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31.03.2008

Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 3

1359062421.JPGAprès avoir pris possession de ma nouvelle cave, j’ai commencé plusieurs cartons destinés à y être rangés, histoire d’avoir moins de bordel qui traîne dans mon appartement.

Bien évidemment, je ne suis jamais retournée sonner chez les voisins et comme on est un peu en froid avec L’Homme qui ne tardera pas à devenir L’Ex, il ne peut pas me donner mauvaise conscience et me demandant tous les jours si je l’ai fait, il est déjà trop occupé soit à ne pas recevoir mes e-mails soit à répondre à des saillies terribles (j’ai rarement été aussi inspirée en vacheries d’apparences innocentes qu’à cette époque). Alors c'est sûr, depuis les premiers épisodes, bon nombre d'entre vous m'ont prodigué d'excellents conseils pour apaiser le conflit diplomatique et c'est vrai, j'aurais pu me fendre d'une visite de courtoisie visant à signer la trêve.

Mais non, à la place, parce que je suis parfois lâche comme un mec, je décide d’écrire un courrier expliquant que je n’ai pas réussi à les joindre autrement.

Courrier hyper consensuel, respectueux et humble, visant à monter :

1/ qu’en vrai je suis une fille polie et bien élevée (malgré les apparences)
2/ que je suis de bonne foi dans ma connerie (je suis blonde)
3/ que je compte bien leur rembourser tous les frais occasionnés par ma dégradation involontaire… (je suis pas malhonnête)
4/ que je renouvèle mes plus plates excuses pour la méprise (j'ai beaucoup de respect pour le club du troisième âge)

Les jours passent et je n’ai pas de nouvelles.

C’est pas grave, on est en période de grandes vacances et pendant ce temps, je continue mon grand rangement et je descends vaillamment mes cartons un a un.

On est samedi, il n’en reste plus qu’un, je suis bientôt débarrassée et j’ai bien hâte. Pour marquer ma satisfaction, je pousse avec joie le carton au fond de la cave et referme la porte dans un geste gracieux censé illustrer mon allégresse ravie.

Avant d’entendre un grand fracas.

Mon cerveau refuse d’enregistrer l’information mais au fond de moi, je sais que je viens de commettre une erreur monumentale.

Dans la cave, la seule chose datant de l’ancien proprio ce sont deux grandes portes de séparation (qui viennent de l’appartement) qui étaient posées contre le mur et que L’Homme avait eu la gentillesse (la connerie) de pousser bien contre le mur droit pour dégager le plus de place possible. En équilibre désormais instable, mon dernier carton les a faites basculer et elles sont, là, maintenant, tout de suite, en travers de l’ouverture de ma cave.

Et vous l’aurez compris, la porte s’ouvre vers l’intérieur.

Au moins, on ne risque pas de venir me voler des trucs, c’est impossible de rentrer dans la cave, quand bien même les braves gens dont j’ai fracassé la porte auraient l’idée saugrenue d’organiser une expédition punitive malgré leur probable grand âge.

Certes, ce que je viens d’entreposer ici, je n’en ai pas vraiment besoin. Mais un jour, lorsque je déménagerai, il faudra pourtant bien que je m’y colle, comment vais-je faire ?

Hors de question de réclamer l’aide des puissants bras musclés de L’Homme, on a sa fierté ou on l’a pas et en ce moment, vaut mieux que j’évite de le voir, j’ai trop envie de le claquer.

Une copine devait passer, une blonde, comme moi. Immédiatement, quand je lui narre mes mésaventures, elle propose son aide.

Certes reconnaissante de cette preuve indubitable de solidarité entre blondes, je reste sceptique quant au succès de cette démarche : à deux blondes, on n’est pas forcément plus intelligentes qu’à une seule…

27.03.2008

Dichotomie pour l’heure d’été

1202692565.JPGLe résumé : « C'est l'été. Dans la belle maison familiale Frédéric, Adrienne, Jérémie et leurs enfants fêtent les 75 ans de leur mère, Hélène Berthier, qui a consacré toute son existence à la postérité de l'oeuvre de l'oncle, le peintre Paul Berthier. La disparition soudaine d'Hélène, quelques mois plus tard, les obligera à se confronter avec les encombrants objets du passé. Cette famille, à l'apparence si heureuse, va-t-elle pouvoir rester unie ? »

Je suis allée voir ce film parce que le sujet me touche et me parle de façon directe.

Pour la première fois depuis très longtemps, voire toujours, je suis allée voir un film uniquement pour y retrouver ce que je vivais ou avais vécu, non pour ce qu’il aurait de différent à me montrer, ce qu’il aurait à m’apprendre, pour un scénario dont on me vantait les mérites, une qualité esthétique encensée par les critiques.

Alors c’est évident, ce parti pris me rendait partiale et donne à mon analyse de côté très bien/pas bien toute personnelle que je ne pourrais jamais partager qu’avec moi-même. Passé cela, voici mon analyse à moi que j'ai.

Ce que j’y ai aimé :
-          La volonté d’un seul de conserver le patrimoine familial balayée par le besoin des autres d’y renoncer
-          Les plaisanteries dans un moment jugé comme grave, une façon de dédramatiser l'instant, de faire sortir la pression, de se rassurer avec une complicité accrue
-          La solitude de celui qui est le plus près et le plus impliqué et l’impression d’injustice que cela crée
-          La déferlante de mots d’amitié et de soutien qui nous touche et à laquelle, pourtant, on ne répond pas, ou mal.
-          Les vestiges d’un passé qui nous fait mal de voir hors de leur contexte (pour le film dans un musée, pour moi, chez les autres)
-          La terrible douleur à voir ce qui a constitué un endroit de rassemblement des objets sûrs et constituant la base même de nos souvenirs d’enfance et dans lesquels on se sentait chez soi, soudain dépecés sous le prétexte du partage et de l’héritage, quand l’héritage est constitué de bien d’autres choses que des tableaux, verreries, meubles, dits de « valeurs »
-          Les différences entre frères et sœurs, élevés ensemble, censément avec les mêmes valeurs, qui se dévoilent à l’heure de prendre des décisions d’adultes sans la présence de parents – censeurs ou rassembleurs, et met en lumière tout ce que ces individus partageant une histoire commune peut avoir de différent.
-          Les personnalités dans ce qu’elles ont d’égoïstes et individualistes qui se révèlent.
-          Des personnages attachants, subtilement traités avec beaucoup de réalisme tant dans leur caractéristiques et contradictions que dans la façon dont cela influence leur comportement, sans faire de qui que ce soit une caricature.

Ce qui m’a paru léger ou mal traité :
-          La culpabilité potentielle devant la mise en vente d'un patrimoine familial balayée dès les premières minutes du film alors que cela reste un vrai sujet, source de nombreuses contradictions intimes permettant d’enrichir des personnages
-          Un sujet central mal défini : de quoi parle-t-on ? de la difficulté à se séparer d’un patrimoine, céder une histoire qui nous appartient au commun des mortels ? renoncer à l’engagement de ses parents ? Le deuil de personnes d’exception ? Le lien entre le deuil affectif et le deuil d’une histoire familiale dont certains veulent se libérer et les autres rester les garants et les conflits que cela engendre ?
-          Une façon survolée de traiter l’aventure décisive qu’est celle de faire le deuil d’un parent à la personnalité forte dont on se sent le dépositaire, de tourner la page avec un passé, une histoire qui, si on ne s’en sent pas responsable, reste une part non négligeable de notre personnalité, de qui on est.

En définitive, je suis sortie frustrée de ce film.

Pas seulement parce qu’il n’a pas traité in extenso de mes problématiques mais aussi parce que, s’il présente des personnages subtils et réalistes, touchants, bien vus, nous fait la grâce de ne jamais sombrer dans le pathos facile, il ne fait par contre que survoler, aborder par touche beaucoup de thèmes, sans jamais vraiment plonger dedans à bras le corps. A vouloir aborder trop de choses en même temps, à vouloir traiter de sujet sensibles sans se salir les mains, on ne traite rien du tout... 
Pour autant et aussi surprenant que cela puisse paraître je ne déconseille pas d'aller le voir, si sur le fond, j'émets quelques critiques, la réalisation est soignée, les personnages finement rendus et j'étais, comme vous l'aurez compris, vraiment pas objective...

25.03.2008

Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 2

1237716357.JPGSi vous avez manqué le premier épisode de ma lente descente aux enfers, c’est ICI.

Ce soir-là, donc, on devait se retrouver chez moi avec L’Homme pour vider ma cave. J’arrive un poil à la bourre, il avait préparé une gentille surprise pour mon anniversaire mais on avait un boulot à finir avant les réjouissances. Il m’attend gentiment pendant que je me change et on descend, armés de gants et de lampes.

Une fois devant la porte, nous constatons, stupéfaits, qu’un nouveau cadenas a été posé.
Et qu’un petit mot m’attend.

M’expliquant en substance que merci d’avoir fracturé ma cave mais non merci et qu’on tient mes cartons à disposition pour que je vienne les récupérer.

Mon cœur manque un battement.

Ça y’est l’indicible, l’horrible, l’insoutenable s’est produit : je suis devenue une délinquante… Pitié ! Ma mère avait raison quand elle prétendait que je tournerai mal (ou finirai caissière chez prisu suivant l’humeur du jour)… C’est la honte de ma vie !

J’oserai jamais aller voir ces gens pour leur expliquer que je me suis trompée, je suis frappée par le sceau de l’opprobre, je suis maudite à jamais sur dix générations et je vais être bannie… D’ailleurs, vu les circonstances, je ferai mieux de déménager tout de suite et de changer d’identité dans la foulée…

L’Homme décide d’abord de détendre l’atmosphère en lâchant dans la pénombre lourde d’un silence confondu : « en réalité, ils devraient plutôt te remercier, grâce à toi, ils se sont rendus compte que l’accès à leur cave n’était vraiment pas sécurisé ! »
Plaisanterie qui tombe à plat, vous vous en doutez bien, l’épreuve qui m’attend m’a fait perdre tout sens de l’humour, L'Homme, lui, même après trois ans il ne comprendra jamais qu'il vaut mieux s'abstenir de plaisanter dans certaines situations.
Sa première initiative sans succès ne le décourage pas (c’est pas son genre et puis il a l'habitude) et, sentant bien que j’hésite, car il connait ma nature poltronne quand il s’agit de parler à des gens et à plus forte raison pour présenter des excuses (mon orgueil est démesuré, sachez-le) il décide de profiter de sa présence pour m’obliger à aller voir les gens en question et m’excuser gentiment et récupérer mes cartons.

Nous arrivons devant leur porte, sonnons, toquons, pas de réponse.
Je ne dis rien mais je suis soulagée. L’Homme veut insister, il dit qu’il a entendu des bruits dans l’appartement, c’est bien qu’il y a quelqu’un. En toute mauvaise foi, je rétorque que s’ils ne sont pas venus ouvrir, c’est qu’ils ne veulent pas être dérangés.
La patience n’étant pas son fort, L’Homme finit par renoncer et accepte que l’on batte en retraite pour cette fois. Ouf, je l’ai échappé belle pour ce soir.

Reste néanmoins un problème de taille à résoudre.

Mais si c’est pas ma cave, celle-là, la mienne c’est laquelle ?

Je décide donc d’aller voir le gardien pour lui poser la question (ce que peut-être j’aurais dû commencer par faire, je sais)
« bonchour machdemoizelleche. Votre cavche ? Mais bien chourche, ch’est fachile, c’est votre nouméroche d’appartemanche »
« Mais il n’y est pas, mon numéro d’appartement, comment je fais ? »
« vous javez bienche regardèche dans les deux locauche ? »
« … »

Pourtant, quand je prends mon courrier, je passe toujours devant la porte pareille que celle estampillée « Local poussettes » sauf que sur celle-là, c’est indiqué « Local vélo »

Jamais il ne m’est venu à l’idée qu’il y avait deux localisations pour les caves… (alors que pourtant, vu le nombre d’habitants dans l’immeuble et le nombre de caves dans le premier local, j’aurais pu me douter qu’il y avait comme un genre d’incohérence. Et on notera cette fois au passage que j’ai certes le sens de la déduction mais que ce dernier a ses limites)

Sitôt dit, sitôt fait, on va faire un tour dans l’autre local où il existe bien une cave avec mon numéro d’appartement.
Et un vieux cadenas tout pourri.
C’est malin parce que la clé de l’ancien, vu qu’on a pété le verrou, j’ai aucune idée de ce que j’en ais fait…

Toujours plein de ressources, L’Homme se souvient, lui (et pour une fois qu’il se souvient d’un truc, ça me laissera baba) il l’a mise dans la trousse à outils. Je vais donc chercher la dite-clé et reviens avec.

Ma première tentative pour ouvrir la porte se révèle infructueuse, jusqu’à ce que L’Homme me fasse gentiment comprendre que ce sera mieux si c’était lui qui le fait parce qu’il est porteur du même gène que tous les autres hommes « je sais forcément mieux faire que toi, pousse-toi et laisses-moi agir, femme ! »
Bien évidemment, lui, moins ébranlé par les récents évènements que moi arrive à ouvrir la porte du premier coup… (c'est la seule explication que je vois) 

La cave est vide, propre et nette…

To be continued... (car oui, il y a bien un nouveau rebondissement)  

21.03.2008

Last night a bloggeuse saved my brain / Gustave, on a un petit compte à régler tous les deux

1687762196.JPGSuite à une note de Charlotte sur un recueil d’extraits de premières rencontres, j’ai décidé de me rendre propriétaire du dit ouvrage.

Je suis en train de commencer une nouvelle grande œuvre, j’ai besoin de me laver la tête de la précédente, j’ai besoin de retrouver des sensations nouvelles sur ce qui provoque l’étincelle entre deux personne, pourquoi comment, tout ça.

Voilà. Ce petit recueil d’extrait va sûrement nourrir mon imagination et mon inconscient et me permettra d'être plus insipirée que je ne le suis en ce moment sur le deuxième roman.

Sitôt dit, sitôt fait, mon recueil me parvient dans les 48h et même si je lis déjà un roman en ce moment et suis en cure de "un seul livre à la fois", je ne résiste pas à l’envie de feuilleter la petite chose pour voir quels extraits ont été choisis.
Que du très classique, beaucoup de romans ou pièces de théâtre déjà lues. Ce n’est pas très grave, ça ne me fera pas de mal de réviser mes classiques.

L’intéressant, c’est que c’est « classé » par thème (fallait bien justifier l’intérêt éditorial du truc au lieu d’assumer la recette simple et efficace de l’indémodable medley pour faire du pognon sans se casser les méninges) du type, rejet, coup de foudre, espoirs, etc, etc…

Et dans la catégorie coups de foudre, vous le croirez ou non, mais j’ai retrouvé tous mes auteurs préférés de jeunesse : Gustave et son éducation sentimentale, Stendhal et son rouge et le noir, Balzac et son lys dans la vallée…

Tout m’est revenu en tête (faut dire que ça date maintenant et que je m’empêche de trop lire d’auteurs morts depuis quelques années histoire de combler mes lacunes en littérature dite contemporaine) et j’ai redécouvert avec grand plaisir la plume de Gustave et de Stendhal tout particulièrement.

Alors que je me plongeais avec délice dans le sentimentalisme niaiseux le plus répugnant, j’ai brusquement réalisé que toutes mes idées de pureté sentimentale affligeantes de crétinerie (j’ai bien changé depuis mes 18 ans, je vous rassure) je les devais à ce salaud de Gustave.

Ce même Gustave qui fustigeait le romantisme idiot de Madame Bovary parce qu’elle avait lu des romans d’amuuuur dans sa prime jeunesse, romans qui lui avaient tourneboulé la tête et fait rêver à de belles histoires qui n’existent pas dans la vraie vie.

Sacré Gustave. Tu dis des trucs justes mais tu fais tout le contraire. Dans tes correspondances, tu affiches un cynisme à toute épreuve, une incapacité à aimer parfaitement assumée, un mépris profond pour les femmes (mais justes dans tes remarques, je tiens à le dire) et à cause de l’Education sentimentale, tu as fait de moi une conne romantique, tout comme la pauvre Emma…
(En fait, j’avais vachement raison quand, au lycée, oui ça date, à la fin d’une dissert’ sur Madame Bovary, lassée du procès que Gustave lui faisait, j’avais conclu par un « madame Bovary c’est moi » après avoir pris sa défense sur un très long paragraphe. A l’époque, le prof avait trouvé ça très drôle et original et moi je m’étais contentée d’être fière de mon petit effet. Si j’avais su que plus de dix après cette saillie j’allais réaliser j’avais vu super juste…)

Quoi qu'il en soit, Gustave, après m'avoir appris que le sentimentalisme c'était pour les tafioles, t'es un sacré enfoiré de m'avoir farci la tête d'idioties de gamins qui n'ont jamais lu autre chose qu'Harlequin. Je te détrône pas de ta place sacrée dans mes héros mais l'envie m'en a chatouillée, désormais, je t'ai à l'oeil...

PS : je sais, le titre n'a pas grand rapport avec la choucroute, mais je tenais quand même à le dire : si on ne m'avait pas parlé de ce livre, je ne me serais peut-être pas re-penchée sur Gustave (je me suis auto-interdite de relecture de Gustave à part ses correspondances depuis trois ans) et je n'aurais pas eu cette épiphanie...

19.03.2008

Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 1

920699334.JPGA mon arrivée dans mon nouvel appartement à moi que j’ai tout payé de mes deniers, on m’a vendu l’existence d’une cave (oui, une, parce que un cave, y’en plein dans mon immeuble mais c’est pas la même chose et puis faut se montrer poli à l’égard des vieux croulants) et surtout, d’une cave vide.

A vous, ça peut paraître normal mais pour moi, c’était la révolution. Parce qu’avant, j’en avais bien une de cave mais quelqu’un avait jugé utile de la bourrer de planches de bois ce qui la rendait de ce fait impraticable.

Lors de mon emménagement, j’ai demandé de ma voix la plus aimable possible pour amadouer le gang des vieilles pas sympa qui règnent en maîtres dans l’immeuble, où se trouvaient les caves.

On m’a indiqué une porte estampillée : Local poussettes.
Je rentre, avise des caves portant toutes des numéros sauf celui de mon appartement.
M’en fiche, je sais qu’il y a un cadenas et que j’ai une clé, je vais tous les essayer et celui dans lequel ça rentre, hop, c’est la mienne… (on notera que j’ai un sens aigu de la déduction)

Sitôt dit, sitôt fait, j’essaie tous les cadenas, il n’y en a qu’un dans lequel ma clé rentre même s’il ne l’ouvre pas.
L’ancien proprio m’avait prévenue que le cadenas était difficile et expliqué qu’il fallait bidouiller le truc.
Je suis pressée donc je n’insiste pas, j'ai autre chose à faire.

Pire que tout, lorsque je refais une tentative, non seulement ça s’ouvre pas davantage mais en plus, je suis venue cette fois munie d’une lampe et, horreur, stupéfaction, la cave est pleine à craquer de merdes qui ne sont assurément pas les miennes (puisque celles-là, je les ai bourrés bien au fond de mon armoire et que justement, j’aimerais bien libérer la place)

Régulièrement, cette impossibilité à ouvrir ma porte à cause d’un vieux cadenas tout pourri reviendra dans la liste de mes préoccupations (on notera cette fois le haut degré intellectuel de mes préoccupations) et sujets de conversation, jusqu’à ce que L’Ex (L’Homme à l’époque) se décide à me dépanner et régler le problème…

Un oui-kend, alors que nous n’avons pas envie de travailler sur nos prod respectives avec L’Homme, après avoir glandouillé un temps dans le canapé, puis maté des DVD, et que nous discutons du truc très moche de séparation de ma cuisine (un genre de machin en plastique qui coulisse tout vilain) L’Homme (à cette époque plutôt serviable et gentil) se met en tête de le démonter afin de rendre mon intérieur plus agréable. Et vu qu'il y passait tous ses week-end on peut aisément comprendre sa motivation secondaire. (mais en vrai c'était quand même gentil)
Je le laisse faire persuadée qu’il n’y arrivera pas. (je sais, je suis une fille qui doute facilement)

Quelques longues minutes de han et d’émanation de testostérone, L’homme arrive à ses fins, il a tout démonté la séparation moche. Il propose qu’on descende les restes du cadavre pour les mettre dans ma cave en attendant le passage des encombrants.

Je lui rappelle l’impossibilité d’ouverture dont est frappée ma cave, qu’à cela ne tienne, il réquisitionne ma trousse à outils (parce que oui, je ne bricole pas mais je suis bien équipée, on sait jamais) et hop, direction la cave.

Une fois devant la porte, il essaye plusieurs fois d’ouvrir le cadenas sans plus de succès que moi – ce qui quelque part me rassure un peu.

Là, on discute des options possibles, je lui explique que j’avais pensé à acheter une pince coupante pour découper le cadenas. L’homme lui, suggère qu’on force carrément le verrou, le bois a l’air un peu pourri, ça devrait céder facilement.

Mais comme L’Homme est bien élevé il me demande l’autorisation avant. Je lui donne ma bénédiction sans la moindre arrière pensée et il éclate le verrou de la cave en quelques minutes (ce qui impressionnera bien évidemment la faible femme que je suis doublée d’une midinette, facilement troublée par les gros muscles puissants)
Contents de nous, on y charge les trucs arrachés de la cuisine et constatons l’ampleur du nettoyage qu’il va falloir faire : c’est blindé de daubes encore pire que tout ce que je craignais.

Motivés, on prend la résolution de regarder le jour de passage des encombrants et que mon héros revienne à cette occasion pour m’aider à tout transporter sur le trottoir.

Contente néanmoins d’avoir enfin un espace de stockage, la semaine qui suit, j’y déposerai plusieurs cartons de fringues que je ne mets plus mais que je ne veux pas donner.

Plusieurs fois au cours des mois suivants, on se dira que ce serait bien de, mais à chaque fois, j’aurai quelque chose de prévu ou lui et on remettra la bonne résolution au mois prochain.

En juillet, L’Homme et moi-même arriverons enfin à trouver une date commune pour mettre en œuvre notre projet : vidons la cave de la blonde. (et je passerai sur le fait que ça tombait pile le jour de mon anniversaire et que cet enfoiré me plantera en plein milieu de la soirée sans explication pour rentrer chez lui, sans doute parce qu’il s’ennuyait en ma triste compagnie ou que sais-je, je suis une femme maltraitée mais vous le savez déjà alors inutile de revenir dessus)

 

To be continued...

17.03.2008

Je suis un boulet mais j’assume

999904401.JPGIl y a environ trois semaines ou plus (ou moins) un ami – appelons-le scootman pour protéger son anonymat, me proposait, un peu sur un coup de tête, un oui-kend à Rome.

D’abord un peu hésitante – qui dit week-end à deux (et surtout Rome) dit complications sexuelles possibles et moi j’avais pas très envie de recommencer les mêmes boulettes que l’année dernière s’amuser à du sexe sans conséquence avec un ex, parce qu’il y a toujours des conséquences, justement – j’ai fini par dire oui, aussi sur un coup de tête, Rome, ça m’a toujours fait rêver, alors c’est quand même idiot de passer à côté, je suis une grande fille et je sais dire non si je ne suis pas d’accord.

Départ prévu : vendredi 14 mars.

Les semaines précédentes, je saoule tout le monde avec mon prochain week-end à Rome, la veille j’en rajoute des caisses pour écœurer mes collègues (avec succès) je refuse même une réunion avec Grominet 1er parce que non, ce vendredi je suis pas disponible, gros nase, et tant qu’on en parle, d’ailleurs, je ne suis pas à ta disposition tout court.

Bon, je vais passer sur les quelques complications la semaine avant le départ et quelques petits minis éclats entre scootman et moi qui ont failli donner lieu à l’annulation pure et simple du oui-kend. Comme en témoigne mon billet de vendredi rédigé Scootman me prouve le mercredi ou le jeudi, je ne sais plus bien, que les hommes avec de la classe et du savoir-vivre existent et c’est une constatation qui me laissera sans voix.

Jeudi. La veille du départ je passerai une super soirée d’inauguration du salon du livre à causer des heures avec des écrivains confirmés ou tout juste édités, j’aurais l’impression de faire partie de ce monde très fermé, apprendrai plein de petits trucs, ne ressentirai pas, pour une fois, ce vague malaise dû à la prétention condescendante que tout éditeur ou auteur se croit obligé d’afficher en permanence, comme la preuve incontestable de son maigre talent, non, que des gens passionnants et passionnés, discutant avec candeur de l’écriture, la littérature, leur petit truc, s’intéressant au reste du monde comme des gens normaux. A la suite, je verrai un très bon film Les heures d’été, rentrerai chez moi hyper contente et sereine.

Vendredi. C’est une journée marathon qui s’annonce. Le matin je fais des trucs de filles qui ne feront qu’accroître ma bonne humeur, je rentre chez moi vers midi, il est temps de faire ma valise. Evidemment c’est une activité qui demandera du temps et quelques sacrifices mais c’est bouclé rapidement, je suis prête à 14H30. Je dois décoller de chez moi une heure plus tard, pas de souci. Je range mon appart, tout est en ordre, 15H30, je ferme ma porte et prends le chemin du métro.

Première ligne de métro, des cafouillages. Comme je suis une stressée de l’horaire, cela me perturbe bien un peu mais je me rassure en me disant que j’ai pris une grosse marge, ça devrait passer . L’enregistrement se termine à 17h20, j’ai deux heures pour arriver, faut pas charrier, le site de la RATP m’annonçait soixante minutes.

16h05 : j’arrive sur le quai du RER, des portes se referment, convoyant un troupeau vers… Charles de Gaulle. Bien joué, le prochain n’est que 20 minutes plus tard. Rapide calcul mental, il faut environ 40 minutes pour arriver jusqu’à l’aéroport, tout va bien, les enregistrements de bagages sont clôturés à 17h20.
16h25 : je dans le RER en direction de l’aéroport, je vérifie nerveusement mon terminal sur mon billet électronique pour la centième fois devant l’œil amusé d’autres voyageurs qui prennent sans doute l’avion plus souvent que moi. Bin ouais je suis une péquenaude et alors ?
16h40 : bon, on n’est qu’à Gare du nord, là, il le fait exprès de se traîner ou quoi ???
16h50 : Le bourget. C’est pas vrai, à tous les coups il va falloir que je coure comme une dératée pour ne pas louper l’enregistrement de ma valise, c’est pas que ça m’ennuie de la prendre avec moi mais leurs restrictions à la con sur les liquides, forcément, ça complique tout.
16h55 : ah, ça s’accélère enfin, on va peut-être y arriver. Je décide de ne plus regarder ma montre, advienne que pourra…

17h07 : ouaiiis, on vient de passer Aulnay sous bois et… de s’arrêter mais pas à une station. Je suis blanche de stress.
17h15 : le conducteur nous annonce que suite à un problème technique, nous allons stationner quelques minutes merci de notre compréhension. Me remercie pas connard, moi je comprends pas du tout, enfin si, je comprends que l’enregistrement des bagages pour moi, c’est mort. Je revérifie mon billet pour la millième fois : le dernier appel à 17h30. Je sens qu’il va y avoir une course terrible dans les couloirs de l’aéroport moi.
17h20 : toujours stationnée en rase campagne, je suis en train de faire le deuil mentalement de mon shampoing, mon gel douche et ma crème nivéa. Je me dis que j’ai juste été rudement maline de prendre des lingettes démaquillantes au lieu de l’attirail habituel que je me traîne.
17h22 : restons zen, j’ai toujours été une tarée des horaires, avoir une minute de retard me rend malade, c'est tout, je vais pas rater mon avion, c'est pas possible j'ai jamais loupé un train ni un avions de ma vie (enfin, un train une fois mais c'était un lendemain de fête et je voulais pas vraiment rentrer chez mes parents, alors ça compte pas).
17h23 : est-ce que rejoindre l’aéroport en une minute est concevable ? On n’est plus très loin, là, je reste persuadée que je n’ai manqué que l’enregistrement et calcule combien de temps il me faudra pour virer les produits liquides de ma trousse de toilette pour pouvoir rentrer quand même dans l’avion.
17h40 : le RER s’arrête dans le bon terminal (le dernier pour ne rien gâcher) et je bondis du wagon avec ma valise et cavale dans les couloirs. L’avion décolle à 17h50, tant qu’il n’est pas 17H50, je me persuade que j’ai encore une chance.

D’ailleurs, sur la panneau, mon vol est bien indiqué avec « embarquement » qui clignote, ça veut sûrement dire qu’il n’est pas trop tard.

17h48 : j’arrive essoufflée pour les enregistrements express, tente de resquiller pour passer en premier, le monsieur regarde l’horaire sur mon billet électronique, puis sa montre
« il est 17H55 ma petite dame, votre avion est déjà parti » avant de désintéresser de mon petit cas avec un mépris ostensible.

Je rebrousse chemin, cherche un bureau de vente Air France. Evidemment, il n’y a pas de place pour le prochain et si je veux partir c’est samedi, à midi… pour un retour le dimanche…

Alors je n’ai pas passé un mauvais week-end, hein. Je suis allée à la mer, je me suis baladée sous le soleil, je suis allée voir un film, mais comment dire… J’ai noté comme une récurrence à entendre parler de Rome pendant deux jours, à la télé, dans les restaurants, au ciné, dans le roman que je suis en train de lire…

Mais comme l’a dit scootman, c’est pas grave, j’irai quand même et avec mon chéri, cette fois et je louperai pas mon avion. En plus, Rome, sur la ligne deux, j' ysuis déjà allée plein de fois.

14.03.2008

L'horoscope commenté du jour : de qui se moque-t-on ?

D'humeur égale, vous serez tout sourire
D’humeur égale ? MOI ???? Mais t’as vu ça où espèce de débile profond ? Ça fait une semaine que je suis d’une humeur massacrante et que j’ai envie de péter la gueule de tout le monde ! Alors le sourire, tu peux oublier tout de suite, mon p’tit bonhomme, c’est pas au menu, le plat du jour, ce serait plutôt la soupe à la grimace.

et viendrez en aide de manière très efficace à l'un de vos amis.
Ouais, ça je suis déjà au courant, je passe ma vie à ça et moi j’en ai marre d’aider les autres, j’aimerais que ce soit le contraire, de temps en temps, si assistante sociale avait été ma vocation, ça se saurait depuis longtemps. En plus j’aime pas les gens, alors leur venir en aide, à d’autres, tu peux toujours rêver… Et pourtant, je l’admets, c’est bien le cas, je comprends pas pourquoi c’est toujours comme ça.

Surtout parce que vous aurez une vision très claire de sa situation.
Bin oui, ça analyser intelligemment la vie des autres, être lucide pour eux, leur donner des conseils bienveillants, je suis super forte. Je devrais penser à me faire payer maintenant.

C'est fou comme vous pouvez être de bon conseil pour les autres. et pas du tout pour vous !
Merci d’appuyer là où ça fait mal, enfoiré. L’année dernière je me suis tapée la déprime de L’Ex et je l’ai porté à bout de bras pendant des mois et des mois. Et qu’est-ce qu’il fait quand il va mieux, le petit saligaud ? Il prend ses distances ! Et moi, là, aujourd’hui alors que j’ai le moral dans les chaussettes qui va me porter à bout de bras et soigner mes coups de calgon et me rassurer et me dire mais non t’es géniale trop super parfaite, tu verras ça va passer, tu devrais faire ça pour casser le cercle vicieux, voir telle personne, te mettre à telle activité quitte à ce que je te fouette un peu pour que tu le fasses vraiment même si tu préfèrerais plutôt te vautrer dans ta grosse déprime d’enfant gâté qu’à rien de mieux à faire de ses journées que de s’apitoyer sur soi-même ( je reprends mon souffle) qui ?

Pourquoi ne pas appliquer à vous-même ce que vous préconisez pour vos amis, à vos enfants ou même votre conjoint ?
bin parce que c’est facile d’être lucide pour les autres mais vachement plus compliqué de l’être pour soi, ça te parait pas un peu logique espèce de crétin ?

Vous voyez bien que cela marche sur eux, alors pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas sur vous ? Peut-être parce que, au fond, vous ne le voulez pas ?
Bin voyons ! Je veux pas quoi ? Etre lucide ? Savoir prendre les bonnes décisions ? Entendre de bons conseils ? Bin si, je voudrais bien tout ça… Mais pas aujourd'hui car je me casse à Rome, et toc !

12.03.2008

Une blonde en danger

1802256493.JPGJe vous l’ai déjà dit, en ce moment, je passe ma vie à l’extérieur, à rencontrer des avocat-ca-ca, des consultants, des experts-comptables, des fiscalistes, des contrôleurs de gestion, le tout dans l’honorable but de faire de ma gamme de bouses pourries produits un peu hasbeen, un truc avec de la gueule, du contenu, des vraies problématiques clients (genre pas un résumé d’un bouquin qu’on édite déjà par ailleurs) bref un truc qui a des chances de se vendre (enfin, si on se décide à le commercialiser un jour mais ceci est un autre problème)

Hier, donc, j’avais rendez-vous vers la Gaîté.
Chic , me dis-je, voilà un rendez-vous über bien situé, non pas pour me farcir dans la foulée tous les peep-show de la rue eponyme mais pour aller faire les magasins (non mais vous me prenez pour qui ?)

Hé oui. Parce que ça fait trois mois que, budget serré oblige, je ne me suis pas rendue dans un magasin. J’ai même pas fait les soldes… Bon d’accord, j’avoue je ne les fais jamais. Officiellement parce que les soldes c’est pour les cons de pauvres, officieusement parce que j’ai horreur de la foule et que voir des hystériques femmes s’arracher des bouts de tissus avec hargne, les traits déformés par la convoitise, absolument convaincues de faire une bonne affaire, ça m’effraie. Voire, me répugne, j'ai l'impression d'être samedi soir. En plus, les soldes, c’est nul, je veux toujours ce qui est plein pot et pas ce qui est à – 50%, alors autant le payer plein pot quand il n'y a pas de psychopathes du rabais qui rôdent autours de moi.

Hier, toujours donc, 17h, rendez-vous chez un consultant, on discute contenu, produits, cibles, fixons notre choix sur plusieurs possibilités, déterminons les objectifs de chacun, négocions les chiffres. Hop, en 45 minutes, tout est bouclé, je suis dehors.

Direction montparnasse.

Je vais me réaclimater au shopping en douceur et commencer par les Galeries Lafaillite (je préfère le printemps mais y’a pas à cet endroit)

Et là, constat amer : je trouve tout moche, ou alors sans intérêt ou alors bof bof, ou alors franchement hideux, ou alors vraiment pas de saison pour l’instant ou alors pas du tout mon style ou pas mettable.

Bon c’est pas grave, c’est rare que je trouve des trucs qui me plaisent aux galeries, je sors, ce n’était qu’une mise en bouche, les prochains magasins, en regard, je vais tout trouver génial.

Mon oeil !  

Un a un , je me suis tapée les magasins du centre commercial.
Une à une je me suis enfilée les boutiques de la rue de rennes.

Rien, nada, queue dalle, à peine deux pauvres jupes achetées sans enthousiasme, comme on mangerait une glace dont on n’a pas envie et je suis sûre qu'une fois chez moi, je les trouverais vilaines.

Déprimant.

Aurais-je perdu mon sens du shopping ? Est-ce un défaut d’entraînement qui me rend désormais inapte à faire les magasins avec acharnement ? Suis-je devenue incapable de me ruiner en fringues ?

Je sais pas vous mais moi, ça m’angoisse.
Parce qu’une blonde qui s’habille mal et sans envie c’est une blonde en sursis.
 

10.03.2008

Le début de la gloire et nouveaux objectifs

Bon sachez quand même qu’au moins 50% de mes visiteurs viennent ici pour me trouver, oui, moi, la grande (ils cherchent des grandes, aussi, tiens d’ailleurs, ça me fait penser, pour 3% d’entre eux et me demandez pas pourquoi, je n’en sais fichtre rien) la seule, l’unique, l’inénarrable, la merveilleuse, la sublime blonde préférée de la ville.

Ça c’est dit.

Mais ça me laisse songeuse néanmoins. Si de moins en moins de gens s’égarent ici bas c’est qu’il est temps de renouveler avec la mode du titre accrocheur suggérant une bonne dose de dépravation, avec quelques gouttes de sentimentalisme pour faire joli et un saupoudrage léger d’occurrences sessouelles ou faisant référence à des sites de rencontres pour le goût.

Allez, stop au blabla, place aux requêtes du mois :

Pensées de chargrin d'amour : boubouboubouuuuuh sniiiiiif… Regarde plutôt amour gloire et beauté, vas lire un harlequin collection grand drame de la vie munie d’un paquet de mouchoir et me fatigue pas, s’pèce de lopette sentimentale de douze ans d’âge mental.

Salaupe : toi-même (non mais dis donc)

Atelier apec : encore ? Mais combien de gens sont à la recherche d’un groupe de soutien après avoir subi la vieille chouette en atelier Apec ? Hein ? COMBIEN ???

Blackmilk films engagement : Blackmilk c’est pas ici, mon brave, mais plutôt (c’est quoi cette mode d’aller chercher des bloggeurs sur le blog des autres ?) bon pour le reste « film engagement » tout ça, je suis pas sûre de la pertinence de ta requête, Blackmilk, tout ce qu’il regarde c’est Rihana se déhancher dans les clips. (oh, rigole, quoi)

Blonde : c’est moi.

Bouee fille humour : petite j’ai eu une bouée en canard, je l’admets sans la moindre honte. Beaucoup plus tard, j’ai fait le pari de venir à la piscine avec pour faire marrer la galerie. C’était à ça que tu pensais aussi ?

Christiane farigoule : heuuuu… y’a un rapport avec la Bourboule  ? Parce que la spécialiste de la Bourboule , c’est la 400clics et c’est ici.

Coloration blonde :
je te conseille plutôt la décoloration, sinon, tu risque d’avoir de mauvaises surprises, choupette. Mais bon, n’hésite pas à venir parler ici de tes déboires.

Célibat avantages : y’en a plein et c’est ici.

Doigt dans sa culotte : fin, distingué, subtil : exactement tout ce que j’aime. Nan vraiment. Surtout change rien, c’est parfait.

Dépravation sexuelle : tu peux appeler scootman, c’est dans ses cordes

Enfoire affectif : tu peux appeler L’Ex, c’est plutôt dans les siennes (de cordes)

Femme qui susse un penis : pouaaaaah, mais c’est dégoûtant (surtout que j’avais commencé par lire « chien qui susse un pénis et ça m’a paru plus drôle que la vraie version) et puis j’ai beau chercher je vois pas le rapport avec ma prose vachement distinguée et en dehors de toute contingence bassement sexuelle.

Fille nue : ça arrive, surtout pour prendre sa douche.

Fillesseules : ça arrive aussi et parfois c’est mieux.

 

Le mois prochain, j'aimerais bien me racheter, à défaut d'une conscience et un cerveau, une certaine crédibilité. Nan parce que les requêtes porno, à force ça devient lassant et j'aime varier les plaisirs. 
Vais-je en avoir de plus intelligentes maintenant que je fais semblant d'être une littéraire qui reçoit des courriers de Jean-Paul E. des éditions G. ?

Franchement, je suis drôlement curieuse de voir ça (et vous aussi, j'en suis certaine... Mais bon, vu ce que je sais des trois requêtes déjà enregistrées dans mes stat pour mars, j'ai comme un doute)

07.03.2008

Capitaine Flam' tu n'es pas...

Ce lundi-là, fidèle à ma politique d’occupation du terrain chez mes partenaire, j’avais un rencard chez des avocats-caca pour causer développement, collaboration et tout et tout. (je sais, pour l'instant le rapport avec le roman et le titre de ce billet n'est pas évident mais c'est pas grave) 

Pour autant, allez comprendre pourquoi, vachement moins fidèle à ma politique de laisser-aller question conscience professionnelle, en sortant de mon rendez-vous à 16H30, je me suis très sérieusement tâtée pour retourner au bureau juste après.

Bon je vous rassure, ça n’a pas duré longtemps, hein.

Bin oui, fallait que je passe à la poste pour récupérer mon recommandé que je me suis envoyée à moi-même pour prouver ma bonne foi en cas de plagiat de la grande œuvre par Gallimard (on peut rêver, quoi !)

Après avoir patienté gentiment – mais longuement – au guichet de ma poste, je récupère la pauvre chose : l’enveloppe est à moitié déchirée et je sens comme un genre de flottement à l’intérieur, genre le thermo collage n’a pas tenu le choc… Je me dis « ça craint, ça a dû arriver avec plein de feuilles volantes, laisse tomber l’image de marque, je pars pas avec des points…
Je rentre chez moi, regarde mon courrier.
Peu de chose (bin voui, j’ai pas d’ami et j’ai pas renouvelé mon abonnement à Télé 7 jours) mais une enveloppe estampillée : Groupe Flammarion.
Oulala… c’est un courrier, alors c’est sûrement pour me signifier qu’ils ont bien reçu ma bouse mal themro collée, heuuu, pardon, mon manuscrit, qu’ils en sont très touchés et que sans nouvelle de leur part d’ici trois mois, c’est qu’ils s’en seront servis pour caler une table bancale au service archive. Je le sais, Acte Sud et mes amis du Rouergue ont fait tout pareil, m’informant mon numéro de référence manuscrit à joindre dans tous mes courriers. (bon, ils ont pas dit ça exactement comme ça, hein, ils ont fait style, on est vachement flatté de votre envoi, on reçoit 500 manus’ par jour alors on est sélectif et on peut pas tous les éditer et encore moins garder ceux qu’on veut pas. Si vous voulez le récupérer faut nous envoyer une enveloppe timbrée)
Avec fébrilité, je décachette la lettre. Elle est courte comme les autres et ça commence bien :
« vos références : Un coup d’un soir »
bien vu, l’ami, c’est tout moi, ça, exactement ce que j’inspire.
« nos références : …une série de chiffres, comme leurs confrères »
« Nous avons lu (aaaah…. D’habitude ils se contentent d’accuser réception…et alors ??? et alors ????) le manuscrit que vous avez bien voulu nous faire parvenir. Malheureusement votre texte n’a pas été retenu par notre comité de lecture et nous sommes désolés (pas autant que moi, je te le dis) de ne pouvoir en envisager la publication »
« Avec nos regrets (bin voyons !! j’y crois à mort) nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments les meilleurs (c’est ça, va crever)
Cherchant visiblement, à se prémunir de toute agression physique ou verbale, il est interdit de venir chercher soi-même les restes de sa bouse chez l’éditeur, c’est précisé en capital en gras en bas de la lettre.
Mon analyse : ils ont reçu le manuscrit le 11, ils m’écrivent en date du 13, ça pue le « ça n’a pas été lu en entier » et ça signifie donc que mon incipit est pourri.
Allez, en vrai, mon analyse à moi que j’ai c’est que le titre leur a fait peur et qu'ils n'ont pas osé confier la lecture de la chose à leurs prudes assistants...

Le pire dans tout ça ? Ces braves gens n’ont pas été fichus de faire une faute de syntaxe, grammaire ou orthographe à leur fichu courrier type (à peine une dans mon adresse histoire que ce soit plus insultant) ce qui m’aurait pourtant réjouie et donc un peu consolée. M'en fiche, demain je l'envoie aux éditions harlequin, c’est pile dans la ligne éditoriale.
Et pis de toute façon, je voulais Gallimard, pas Flammarion. Bin voué, mon nom sur la NRF , je trouve ça classe, que voulez-vous, chacun ses fantasmes, hein…

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