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03.03.2008

De la stratégie dans le choix d'un titre pour sa grande oeuvre

Le plus dur, quand on se pique d’écrire une bouse un roman, ce n’est pas de trouver l’idée ou donner de la chair à ses personnages, faire un synopsis qui se tient (quoique) tenir la barre pendant quelques très longs mois faits de doutes, de remises en question, d’échec (mais aussi de petits et grands moments de joie) de se taper cent relectures et de trouver encore des trucs à modifier tout pourris à chaque fois. Non.

Le plus dur, quand on veut écrire un roman c’est une fois qu’on l’a fini et qu’il faut se farcir l’épreuve du choix du titre et la rédaction de la lettre d’accompagnement pour les maisons d’édition.

Pour ma première grande œuvre, le titre original était : A la vie, à la mort.

Ce qui n’a jamais convaincu personne, allez savoir pourquoi.

A suivi un autre titre (et qui me séduisait beaucoup même si c’était pas mon idée mais celle de L’Ex) : L’amour en fin d’après midi

J’aimais la suggestion de la relation un peu crapuleuse, le côté « on sait que l’on doit y mettre un terme sans y arriver » qui résume bien quelques aspects de la relation que l’héroïne entretient avec son homme.

Malheureusement, ça résumait bien certains aspects mais vraiment pas la majorité et encore moins la réalité de leur rapport.

J’ai donc dû faire mon deuil de ce titre qui me plaisait tant (avec tristesse)

Plus tard, après de longues séances de brainstorming et une sélection impitoyable, trois finalistes se sont retrouvés en compétition finale :

- La fin d’une liaison

- Sentimentale

- Un coup d’un soir

La fin d’une liaison a vite été abandonnée car le propos n'était pas de narrer la lente décomposition d'un couple mais l'acharnement des deux protagonistes malgré son impossibilité. Et comme je vous l’avais annoncé, j’ai, dans un élan de putasserie aussi inconsidéré que condamnable, choisi la voie de la provoc.

Un coup d’un soir, ça me plaisait justement parce que la n’éroïne, c’est pas ce qu’elle veut mais qu’elle se comporte comme si c’était le cas.

Genre c’était du second degré trop méga subtil.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? C’est simple, avec le recul, je suis pas sûre d’avoir fait le meilleur choix. La suite au prochain épisode.

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Commentaires

Oui, et puis la fin d'une liaison, c'est le nom d'un roman d'un des grands pontes de la littérature britannique, The end of the affair, de Graham Greene.

Je ne doute pas de ton talent, mais il est possible que la comparaison n'eut pas été en ta faveur.

Ecrit par : Polydama | 03.03.2008

fallait tenter le mix peut etre ?
la fin d'un sentimentale : ... oué .. celui là je vais le garder pour le jour ou je ferais le mien avant d'atteindre la gloire de me jetter depuis le golden gate
sentimentale d'un soir : .. ca fait un peu infusion
la fin d'un coup : ... ca fait trop polar
liaison sentimentale d'un coup d'un soir : ... po mal celui là il me plait bien ca mele un peu de desepoir avec des gros morceaux mievres ... je te le cede, meme si ca me fait aussi penser à ma vie.

Ecrit par : Apostroph'vince | 03.03.2008

Pour faire un peu plus séreux que d'hab. Le doute c'est que tu es prête pour remettre le couvert d'un prochain roman ... Alors bon vent

Ecrit par : renard-énigmatic | 03.03.2008

J'espère que ce Coup d'un Soir sera un coup littéraire. Bientôt le salon du Livre, l'occasion de prendre des contacts ?

Moi c'est le contraire de toi ; je m'escrime sur le manuscrit, mais le titre est tout prêt, c'est même de ça dont je suis le plus content...

Bizarre, la vie, huh ? Bises.

Ecrit par : N!KO | 04.03.2008

D'où l'utilité de se servir d'Internet...

Tu aurais du lancer le grand jeu de "celui qui trouve le titre a gagné" tu aurais eu plein d'idées avec dedans le titre qui tue !

Parce que qu'un titre c'est accrocheur...ou non... (Lapalisse a fini de parler mais il fallait le dire !)

Ecrit par : Cigale | 04.03.2008

Polydama : je sais, c'est un peu pour ça aussi que malgré sa présence parmi les finalistes, ce titre avait peu de chance d'être retenu au final (et puis c'est vrai que se confronter à une concurrence trop forte, ça peut nuire, au moins, avec Un coup d'un soir, j'annonce la couleur d'une littérature de gare...)

Vince : liaison sentimentale d'un coup d'un soir ça te fait penser à ta vie ? Tu veux qu'on en parle ? (à la réflexion, moi aussi un peu)

Renard-énigmatic : je suis z'épatée par ta capacité à être sérieux de temps en temps, si, si... C'est vrai, le deuxième est en cours et c'est une bonne chose (mais je crains qu'il ne soit plus difficile à écrire parce que ça parle de plein de trucs que je ne connais pas assez bien)

N!ko : merci mais nous verrons bien, je ne suis pas (plus, du moins) préoccupée par l'édition ou non de ce premier opus, son plus grand mérite est d'avoir été mené au bout et envoyé à qui de droit. Le reste, après...
Tu as déjà le titre ? petit veinard, moi, compte tenu de mes difficultés à être synthétique, le titre, c'est toujours une gageure.

Cigale : c'est vrai, j'eus pu... Mais pour le prochain, je pense bientôt vous demander des conseils lectures pour favoriser mon inspiration, parce que cette phase préalable est, l'air de rien, assez stratégique aussi.

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 04.03.2008

Comme dit François Bayrou : "Life is a bitch, and then you die."
Je propose : "le ramoneur de mes nuits", "Faire l'amour, ça sert à rien", "Chéri, fais moi jouir", ou encore, "Alors heureuse??"

Pour moi c'est l'inverse, j'ai pas écrit trois ligne, mais j'ai déjà le titre.

Ecrit par : Bernie | 04.03.2008

c'est clair, sentimental ça fait un peu distant, limite livre à thèse

Ecrit par : Pierre | 04.03.2008

Bernie : ça doit vraiment être un truc de mec de caler le titre avant le reste, je trouve ça fort... (parce que l'air de rien, c'est plus facile de partir d'un début d'intrigue avec une vague idée du concept/théorie que l'on veut exposer plutôt que de partir d'une très bonne idée ou d'un très bon concept et de lui faire prendre vie de façon artificielle, moi j'arrive pas en tout cas, ça finit par manquer de chair...)
heuuu... sinon, comment dire... En fait, il s'agit d'un roman, hein, pas d'un guide Marabout, mais je note et je me félicite de ta suggestion de réorientation professionnelle, on sait jamais... Après tout, je monte déjà des formations et finalement, y'a-t-il une si grande différence entre la fiscalité et les choses du sexe ? Ah oui ? tant que ça ?

Pierre : merci de ton passage... Je suis d'accord avec toi sur l'analyse que tu fais du titre Sentimentale (même s'il s'agissait à la base d'un clin d'oeil) c'est le même reproche qui a été fait à Une liaison.
Sinon, tu as le droit de laisser une trace de ton adresse Url, si elle existe toujours... ;)

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 04.03.2008

Personnellement et j'insiste, personnellement j'aurais été d'emblée attirée par Sentimentale car c'est un mot que j'aime et un état d'esprit qui me correspond souvent. Mais :
1- je n'ai pas lu ton livre
2- tu n'es pas moi

Et comme je te lis souvent, je dirais que le titre que tu as retenu cadre bien avec ton franc parler.
Je pense donc que tu as fait le bon choix.
Des nouvelles des éditeurs ?

Ecrit par : Suffragettes | 04.03.2008

et "l'élégance du hérisson"? ah zut, c'est déjà pris...

Ecrit par : columbine | 04.03.2008

@suffragette: tu es sûre que tu ne veux pas dire "romantique" ? parce que "sentimentale" ce n'est généralement ni un compliment ni une qualité...

Ecrit par : columbine | 04.03.2008

Suffragettes : j'aimais bien sentimentale, comme je l'ai dit, à la fois pour le clin d'oeil car l'héroïne se targue d'être une dure à cuire quand elle rêve finalement aux même trucs niais que nous toutes sans oser se l'avouer, à la fois pour la référence sémantique au fond de l’histoire.
Le choix s'est fait sur un critère tout ce qu'il y a de plus marketing : quel titre flashe le plus ? Sentimentale ? Qui, et je suis d'accord avec toi, a une sonorité plaisante, mais suggère des choses déjà lues cent fois et une ligne éditoriale proche de la littérature de gare pour ménagères souhaitant lire des histoires de jeunes filles rencontrant le grand amour parfait (quand je voulais justement faire l’antithèse de ce genre d’histoires) ou Un coup d'un soir qui joue clairement la carte de la provoc et suggère par là une certaine forme de modernité dans le traitement des rapports sentimentaux ?
Bin j'ai choisi la deuxième option, car il conservait le clin d'oeil de sentimentale et cadrait bien la difficulté des rapports entre les deux protagonistes de l'histoire.

Des niouzes des éditeurs ? Trois lettres de refus pour l'instant... ça fait jamais plaisir mais passées les premières déceptions je reste sur mon principe de base concernant ce premier roman : il a surtout le mérite d'exister et donc de permettre la gestation d'un deuxième. Si une maison a le coup de foudre, ce sera super, mais je ne compte pas dessus, à vrai dire. Et d'ailleurs, je suis toujours partie du principe qu'écrire était un plaisir qui ne devait pas être guidé par la seule envie de reconnaissance éditoriale. Il y a une différence entre l'ambition et la littérature, la seule ambition qui soit acceptable dans ce domaine étant de faire quelque chose de qualité.

Columbine : voilà un titre plutôt bien trouvé qui contient tous les ingrédients d'un bon titre. Mais, oserais-je l'avouer, c'est à peu près le seul mérite que je reconnais à ce roman dont je ne suis pas une grande fan, personnellement... As-tu aimé ?

Columbine : tiens, tiens... voilà un débat sémantique pas inintéressant... l'appellation romantique est-elle plus positive que sentimentale ? ça dépend du champ d'application, non ?
Dans le cadre des relations amoureuses, je ne vois pas de classification possible entre les deux adjectifs.
Si on se place d'un point de vue général de la personnalité, il est possible que sentimental fasse penser à quelqu'un de très sensible (à la limite de la sensiblerie larmoyante) facilement nostalgique, tandis que Romantique fait appel à des notions plus générales d'idéaux pas forcément pénibles à supporter au quotidien pour les autres ?
En fait tout dépend de "l'imaginaire" contenu derrière ces deux mots... Peut-être que ce que je mets derrière sentimental n’est pas la même chose que ce que toi tu y mets…

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 05.03.2008

habituellement, les succès de librairie, tout ça, j'évite, disons que j'ai d'autres critères pour choisir les livres que je lis. celui-ci m'était offert et j'ai vraiment adoré, oui.

Ecrit par : columbine | 05.03.2008

Columbine : te savoir non-adèpte a priori des succès de librairie, ça me "rassure", je t'imaginais plus exigeante que cela et j'aime bien avoir raison ;) (mais bon, si tu as adoré L'élégance du hérisson, je ne t'en veux pas)

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 05.03.2008

tu sais, blonde, je pense vraiment qu'il y a certains livres que l'on aime ou pas, parce que l'on a fait certaines expériences de la vie ou pas. on n'a pas le même âge et ceci peut-être explique cela. ce n'est pas toujours uniquement une question de goût...donc je ne t'en veux pas de ne pas avoir aimé le hérisson :-)

Ecrit par : columbine | 06.03.2008

Columbine : serais-tu en train de sous-entendre que je n'ai pas aimé L'élégance du hérisson parce que je manque de maturité ? ;) j'plaisante... Il est évident que l'on aime des romans ou pas en fonction de notre histoire personnelle.

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 06.03.2008

le titre est une promesse, tu le sais.
je te laisse méditer là dessus (ça mange pas de pain d'écrire ça et ça fait genre)

zoubi

Ecrit par : les400clics | 06.03.2008

miss400 : tu es très genre, tu le sais bien... (les promesses, c'est pas fait pour être rompu ?)
Zoubi aussi.

Ecrit par : Une blonde dans la ville | 06.03.2008

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