoup s'adaptaient en fonction du niveau des élèves, notamment au niveau des devoirs et plus on montrait d'intérêt et plus ils nous donnaient des devoirs. nous avions même des contacts hors de l'école avec certains profs. mon problème, c'était les autres élèves, j'avais une maturité de fille unique, c'est-à-dire qui est amenée à cotoyer plus d'adultes que d'enfants. d'où un certain décalage entre les préocupations et loisirs de mes camarades et les miens. mais nous nous sommes éloignées du sujet :- )
pour mai 68, mes parents et moi l'ont vécu hors de France (bon j'avais même pas 2 ans, donc je n'en ai aucun souvenir), dans un pays où 68 fut sanglant, quelques mois avant le mai 68 français. donc le mai 68 en France, ils ont suivi cela de très loin.
Ecrit par : columbine | 31.01.2008
Effectivement, ça, c'est chouette ! Mes profs louaient certaines de mes capacités mais ne m'ont jamais encouragée à me dépasser, estimant que c'était déjà plus que le moyenne (je parle des matières littéraires) du coup, j'ai grandi avec un ego gros comme ça, persuadée que j'étais naturellement douée quand les autres bossaient pour rattrapper leur retard et bientôt me dépasser... Le jour où j'ai découvert que je n'étais pas le petit génie qu'on m'avait pourtant vanté, ça m'a fait bizarre... ;)
Par contre, si tu étais une fille unique et moi la dernière d'une grande fratrie, je vois qu'on avait les mêmes problématiques question "maturité"
Pour 68, effectivement, j'ai sans doute pris un raccourci un peu rapide entre "jeune dans les années 60" et "dans la rue en 68"... ;)
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 31.01.2008
voilà un sujet passionnant et pour une fois, je ne suis pas d'accord avec ce qui se dit ici. Enfin pas entièrement. Je suis issue d'une famille mixte avec un père blanc, une mère noire et venant de milieux bien differents. 30 ans après, malgré les difficultés d'adaptation de part et d'autre, ça marche toujours. L'éducation que j'ai reçue est riche de ces deux aspects, réellement, je veux dire, au-delà du discours politiquement correct qui nous vante en permanence le brassage des cultures. La vie des enfants métis n'est pas forcément facile parce qu'il faut bien se décider à faire un choix à un moment où à un autre, mais c'est un autre débat. Ce que je voulais dire c'est que les unions mixtes ne sont pas toujours vouées à l'échec, loin de là. Et donc que le français moyen a beau être endogame, il est également capable d'aller voir si le ciel est bleu ailleurs.
Cela dit, je pense tout de même que nous sommes plus ou moins programmés pour trouver "intelligents, fins, cultivés" etc, les gens qui pensent comme nous, justement parce que ça nous renvoie une image positive de nous même. Et là je rejoins Miss 400 et toi quand vous parlez de l'absence de libre arbitre dans notre comportement. De là à dire que l'amitié est un comportement narcissique il n'y a qu'un pas, mais bon là je suis fatiguée et j'ai pas envie de le franchir. Si tu permets j'en ferai peut-être un sujet de blog un de ces quatre!
Ecrit par : sarmentanne | 31.01.2008
je vous ai répondu
Ecrit par : waid | 31.01.2008
j'ai aucune idée sur la question
voila qui est dit
Ecrit par : Vincarex sed vince | 31.01.2008
finalement pour vous répondre l'essentiel est invisible pour les yeux ....alors fermés ou ouverts .... l'essentiel c'est le temps consacré à la rose
Ecrit par : waid | 01.02.2008
>Blonde :
inutile de participer à l'émission (hautement culturisante) "on a échangé nos mamans" : on a les mêmes
>Sarmentanne :
le propos n'était pas de dire : mariage mixte = échec, mais : statistiquement, sociologiquement, le français (l'humain) est endogame, et le mariage mixte, pas seulement racial (même si ce mot ne pe plait pas car il n'y a qu'une seule race : la race humaine, mais tu auras compris l'idée), mais religieux, culturel, social.... est plus volontiers soumis à l'échec.
Après, pour avoir vu des mariages mixtes (de tout type de mixité encore une fois) partir en vrille, la constante était la suivante : des H et des F qui n'avaient pas pris le temps de mesurer leurs différences avant, et de s'interroger au préalable sur : quelles vont être les pratiques de notre couple? Dans quelle culture va-t-on élever les enfants? Est-ce que telle ou telle tradition est indispensable pour toi? Est-ce qu'on peut s'affranchir du jugement de tes parents? Est-ce qu'on peut faire un peu l'impasse sur telle expression sociale etc.
Je me permets de la ramener aussi parce que je suis en couple mixte (mixité religieuse, donc sociale) et que tous ces sujets ont été expurgés assez rapidement pour que tout le monde y trouve son compte et ne se sente pas, comme j'ai vu souvent, "écrasé" par l'autre, "obligé" et finalement frustré, ou pas du tout sur la même longueur d'ondes quand certaines valeurs (contradictoires, forcément pour partie) interviennent au gré des événements
Ecrit par : les400clics | 01.02.2008
Chère Sarmentanne : merci de ton point de vue, il enrichit le débat. Cela étant, une fois encore, je pense que ton histoire te permet d'être plus ouverte à la mixité, au brassage dans les amitiés ou le couple, chose que moi j'ai tenté mais sans beaucoup de succès. Est-ce parce que je ne trouve pas ce que je cherche ailleurs, est-ce parce que l'on m'a seriné avec "si tu chasses hors de ta caste, tu seras pas heureuse" est-ce parce que ma curiosité se satisfait aujourd'hui davantage de ce que j'ai rejeté pendant mon adolescence rebelle est-ce parce qu'en enfin je deviens adulte et raisonnable et cherche donc des choses en accord avec moi-même et non plus contre mon éducation seulement ? tout cela à la fois ?
Pour le billet, permets-toi, ce serait un juste retour des choses et même, n'ayons pas peur des mots, un honneur. Mais oui, carrément.
Waid : j'ai vu cela. L'essentiel est invisilbe pour les yeux, je suis bien d'accord avec vous. C'est tout le charme de la subtilité...
The vince : c'est moi où tous les hommes passant sur ce blog n'ont pas souhaité donner leur avis sur la question ? Est-ce parce que vous n'en avez réellement pas ou est-ce pour d'autres raisons ?
Les 400clics : non inutile de faire un échange, elles seraient cap' de filer des tuyaux auxquels l'une ou l'autre n'avait pas encore pensé...
concernant ce que tu dis de la mixité et de l'intérêt d'aborder le débat des problèmes que cette mixité pourra poser, je me dois de te féliciter pour cette clairvoyance hyper sage et mature, une relation amoureuse n'est pas faite que de beaux sentiments mais aussi de compromis discutés et assumés.
sinon, effectivement, le débat ne portait pas sur le couple mixe est-il viable mais sur est-on plus attiré par les gens de sa caste et si oui, est-il possible que certaines personnes (moi pour ne pas me nommer) ne trouvent jamais chaussure à leur pied parce qu'elles ont pris quelques chemins de traverse au lieu de suivre gentiment l'autouroute qu'on leur destinait et que désormais, elles ont - passez-moi l'expression, le cul entre deux chaises : ni tout à fait chez elle dans leur monde d'origine, consciente de l'avoir rejeté et lucide sur ses défauts, ni tout à fait dans leur élément ailleurs, consciente qu'il y manque certaines choses... Un entre deux qui en trouve pas de réponses satisfaisante, en quelque sorte...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 01.02.2008
il est normal que tu te poses ces questions, et il n'est pas inintéressant d'en débattre, mais tu te rendras compte de la stérilité du débat quand tu auras trouvé "chaussure à ton pied", laquelle chaussure peut devenir trop petite avec le temps ou pas, c'est encore un autre débat. je pense que l'être humain en général tend à chercher à se mettre en couple, par besoin de partage et tôt ou tard, parce que l'humain est persévérant, il le trouve. pour ma part, jusqu'à ce que je rentre dans le monde professionnel, j'étais une vraie looseuse question petits copains (je ne sous-entend pas que tu l'es), et fatalement cela ne me renvoyait pas une très bonne image de moi-même. j'ai fini par comprendre, une fois le problème largement résolu, que le problème avait été tout simplement que si mon corps avait l'âge de mes petits camarades, j'avais l'âge mental de quelqu'un de 10-15 ans de plus que moi. et l'autre problème était qu'alors que j'avais à l'âge de 18 ans vécu uniquement dans des capitales, au nombre de trois, mes petits camarades avaient passé toute leur vie en banlieue parisienne. j'avais trop de trucs à raconter, et eux pas assez et cela leur faisait peur.
une fois qu'il m'a été amené à rencontrer des hommes de 8 à 10 ans de plus que moi en moyenne, qui ne faisaient pas la grimace et qui ne te traitaient pas de snob quand on leur parlait de cuisines étrangères, de vins italiens, de sushi ou de cocktails (on parle d'il y a 15-20 ans, les choses ont évolué), qui cherchaient une femme là où ceux de mon âge recherchaient encore la poupée Barbie, ma vie a changé. elle ne s'est pas pour autant simplifié et à 35 ans passé j'ai fait ma mid-life crisis qui m'a permis au bout de cinq ans de comprendre que j'avais besoin d'une nouvelle mue. c'est juste pour te dire que c'est parfois une question d'erreur de casting en quelque sorte, on peut se trouver sans s'en rendre compte dans le mauvais film et que de se chercher c'est normal et même salutaire. tu finiras par trouver, pour peu que tu sois toujours suffisamment critique, que tu sois capable de te remettre en question, ce que tu me sembles être.
Ecrit par : columbine | 01.02.2008
>Blonde,
ayant lu très attentivement ce fil, il me semble qu'une conclusion s'impose : marions-nous chérie, nos mamans seront ravies.
zoubizou
Ecrit par : les400clics | 01.02.2008
y a pas Freud qui a dit qu'on cherche dans l'autre, un "autre moi" et non "un autre que moi" ?
moi je crois au brassage, au mix et au remix mais c'est clair qu'en général les familles Groseilles et les familles Lequesnois restent entre elles et ca ronronnent doucement sans prise de risque ni se poser de questions ...
ze question est : est-ce la vie que tu veux ?
perso entre un monospace avec les sièges bébés et le coffre de toit (j'suis sympa j'ajoute pas le chien à l'arrière qui remue la tête ni la remorque) et mon cabriolet anglais de collection, je préférerai toujours le plaisir de la conduite sportive ...
après si concilier les deux est possible, je suis open ;)
pause pipi ContreX, what else ?!?
Ecrit par : ppC | 01.02.2008
Chère blonde dans la ville :
Extrait d'un article de JC Kaufmann tiré de la revue "autrement" de février 1993 :
"Avant de former un couple, les membres des milieux populaires se rencontrent dans les lieux publics (fête, foire, rue, café...) les classes supérieurs à capital intellectuel dans les lieux réservés dont l'accès est symboliquement ou matériellement contrôlé (association, lieu d'étude, boite, sport...) les cadres du privé patrons ou professions libérales dans des lieux privés (domicile, entre amis...). Il est difficile de déméler ce qui est le fait d'une stratégie d'élection/exclusion sociale délibérée de ce qui est non conscient : l'ouvrière va-t-elle au bal pour trouver un ouvrier c'est à dire une personne détenant une bonne possibilité de devenir un conjoint ou bien trouve-t-elle un ouvrier simplement parce qu'elle a l'habitude d'aller au bal pour s'amuser ? La fréquentation de lieux définis aura défini ce que seront ses fréquentations."
Cela vous ouvre-t-il des horizons ????.....
Ecrit par : Porky | 01.02.2008
Je pointe à nouveau mon nez avec une petite question :
" et si tu te posais moins de questions ? " :-D
(mine de rien, il y a une vraie réflexion derrière cette phrase...)
Ecrit par : Cigale | 01.02.2008
Je partage l'avis de Cigale. Même si je suis convaincu que le fait de nager entre deux eaux ne facilite à l'évidence pas les choses, je me dis que si c'est actuellement ta seule source d'inquiétude d'un point de vue sentimentale, tu as beaucoup de chance (et je t'envie)!
Après, je pense hélas que de grosses différences (au rang desquelles les différences d'appartenance sociale figurent en bonne place) viennent compliquées davantage ce qui n'en avait pas besoin: une relation sentimentale, qui par nature échappe à la simplicité (et de fait à la sérénité).
Seulement voilà blondinette, on ne choisit pas celui ou celle dont on s'éprend... Alors cesse de te poser tant de question.
(Ce n'est que mon point de vue. Ca vaut ce que ca vaut...)
Ecrit par : Blackmilk | 01.02.2008
Bon, je tombe un peu des nues, je'ai lu en diagonale les comm, passque ça me flingue la vue, c'est écrit tout petit et je dois aller à l'ophtalmo la semaine prochaine... Passé la quarantaine, la vue de près qui baisse, quoi d'inquiétant ?
Ce détail physiologique mis à part, je voulais juste te dire, Blonde dans la ville, que Jean-Didier VINCENT, neurobiologiste épicurien sur les bords, et avec quelle verve !, a commis voici une dizaine d'années une "Biologie des passions" captivante pour expliquer le relatif déterminisme de nos relations amoureuses.
J'ai eu le loisir de l'entendre commenter la réédition de l'ouvrage voici un an ou deux sur France Inter (ben vouais, rien n'est parfait dans ce bas monde). Ca vaut le coup d'oeil et l''oreille attentive.
Et pour fixer de manière plus poétique les termes du débat amoureux, je te propose aussi un extrait d'une "Lettre à un jeune poète", de Rainer Maria Rilke,
Le partage total entre deux êtres est impossible et chaque fois que l'on pourrait croire
qu'un tel partage a été réalisé, il s'agit d'un accord qui frustre l'un des partenaires,
ou même tous les deux, de la possibilité de se développer pleinement.
Mais lorsque l'on a pris conscience de la distance infinie qu'il y aura toujours entre deux êtres humains, quels qu'ils soient, une merveilleuse "vie côte à côte" devient possible:
Il faudra que les deux partenaires deviennent capables d'aimer cette distance qui les sépare et grâce à laquelle chacun des deux aperçoit l'autre entier, découpé dans le ciel.
Ecrit par : Fremen | 01.02.2008
Columbine : peut-être que je trouverai chaussure à mon pied mais que la chaussure sera un peu perturbée par ma « différence » et moi je veux pas me travestir pour plaire. M’enfin, tu as raison ce débat me paraîtra stérile si je rencontre quelqu’un avec qui ça colle. Le débat suivant sera : comment ne pas accumuler les bourdes lorsque ça devient sérieux et qu’on a envie de se carapater à toute jambe…
Quant au besoin naturel de se mettre en couple, il est possible que ce dernier me perturbe dans la mesure où ce besoin a mis longtemps à se manifester (environ 27 ans) avant, j’étais très bien avec moi-même.
Et je te rejoins dans ton principe d’erreur de casting, jusqu’ici, j’ai toujours cru que les gens de « mon milieu » étaient pédants et pas drôles et je me rends compte que j’ai finalement plus d’affinités avec eux que ceux qui me tapaient dans l’œil jusqu’ici (alors qu’il était clair que je me lassais vite de leur panache de surface)
Sinon, je te confirme, l’autocritique et la remise en question, je maîtrise (je le fais juste de manière plus positive qu’avant et ça aussi, c’est un atout)
Miss 400 : si c’est pour faire plaisir à nos mamans… t’as des biens ? Et une assurance vie ? Nan parce que c’est important tout de même.
PPC : C’est bien mon problème, moi je veux tout, le type intelligent cultivé fin drôle mais capable aussi de manger du saucisson (miss 400 bouche toi les oreilles) et des escargots et rire avec moi de la nullité de certaines de mes lectures ou des siennes. Bref, un type équilibré, mais qui me stimule intellectuellement, m’apprenne des trucs et que je sois pas obligée de materner et de porter à bout de bras, un type viril mais pas indifférent pour autant. C’est grave doc ? (bon par contre le monospace, je suis contre)
Porky : cela confirme mon impression qu’on n’a pas trop le choix, en réalité… mais cela mérite une deuxième lecture plus approfondie (je fais vite, je prends le train dans quelques minutes)
Cigale : oui, et si ? Mais j’arrive pas, c’est plus fort que moi (et là, encore je vous fais grâce des centaines d’autres qui me traversent la tête pendant la semaine…) et puis ne plus se poser de question, n’est-ce pas le début d’un renoncement et d’un certain laisser aller ?
Blackmilk : si c’était ma seule source d’inquiétude et de préoccupation d’un point de vue sentimental, je te confirme, j’aurais vachement du bol ! Hélas, ce n’est pas le cas… On ne choisit pas celui dont on s’éprend, ça je te confirme, c’est bien en tombant bing in looove d’un type alors qu’il n’avait rien à la base des critères que je pensais indispensable pour retenir mon attention (à part un cerveau hyper bien foutu et un genre de complicité évidente avec moi) forcément, ça oblige à remettre plein de trucs en perspective…
Fremen/Lettres à un jeune poète : je connais ce texte et à l’époque, j’avais trouvé ça vachement drôlement pas con. Je maintiens mon analyse de l’époque. Sauf que la question demeure : de quoi doit être faite cette différence ? Ne doit-elle pas être savamment dosée pour que les deux personnes impliquées se retrouvent quand même sur quelques points une certaine complicité ? cette différence ne tient-elle pas à la différence innée entre les hommes et les femmes ? Mon ami rilke n’y réponds malheureusement pas…
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 01.02.2008
j'ai po compris la question en fait ...
Ecrit par : Vincarex sed vince | 01.02.2008
Blonde, Reiner Maria Rilke, ne parle pas de différence, mais de distance. Nuance...
Pris le temps de lire la plupart des échanges... Chacun, enfin surtout chacune, avance une hypothèse étayée sur son expérience personnelle. A mes yeux, c'est intéressant... pour parler de soi aux autres (à l'Autre), mais pas suffisant pour cerner véritablement le sujet et aboutir à des réponses satisfaisantes.
Si le milieu (éducation, famille, religion) et l'environnement nous prédisposent à certaines affinités électives, il me parait que le libre arbitre et le choix personnel peuvent interférer favorablement pour s'ouvrir à d'autres horizons sentimentaux, émotionnels, affectifs.
Et pas seulement pour "trouver chaussure à son pied", mais plus largement vivre en société, évoluer dans des cercles de connaissances, traverser des sphères relationnelles très disparates.
Ainsi, chère Blonde à la tête bien faite (rapport aux seuls éléments de bio que tu dévoiles ici, et aux interrogations métaphysiques révélées par cette discussion), même si nous sommes amplement "programmés" (comme l'évoque d'ailleurs le neurobiotruc sus-cité dans sa théorie chimicohormonale) dès la naissance (en fait, dans les gènes transmis depuis la préhistoire), c'est tout le sel et l'intérêt de l'existence que de s'affranchir de cette progammation, gentiment mais fermement. Enfin, j'aime cette idée très personnelle, qui donne l'opportunité de relancer la controverse...
Bon week end,
Ecrit par : Fremen | 02.02.2008
Voilà la note la plus pertinente de la semaine ! A l'inverse de mes collègues blogueurs qui ont su réagir à ton propos par paragraphes entiers, je me contenterai de te féliciter. Exemples exquis, situations amusantes soulignant un propos profondément juste. A long terme, il est évident qu'une relation ne se conçoit qu'entre personnes appartenant au même groupe social, au même rang, les individus ont besoin de se voir confronter aux codes et normes qu'ils concoivent et qu'ils approuvent. L'amour, la passion, les coups de foudre bien que romantiques à souhait, n'ont rien à voir là dedans. Ce n'est plus une idée hasardeuse, c'est un fait social, Max Weber parle de stratification sociale, on apprend même cette "destinée sociale" au bac de Socio ^^
Ecrit par : Blabla-Series | 02.02.2008
Cher vince : t’inquiète, tu comprendras quand tu seras plus grand… Ou une fille qui se poses des questions métaphysiques à deux balles parce qu’elle n’a rien à faire…
Fremen : ah… merci de cette précision, va falloir que je me replonge dans mes classiques (d’où l’intérêt de ne pas lire certaines choses trop tôt, sinon, on passe à côté de l’essentiel ou interprète de travers)
Je ne suis pas d’accord avec toi concernant le rapport entre parler de son expérience et le fait de parler de soi pour parler de soi sans que cela contribue à faire avancer le débat. Je suis la première à échafauder de grandes théories, mais c’esti mportant que l’empirisme des uns et des autres viennent ajouter leur pierre à l’édifice. Car contrairement à ce que j’ai longtemps cru, dans ce domaine délicat que sont les relations sentimentales, rien ne vaut la pratique et l’expérience. Les théories servent à s’expliquer certaines choses « après-coup » l’expérience permet de ne pas recommencer certaines erreurs. Alors c’est sûr, ça reste l’expérience des autres, qui est citée ici mais je trouve que c’est important de croiser les points de vue et histoires, justement.
Je suis bien d’accord avec toi, ne pas se laisser faire par la programmation génique (il parait oui, que l’inné joue sa part dans nos attitudes et cela, au delà même d’une éducation ou des premiers événements marquants de l’existence d’une personne) culturelle ou tout ce qui peut influencer, c’est une forme de « résistance » qui me plait bien, j’essaie de la pratiquer aussi, je suis contre le laisser-aller. (pas de controverse en vue, du moins pas de mon côté)
(merci, il l’a été)
Blabla-Séries : Merci… Tu es plus direct que moi dans ton analyse mais globalement, je suis assez d’accord avec toi, même si, tu t’en doutes, je rajouterai bien une pincée de « tout n’est pas aussi simple et net »…
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 04.02.2008
I - D'entrée de jeu : je ne veux être désobligeant avec personne [d'autant plus que j'ai moi-même un prénom qui fait généralement ciller] mais... Jean-Eude ???
II - Les rencontres dépendent de tant de facteurs qu'il est impossible d'affirmer que l'attraction s'opère suivant un même goût prononcé pour les oursins, une passion secrête développé pour les tatous, etc... Bonne chance à celui/celle qui essaierait de codifier.
III - En revanche, il y a peu de chance qu'Marie-Eulalie rencontre Jean-Eude si elle ne fait rien qu'à sortir dans des concerts deaf metal [il y en a plus s'ils ont tous les deux la fièvre du samedi soir, genre]. Mettons.
IV - On va payer de sa personne, un peu... A deux reprises, je me suis retrouvé avec deux filles dont l'une vivait près d'un terrain de golf [le genre d'endroit où ils se sont quasiment barricadé après la victoire de François Mitterrand en 1981 : ce fut pas aisément aisé d'être de gauche pour elle dans ce voisinage] ; l'autre, bah... C'est encore plus tolchoquant : ses deux parents [sont encore] militaires, hauts-gradés & de droite.
V - Pour les questions :
* Les points communs, ils osnt là ou ils se créent. Inutile d'avoir le gène de l'opéra pour être avec quelqu'un qui adore ça. Elle peut le faire découvrir - et heureusement, d'ailleurs.
* Pour les choix, les "jeux de l'amour et du hasards" sont toujours ouverts : ce sont les protagonistes qui choisissent de clore la session. Et s'ils se laissent imposer leur choix par d'autres eh bien... Que la pitié les embrasse. Ou les embrase, c'est selon...
* J'ai été à presque à rien du tout d'atterrir dans une famille de droite : une gageure !!! Si c'était à refaire, je m'achèterais un joli gilet en kevlar au cas où on tenterait de me remixer de coups [mala]droits... Mais je ne me laisserais pas arrêter par ça.
* On ne peut pas évoluer dans un environnement unique : en fait, il me semble que c'est impossible... A sortir avec des gens qui connaissent des gens qui en fréquenntent d'autres, ont sort toujours de sa sphère immédiate. Des étudiants connaissent des chômeurs qui lors de leur sorties s'attablent avec des artistes qui font la claque avec des fonctionnaires, pas fâchés de s'encanailler avec des gens préoccupés de leur évolution dans le privé... N'importe comment, c'est ce que j'ai toujours vécu autour de moi. Ca me va comme ça, en plus des liens que l'on peut soi-même prendre l'initiative de tisser.
* "Si les personnes censés avoir les mêmes principes et valeurs que moi m’embêtaient jusqu’à mes vingt ans et que je me rends compte qu’ils n’étaient pas si inintéressant aujourd’hui", bah... laisser le hasard faire son oeuvre - il prend toujours ses responsabilités, césigues.
* comme les tendances, les choix peuvent toujours s'inverser : il s'agit uniquement, dans certains cas, de la difficulté de le faire. "On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix."
* On peut rencontrer l'homme/la femme de sa vie toute au long de la vie et pas seulement pendant ses études : c'est le ressort fantastique de la longévité et du jou' qui chasse la nuit - comme ça, on peut prendre un nouveau départ.
* La logique, c'est bien : l'instinct et l'empirisme, c'est mieux.
VI - Eh !, y a pas que moi qui aurai fait long ! Alors bon. [il est des commentaires qui font dire : "si je fais une fausse manip' et qu'il part pour le grand nulpart, ej n'aurai pas la force de le retaper..."]
Ecrit par : "S.o.m.e. devil" | 13.02.2008
[Désolé, je viens de le voir : et je ne suis pas, humm, d'accord... Pas du tout]
"Et mon expérience personnelle tend à démontrer, à ma petite échelle, que les unions mixtes (sociales, ethniques, religieuses) sont souvent un fiasco total" :
* une relation ne marche que si on le veut bien.
* ou alors il faudrait juuuuuuuste m'indiquer quel facteur exogène se révèle un obstacle insurmontable : http://fr.youtube.com/watch?v=_gs0SEPFoDA]
* c'est davantage une question de rencontres - rien de moins : il y a peu de chance de trouver l'amour de sa vie si on évolue en cercle concentrique [alors : le noeud se resserre et on s'étrangle - or il ne faut pas grand chose pour trouver le cercle vertueux : http://fr.youtube.com/watch?v=jpqKA9_ddFk]
* Autour de moi, ce sont des gens de tous horizons qui sont amis et/ou forment des couples. Quant à mon cas personnellement personnel, ni mes idées [politiques, religieuses, sociales - whatever you want] ni ma couleur de peau [en amour, il n'y en a qu'une qui vaille : ] ne m'ont jamais empêché de fréquenter ou d'être avec quelqu'un. Et je suis habitué à déjouer les schémas classiques, soit par culture, soit parce que c'est la vie, c'est tout.
* Mon père, je ne l'ai pas revu depuis mes treize ans et même si j'ai su rester un rien sauvage [], je ne le cherche nulpart : je n'ai tout simplement pas eu besoin de lui. Ma mère ? Et bien... Wonder woman est Wonder woman : je serai fol de lui trouver un substitut [en plus... Elle me tuerait]. Je ne veux pas épouser ma mère : je veux compter au pluriel. On dira que les mathématiques [j'ai pourtant été rectifié d'un 3/20 au baccalauréat mais, il y a les fondamentaux...] tolchoque haut ma main la psychanalyse [http://sixepanchements.hautetfort.com/files/deux.mp3]. Voilà pour l'aspect on est cont=ditionné par ceci ou cela.
* Un aparthé sur la fille louche : les mauvais garçons attireraient les filles et inversement... Une fois je suis tombé sur une fille de Stalingrad [j'appelle ça omme ça : à l'instar de la ville théâtre de si dures batailles, ce sont les demoiselles qui vous bouffent le coeur sans même que vous ayez compris pourquoi vous vous faites enterré : http://fr.youtube.com/watch?v=crxXY2AegpA]. Je l'ai grillé en 2 mins, alors qu'elle essayait de me vamper : j'ai su tout de suite qu'il y aurait un problème [en sortir vivant] si je me laisser happé - pour autant, elle était d'une certaine magnificence [elle a d'ailleurs fait deux victimes parmi mes amis : l'un repassé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, l'autre à l'usure]. Alors bon.
* Désolé d'apporter la contradiction, mais... Justement : le libre arbitre et la liberté existent. heureusement. Je vais passer un furieux moment et prendrai un malin plaisir à viruser l'argumentation de celui ou celle qui soutiendra le contraire. Il ne suffit pas de dire : on est condictionné. On est conditionné que dalle. C'est bien pour ça tient plutôt la loterie, cette affaire. Il n'y a de contraintes et de limites que celles que l'on s'impose et/ou que l'on accepte. Bourdieu n'a rien à voir là-dedans. "La reproductiion" ne va pas jusque là. Pour conclure, parce que je ne peux surtout parler que pour moi : on me touche ou l'on ne me touche pas. Et les conditions pour le faire [surtout maintenant] n'appartiennent qu'à moi. Lors que l'on me fait de l'effet, il m'appartient d'y céder ou non. Ce qui est vrai pour tout le monde. Chacun est libre de dire oui ou de dire non. Deux choses que j'ai apprises à dire avec la manière.
Ecrit par : Post scriptum | 13.02.2008
I. oui, Jean-eude, j’en ai connu un qui était particulièrement charmant et plutôt canon, au lycée. Mais je n’ai jamais pris le thé chez sa tante car j’étais en mode rebelle à cette époque.
II : je n’ai pas dit que les relations ne dépendaient que de ce seul facteur de goûts communs mais il me parait néanmoins déterminant pour les amorcer, ce n’est pas tout à fait pareil, tu en conviendras
IV - On va payer de sa personne, un peu... A deux reprises, je me suis retrouvé avec deux filles dont l'une vivait près d'un terrain de golf [le genre d'endroit où ils se sont quasiment barricadé après la victoire de François Mitterrand en 1981 : ce fut pas aisément aisé d'être de gauche pour elle dans ce voisinage] ; l'autre, bah... C'est encore plus tolchoquant : ses deux parents [sont encore] militaires, hauts-gradés & de droite.
J’avoue, je n’ai pas exactement compris ce que tu voulais me faire comprendre ici… Si tu pouvais éclairer ma lanterne, ce serait ultra urbain de ta part…
V - Pour les questions :
* Les points communs, ils osnt là ou ils se créent. Inutile d'avoir le gène de l'opéra pour être avec quelqu'un qui adore ça. Elle peut le faire découvrir - et heureusement, d'ailleurs.
=> je n’ai pas dit qu’il fallait avoir une passion hyper spécifique en commun pour que se crée des points communs, juste un terreau avec choses qui se rejoignent, sinon, tu ne reconnais pas l’autre, il faut un minimum en commun. Pour autant, je n’ai surtout pas dit qu’être de parfait siamois soit nécessaire (c’est même plutôt suicidaire, on s’étouffe vite)
* Pour les choix, les "jeux de l'amour et du hasards" sont toujours ouverts : ce sont les protagonistes qui choisissent de clore la session. Et s'ils se laissent imposer leur choix par d'autres eh bien... Que la pitié les embrasse. Ou les embrase, c'est selon...
=> je n’ai pas davantage suggéré que la pression sociale ou amicale ou que sais-je dirigeait et décidait de la fin d’une relation, je pense en revanche qu’elle peut influencer la naissance (dans un sens comme dans l’autre) de celle-ci, ce n’est pas tout à fait la même chose.
* J'ai été à presque à rien du tout d'atterrir dans une famille de droite : une gageure !!! Si c'était à refaire, je m'achèterais un joli gilet en kevlar au cas où on tenterait de me remixer de coups [mala]droits... Mais je ne me laisserais pas arrêter par ça.
=>Je connais des couples mixte question opinion politique, encore une fois, à mon sens, ça peut rendre certains déjeuners de famille houleux (mais pas inintéressant pour autant) mais ne détermine pas l’avenir d’une relation pour autant, cela dépend bien évidemment de la place que ces opinions prennent dans la vie de l’autre, et à quel point elles proviennent de valeurs fondamentales chez les deux partenaires. Je suis déjà sortie avec des hommes de sensibilité gauchisante comme droitisante, leurs opinions n’avaient aucune influence. En revanche, sortir avec un type de gauche parce qu’il trouve que les riches sont tous des cons et que le patrimoine issu du travail ne devrait pas exister et qu’on devrait tout redistribuer, ça risque d’être difficile. Et encore une fois, je précise que c’est un frein à la naissance de la relation et certainement une source de conflit qui n’ira sûrement pas en s’améliorant avec le temps.
* On ne peut pas évoluer dans un environnement unique : en fait, il me semble que c'est impossible... A sortir avec des gens qui connaissent des gens qui en fréquenntent d'autres, ont sort toujours de sa sphère immédiate. Des étudiants connaissent des chômeurs qui lors de leur sorties s'attablent avec des artistes qui font la claque avec des fonctionnaires, pas fâchés de s'encanailler avec des gens préoccupés de leur évolution dans le privé... N'importe comment, c'est ce que j'ai toujours vécu autour de moi. Ca me va comme ça, en plus des liens que l'on peut soi-même prendre l'initiative de tisser.
=> je suis d’accord mais tu ne m’empêcheras pas de penser que la possibilité de vivre dans des univers différents et de s’y sentir à l’aise vient aussi d’une certaine éducation, que c’est possible pour certains mais pas tous. C’est pas une critique c’est un simple constat et nier cet état de fait me parait hyper réducteur. Par ailleurs, on peut fréquenter toute sorte de personnes différentes, il y a (et c’est d’autant plus fort le temps passant parce qu’on devient plus exigeant) un « profil type » de gens avec lesquels on a plus d’affinités. Je ne dis pas qu’il faille se limiter à ce profil type mais c’est celui qui risque quand même d’avoir le plus d’importance dans notre vie.
* "Si les personnes censés avoir les mêmes principes et valeurs que moi m’embêtaient jusqu’à mes vingt ans et que je me rends compte qu’ils n’étaient pas si inintéressant aujourd’hui", bah... laisser le hasard faire son oeuvre - il prend toujours ses responsabilités, césigues.
=> laisser le hasard faire son œuvre, je suis pas trop pour, tout à fait entre nous, ou alors je fais direct une lobotomie, ce sera quand même hyper plus simple pour tout le monde (à commencer par moi, je me poserai moins de questions et ça me fera des vacances)
* comme les tendances, les choix peuvent toujours s'inverser : il s'agit uniquement, dans certains cas, de la difficulté de le faire. "On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix."
=> c’est bien parce qu’on est la somme de ses choix que parfois, vouloir une chose n’est pas suffisant, certains retours, certaines volontés sont impossible parce qu’à un moment on a pris le mauvais chemin (d’où mon refus de laisser faire le hasard) ensuite, il ne reste plus qu’à faire au mieux compte tenu du passif.
* On peut rencontrer l'homme/la femme de sa vie toute au long de la vie et pas seulement pendant ses études : c'est le ressort fantastique de la longévité et du jou' qui chasse la nuit - comme ça, on peut prendre un nouveau départ.
=> oui, c’est possible mais tu ne m’empêcheras pas de constater qu’il y a autour de moi, en ce moment, beaucoup de gens en couple (et donc moins d’hommes disponibles) que lorsque j’étais étudiante.
* La logique, c'est bien : l'instinct et l'empirisme, c'est mieux.
=> je dirais pas que c’est mieux mais que c’est nécessaire voire vital, de les écouter…
* une relation ne marche que si on le veut bien.
=> c’est nécessaire (mais tu en connais beaucoup toi, qui dises « je veux vraiment pas que ma relation fonctionne ?) mais pas suffisant. On peut le vouloir plus que tout, y travailler comme un dingue, ça ne garantit malheureusement pas le succès (si seulement ça pouvait…) car, comme tu le suggères aussi par cette maxime, on est deux dans une relation, et pour que cela fonctionne, il faut que les deux le veuillent, et veuillent la même chose. En plus des problèmes de différences à gérer, ça fait beaucoup plus de facteurs à prendre en compte pour le succès d’une relation que la seule volonté…
* ou alors il faudrait juuuuuuuste m'indiquer quel facteur exogène se révèle un obstacle insurmontable
=> Il y en a plein des facteurs exogènes, celui d’opposition radicale dans les valeurs qui te définissent. Ces différences peuvent se taire un instant, les premiers mois, parce qu’on est sur notre petit nuage, mais le temps de la passion derrière nous, des oppositions trop radicales peuvent disloquer un couple, un exemple tout simple, si l’un des deux à dans son système de valeur un mépris total pour l’une des valeurs de l’autre, très vite, ça va pas le faire, tout amoureux sois-tu, un couple n’est pas le gommage de la personnalité de l’un pour s’adapter à celle de l’autre (en tout cas, pas pour moi)
* c'est davantage une question de rencontres - rien de moins : il y a peu de chance de trouver l'amour de sa vie si on évolue en cercle concentrique [alors : le noeud se resserre et on s'étrangle - or il ne faut pas grand chose pour trouver le cercle vertueux : http://fr.youtube.com/watch?v=jpqKA9_ddFk]
=> Mouais, je suis pas trop d’accord et comme tu ne donnes pas grand-chose pour argumenter ta thèse, je suis un peu bloquée pour te répondre… (ton lien ne renvoie sur rien, au fait) Ce pas grand-chose pour trovuer le cercle vertueux, c’est quoi ?
* Autour de moi, ce sont des gens de tous horizons qui sont amis et/ou forment des couples. Quant à mon cas personnellement personnel, ni mes idées [politiques, religieuses, sociales - whatever you want] ni ma couleur de peau [en amour, il n'y en a qu'une qui vaille : ] ne m'ont jamais empêché de fréquenter ou d'être avec quelqu'un. Et je suis habitué à déjouer les schémas classiques, soit par culture, soit parce que c'est la vie, c'est tout.
=> encore une fois, pour réussir ce melting pot amoureux et amical il faut 1/ en avoir envie 2/ en avoir l’habitude, je ne suis pas sûre que tout le monde en soit capable. Perso, je me rends compte que le temps passant, je deviens sélective dans mes amitiés et mes amours (bon, j’ai toujours été assez sélective dans mes amours et je ne le regrette, c’est pas la quantité qui compte dans ce domaine, mais la richesse de chaque expérience) ou alors j’ai des relations avec des gens qui ne remplissent pas quelques critères primordiaux mais ces relations ne resteront qu’au stade de « relations » cordiales, pas amicales. Sans stimulation intellectuelle chez moi, il y a une connexion qui ne se fait pas (et cette forme d’intelligence peut prendre plein de visages : l’intelligence sociale, relationnelle, pratique, conceptuelle, culturelle, métaphysique, sensorielle) ça fait peut-être de moi une petite snob mais c’est malheureusement un fait qui ne se discute pas.
* Mon père, je ne l'ai pas revu depuis mes treize ans et même si j'ai su rester un rien sauvage [], je ne le cherche nulpart : je n'ai tout simplement pas eu besoin de lui. Ma mère ? Et bien... Wonder woman est Wonder woman : je serai fol de lui trouver un substitut [en plus... Elle me tuerait]. Je ne veux pas épouser ma mère : je veux compter au pluriel. On dira que les mathématiques [j'ai pourtant été rectifié d'un 3/20 au baccalauréat mais, il y a les fondamentaux...] tolchoque haut ma main la psychanalyse [http://sixepanchements.hautetfort.com/files/deux.mp3]. Voilà pour l'aspect on est cont=ditionné par ceci ou cela.
=> heuuu… j’ai pas bien compris ce que tu voulais dire…
* Un aparthé sur la fille louche : les mauvais garçons attireraient les filles et inversement... Une fois je suis tombé sur une fille de Stalingrad [j'appelle ça omme ça : à l'instar de la ville théâtre de si dures batailles, ce sont les demoiselles qui vous bouffent le coeur sans même que vous ayez compris pourquoi vous vous faites enterré : http://fr.youtube.com/watch?v=crxXY2AegpA]. Je l'ai grillé en 2 mins, alors qu'elle essayait de me vamper : j'ai su tout de suite qu'il y aurait un problème [en sortir vivant] si je me laisser happé - pour autant, elle était d'une certaine magnificence [elle a d'ailleurs fait deux victimes parmi mes amis : l'un repassé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, l'autre à l'usure]. Alors bon.
=> … encore une fois, ça tendrait à prouver que nos relations, nos attirances répondent à certains codes ancrés en nous de façon consciente ou non, ce qui était l’objet de ce post… une sorte de prédestination contre laquelle il n’est pas facile (et parfois salutaire dans le cas que tu cites) de lutter.
* Désolé d'apporter la contradiction, mais... Justement : le libre arbitre et la liberté existent. heureusement. Je vais passer un furieux moment et prendrai un malin plaisir à viruser l'argumentation de celui ou celle qui soutiendra le contraire.
=> Je n’ai jamais dit que j’étais contre les débats et la contradiction, c’est bien l’objet de ce post, pas intitulé le débat du jour pour faire joli. Maintenant, avoir son avis est une chose, partir du principe qu’on va virusser ceux qui ont le malheur de ne pas être d’accord avec toi en est une autre. Si tu veux débattre ici, tu le fais en montrant un minimum de respect pour les autres, sinon, je ne vois pas bien la cohérence avec tes appels aux mélanges des genres, des cultures et des idées prônés quelques (longues) lignes plus haut… y’a comme un truc dont la logique m’échappe…
"Il ne suffit pas de dire : on est condictionné. On est conditionné que dalle. C'est bien pour ça tient plutôt la loterie, cette affaire. Il n'y a de contraintes et de limites que celles que l'on s'impose et/ou que l'on accepte. "
=> Tu apprendras que la loterie est conditionnée, elle aussi, c’est une des règles fondamentales arithmétiques concernant les lois de probabilité. La loterie des relations amoureuses n’échappe pas à la règle : il y a une part de hasard, un part de règle, le libre arbitre intervient, sans doute, mais de quoi est vraiment fait le libre arbitre et existe-t-il réellement ? je vais pas refaire mes dissert de philo mais je crois très moyennement à l’existence réelle du libre arbitre, surtout si tu veux le faire s’appliquer en fonction de ton instinct (qui lui-même est quand même vachement conditionné)
"Pour conclure, parce que je ne peux surtout parler que pour moi : on me touche ou l'on ne me touche pas. Et les conditions pour le faire [surtout maintenant] n'appartiennent qu'à moi. Lors que l'on me fait de l'effet, il m'appartient d'y céder ou non. Ce qui est vrai pour tout le monde. Chacun est libre de dire oui ou de dire non. Deux choses que j'ai apprises à dire avec la manière."
=> mais j’ai jamais dit le contraire, je suis complètement d’accord avec ça mais c’est pas l’objet du débat… je demandais si malgré cette apparence de choix entièrement libre, on pouvait faire tout ce qu’on veut. Et je crois que non, malheureusement.
Ecrit par : Une blonde dans la ville | 13.02.2008
I - Va pour Jean-Eude, alors... [diable !]
II - Ashtung ! Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit que tu avais dit... Tu m'suis ?]. Biensur que des goûts communs, voire un même environnement, peuvent rapprocher. Mais, ce que je voulais dire, c'est que le hasard peut pousser à la curiosité, à découvrir [chez l'autre] des choses que l'on croyait étranges, voire simplement étrangères. Les goûts, ça se partage : le partage peut mener à une relation. C'était ce que je voulais dire.
III - Avec urbanité : les deux exemples que j'ai cité furent les plus extrêmes - voire paradoxaux. me retrouver engagé dans une relation avec des personnes qui ne venaient pas de mon "milieu" [et, dans l'un des cas, dans une famille qui n'avaient - parfois absolument pas - mes orientations politiques et autres, etc...]. Une fois j'ai même appris par la bande que l'on attendait "un ingénieur", ce que je ne suis pas. Ou alors une espèce tout à fait spécialement spéciale... Aujourd'hui [plus qu'alors...], je dirais : ce n'était pas mon problème, les attentes de ses parents...
IV - Pour les questions :
* Passons sur les pensées que je ne t'ai pas prêtées [et d'accord avec la précision que tu as souhaité faire]. le terreau pour que ça s.e.p.t.i.è.m.e.c.i.è.l.i.s.e. [c'est la première fois que j'essaye ça... Diable, Diable !], c'est juste une certaine forme d'ouverture. De compatibilité. De partage. Au mieux, des concessions à faire à l'univers de l'autre ; au pire, il est possible de dire non. Ou de se rendre compte qu'on ne se "rencontre" pas. Est-ce hors-sujet, je ne sais mais... Lundi, j'ai envoyé un mail collectif à mon travail... De la musique : l'espéranto tout indiqué... Hormis deux de mes collègues, je ne connaissais pas les goûts des autres : prenant en compte cet inconnu dans l'équation, je me suis arrangé pour être sur de toucher tout le monde, soit en faisant le lien entre leur domaine d'activité et la musique, soit en mettant des chansons de style assez divers pour m'assurer au moins un succès par personne. Parfois, partager ne demande que de la gymnastique, on va dire... Rien n'est impossible [dit-il plein de présomption, tout à coup... Diable, diable, diable !].
V - Eh, encore ? ! ? ! Je n'ai pas suggéré ou conclus que "la pression sociale ou amicale ou que sais-je dirigeait et décidait de la fin d’une relation". Dois-je indiquer que ce n'est pas ton procès ? surtout que tu n'es pas accusée... Pour ce qui est d'influer à la naissance, peut-être bien que oui, peut-être bien que non [ok, ce sera dit : je suis né en Basse-Normandie]. Je ne parlerai que pour moi et confesserai qu'heureusement, j'ai souvent été bien conseillé et on m'a appris à savoir m'entourer. Je me contente d'éviter, disons, les rats et les quenouilles...
VI - Je te le concède : certains déjeuners berçés de houle, j'en ai connus, j'en ai connus plus d'uns, heureusement [ou, pour des raisons trop longues, malheureusement] je n'ai pas fait de vagues mais ç'aurait pu être sismique, comme affaire. Je fais grace des détails... N'importe comment, je n'ai, jusqu'à présent [et je veillerai à ce que cela ne change pas trop], que des problèmes avec des gens avec lesquels je ne partagent pas les valeurs les plus élémentaires pour vivre en société. Le ratio relations amicales/relations conflictuelles me rassure.
VI - Va pour le fait que "la possibilité de vivre dans des univers différents et de s’y sentir à l’aise vient aussi d’une certaine éducation, que c’est possible pour certains mais pas tous" mais il y a aussi la place, l'accueil que l'on nous fait dans un environnement [familial, professionnel, amoureux] que l'on ne connait pas. Ca aide - ou n'aide pas... Pour les "profils types", je demande... réflexion. Parce que pour véritablement vraiment en parler, il me faudrait repenser au pourquoi du comment. Tout ce que je peux dire, c'est que j'évolue au sein de plusieurs groupes d'amis - dont certains sont pas loin d'être compatibles entre eux - alors... je ne sais pas. Je prends ou je ne prends pas. La connexion se fait ou elle ne se fait pas. J'y pense... Pour avoir rencontré vendredi dernier à un concert à Paris un blogueur, il me faut revenir à la blogosphère... Les trois quart du temps, je ne sais qui sont mes interlocuteurs. Il y en a certains avec lesquels je me contente d'échanger, certains que je vois, etc... J'ai du mal à me poser la question en terme de profil-type [même si cela n'est pas interdit et mérite discussion] parce que ce serait quelque part nier le pourquoi la connexion s'est faite avec eux, nier leur singularité [en tant que personne]... Si je ne suis pas lié à eux de façon identitique, je les apprécie pour des raisons que je crois différentes... Parfois, sur des sujets ou dans des circonstances proprement improbables... Et pourtant. Mais pour en revenir au sujet, c'est encore plus immédiat : on me touche ou on ne me touche pas.
VII - Ok pour relativiser - ceci écrit uniquement parce que le hasard fait assez bien les choses pour moi, même s'il me faut, biensur, faire le reste de la distance tout seul comme un grand. En rentrant peu frais vendredi soir, j'ai croisé un ami [peut-être plus une connaissance, dirons-nous] connu à Lille il y a quand même bientôt 11 ans. Depuis qu'il était à Paris [7 ans], je n'avais pas de ses nouvelles, je ne l'ai pas revu entretemps et pourtant... Nous nous sommes reconnus tout de suite et il est prévu que l'on se revoit. Entre deux stations de métro - une rencontre : voilà le genre de choses qu'il m'arrive. Quant au sujet de cette note... Le hasard, le fait de savoir ce que l'on veut & mon sixième sens [qui est un peu capricieux, en ce moment...] me servent de boussole. Des questions, je m'en poser aussi [qui ne s'en pose pas ?] : mais surtout - les trancher. Par le travers au besoin.
VIII - Si vouloir une chose n'est pas forcément suffisant, aller dans ce sens permet de "limiter la marge des regrets autant que possible" : c'est déjà pas mal. cela n'interdit pas les erreurs, cela dessine beaucoup l'avenir mais on reste toujours acteur : en tout cas, c'est à souhaiter.... je le crois. Et laisser le hasard agir n'empêche pas d'enchainer pour que le meilleur advienne [car je ne parle pas de jouer chaque instant à la roulette russe, ok ? Volonté & hasard : juste une sorte de théorie du mélange - non, ça ne me réussit pas toujours, mais quand ce n'est pas le cas, j'assume et... basta].
S'"il y a autour de [t]oi, en ce moment, beaucoup de gens en couple (et donc moins d’hommes disponibles) que lorsque [tu] étais étudiante", je dirais : "alors regarde, regarde un peu...", comme chanter l'autre [ce n'est pas dit méchamment, ok ? Juste mon avis]... Si je m'en tiens à ce que j'entends en ce moment, je ne sais pas trop ce que cherche la femme d'aujourd'hui - ou alors plus je vois, plus mon cerveau prend la forme d'un point d'interrogation] alors, en fait... Je ne sais quoi te dire. Question de tranche d'âge, d'opportunité de rencontre, etc ? Je ne suis pas sûr... Le mercato [petite provocation : biuensur que ce n'est pas un marché...] continue : pour les garçons comme les filles.
IX - Des gens qui ne veulent pas que leur relation fonctionne ?" Il se croise tous les jours des gens prêts à tout par amour [alors que parfois il n'en est aps demandé tant...]. Pourtant, dans la tourmente [ou juste une brise...], leur comportement est tout à fait différent... Alors des gens qui ne s'aident pas pour être heureux sans même se rendre compte qu'ils s'abandonnent à l'inverse, des exemples, ce n'est pas ce qui manquent. Ca me verrouille [je garde mes distances et garde ce que j'en pense pour moi, parce que chacun est libre], d'autant plus que je n'ai surement pas envie de m'engager avec quelqu'un qui pense qu'en roulant à fond vers le sud elle arrivera à l'est. On sait ce que l'on veut ou l'on en sait pas [ce qui n'est d'ailleurs pas un crime] mais prétendre savoir ce que l'on veut et s'en donner les moyens, ça ne tient pas la distance si ce n'est pas vrai... Ce qu eje veux dire c'est qu'il y a une différenc eentre rater une occasion de régler un litige qui peut plombler un couple et faire n'importe quoi en se demandant après pourquoi ça ne va pas.
X - Vrai - vouloir le meilleur ne se confond aps avec l'obtenir. C'est une forme de cohérence : vouloir le meilleur, se donner les moyens de l'atteindre, ce qui n'est pas certain et reste un effort. La réponse est oui : il faut être deux - et derrière mes phrases parfois définitives, j'en ai fait, comme tout un chacun, l'expérience. Mais cela ne m'a joué un [vilain] tour qu'une seule fois...
XI - Pas d'accord... [euh... Tout simplement ?]
* pour ceux que j'ai testé : la distance, un environnement familial qui n'était pas vraiment idéal, que sais-je encore... N'empêchent rien. Mais peut-être me vaudrait-il mieux dire que ce sont parfois des entraves avec lesquelles je me refuse à composer, en tout cas sur la durée. Pour l'aspect "valeurs", j'en ai connu [à quelques rares occasions, quand même, ce n'était pas courant : mais surtout une fois où ce fut...]. j'aurais davantage tendance à rechercher au sein du couple le problème. Mais pour relativiser ce qu ej'ai écrit... je ne nie pas qu'il existe des facteurs qui peuvent peser et conduire à l'échec. Exemple : un de mes amis a été secoué d'avoir été à deux doigts de se marier et, pour des raisons familiales/religieuses, s'est retrouvé avec le coeur en berne. Mais, même là... J'aurais tendance à dire : elle a cédé à la pression de ses parents pour mettre fin à leur relation. La pression parentale était bien là, mais ce fut sa décision à elle - et dieu sait qu'il était prêt à bien des concessions - qu'il a faites - pour etre avec elle...
* on commet des erreurs. Et, au fur et à mesure on apprend comment faire pour liquider un problème qui n'a pas lieu d'être. J'ai été amené à le faire plus d'une fois sur une logique simple - "il y a un véritablement vrai problème ou il y en a pas". Parler pour faire la lumière.
* ah... Pour les oppositions que l'on tairait les premiers mois... je ne peux pas dire : je m'efforce d'être tel que moi-même dès le début, comme ça la personne avec la quelle je suis n'aura pas de surprise et je pourrais me dire "elle est avec moi et ne croit pas être avec Brad Pitt ou Clive Owen".
* J'en conviens : "tout amoureux sois-tu, un couple n’est pas le gommage de la personnalité de l’un pour s’adapter à celle de l’autre (en tout cas, pas pour moi)". La question ne s'est jamais posé ainsi pour moi - j'ai une personnalité entière en même temps, je m'adapte. Je ne peux pas me mettre en suspens. Je ne peux pas étouffer quelqu'un. Ce n'est pas la vocation que j'ai en tête lorsque je suis avec quelqu'un. Je ne recherche pas mon alter ego [j'ai rencontré une fois quelqu'un qui s'en approchait : Diable, Diable, Diable, Diable !!!], je ne cherche pas même spécifiquement quelqu'un de différent. Je suis avec ma moitié ou je suis seul. Il y a quelque chose ou il n'y a rien. Ca me va comme ça.
XII - Je maintiens : c'est davantage une question de rencontres :
* il peut s'agir de rencontres que l'on fait dans un même milieu - par exemple étudiant : pour revenir à ce qui était évoqué plus haut, lorsque l'on est étudiant, les rencontres sont plutôt aisées et souvent au sein de cet environnement. Idem pour le milieu professionnel. Mais l'opportunité de rencontrer quelqu'un ne se fait pas - surtout aujourd'hui - uniquement par ce biais-là. Combien de rencontres ont lieu parce que l'on sort avec des amlis qui nous présentent des amis, etc ??? Et des amis, il est possible d'en avoir hors de la sphère étudiante et/ou professionnelle : sauf à évoluer en cercle concentrique et à ne pas sortir de son environnement immédiat.
XIII - il faut effectivement en avoir envie, en avoir l'opportunité, l'habitude... Ou parfois, juste se laisser aller : c'est aujourd'hui un média connu et usité mais vois ce que l'on fait - crois-tu qu'il soit courant d'échanger avec quelqu'un par ordinateur interpoosé ? C'est également oser. Tout le monde n'en est pas capable [voire tout le monde n'en a pas la possibilité matérielle...]. Il y a ceux qui prétendent [je trouve ça assez courant] être prêt à sortir, faire des rencontres [amicales et plus] et ceux qui prétendent la même chose et dont on s'aperçoit bien vite qu'il ne veulent pas aller à la rencontre des autres mais que les autres les entourent, voire se réchauffer un peu la nuit... Bon. Je m'amuse bien quand ça ne me rend pas perplexe : parce que les rencontres, oui - consommer les gens comme des produits pour tromper la solitude [eh, ne pense pas à ton petit jeu de "j'ai aps dit que" parce que j'ai aps dit que tu avais dit que...], c'est une impasse. Des consomlmateurs, il s'en trouve de plus en plus, sous couvert de sociabilité.
XIV - Je ne te jette pas la pierre. Difficile à dire puisque, oui, je rencontre des gens suivant des affinités mais surtout des sensibilités. Or mes centres d'intérêts ne sont pas surs d'intéresser les autres et si je devais faire une selection par là, Diable, Diable, Diable, Diable, Diable !!! Comme tout le monde, il y a des gens avec lesquels la connexion se fait - tout de suite, lentement, peu importe - et d'autres avec lesquels elle ne se fait pas ou ne se fera jamais. Je suis sélectif, mais mon principale critère, c'est d'être avec des personnes qui ont une vie, une personnalité, une sensibilité.
XV - Je ne suis pas d'accord avec la phrase : "l'on est attiré toute sa vie par une personne affichant une caractérist