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lundi, 03 mars 2008
De la stratégie dans le choix d'un titre pour sa grande oeuvre
Le plus dur, quand on veut écrire un roman c’est une fois qu’on l’a fini et qu’il faut se farcir l’épreuve du choix du titre et la rédaction de la lettre d’accompagnement pour les maisons d’édition.
Pour ma première grande œuvre, le titre original était : A la vie, à la mort.
Ce qui n’a jamais convaincu personne, allez savoir pourquoi.
A suivi un autre titre (et qui me séduisait beaucoup même si c’était pas mon idée mais celle de L’Ex) : L’amour en fin d’après midi
J’aimais la suggestion de la relation un peu crapuleuse, le côté « on sait que l’on doit y mettre un terme sans y arriver » qui résume bien quelques aspects de la relation que l’héroïne entretient avec son homme.
Malheureusement, ça résumait bien certains aspects mais vraiment pas la majorité et encore moins la réalité de leur rapport.
J’ai donc dû faire mon deuil de ce titre qui me plaisait tant (avec tristesse)
Plus tard, après de longues séances de brainstorming et une sélection impitoyable, trois finalistes se sont retrouvés en compétition finale :
- La fin d’une liaison
- Sentimentale
- Un coup d’un soir
La fin d’une liaison a vite été abandonnée car le propos n'était pas de narrer la lente décomposition d'un couple mais l'acharnement des deux protagonistes malgré son impossibilité. Et comme je vous l’avais annoncé, j’ai, dans un élan de putasserie aussi inconsidéré que condamnable, choisi la voie de la provoc.
Un coup d’un soir, ça me plaisait justement parce que la n’éroïne, c’est pas ce qu’elle veut mais qu’elle se comporte comme si c’était le cas.
Genre c’était du second degré trop méga subtil.
Pourquoi je vous raconte tout ça ? C’est simple, avec le recul, je suis pas sûre d’avoir fait le meilleur choix. La suite au prochain épisode.

11:05 Publié dans Grande oeuvre : master at work | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, écriture, écrivains, édition, publication, premier roman, lettres de refus des maisons d'édition |
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Commentaires
Je ne doute pas de ton talent, mais il est possible que la comparaison n'eut pas été en ta faveur.
Écrit par : Polydama | lundi, 03 mars 2008
Répondre à ce commentairela fin d'un sentimentale : ... oué .. celui là je vais le garder pour le jour ou je ferais le mien avant d'atteindre la gloire de me jetter depuis le golden gate
sentimentale d'un soir : .. ca fait un peu infusion
la fin d'un coup : ... ca fait trop polar
liaison sentimentale d'un coup d'un soir : ... po mal celui là il me plait bien ca mele un peu de desepoir avec des gros morceaux mievres ... je te le cede, meme si ca me fait aussi penser à ma vie.
Écrit par : Apostroph'vince | lundi, 03 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : renard-énigmatic | lundi, 03 mars 2008
Répondre à ce commentaireMoi c'est le contraire de toi ; je m'escrime sur le manuscrit, mais le titre est tout prêt, c'est même de ça dont je suis le plus content...
Bizarre, la vie, huh ? Bises.
Écrit par : N!KO | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireTu aurais du lancer le grand jeu de "celui qui trouve le titre a gagné" tu aurais eu plein d'idées avec dedans le titre qui tue !
Parce que qu'un titre c'est accrocheur...ou non... (Lapalisse a fini de parler mais il fallait le dire !)
Écrit par : Cigale | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireVince : liaison sentimentale d'un coup d'un soir ça te fait penser à ta vie ? Tu veux qu'on en parle ? (à la réflexion, moi aussi un peu)
Renard-énigmatic : je suis z'épatée par ta capacité à être sérieux de temps en temps, si, si... C'est vrai, le deuxième est en cours et c'est une bonne chose (mais je crains qu'il ne soit plus difficile à écrire parce que ça parle de plein de trucs que je ne connais pas assez bien)
N!ko : merci mais nous verrons bien, je ne suis pas (plus, du moins) préoccupée par l'édition ou non de ce premier opus, son plus grand mérite est d'avoir été mené au bout et envoyé à qui de droit. Le reste, après...
Tu as déjà le titre ? petit veinard, moi, compte tenu de mes difficultés à être synthétique, le titre, c'est toujours une gageure.
Cigale : c'est vrai, j'eus pu... Mais pour le prochain, je pense bientôt vous demander des conseils lectures pour favoriser mon inspiration, parce que cette phase préalable est, l'air de rien, assez stratégique aussi.
Écrit par : Une blonde dans la ville | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireJe propose : "le ramoneur de mes nuits", "Faire l'amour, ça sert à rien", "Chéri, fais moi jouir", ou encore, "Alors heureuse??"
Pour moi c'est l'inverse, j'ai pas écrit trois ligne, mais j'ai déjà le titre.
Écrit par : Bernie | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Pierre | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireheuuu... sinon, comment dire... En fait, il s'agit d'un roman, hein, pas d'un guide Marabout, mais je note et je me félicite de ta suggestion de réorientation professionnelle, on sait jamais... Après tout, je monte déjà des formations et finalement, y'a-t-il une si grande différence entre la fiscalité et les choses du sexe ? Ah oui ? tant que ça ?
Pierre : merci de ton passage... Je suis d'accord avec toi sur l'analyse que tu fais du titre Sentimentale (même s'il s'agissait à la base d'un clin d'oeil) c'est le même reproche qui a été fait à Une liaison.
Sinon, tu as le droit de laisser une trace de ton adresse Url, si elle existe toujours... ;)
Écrit par : Une blonde dans la ville | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaire1- je n'ai pas lu ton livre
2- tu n'es pas moi
Et comme je te lis souvent, je dirais que le titre que tu as retenu cadre bien avec ton franc parler.
Je pense donc que tu as fait le bon choix.
Des nouvelles des éditeurs ?
Écrit par : Suffragettes | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : columbine | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : columbine | mardi, 04 mars 2008
Répondre à ce commentaireLe choix s'est fait sur un critère tout ce qu'il y a de plus marketing : quel titre flashe le plus ? Sentimentale ? Qui, et je suis d'accord avec toi, a une sonorité plaisante, mais suggère des choses déjà lues cent fois et une ligne éditoriale proche de la littérature de gare pour ménagères souhaitant lire des histoires de jeunes filles rencontrant le grand amour parfait (quand je voulais justement faire l’antithèse de ce genre d’histoires) ou Un coup d'un soir qui joue clairement la carte de la provoc et suggère par là une certaine forme de modernité dans le traitement des rapports sentimentaux ?
Bin j'ai choisi la deuxième option, car il conservait le clin d'oeil de sentimentale et cadrait bien la difficulté des rapports entre les deux protagonistes de l'histoire.
Des niouzes des éditeurs ? Trois lettres de refus pour l'instant... ça fait jamais plaisir mais passées les premières déceptions je reste sur mon principe de base concernant ce premier roman : il a surtout le mérite d'exister et donc de permettre la gestation d'un deuxième. Si une maison a le coup de foudre, ce sera super, mais je ne compte pas dessus, à vrai dire. Et d'ailleurs, je suis toujours partie du principe qu'écrire était un plaisir qui ne devait pas être guidé par la seule envie de reconnaissance éditoriale. Il y a une différence entre l'ambition et la littérature, la seule ambition qui soit acceptable dans ce domaine étant de faire quelque chose de qualité.
Columbine : voilà un titre plutôt bien trouvé qui contient tous les ingrédients d'un bon titre. Mais, oserais-je l'avouer, c'est à peu près le seul mérite que je reconnais à ce roman dont je ne suis pas une grande fan, personnellement... As-tu aimé ?
Columbine : tiens, tiens... voilà un débat sémantique pas inintéressant... l'appellation romantique est-elle plus positive que sentimentale ? ça dépend du champ d'application, non ?
Dans le cadre des relations amoureuses, je ne vois pas de classification possible entre les deux adjectifs.
Si on se place d'un point de vue général de la personnalité, il est possible que sentimental fasse penser à quelqu'un de très sensible (à la limite de la sensiblerie larmoyante) facilement nostalgique, tandis que Romantique fait appel à des notions plus générales d'idéaux pas forcément pénibles à supporter au quotidien pour les autres ?
En fait tout dépend de "l'imaginaire" contenu derrière ces deux mots... Peut-être que ce que je mets derrière sentimental n’est pas la même chose que ce que toi tu y mets…
Écrit par : Une blonde dans la ville | mercredi, 05 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : columbine | mercredi, 05 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Une blonde dans la ville | mercredi, 05 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : columbine | jeudi, 06 mars 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 06 mars 2008
Répondre à ce commentaireje te laisse méditer là dessus (ça mange pas de pain d'écrire ça et ça fait genre)
zoubi
Écrit par : les400clics | jeudi, 06 mars 2008
Répondre à ce commentaireZoubi aussi.
Écrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 06 mars 2008
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