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mercredi, 19 mars 2008
Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 1
A vous, ça peut paraître normal mais pour moi, c’était la révolution. Parce qu’avant, j’en avais bien une de cave mais quelqu’un avait jugé utile de la bourrer de planches de bois ce qui la rendait de ce fait impraticable.
Lors de mon emménagement, j’ai demandé de ma voix la plus aimable possible pour amadouer le gang des vieilles pas sympa qui règnent en maîtres dans l’immeuble, où se trouvaient les caves.
On m’a indiqué une porte estampillée : Local poussettes.
Je rentre, avise des caves portant toutes des numéros sauf celui de mon appartement.
M’en fiche, je sais qu’il y a un cadenas et que j’ai une clé, je vais tous les essayer et celui dans lequel ça rentre, hop, c’est la mienne… (on notera que j’ai un sens aigu de la déduction)
Sitôt dit, sitôt fait, j’essaie tous les cadenas, il n’y en a qu’un dans lequel ma clé rentre même s’il ne l’ouvre pas.
L’ancien proprio m’avait prévenue que le cadenas était difficile et expliqué qu’il fallait bidouiller le truc.
Je suis pressée donc je n’insiste pas, j'ai autre chose à faire.
Pire que tout, lorsque je refais une tentative, non seulement ça s’ouvre pas davantage mais en plus, je suis venue cette fois munie d’une lampe et, horreur, stupéfaction, la cave est pleine à craquer de merdes qui ne sont assurément pas les miennes (puisque celles-là, je les ai bourrés bien au fond de mon armoire et que justement, j’aimerais bien libérer la place)
Régulièrement, cette impossibilité à ouvrir ma porte à cause d’un vieux cadenas tout pourri reviendra dans la liste de mes préoccupations (on notera cette fois le haut degré intellectuel de mes préoccupations) et sujets de conversation, jusqu’à ce que L’Ex (L’Homme à l’époque) se décide à me dépanner et régler le problème…
Un oui-kend, alors que nous n’avons pas envie de travailler sur nos prod respectives avec L’Homme, après avoir glandouillé un temps dans le canapé, puis maté des DVD, et que nous discutons du truc très moche de séparation de ma cuisine (un genre de machin en plastique qui coulisse tout vilain) L’Homme (à cette époque plutôt serviable et gentil) se met en tête de le démonter afin de rendre mon intérieur plus agréable. Et vu qu'il y passait tous ses week-end on peut aisément comprendre sa motivation secondaire. (mais en vrai c'était quand même gentil)
Je le laisse faire persuadée qu’il n’y arrivera pas. (je sais, je suis une fille qui doute facilement)
Quelques longues minutes de han et d’émanation de testostérone, L’homme arrive à ses fins, il a tout démonté la séparation moche. Il propose qu’on descende les restes du cadavre pour les mettre dans ma cave en attendant le passage des encombrants.
Je lui rappelle l’impossibilité d’ouverture dont est frappée ma cave, qu’à cela ne tienne, il réquisitionne ma trousse à outils (parce que oui, je ne bricole pas mais je suis bien équipée, on sait jamais) et hop, direction la cave.
Une fois devant la porte, il essaye plusieurs fois d’ouvrir le cadenas sans plus de succès que moi – ce qui quelque part me rassure un peu.
Là, on discute des options possibles, je lui explique que j’avais pensé à acheter une pince coupante pour découper le cadenas. L’homme lui, suggère qu’on force carrément le verrou, le bois a l’air un peu pourri, ça devrait céder facilement.
Mais comme L’Homme est bien élevé il me demande l’autorisation avant. Je lui donne ma bénédiction sans la moindre arrière pensée et il éclate le verrou de la cave en quelques minutes (ce qui impressionnera bien évidemment la faible femme que je suis doublée d’une midinette, facilement troublée par les gros muscles puissants)
Contents de nous, on y charge les trucs arrachés de la cuisine et constatons l’ampleur du nettoyage qu’il va falloir faire : c’est blindé de daubes encore pire que tout ce que je craignais.
Motivés, on prend la résolution de regarder le jour de passage des encombrants et que mon héros revienne à cette occasion pour m’aider à tout transporter sur le trottoir.
Contente néanmoins d’avoir enfin un espace de stockage, la semaine qui suit, j’y déposerai plusieurs cartons de fringues que je ne mets plus mais que je ne veux pas donner.
Plusieurs fois au cours des mois suivants, on se dira que ce serait bien de, mais à chaque fois, j’aurai quelque chose de prévu ou lui et on remettra la bonne résolution au mois prochain.
En juillet, L’Homme et moi-même arriverons enfin à trouver une date commune pour mettre en œuvre notre projet : vidons la cave de la blonde. (et je passerai sur le fait que ça tombait pile le jour de mon anniversaire et que cet enfoiré me plantera en plein milieu de la soirée sans explication pour rentrer chez lui, sans doute parce qu’il s’ennuyait en ma triste compagnie ou que sais-je, je suis une femme maltraitée mais vous le savez déjà alors inutile de revenir dessus)
To be continued...

11:00 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mésaventures du quotidien, humour, blabla de filles |
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Commentaires
quel suspens!! vite la suite!
c'est pour ça que j'y mets jamais les pieds dans ma cave, rien de bon ne peut en sortir!
Ecrit par : magic | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentaireQuel blaireau, avec une petite meuleuse il aurait découper le cadenas et t'en aurais racheté un neuf. Quelle Brute.
Moi les caves ça me fait peur. Quand j'étais petit j'étais obligé d'y descendre pour les poubelles. Je le faisais en courant comme un damné. Depuis, j'ai peur du noir, et je suis traumatisé.... AAAAAaaahhhhhh
Ecrit par : Bernie | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentairemagic : ça me fait penser que ça fait longtemps que je n'y suis pas allée...
bernie : quel blaireau, c'est pas la première fois que je le lui dis mais il n'a jamais vraiment semblé me croire... Tu as bien raison, moi, les caves ça m'a toujours fichu la pétoche... Mais bon, en vrai, c'est pratique, quand même...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentairece qui serait rigolo, c'est que ce ne soit pas ta cave, mais celle d'un voisin...
Ecrit par : columbine | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentaireHaha... moi aussi j'ai dû péter le cadenas... de mon grenier... et oui, à toi la cave, à moi le grenier...
Vivement la suite de l'histoire!
Ecrit par : Ovidette | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentaireTu sais je suis un peu d'accord avec toi sur les blaireaux ... les renards font pas bon ménage avec eux ... Tu n'a pas vidé la cave d'une autre ... c'est ce qu'avait fait mon beau père mais le Bordeau était d'un grand crû ... Il s'en est remis et nous l'avons consolé ... Allez dis nous il y avait un trésor dans la cave ... le plan de Rome ??? Désolez je le ferai plus !!!
Ecrit par : renard-énigmatic | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentaireSuis d'accord avec Colombine, je sens que c'est pas ta cave !
B.
Ecrit par : Barnabe | mercredi, 19 mars 2008
Répondre à ce commentaireColumbine : effectivement, ce serait drôlement rigolo mais cette idée ne m'a absolument pas traversé l'esprit ce jour-là (ou alors furtivement mais je ne voyais pas comment c'était possible...)
ovidette : quelque part, ça me rassure de ne pas être la seule à qui ce genre de mésaventure arrive...
renard-énigamtic : un trésor dans la cave ? non, que du bazar entassé depuis plusieurs générations, faut croire. La seule chose que j'avais notée de potentiellement utile, c'était un escabeau, point de Bordeaux, en tout cas (ou alors, il était bien planqué)
Barnabé : ahah ! Suspense !
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 20 mars 2008
Répondre à ce commentairedis, ton roman il est aussi a suspens? je te sens dans la veine de Balzac ou Dickens ou plus pres de nous Armistead Maupin dont les romains etaient publies dans des feuilles de chou en episodes chaque semaine...c'est pour cela qu'ils sont bourres de peripeties. d'ailleurs, ils ne savaient pas toujours comment le livre allait se terminer...
Ecrit par : columbine | jeudi, 20 mars 2008
Répondre à ce commentairecolumbine : savoir doser le suspens, c'est tout un art que je ne maîtrise pas aussi bien qu'un maître du polar. Cela étant, savoir bien placer ses coupures pour inciter le lecteur à tourner la page, oui, c'est une chose à laquelle de je m'oblige. De là à dire que mon roman est à suspens dans la veine d'un balzac, Dickens ou Maupin, la comparaison est trop flatteuse pour que j'y souscrive. Mais il y a des péripéties et des rebondissements (sinon, on se ferait un peu chier) Par contre, la fin, je le connais toujours avant même de commencer à écrire une histoire. Sinon, ça complique la maîtrise des rebondissments... Et puis quand on prend la route, c'est mieux de savoir où on veut aller...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 20 mars 2008
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