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30.01.2008

Le débat du jour : sommes-nous tous programmés ?

Lundi, sur le chemin du boulot, une pensée désagréable, une de celles que je chasse régulièrement depuis quelques semaines est venue me polluer de nouveau l’esprit.

Et si tout était écrit ? Et si, en matière d’amour et de relations amoureuses, on répondait à des stimuli programmés à l’avance sans pouvoir le contrôler ?

Et si cette programmation faisait qu’on ne choisit, ni son futur compagnon, ni notre avenir amoureux, car, qui dit programmation dit nécessité de suivre le bon chemin pour que la programmation trouve ses échos chez ceux que nous rencontrons.

Je m’explique.

J’ai souvent entendu, sans y croire, qu’au-delà du sentiment amoureux qu’il est bôôôô, merveilleux et qui nous fait planer à 20 000, il y avait là comme un genre de phénomène inconscient mais néanmoins implacable de reconnaissance entre personnes ayant les mêmes codes sociaux, culturels, d’éducation, et que sais-je.

En gros, si je suis bobo de gauche et qu’on m’a inculqué une éducation libre et tout, je pourrai jamais me maquer avec Jean-Eude qui prend le thé chez Grand-maman rue du faubourg saint-honoré.
Et inversement.

De la même manière, en allant plus loin, si mon papa était inspecteur des impôts et maman assistante à la CAF , et que moi-même je fais un BTS tourisme, je pourrai jamais séduire Bertrand, jeune étudiant prometteur dans une école d’ingé dont le papa était lui-même ingénieur et la maman prof à la fac. Bertrand qui lui-même ne pourra que très difficilement séduire Marie-Charlotte, jeune élève aux filles de la légion d’honneur et hantant chaque année le bal de l’X pour se trouver un mari. Et là, même pas forcément parce que nous risquons de ne pas nous reconnaître, mais tout simplement parce que nous avons peu de chance de nous croiser.
Une question de culture et de parcours, en quelque sorte, qui empêche le métissage.

Face à cela, plusieurs questions que je vous livre, amis lecteurs (parce que non, je n’ai pas tous les jours la science infuse) :
-          Si jamais Bertrand croise mon chemin, aurons-nous suffisamment de points communs pour créer un contact et, qui sait, se plaire ?

-          Si jamais Bertrand tombe fou amoureux de Marie-Charlotte, le préfèrera-t-elle à son avenir tout tracé avec Grégoire ?

-          Si jamais Jean-Eude veut absolument faire des petits descendants avec moi, arriverons-nous à nous entendre avec des idées et des principes si différents ?

-          Si jamais je n’ai pas suivi le chemin que mon éducation et mon passé familial auraient dû me faire suivre pour rencontrer les personnes avec les même principes et valeurs que les miens, ne suis-je pas condamnée à ne jamais me reconnaître dans les personnes qui m’entourent aujourd’hui ?

-          Si les personnes censés avoir les mêmes principes et valeurs que moi m’embêtaient jusqu’à mes vingt ans et que je me rends compte qu’ils n’étaient pas si inintéressant aujourd’hui, comment faire pour raccrocher les wagons désormais ?

-          Est-il possible que, par des choix qui, sans être mauvais ou regrettés, on puisse à ce point influer sur son avenir ou ce qui en tient lieu ?

-          Est-il vrai que si on ne rencontre pas l’homme de sa vie pendant ses études, ça devient de plus en plus difficile de mettre la main dessus les années suivantes ?

-          Et pourquoi diantre veux-je toujours mettre de la logique et des théories à con là où il ne devrait pas y en avoir ?

Si z'avez des idées et des théories, fumeuses ou non, à vos claviers... Car une blonde qui réfléchit trop est une blonde qu'il faut rebooter d'urgence, c'est pas bon pour le commerce.  

28.01.2008

Episode 4 : mon premier râteau sur meetic - PART II

Dimanche soir.

Je rentre chez moi après un oui-kend effectivement très occupé.
Message sur mon portable. J’ai la flemme d’écouter, je regarde le numéro d’appel, inconnu au bataillon, donc sans doute mon ami pied de porc. J’écouterai ça plus tard, là, j’ai pas envie.

Lundi, pause entre mes miards d’obligations (oui, j’en ai) je me dis, tiens, je vais écouter le message de pied de porc pané.
Alors y’a un truc incontournable dans ce genre de situation, c’est que les hommes se sentent obligés de resituer le contexte, genre salut, c’est pied de porc pané, de meetic, avant de dire ce qu’ils ont à dire. Comme si on avait 20 000 mecs différents inconnus au bataillon qui s’appelaient tous pieds de porcs panés qui nous appelaient chaque jour et qu’il était d’autant plus important de rappeler le site de rencontre, des fois qu’on naviguerait sur 30 sites en même temps (qui a le temps de ça, qui ?)

Mais bon, c’est sans doute urbain, alors je vais pas critiquer, sinon, blackmilk il va encore dire que je suis une méchante.
Message assez tradi, rappel des circonstances du crime, proposition du lieu et heure du châtiment : un verre à saint-germain, mercredi, 21H.
Saint-germain, ça me va, 21 heures, ça me va aussi, je bosse bien plus efficacement au bureau sur mes projets perso en ce moment. (mais des fois je bosse pour le boulot au boulot aussi, si, si, promis)
Pleine de bonnes z’intentions, je rappelle le soir, la discussion sera rapide, limite administrative malgré mon intention d’y distiller un peu de complicité histoire d’amoindrir le malaise évident face à la rencontre de deux inconnus qui se sont si peu livrés comme nous. On se met d’accord sur le lieu de rendez-vous et hop on raccroche.
Ok, garçon, si je te dérange, tu le dis, c’est toi qui voulais entendre ma voix avant d’aller boire un verre, je te rappelle. Mais bon, j’ai pas que ça à foutre alors c’est pas très grave.

Mardi soir. Je dîne avec mon frère et ma sœur (oui, je suis une sociopathe mais j’ai une famille pour de vrai et même qu’ils m’apprécient. Des fois), la soirée est sympa mais par réflexe, je regarde mon téléphone, sans doute un vieux manque mal guéri de l’époque où scootman m’envoyait des SMS tout le temps et que je lui répondais discrètement si j’étais en société (alors, tu vois, tu deviens ex après avoir été petit-ex, soulagé ?) et que je trouvais ça coule d’avoir une vie secrète mais néanmoins un poil excitante.

Surprise, j’ai un SMS en attente.
Bon, pour vous, communs des mortels, avoir des SMS c’est normal, pour moi, éduquée à L’Ex anti matérialiste refusant de posséder un mobile, ou pire un blackberry, j’ai été habituée à ce qu'il ne soit pas joignable tout le temps, alors je le laissais faire sa vie sans poser de questions (une bonne fille bien docile, à cette époque, ça a changé depuis, je vous rassure) et d'ailleurs, tant qu'on en parle, amoureux des blackberry, pensez-y, ça ruine votre liberté et pas que vis-à-vis du boulot, c’est dit. Juste après, donc, j’ai découvert qu’on pouvait joindre l'hommes partout pour peu qu’il soit bien équipé et que s’il répondait (ou mieux, prenait l’initiative de la communication) c’était bon signe (bon par contre, s'il répondait pas ça sentait le roussi).  J’ai ainsi découvert sur le tard la joie des SMS et de leur surnombre dans mon téléphone, exactement proportionnel à l’intensité, sinon de la qualité, de ma vie amoureuse (et je ne parle pas d’orgasme, scootman, tiens-le toi pour dit) ok, je connais pas le numéro de l’expéditeur, mais j’ai beau être blonde, j’ai un vague sens de la déduction : le numéro est inconnu au bataillon, c’est donc pied de porc pané. 
J’ai beau me forcer à le voir, ça me fait bien plaisir qu’il me déclare d’ores et déjà sa flamme, sa hâte de me rencontrer, je suis déjà la femme de sa vie, la remplaçante idéale de sa mère et bien plus encore même si je sais pas cuisiner (sauf picard) il est cuit (comme un macaroni), le bougre.
Le sms disait cela (je l’ai recopié car j’ai une vraie déontologie journalistique à défaut d’un vrai cerveau de scientifique) :
« Salut biiiip. Après réflexion c peut etre un peu lache de ma part mais je suis peut etre allé un peu vite pour te rencontrer des demain.je me sens un peu un mal a l aise pour le moment par ce nouveau concept de rencontre que je connaissais pas.encore désolé mais bonne chance en tout cas pour toi. Pied de porc pané »

J’ai laissé les oublis d’accent, accent flêxe, traits d’union, espace manquant et majuscule oubliés exprès, par pure mesquinerie. Vous me connaissez, maintenant, inutile de mentir. Alors, ma n’alyse de fond du fond :

-          misscatcent qui me poussait à rencontrer un cas social pour vous amuser, c’est fait, même si c’est pas trop abouti (mais je suis une dilettante alors c’est cohérent, j’aime)

-          « c’est un peu lâche de ma part » : hum, hum, je sais pas si c’est structurel chez les hommes en général, ou structurel chez les hommes que je croise tout court (je sais, c’est pas vrai, mais j’aime faire la mesquine parfois) voire conjoncturel chez les hommes que je rencontre, en tout cas, ça me laisse songeuse -          Tu es peut-être allé un peu loin mais je ne t’ai pas forcé, que je sache.

-          Ce nouveau concept de rencontre ? tu étais où les dix dernière années ? Nan, parce que, j’en parlais il n’y a pas si longtemps mais les rencontres sur minitel dont on vantait les mérites sur des cat’ par trois dans les rues, ça date de ma jeunesse et je suis pas si vieille. Alors bon. Je veux bien, ça te mine d’être parti de chez moman, voire de surfer en loucedé sur internet pendant qu’elle dort mais y’a des limites, tout de même, non ?

-          C’est nouveau pour toi, certes. Tu es mal à l’aise, d’accord. Pourquoi ne pas avoir laissé le doute, le jeu, un poil de séduction s’installer, bref avoir pris ton temps ? (diagnostic : mauvais amant, pas de préliminaire et éjaculation précoce, mais je suis mesquine et puis rancunière aussi, j’avais pas dit, ça, encore, c’est fait, cette fois) Dans mon souvenir, quand j’ai fait mes débuts balbutiants sur meetic, il ya deux ans, et encore en dilettante, j’ai pas fait des trucs que je voulais pas faire : filer mon mail perso (ni de mail tout court) ni mon vrai nom, et encore moins mon téléphone (quant à sous-entendre un rencard, n’en parlons pas) au bout d’un quart d’heure. Ok, c’est facile de dire ça pour une fille, elle n’a pas à être pro-active dans la drague, mais quand même, un homme comme une fille peut faire sentir facilement ses hésitations, ses doutes, ses timidités et ça reste touchant, mieux, troublant (si tu veux, scootman peut te donner des cours il est très fort et d’autant plus qu’il ne le calcule pas). Personne ne t’a obligé par règlement intérieur de Meetic à proposer un rencard absolument au bout de 4 mails échangés.

-          Bonne chance pour toi : merci choupette. Nan, vraiment, ça me touche, cette compassion digne de mère Thérésa (promis, j’appuis ta demande de canonisation à Rome dès que tu poses ta candidature) je reconnais bien là l’influence d’une moman qui souhaite que son fiston soit respectueux des filles. Cela étant, petite confidence entre amis, à défaut de sur l’oreiller (et cela aurait pu être un vrai privilège pour toi) ta petite pitié tu peux te la garder pour toi, je suis pas là par désespoir/rupture traumatisante/solitude infernale/enfoirage affectif (oui, ça arrive aux filles)/grands manques sexuels (j’ai une liste d’attente longue comme le bras en cas de besoin urgent, merci pour moi)/j’en passe et des meilleures. Non mais alors ! 

En conclusion :
-          c’est l’arroseur arrosé et mon sens inné de l’ironie en a intensément ri très fort en se grattant les côtes avec bonheur.

-          Le temps passant, le structurel s’aggrave : maintenant, on ne se contente plus de juste vouloir coucher avec moi sans plus, on ne veut même plus me rencontrer. Merde, k’esski cloche ?

-          Et sinon, je peux parler à ta mère pour qu’elle me donne des recettes de cuisine ? (parce que le ginette matiau, je comrpends rien)

-          La suite au prochain numéro…

27.01.2008

Episode 4 : mon premier râteau sur meetic - PART I

Choqués de la première heure, flagellateurs de mon cynisme éhonté, âmes sensibles pleurant sur le triste sort de bob, vous allez vous réjouir, j’ai été victime d’un juste retour karmique des choses. 

Me prendre un râteau avec un mec, ça a dû m’arriver quoi… Une fois ? Deux ?  L’avantage, c’est que j’ai jamais été une chasseresse obstinée, alors ça limite le nombre de déconvenues, quand on tente rien, on perd encore moins que rien à part des regrets. Comme quoi le vieux dicton qui ne tente rien n’a rien n’est pas complètement exact : qui ne tente rien ne risque rien, c’est différent. (ouais, je suis philosophe, aussi, à mes heures)
Mais bon, ce n’est pas le jour des considérations métaphysiques sur la proactivité sentimentale. Halte à la digression, revenons à nos moutons. Premier râteau, ça m’a fait mal.

Justement parce que c’est tombé pile à l’époque où j’ai miraculeusement découvert que je pouvais tenter et que ça marchait à chaque fois. Tout de suite ça ouvre des horizons nouveaux : j’étais devenue la reine des abeilles, c’était la fête, et pourtant, j’étais pas encore blonde à l’époque (juste du cerveau)

Et puis, un jour, mettre un franc dans la machine n’a pas suffit, la friandise est restée bloquée dans le distributeur. Bing, la reine des abeilles s’est prise une veste.

Et le deuxième ratal (bin oui des râteaux un ratal, c’est logique pourtant) il était un peu plus sentimental alors c’est différent. Je vais pas m’étendre trois plombes parce que si je fais l’historique, on y est encore demain, petit jeu de séduction, pas en avant, reculade, avec un copain d’un copain, quand il voulait, je voulais pas, quand je voulais, y voulait pas mais il finissait toujours par vouloir et du coup je voulais plus. Lorsque, lassée du petit jeu, j’ai fait de timides z’appels du pied pour passer aux choses sérieuses, genre au moins, on sera fixé, on tente pour de vrai, on risque pas grand-chose. Il s’est contenté galamment de faire le type qui n’avait pas compris et m’a fuie pendant les deux ou trois mois qui ont suivi. Pas aussi clairement humiliant qu’une rebuffade en public mais jamais bon pour l’ego non plus.

Pourquoi vous raconte-je tout ça, déjà ?

Ah oui ! Mon premier râteau sur Mitik.

Rappel des faits, c’est ici

Tête de pied de porc, nous l’appelleront ainsi pour préserver son anonymat (sachez que son pseudo n’est pas plus flatteur, même s’il l’a choisi lui même) est un des premiers à m’avoir envoyé un mail.

Bonsoir une blonde dans la ville (NDLR : vous vous doutez bien que je n’ai pas ce pseudo sur mitik, je vous connais bande de vicelards, vous vous seriez précipités pour m’envoyer des mails bidonnés et des flashs tout aussi bidons et ça aurait faussé le protocole scientifique)

Tout d'abord, tous mes meilleurs voeux, bonheur et santé pour 2008.

En quelques mots, je suis célib..bip (il précise le nom de sa ville de résidence, des fois que je serais blonde, NDLR) et je cherche une relation sérieuse avec une demoiselle.
Je t'invite donc à dialoguer avec moi si tu es partante pour faire connaissance avec un petit gars sympa que je suis ,et plus si affinités...
PS : Pour la cuisine, on peux s'y mettre à deux car je ne suis pas non plus un grand chef cuistot !(je ne tiens pas de ma mère pour cela)
Peut être @+

Pied de porc panné.

Mon diagnostic :

-          Meilleurs vœux, blabla, il parait que ça se fait, cela ne m’empêche pas de me dire que cette tradition est ridicule, pourquoi bonne année en janvier et pas en mars puisque c’est là que le vie reprend, et puis pourquoi pas souhaiter ça lors de l’anniversaire de chacun, parce que c’est une vraie nouvelle année, ou pourquoi ne pas le dire chaque jour à minuit – l’heure du crime – parce qu’on dit toujours bonne année à minuit, hein, pourquoi ? Mais bon, je vais pas lui reprocher d’être normalement poli et urbain, sinon, je vais encore me faire traiter.

-          En quelques mots, il est célib. Excusez-moi de faire ma fermée d’esprit, mais célibataire, ça fait un mot. Pas quelques (et d’ailleurs, quelques, ça commence quand ? à deux ? trois ? à partir de cinq ? tout dépend de quand commence plusieurs ? refermons la parenthèse) mais je vais pas pinailler, y'a pas de quoi pousser des hurlements choqués.

-          Il cherche une demoiselle. Bin écoute, ça me rassure, parce que si tu cherchais un homme, j’aurais pu me sentir vexée, un peu. Parce que sur ma photo, j’ai pas l’impression d’avoir trop l’air masculine malgré mon col roulé (faut dire que j’ai des cheveux longs, ça aide) et puis je crois que je suis identifiée comme une fille qui cherche un mec, pas un mec qui distille gratos des conseils pour rencontrer des mecs ou des filles, sinon, j’aurais ouvert mon agence matrimoniale. Mais bon.

-          Je ne vais pas revenir cent fois sur l’intérêt de l’utilisation du bon français bien syntaxé quand on drague sur internet mais dire que tu es un petit gars qu’il est bien sympa qu’il est. Non. A la place de un petit gars sympa que je suis, c’est le petit gars sympa que je suis. La prochaine fois je ferai un cours sur les différences entre le mode personnel et impersonnel et la concordance souvent nécessaire dans les relatives, tout ça (merde, quand on sait que je me suis arrachée les cheveux à gommer toutes les erreurs de syntaxe du premier jet de la grande œuvre par respect du lecteur potentiel, si j’avais su, je me serai lâchée plus souvent sur la grammaire, l’orthographe, et les approximations lexicales, sans parler de mon goût immodéré des adverbes) mais j’admets, j’ai vu pire, pour l’instant, tu es toujours en piste, choupette, grâce à Bob, certes, mais toujours en piste quand même.

-          Tu n’es pas comme ta mère. Ça pourrait être un bon point mais ton urgence à en parler tout de suite parce que ce sujet t’obsède reste inquiétant, cher pied de porc. Tu plaisantes mais ça sent le vieil oedipe mal digéré. Tu veux qu’on en cause ? Je suis psy de bazar/ assistante sociale à mes heures, vas-y fais-toi plais’. Boooh, aller, je sais que c’est du second degré tout ça, je me moque pour de faux, Blackmilk, rilaxe !

-          Tu ne tiens pas de ta mère pour la cuisine, ie, c’est bien le seul point de discordance. Et tu lui ressembles sur quoi ? nan, parce que le prochain roman, y’aura un personnage masculin avec une mère très présente, je sens qu’il y a là un cas d’étude sérieux et intéressant. Tu peux développer ?

-          Par pitié pour vous, je vais relever toutes les fautes d’otrthographe et de grammaire, je m’appelle pas bescherelles et c’est pas le but de l’étude, mais le cœur y est (surtout quand on sait que je suis pas la dernière à truffer mes posts de fautes)

S’en suit un échange de mails, plus ou moins banal ou je joue tantôt la fausse mystérieuse tantôt la fille qui s’assume (notamment lorsque j’explique que si les hommes ne considèrent pas les soldes (c’était de saison) comme une orgie d’instincts féminins meurtriers complètement gerbant (j’exagère, mais l’idée est là) c’est juste parce qu’inconsciemment ils s’imaginent être à la place du pantalon que les harpies s’arrachent. Moi, j’avais trouvé ça drôle) avec plus ou moins de répondant en face. C’est pas la grande éclate mais c’est le moins crétin des mecs auquel je parle depuis ma réinscription (mon ancien profil me manque, je vous le dis, j’ai pas cartonné en tant que star de mitik mais au moins je parlais à des gens pas idiot avec un vrai sens de l’humour).

Petit échange à la suite duquel il me propose assez rapidement que l’on se boive un verre. C’est le moins dérangé des mecs qui me propose un rendez-vous, il a beau être vilain pas beau, si je veux avoir des choses à vous raconter, faut bien que je paye un peu de ma personne.

Ok, j’accepte. Dans la foulée, il me donne son numéro de téléphone, me proposant qu’on discute et qu’on se fixe un rendez-vous pour boire un verre (genre, j’aimerais bien entendre ta voix avant de décider si je te rencontre ou pas ce que je ne peux pas fondamentalement critiquer, une voix est lourde de séduction intime instantanée comme de rejet tout aussi instantané). Comme je maîtrise bien l’option « je filtre » sur mon portable, je lui donne le mien aussi, lui expliquant que mon oui-kend sera chargé mais que s’il tombe sur mon répondeur lorsqu’il m’appelle, faudra pas s’inquiéter (jusqu’où va mon urbanité, des fois…)

Coupure pub... la suite dans quelques instants (ou jours, j'ai pas encore décidé)

 

23.01.2008

Vos commentaires, nos règles du jeu

Suite à un harcèlement sous forme d’emails et de commentaires agressifs, insultants, provocateurs, pornographiques et contraire à la Loi (insultes homophobes et sexistes) émanant d’un personnage se dissimulant sous divers pseudos.

Nous, UneBlondeDansLaVille et Les400clics,

- invitons les bloggers et particulièrement les bloggeuses à la plus grande vigilence lors de la réception d’emails et de commentaires douteux,

- informons qu’à partir de cet instant, seront immédiatement et sans préavis supprimés tous les commentaires :

- anonymes, usurpant une identité, ou à pseudos multiples,

- comportant une ou plusieurs insultes, agressifs, provocateurs,

- comportant une ou plusieurs accusations sans preuve, 

- racistes, antisémites, pornographiques, révisionnistes, sexistes, homophobes,

- extrémistes, dogmatiques, prosélytes,

- constituant une attaque personnelle envers l’auteur du blog ou l’un des lecteurs,

- dont l’objet unique est d’utiliser le blog pour faire connaître un produit ou un site

 

La révolution sexuelle 2.0

Après meetic qui déclenche les passions, je me suis dit, si je veux augmenter le taux d'audience de mon blog et devenir une star du net, il va falloir mouiller la chemise et parler de cul. Bin ouais, ça fait vendre et moi, j'ai aucun principe de moralité cette année, c'est décidé. Mais pour une fois, quand même, ce sera pas pour casser du sucre sur le dos des hommes, à force de plaisanter sur le sujet on va vraiment croire que je suis une vieille peau de vache aigrie et que je déteste les hommes (ce qui est faux, moi, je les aime bien)

Replaçon l'origine de ce billet dans son contexte : alors que j’écoutais une émission odieusement racoleuse intitulée le point G masculin, où les hommes expliquaient – entre autre – la technique de point G masculin (visiblement un truc pas loin de l’anus, désol, j’étais saoul, j’ai pas tout retiendu) avec autant de scientifisme concentré qu’une femme expliquant que oui, le point G existe, elle l’a rencontré et si l’amant d’un soir ou de plus tard ne le découvre pas c’est qu’il est nul. Alors qu'en vrai, il existe scientifiquement mais il ne suffit pas de le prétendre pour le prouver, (fulmar, si tu m'entends...) mais ce n'est pas l'objet du débat aujourd'hui, aujourd'hui on cause des hommes, ils méritent bien qu'on so'ccupe d'eux de temps en temps (comment ça j'en fais trop ? Mais non, je fayote pas !)

Son témoignage : si ma partenaire (parce qu’on est moderne, mais respectueux, on cause de partenaire, pas de coup d’un soir, de rencontre ou d’aventure multiple, c’est comme les non voyant et les hommes de couleurs, on gomme tout, on est tous pareils) je lui fais découvrir le point G, elle est contente. Si elle découvre pas mon point g mais que je la fais jouir, elle monte d’un étage mais moi je reste au rez-de-chaussée. Pour la première fois, j'ai enfin entendu un mec qui osait dire tout fort ce que tous ses congérnères pensent tout bas : "mon plaisir, il est p'têt aussi complexe que le tien"

Alors, soyons clairs, à mon sens, le plaisir, sous toutes ses formes prend vraiment tout son sens dans la réciprocité (image de base : j’aime autant faire des cadeaux qu’en recevoir) mais, cela étant, à trop avoir fait des hommes des êtres insensibles juste dévoré par l’envie de consommer (alors que les femmes consomment aussi, mais plutôt des sacs, c’est moins dévalorisant) de la femme, on a nié aussi la complexité de la virilité et du désir (et même du plaisir) masculin.

Dans la tête de beaucoup de femmes, être un homme, c’est simple. On bande sur commande, jouit toujours, peu importe la partenaire, s’intéresse plus au plaisir de la femme qu’au sien parce que notre maman nous a dit que c’était important et puis que pour nous c’est plus compliqué hyper mental et tout que pour eux, aime plutôt la fellation qu’un rapport normal (et pourquoi à votre avis ? Justement parce que pour une fois on ne s’occupe que d’eux) mais que quoi qu’il arrive, la position importe peu, ça finit toujours bien (comme dans starsky et hutche) et s’il aime bien l’amazone il n’épousera que la missionnaire, j'en passe et des meilleures.
Ces vieilles histoires sont enrichies de légendes tout aussi éculées : les hommes se masturbaient vilement à dix ans devant les pages lingeries de la redoute quand on avait encore les larmes aux yeux devant candy, ils regardent une fille jolie non pour le côte esthétique mais par pur fantasme, ils ont beau être mariés et amoureux, ils continuent à mater (ces chiens !), et pour achever ce beau portrait bien flatteur de nos meilleurs amis les primates hommes ils estiment que leur talent d’amant est totalement proportionnel à la taille de leur engin.

Mais les hommes ne sont pas que des animaux de foire prêts à tirer leur coups en toute circonstances.

Non.

Ils ont des fantasmes pour de vrai et souvent plus compliqués que le matage intempestif de greluche odieusement femelle (qui une fois dans leur lit les ferait debander en une seconde) comme nous les filles. Les hommes sont capables de simuler, les hommes sont capables d’avoir des complexe et pire que tout sur la taille de leur signe premier de virilité : la taille de la bête.

Fallait-il vraiment faire une émission là-dessus pour l’apprendre ? (Ou c’est le nouveau thème racoleur qui bastonne à la télé aujourd’hui ?) Surtout une émission qui se conclue sur un témoignage d’homme qui explique que sa vie a changé depuis qu’il a fait une opération chirurgicale pour augmenter la taille de son pénis. Ce qui a changé, c’est sa confiance en lui... C'est ça la conclusion de la première émission se consacrant (enfin !) à la sexualité masculine ?

21.01.2008

Episode 3 : y’a pas que des lourds sur meetic, y’a aussi des pouêtes

Ah, ça y est, j’ai pas encore changé de photo que j’ai des amis qui se manifestent, dis donc.

Un nouveau mail (et une fois de plus, j’ai changé le pseudo, je suis pas complètement garce en vrai).

Email de : Gégépasfédansmaculotte
Date : 11 Janvier 2008 - 16:28
Sujet : hola

Bonjour
Je viens de consulter ta fiche et je l ai trouvé très bien et j aimerais bien faire connaissance avec toi si tu le désires, je recherche une relation stable sincère et durable, regarde la mienne si elle serait susceptible de t intéresser et si c est le cas ben apprenons à nous connaitre et voyons ce que l avenir nous réserve
A bientôt 

Voilà un mail très très soft et standard, je mise sur un arroseur de base, genre j’envoie à 20 000 filles le même e-mails sans me gonfler à le personnaliser, et sur le tas, je peux espérer peut-être un p’tit taux de retour de 1%, ce serait déjà pas mal. Je sais, c’est du marketing direct, on faisait tout pareil, nous, chez les gros rats (étant entendu que chez Walter, on fait pas de marketing malgré ce que peut prétendre Grosminet 1er mais ce n'est pas l'objet du débat actuel).

Alors, voyons voir ta photo : déjà, t’as moins une face de raie que les autres (nan mais en vrai, je suis pas une fille difficile qui mise tout sur le physique, loin de là mais depuis le début c’est la fête aux thons chez les gens qui m’écrivent et y'a des limites tout de même, ne pas tout miser sur le physique ne signifie pas pour autant avoir mauvais goût)

Pour le reste… On t’a jamais dit que les si n’aimaient pas les raies ? Donc ton serait, là, sur ta fiche perso et mon intérêt potentiel, tu me le changes, et tu me mets ça au présent ou tu retournes ta phrase ou tu te débrouilles, mais tu laisses pas ça devant mes chastes yeux de noble lettrée que je suis (si, si, si, farpaitement).

Comme je suis pas du genre à condamner sans savoir et que je suis parfois docile, je vais voir la fiche du boudin de Gégé.

L’annonce... Je commence... Et là, c’est le drame :

Bonjour a tous :
tous ? tu sais qu’on met tous quand on s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes ouuuu ?

Je vais essayé de faire simple et vite :
fais plutôt ça mais tu peux mettre essayer à l’infinitif, ce sera mieux, surtout quand on songe que c’est ta première phrase… Mais passons.

Dans le rôle principal il y a la providence, pour aider à l intrigue il y a le facteur chance, les décors sont des décors naturels, et le casting est fait de personnages réels. Mais la réalité dépasse la fiction, s il s agit de c½ur et de séduction, tout est possible quand on est la cible de cupidon.
Ouaaaaah… monsieur est pouête, dis donc… Toi, tu t’es arraché pour nous pondre ça, ch'uis bluffée, vraiment…

Ouvrir la porte aux sentiments c est, peut être l ouvrir au bon moment, c est en tout cas le début de ce scénar. Quand viendra le mot fin commencera notre histoire.
Nan, sans rire, tu fais des vrais rimes de ouf qu’on dirait grand corps malade qui parle, je kiffe trop, t’es trop blingbling pour moi, mec, arrête tout, j’en peux plus, c'est trop frais.

Cette planète est grande mais la ville est petite, seules les montagnes ne se rencontrent pas.
Là, par contre, ça pourrait être du jean-claude, pas mal. Nan franchement, c’est beaucoup mieux que « c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur », sans dec’, je suis déjà fan, continue…

Mais dans le monde réel on n?en fait jamais trop.
T’es vraiment sûr ? Parce que là, en te lisant, j’ai justement vaguement l’impression du contraire.

Vous l aurez sûrement compris
Bin non, pas encore, mais je sens que ça va pas tarder, vas-y accouche, grand, tu y es presque

je ne suis pas la dans le but de m amuser ou de passer du bon devant mon ordi ma démarche est simple rechercher une relation stable sincère et durable.
Ah bon, t’es pas là pour t’amuser et passer du bon temps (car je suppose que c’est ce que tu voulais dire) devant ton ordi ? Zut, moi c’est mon cas, mais bon, promis, je rigolerai pas trop fort pour ne pas te déranger, ça a l’air très sérieux et moi je respecte beaucoup les premiers de classe travailleurs, si, si. Ta démarche est simple, il t’a quand même fallu 20 ligne pour nous la cracher ta démarche, mais passons. J’ai quand même un souci, moi, lorsque je lis rechercher une relation stable sincère et durable. Parce que tout le monde le dit et trop peu le font… Ch’ais pas pourquoi, mais je sens bien la chair à divorce qui veut du sexe facile et pas cher. On parie ? On ira vérifier sur sa fiche tout à l’heure.

Et pour ceux que la distance effraie sachez que ce n est pas du tout un problème pour moi, je serais y faire face.
Bon, je sais c’est pénible de m'entendre jouer les profs, disons que c'est la dernière fois (du moins je vais essayer) : quand tu parles de savoir faire, tu utilises le verbe savoir qui devient saurai (sans S, merci, c’est du futur et pas du conditionnel) et quand tu parles d’être, tu sais exister, tout ça, tu mets serai (même temps, même punition) ça va aller, tu vas réussir à retenir tout ça ? Sinon, sur le fond (parce que bon, c’est important tout de même) tu es en train de nous dire que t’es tellement en manque désespéré prêt à vivre une relation stable blablabla que tu te sens d’attaque pour aller rejoindre ta grosse nouvelle femme de ta vie à l’autre bout du pays s’il le faut ? c’est ça ? c’est bôôôôôôô les hormones mâles en furie d’amouuuuuuur. Tu sais qu'ils y a de très bons catalogues de femmes russes à vendre marier aussi, ça irait peut-être plus vite, non ?

Alors si vous avez envie de venir bavarder et de savoir qui je suis n hésité surtout pas.
heuuu, bin écoute, là maintenant tout de suite, je crois que j’en sais assez. (non, je dis rien sur la conjugaison d'hésiter, non, non, non, je serai forte)

Merci d avoir pris le temps de lire mon annonce et qui sait a très bientôt .
Y’a pas de mal, grand corps malade, vraiment.

Une fois l'annonce lue, passons à la fiche perso... 
Pas grand-chose de croustillant à se mettre sous la dent (t’as vu, moi aussi je fais des rimes, trop classe… j’ai été touchée par la grâce du pouête)
Mais c'est normal, vu l'annonce, tout de suite, on devient plus exigeant. On obtient juste la confirmation de son divorce et puis que non seulement il est athée mais non pratiquant. Ça veut dire quoi, ça exactement, que je comprenne bien… ça veut dire que tu pratiques pas ton athéisme, genre, tu te dis jamais je suis athée et j’y crois à mon athéisme, parce que je crois pas en dieu ? Ou tu ne te réunis jamais avec d'autres athées pour causer de votre athéisme ? Nan, ça me perturbe faudra que tu m’expliques ça. (en plus, moi, je veux me marier à l'église en robe choucroute blanche et tout et tout, alors c'est pas compatible avec un athée, même si tu m'offres une grosse caillasse à vingt plaques)

Pour le reste je dis rien parce que Blackmilck, il va encore me crier dessus et dire que je suis pas drôle comme fille et même que ça me fera un cro chargrin et moi j'aime pas les cro-chagrin, ça ruine mon mascara.

18.01.2008

Les avantages (soupçonnés ou non) du célibat

Chose promite, chose dute (et oui, quitte à mal parler la France, autant le faire avec style, s'pas, Bobounet ?) j’ai senti dans mes requêtes depuis presque toujours un vif intérêt pour tous les grands et petits moments de bonheur que procurent le célibat.
C’est sûr, j’avais déjà fait quelque chose sur le sujet (c’est ici) mais ça restait limité comme avantage et je crains que mes lecteurs ne restent sur leur faim.

Et comme j’ai largement été plus longtemps célibataire qu’en couple, je pense que je suis super bien placée pour en parler (je sais, célibataire et blonde, ça choque certains, mais sachez que je n’ai pas toujours été une blonde ravageuse, non, non. Un jour, peut-être, je vous parlerai de mon adolescence ingrate que j'assume totalement car c’est bien connu, c’est dans les plus vilaines chenilles qu’on fait les plus jolis papillons. Et ouaip)

Bref, revenons à nos moutons. Le célibat et ses privilèges :

 -          On a le droit d’avoir mauvaise haleine le matin sans avoir à se précipiter dans la salle de bain pour un rafraîchissement discret mais néanmoins nécessaire. (mais comme vous vous en doutez, une jeune fille délicate et bien née comme moi a toujours une haleine douce et fruitée et sent toujours les fleures délicates car je suis constituée à l’intérieur de moi-même de pétales de roses. Si, si)

-          On peut manger comme un cochon devant la télé (mais cela ne m’arrive jamais, évidemment, de toute façon, je ne mange jamais, je peux, parfois, porter de façon élégante et délicate des mêts, tout aussi délicats, à mes lèvres, comme ça, pour la beauté du geste et rien d'autre)

-          On peut dormir en travers du lit, parler pendant son sommeil, ronfler, bouger cinquante fois dans la même nuit sans que qui que ce soit ne nous le reproche. (moi je récite des sonnets parfois mais je grogne jamais des trucs incompréhenssibles, non, non, non. Et évidemment, je ne causerai pas somnembulisme, après tout, ça ne m'est pas arrivé depuis 10 ans, je dois être guérite)

-          On peut mater outrageusement les bômecs dans la rue sans risquer la moindre scène de ménage alors que si on mate, nous, c’est par pur besoin de raffinement esthétique et qu’il n’y a vraiment pas de raison d’être jaloux.

-          On peut vivre une très belle histoire d’amour avec soi-même (hier soir, par exemple, je me suis invitée à dîner, c’était très sympa, conversation fine, plaisanteries hilarantes, jeux de mots très spirituels, idées très métaphysiques et intelligentes. Mais j’ai pas couché, faut pas abuser, j’ai des principes, dans la vie. Je vais néanmoins m’envoyer des fleurs aujourd’hui pour me remercier du bon moment et proposer un ciné)

-          On peut traîner en nuisette toute la journée si ça nous chante et même que si on a froid, on peut mettre un jean en dessous et des grosses chaussettes bien vilaines. (on peut aussi traîner en pilou pilou mais je déconseille, mieux vaut ne pas prendre de mauvaises habitudes et puis c’est moche le pilou pilou et si on a décidé de vivre une belle histoire d’amour avec soi même c’est mieux de se trouver canon pour se lancer des clins d’œil ravageurs dans la glace)

-          On peut se faire les ongles en regardant un navet sentimental à trois francs à la télé sans casser le mythe de la femme parfaite (il est bien évidemment entendu que je ne fais jamais cela, j’ai les ongles naturellement manucurés et je ne regarde qu’Arte, quelques fois le câble lorsqu’il y passe des séries qui seront à la mode dans 1 an ou deux mais que j’aurais découvertes avant tout le monde)

-          On peut cracher dans son évier quand on se lave les dents (mais c’est seulement pour rire, hein, en vrai, cela ne se fait pas)

-          On peut céder à la tentation d’un soir avec un homme, on ne trompe personne pas même nous, puisqu’on sait que c’est que pour un soir. (ça non plus, je ne le fais jamais, bien évidemment)

-          On peut bavasser des heures avec ses copines sans essuyer le moindre haussement de sourcils impatienté ou le plus petit soupir agacé. (mais bon, moi, je ne parle que de littérature, de Kant et d'art avec mes copines, jamais de cul, non, non, ni des hommes, ni du dernier trop beau sac qu'on a repéré au Printemps, ni de boulot et encore moins de grosminet 1er)

-          On peut parler de nos ex avec ses copines au téléphone pendant des heures et même comparer longuement leurs performances et atouts respectifs sans faire de peine à qui que ce soit.

-          On peut accumuler autant de sacs que l’on veut sans avoir à se justifier sur l’importance d’en acquérir un nouveau. (alors que ça coule pourtant de source)

-          On peut se changer vingt fois avant de sortir sans provoquer de railleries.

-          On peut sortir de chez soi avec une petite chose un peu trop courte sans avoir à essuyer un « tu vas vraiment sortir comme ça ? » apeuré par les risques de duels potentiels.

-          On n’a pas à se battre pour garder un morceau de couette ou un peu de place dans le lit. Et même que si on quitte son lit quelques minutes, personne n'en profitera pour le coloniser, genre s'étendre bien en travers bien enroulé de toute la couette. (mais ça ne m'est jamais arrivé, hein, bien, sûr, tous mes ex et surtout L'Ex, préféraient priviliger mon sommeil au leur, puisque j'étais leur princesse, tout ça, c'est bien connu)

-          On n’a pas à subir d’haleine fétide le matin (bin, oui, les hommes aussi, ils puent du bec le matin, parfois)

-          On peut se promener nue dans son appartement sans risquer de se faire violer à tout instant.

-          On peut enguirlander le présentateur du JT pour son amateurisme et son manque d’objectivité sans risquer de passer pour une folle dingue hystérique bonne pour l’asile (on pourra néanmoins se dire que l’on ressemble de plus en plus à notre mère et que c’était justement ce qu’on s’était promis de ne pas faire et qu’il est temps de se reprendre)

-          On ne risque pas de se faire piquer notre magazine féminin et on peut répondre aux tests direct dessus sans avoir à craindre que des yeux indiscrets ne tombent sur nos réponses.

-          On n’est pas jalouse des femmes que L’homme mate outrageusement. (que des pintades avec une tête de bonnasse idiote, de toute façon)

-          On n’est pas triste de l’égoïsme pourtant naturel à son sexe (et son caractère) de L’homme.

-          On n’est pas vexée par une remarque désobligeante de L’homme qui, en plus d’être égoïste, n’est pas toujours délicat.

-          On ne s’énerve pas parce que L’homme ne nous appelle pas et ne nous a pas donné de signe de vie de toute la journée et que c’est pas normal, et qu'il abuse vraiment ce chien, et qu'il le fait exprès ou pire, qu'il s'en fout de nous et que ça va barder et qu'on mérite vraiment pas d'être traitée comme ça et lorsqu'il va donner enfin signe de vie, on répondra pas et toc il fera moins le malin, cette petite ordure. Je reprends mon souffle. (vous l'aurez deviné, je ne me suis jamais emportée de la sorte contre qui que ce soit car je n'ai jamais connu d'homme indifférent égoïste pas délicat, non, non, jamais et puis c'est vraiment pas mon genre de m'emporter pour des vétilles)

-          On ne sombre pas dans la niaiserie caractérisée et répugnante en contemplant L’Homme tandis qu’il se réveille avec des étirements de chats.

-          On n’est pas obsédée par L’Homme et uniquement préoccupée par ses passions et centres d'intérets à lui, on se construit les notres à notre goût à nous et ça nous rend plus intéressante qu’une groupie de base. (et j'ai pas dit de basse)

-          On ne se demande pas en permanence si L’homme nous trouve toujours aussi jolie et s’il a remarqué nos quelques défauts, on s’aime comme on est (puisqu’on vit une histoire d’amour avec nous-même, je vous le rappelle)

-          On apprend à venir et repartir seule aux fêtes au lieu de prendre de mauvaises habitudes et de ne plus savoir se montrer seule en public sous peine de se sentir nue lorsque L’Homme nous aura quittée ou qu’on l’aura quitté (bin oui, on n’est pas toutes des victimes vilement plaquées, et puis quoi, encore ?)

-          On ne contemple pas avec attendrissement des points noirs sur L’Homme (premier défaut qu’on lui voit) alors qu’en vrai, c’est dégueu, les points noirs, même sur cet être parfait qui ne l’est de toute façon pas. Vas chez l’esthéticienne, vilain !

-          On ne risque pas de tomber dans la routine sexuelle.

-          Quand on a une conversation intelligente avec soi-même, personne ne nous contredit sur un ton péremptoire et condescendant pour nous rabattre notre caquet.

-          Evidemment, on n’a pas à se farcir les copains idiots, pénibles, prétentieux, lourds, snobs ou pousse-au-crime de L’Homme, ni à douter de son envie de nous les présenter parce qu’il a honte de nous (ceci fonctionne aussi avec sa famille, ses collègue de boulot, etc, etc)

-          On ne traîne pas d'interminables (et savoureuses) minutes sur le pas de la porte à échanger de la salive avec L'Homme, avec de moins en moins d'envie de le quitter pour aller bosser, mais de plus en plus de nécessité de le pousser dans son appart' pour le violer une dernière fois avant d'y aller. Ca laisse plus de temps pour se pomponner et on va au boulot avec la niaque parce qu'on est super belle et qu'on le sait, ça fait plus de primes à la fin de l'année (et avec, on peut s'acheter des sacs longchamps, alors que les triples salto arrières lutz piqués de langues avec doudou, ça se revend pas sur E-bay)

Bon, je sais, je pourrais encore continuer la liste pendant des plombes et des plombes mais c’est qu’en réalité, je n’en ai pas très envie.
Parce que c’est chouette aussi, de se tenir la main dans la rue, de se rouler des galoches en catimini au ciné, de s’endormir dans les bras de son homme, de partager plein de petits et grands moments intimes et complices avec L’Homme ou juste d'avoir un big smile indécrochable et le coeur qui bat quand on le retrouve ou les yeux dans le vague et un sourire bêtement heureux quand on vient de quitter son appartement au petit matin.
Mais bon, je crois qu’avant de savoir vivre une relation avec une personne, c’est mieux de savoir vivre avec soi-même, sinon, on ne fait qu’utiliser quelqu’un pour combler un manque. Mais ce n’est que mon point de vue.

Allez hop, je me suis suffisamment faite mariner après mon super rendez-vous avec moi-même, il est temps maintenant de m’envoyer des fleurs avec une carte bourrée de compliments et quelques allusions cochonnes pour me faire rougir.

16.01.2008

Episode 2 : mes touches sur Meetic, que du lourd

Alors, comme je vous l’expliquais, la pêche au gros n’a pas de quoi me faire planer depuis que je me  suis réinscrite sur Meetic.

Quelques flashouillages, quelques visites sur ma page, quelques mails mais trois contacts réels dont un auquel je n’ai pas répondu. (bin voui, j’avais la flemme)

Le premier, nous l’avons déjà évoqué, pas très beau (et déjà qu’on a toujours un méga coup quand on découvre l’animal en vrai, laisse tomber si la photo est d’entrée de jeu vilaine. Certes, d’aucun pourrait arguer qu’au moins on ne risque pas la déception, j’admets, mais la bonne surprise reste tout de même limitée), des yeux de cocker triste, une tronche de repris de justice puéril en grave dépression, tout pour plaire.
Les échanges de mails sans trop de boulettes de sa part (le truc qui tue ce sont les fautes de grammaire et d’orthographe à chaque phrase. Mince, je suis pas la dernière à en faire mais quand on drague sur internet, on fait gaffe à son style et on se relit, c’est le minimum du minimum) A part ça il a une passion visiblement à la limite de l’obsession pour les smileys et je trouve pas que ce soit un signe de grande maturité.
Alors j’avoue, j’en mets parfois, une habitude héritée de L’Ex qui lui les utilisait de temps à autre (et la première fois que je l’avais vu faire, à cette époque, j’étais pas encore total in leuuuuve, j’avais trouvé ça risible comme d’employer de l’anglais dans ses phrases de temps en temps ou la manie de changer l’objet de son mail à chacun d’entre eux) maintenant, je fais ça aussi, je trouve ça moins risible (on se demande bien pourquoi) mais y’a des limites...

Où en étais-je ?
Ah oui. Donc une première touche, pas de quoi pavoiser, il propose qu’on aille boire un verre. Par dépit et puis aussi pour avoir des trucs à vous raconter, amis lecteurs (je me demande parfois jusqu’où je pourrais aller pour votre plaisir) j’ai dit oui, bof, boire un verre, ça n’engage à rien. Je vais sûrement pas avoir le coup de foudre et puis sinon, bin on verra.

Mais il y a deux jours, j’ai ferré un autre poisson.

Alors, le brave homme m’envoie un premier mail, court et classe, jugez-en par vous-même :

Email de : XXXXXXXX
Date : 10 Janvier 2008 - 14:13
Sujet : bonjour

Dommage que la taille soit un problème :)
Amicalement
Alexis 

Par respect pour lui j’ai supprimé son pseudo, je suis sympa. Disons que pour le moment, nous l’appellerons Bob, parce que ça lui va bien, Bob.
Tout à fait entre nous, j’ai pas bien pigé l’histoire de la taille…
C’est une façon délicate de souligner que je suis une naine (ce que j’assume totalement, au moins, je risque pas d’être plus grande que mon mec dès que je me juche sur des talons) ou de faire passer le message que bon, il est super bien membré (encore une requête coule, je le sens) ? Nan parce que bon, je sais, je suis un peu bouchée (blonde et niaise, quoi) mais quand même…

Du coup, j’ai dû répondre en me moquant très légèrement. Oui, oui, pas trop, vous me connaissez, je suis pas ironique du tout, pas mon genre. Bref, un autre mail de sa part, s’excusant de son entrée en matière, tout ça tout ça, il ne savait pas quoi mettre alors il a écrit ça…

Ah oui… nan, tu sais, Bob, moi aussi, parfois, ça m’arrive, je sais pas trop quoi dire, alors je préfère me taire en attendant d’avoir trouvé, ou bien je tente une approche certes pas très originale mais néanmoins safe, je lance une banalité, pose une question, tente de sauver les meubles, quoi.

Et puis tu sais quoi, Bob, la règle de base quand on veut faire de l’humour ou être original ou que sais-je, c’est de disposer d’un minimum d’humour, avoir un peu d’esprit, être imaginatif avec un peu de subtilité autour pour faire joli. Et je peux me tromper, Bob, mais je crains que tu n’en sois pas encore là.

Passons, tout le monde a le droit à un joker. Oui, même avec moi (encore que)
Je ne sais plus ce que je lui réponds, sans doute un truc méga spirituel parce que je ne sais pas répondre autre chose que des trucs intelligents (et c’est pas facile tous les jours, je peux vous assurer) et là, il propose qu’on se présente mais que si je veux, il peut commencer.

Bin vas-y, Bob, commence, officiellement, je suis pour la galanterie et j’aime pas bien le féminisme, mais je vais faire un effort, pour une fois. Aussitôt dit, aussitôt fait :

Email de : bob
Date : 11 Janvier 2008 - 11:18
Sujet : Re: Re: Pardonné :)

Bon je vais faire bref sur ma description et dans le temps j'essaierai de completer.
Je crois aux partages, en l'honneur, aux respects, et je ne conçois pas la vie sans offrir ma totale confiance . Cette confiance est la possibilité de se pencher sur des problèmes communs en toutes sincérités et sans jugement. Et même si cela fait mal, elle permet de recadrer les choses et d'avancer. Voilà ...
Sinon, ce que je n'aime vraiment pas meme en faisant des efforts : Les talkshows, les débats sans resultats, les starAc , les contradictions et les mensonges..;et j'en oublie c'est sur.
Sinon Ce que j'aime par dessus tout : avoir l'esprit libre, une plage, regarder les enfants coen urir et rire, decouvrir, rire, le disco et le funk, et j'ai une passion qui me fais mal de temps en temps : le rugby (plus je vieillis et plus je deguste)
Ai je des defaults ? Moulte pleins. J'ai une incapacité à retenir les dates (mais je me soigne en les notants), j'ai tendance à etre un peu sanguin lorsque je me sens accullé. Je suis assez tete en l'air, et tous les defaults que l'on me trouveras...
Ai je des qualités? J'aime mon fils, je m'implique sans compter pour les gens que j'apprecie et que j'aime. Je suis honnete (et j'en paie le prix assez souvent car les gens ne supportent pas cela), je fais souvent des concessions, ect..
Bon et bien je crois que c'est deja pas mal...Je te renvoie la balle !! A ton tour de te presenter

Alors, cher Bob. Plusieurs petites choses, comme ça, pour ton information personnelle :

1/ Quand on dit « dans le temps », ça veut dire dans le passé, autrefois, quand j’étais petit, etc, etc. Donc je suppose – sans vouloir commander, hein – que tu as plutôt voulu dire plus tard, ultérieurement, un autre jour, quand on se connaîtra mieux, … mais sache que rien ne te prédit que tu auras l’occasion de compléter plus tard, mon brave. C’est pas parce que je te parle aujourd’hui, sous prétexte que j’ai que des thons à me mettre sous la dent pour raconter des trucs à mes amis lecteurs que ce sera tout le temps le cas, sais-tu ?

2/ Plus un mec me parle de confiance et d’honnêteté et de sincérité, et de vérité, et plus je sens le plan moisi à un mètre. C’est comme lorsqu’on me dit « tu sais, je suis pas un dragueur affolé du cul, vraiment pas » ou « moi, je cherche surtout des amis » : 100% de chance pour que le brave garçon soit en réalité tout le contraire de ce qu’il annonce. Mais bon, en même temps, tu as l’air trop con à manger du foin sur ta photo pour être ce menteur pathologique vicieux et roublard, alors je t’accorde le bénéfice du doute mais sache quand même que je t’ai à l’œil, Bob.

3/ Même principe : plus on te dit qu’on n’aime pas la star ac’ et les talkshows, plus y’a de risques qu’on en soit un fervent fan complètement accroc refoulé. Et ne nous fais pas croire que tu es tombé dessus par hasard (pour citer Sarmentanne, qui elle au moins, assume, prends-en de la graine, lopette)

4/ Dernière chose : relis-toi, poussin, par pitié ! Tu ne t’appelles pas Irénée, tu as sûrement un correcteur orthographique, t’es en train de chercher à me plaire, si tu te laisses déjà aller, ce sera quoi dans une semaine ?

5/ A part ça, si tu conçois pas ta vie sans offrir ta totale confiance, choupinou, t’as pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres. Tu sais, quand Sarko il nous promet de la croissance, faut pas forcément le croire. Pareil pour le téléshopping sur les produits miracles… quant au père noyel, on en parlera plus tard, je veux pas y aller trop fort d'un seul coup, ça pourrait provoquer un court-circuit, dans ton crâne de moineau.

6/ « Cette confiance est la possibilité de se pencher sur des problèmes communs en toutes sincérités et sans jugement » : hum, c’est moi ou c’est pas très très français tout ça ? moi j’ai pas tout compris en tout cas, mais je suis blonde…

7/ « j'ai tendance à etre un peu sanguin lorsque je me sens accullé » : ça veut dire que si jamais, je devais te dire « range tes chaussettes, gros sale, je suis pas ta boniche » tu serais capable de m’en coller une juste parce que t’aimes pas avoir tort ? Hé bin ça promet de chouettes moments à deux, ça…

Comme vraiment j’ai rien de rien d’autre à me mettre sous la dent, j’ai été faible, j’ai répondu (jusqu’où peut vous pousser le désespoir du post blanc, tout de même, ça fait peur). Me présentant rapidement à mon tour, tout ça.

J’ai eu droit à un réponse quasi instantanée (moi, je sais que j’en fous pas une depuis deux jours au boulot, mais je vois que je ne suis pas la seule) m’expliquant son petit malheur personnel assez glauque qui l’a conduit au divorce et qu’il ne connaît personne parce que toute sa vie tournait uniquement autour de son mariage et sa vie de famille (ta maman ne t’a jamais dit qu’il ne fallait JAMAIS mettre tous ses œufs dans le même panier ? Jamais ? elle aurait dû ou tu aurais dû l’écouter, au choix) et que voilà, il s’est inscrit sur Meetic pour rencontrer des gens (surtout des poules) découvrir (le sexe) apprendre à connaître d’autres personnes (mais pourquoi tu parles pas à tes collègues, Bob ? Eux aussi, ce sont des gens !) se faire des amis (et surtout niquer) et pourquoi pas rencontrer quelqu’un (tu sais que tu en rencontres tous les jours dans la rue, des quelqu’uns… ah tu veux parler de rencontrer une fille et te marier et faire des enfants ? Mais choupinou, c’est pas en faisant des jeux de mot graveleux sur la taille de ton membre et que tu es du genre à frapper ta chérie que ça va fonctionner, tu en es conscient, au moins, ou pas ?)

Et là, ami lecteur, sache que je t’aime beaucoup, mais je peux pas. Je veux bien être sympa, prendre des risques pour te faire rigoler devant ton écran mais perdre du temps à écrire un mail alors que j’en ai pas envie à un cas social qui ressemble à un boudin qui aurait abusé des pieds de porcs panés, je dis non.

Alors j’ai lâchement pas répondu.

Sauf que Bob n’a pas l’air du genre à se laisser abattre. Comme je répondais pas dans la minute suite à son mail, il a réécrit :

Email de : bob à la recherche désespérée d’une bobette
Date : 11 Janvier 2008 - 14:19
Sujet : Les pieds dans le plat

Si tu veux
Je te donnerais mes coordonnées msn  pour que nous puissions un peu plus parler (ce soir) et si tu n'as pas fui après nos differents echanges ben nous pourrions boire un verre samedi soir
Ceci n'est pas un rencart ni une grosse sortie mais juste l'occasion que nous nous voyons autrement que cybertiquement (mais ceci n'est qu'une idée , il n'y a aucun caractére d'obligation)
Et là je suis tout rouge .

Bon, on peut lui reprocher pas mal de trucs à Bob, mais au moins il a un fond de conscience pour intituler son mail « les pieds dans le plat ».

Pour le reste, mon chaton, faut que tu arrêtes tout, tout de suite.

1/ Chatter ce soir, c’est non, je vais au ciné avec mes amis (dont L’Ex, d’ailleurs, je lui ferai une bise de ta part, promis).
2/ Et puis samedi, j’ai séance de correx sur le manus avec L’Ex (encore lui, je sais, mais promis, je vois d’autres gens, en vrai, d’habitude et pis d’abord, c’est bientôt fin janvier et on aura pas fait de cochoncetés ensemble, ça tient du record)
3/ et le soir je fais soirée de la noyelle avec des copines (sans L’Ex, cette fois, tu vois bien que je passe pas mon temps avec lui)
4/ et pis dimanche, je vais chez ma sœur, des fois que tu me poserais la question. Promis, j'aurais une pensée pour toi en jouant aux playmobiles avec mes neveux (j'y vais que pour ça, ils ont quand même des meilleurs playmobiles avec plein d'accessoires et tout que ceux de mon enfance)

Non mais c’est quoi ? c’est pas parce que tu fous rien de tes oui-kend que c’est le cas de tout le monde ! Si tu veux me voir, faut planifier et pas supposer que je passe mon temps suspendue à tes mails et tes propositions à deux balles. (je l’ai déjà fait, à ma très grande honte mais c’était pas de ma faute j’étais une conne amoureuse, ça compte pas)

Ah oui et pis tant qu’on y est, ça ne sera pas après nos échanges sur MSN que je fuirai mais dès maintenant.

Par ailleurs, merci de préciser que ce n’est pas un rencard (oui, oui, avec un d, pas un t) et qu’il n’y a aucune obligation, ça me rassure, c’est aussi comme ça que je le voyais et rapport à tes coups de sang dès que tu te sens aculé (avec un seul l, encore merci) je craignais un peu de me pendre une mandale, même cybernétiquement, si ça se trouve, ça fait mal quand même.