jeudi, 29 janvier 2009
Episode 14 : du streetmarketing à la Bretagne, il n'y a parfois qu'un pas

Rappelez-vous. J’avais fait la connaissance d’un charmant streetmarketeur un mardi soir.
Il était mignon, sympa, plein d’humour, non dénué de charme et il semblait vouloir me revoir...
Ouais, je sais, d'accord, ça fait un peu la fille désespérée mais sachez qu'à ce stade de « râteau » c’est pas rien pour mon ego, qu'un homme souhaite me revoir, même que ça lui fait gagner des points tout de suite.
Ça s’appelle du mimétisme inversé.
Parfaitement (enfin, sûrement, j'ai pas vérifié chez René ce qu'il en disait)
Mais ne nous dispersons pas.
Nous nous étions quittés sur une proposition – la sienne – de se faire un ciné bientôt.
Plutôt échaudée par les promesses sans suite d’ONGman, j’attendais de voir pour y croire.
Et le fait est que je n’ai rien vu du tout puisqu'aucune nouvelle de toute la semaine.
Juste comme je commence à me dire que c’est cramé, paf, le dimanche qui suit, je reçois un SMS.
Me demandant – tardivement – si je suis bien rentrée, la dernière fois.
Femme de peu de foi, pourquoi avoir douté ?
Et puis au moins, on progresse. Jusqu’ici, je n’ai pas eu droit à ce genre d’attention avec les hommes que j’avais rencontrés.
Ouais, je sais, inutile de le répéter, je le sais déjà, je suis tombée bien bas.
Petit échange de textos mais pas de proposition de sa part pour un ciné.
Bien. J’en prends note.
Si tu n’es pas capable de prendre des initiatives, mon lapin, je vais m’en charger à ta place, nous verrons bien comment tu y réagis, je serai définitivement fixée.
Le mardi, je lui propose d’aller voir Gomorra le oui-kend qui vient (puisque nous avions parlé de ce film pendant le dîner et qu’il semblait nous tenter tous les deux)
Il parait enthousiaste, échange de mails et de SMS pour se mettre d’accord sur le jour et les horaires et tout.
Pourtant, hélas, trois fois hélas, samedi soir, la veille du ciné, texto pour me dire que finalement il ne sera pas dispo pour dimanche, et me promet qu’il m’appelle. Ouais, ouais, ouais. Les désistements par SMS parce qu'on n'a pas le courage de le faire en direct, je connais c'est moi qui l'ai inventé, je ne te crois pas. Alors inutile de vous dire que son coup de fil, je ne l'attends pas une seconde.
Eh bien je me trompe. Et on notera que je me trompe aussi bien lorsque j'espère des trucs que lorsque je n'en espère plus, je crois que mon super instinct a la jauge qui déraille en ce moment. Ce doit être l'abstinence.
Sauf que, évidemment, lorsqu’il le fait, dimanche midi, je suis en plein brunch chez Mariage frère, je ne décroche pas. (c’est pas poli de prendre des coups de fil alors qu'on est avec des gens et puis surtout j’ai pas entendu mon téléphone)
Il me laisse un message pour me dire que son père a débarqué, qu’il ne sait pas combien de temps il va rester mais qu’il espère bien que ce n’est que partie remise.
Je le rappelle à mon tour en sortant du brunch, tombe sur sa messagerie, explique que je n’ai pas entendu mon portable, espère que tout va bien et que je comprends qu’il soit occupé mais qu’il n’hésite pas à me faire signe quand ça ira mieux (je sais j’ai p’têt été trop arrangeante sur ce coup-là)
Voilà.
Et bien vous le croirez ou pas mais il ne m’a plus jamais fait signe.
Mais c’est pas grave, j’avais une dernière botte secrète dans ma manche. Héhéhé…
La suite au prochain épisode.
06:03 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 26 janvier 2009
Episode 13 : à la rencontre du street marketing

Après mes déceptions plus ou moins cuisantes j’avais un autre rencard.
Ouais je sais, c'est dingue. On aurait pu croire que j'en avais ma claque mais plus c'est pourri plus je m'obstine. J'suis come ça.
Et plus hallucinant que tout, j'avais rencard avec un homme. (je sais mon ours en peluche aurait peut-être davantage fait l'affaire mais c'est comme mon ami imaginaire, on se connaît trop par coeur, c'est important de s'ouvrir aux autres tout ça, et d'ailleurs, c'est pas missspéléo qui dira le contraire)
Cela faisait depuis l’été qu’on s’échangeait des mails, avec l’idée en toile de fond de se rencontrer un jour.
Entre temps il y a eu ONGman, et l’issue ridicule qu’on lui connaît, puis le barde.
Mais celui-là, il semblait assez mignon quoiqu’un peu trop fêtard à mon goût, sympa, de contact facile.
Même si avec un emploi du temps suffisamment chargé pour que l’organisation d’une rencontre soit compliquée. (en vrai, je le soupçonne surtout d'avoir éclusé les targets qu'il avait sous la main avant de me rencontrer, ce qui est très bien, j'ai fait pareil)
On commence par se retrouver à Bastille pour boire un verre.
Il est malin, ce petit. C’est toujours mieux de commencer par un verre, on sait jamais sur qui on va tomber, et si la personne ne nous plait pas, on conclue la soirée au plus vite. Si au contraire le courant passe, on prolonge par un dîner.
Mon petit streetmarketeur (puisque c’est sa fonction, il organise des happenings pour des marques) est assez mignon. Pas méga grand ni méga baraque ni méga canon mais avec son charme à lui, des fringues décontractes qui lui vont bien et un joli sourire.
On discute un peu, le courant passe bien, il me propose d’aller dîner, comme je suis d'humeur totalement joueuse genre baraka, genre je me mets grave en danger, j’accepte. (je sais, c'est ouf)
On se rend à pied dans un resto qu’il connaît, on en profite pour continuer à causer de tout et de rien.
Au passage, Streetmarketeur note que les boucles de mes bottes font du bruit et se moque. Ce qui me vexe bien un peu mais je ne dis rien. (et oh c'est pas de ma faut non plus si mes bottes font du bruit et si t'es le seul à faire remarquer que les bottes des filles à défaut de leurs talons font du bruit)
Passons
Nous dînons donc dans un petit resto, en terrasse.
Je sais, ça peut paraître délirant mais à l’époque il faisait encore suffisamment bon dehors, le soir, pour se livrer à pareille excentricité.
Bref.
Le dîner est agréable : on discute sans temps mort, il est sympa, il est drôle, il s’intéresse, je m’intéresse…
Et pendant ce moment passé avec lui je me dis que Streetmarketeur est potentiellement quelqu’un qui pourrait tout à fait me correspondre, bien davantage en tout cas que les deux zigotos rencontrés précédemment.
Le dîner se termine, vient le moment fatidique : l’addition.
Evidemment, je sors toujours mes sous pour montrer que l’homme n’est pas tenu de m’inviter et je vais même jusqu’à insister s’il propose de le faire quand même. C'est que je suis une femme moderne et indépendante. Et puis que surtout si on veut se faire offrir une bague à vingt-plaques après mieux vaut faire croire qu'on n'est pas du genre gourmande tout de suite.
Sérieusement, sans être vénale, se faire inviter est un bon indicateur dans ce genre de rendez-vous. En tout cas la proposition de.
Il y a les radins qui ne le feront jamais (nous le verrons plus tard) et ceux qui, en ne proposant pas de partager, montrent qu’ils n’ont pas passé un moment désagréable mais que ça en restera là…
Suspense maximum, va-t-il m’inviter pour confirmer que les indicateurs sont au vert ?
Non.
Nous avons partagé. Je ne me suis pas appesantie sur la question, j’avais passé une agréable soirée, ça me suffisait.
Minuit sonne il est temps que je reprenne le métro pour rentrer. Il me raccompagne jusqu’à la première bouche, on se dit au-revoir, continuons encore un peu à traîner, il commence une phrase, pour je ne sais quelle raison je l’interromps il me laisse parler me répond et reprend ce qu’il avait visiblement en tête avant que je ne l’empêche de finir : il serait ravi de me revoir, pour un ciné par exemple (nous avions parlé ciné, comme vous vous en doutez)
Contente je lui réponds que oui, ce sera avec grand plaisir. On se fait la bise et je file.
Et pourtant…
Malgré cette proposition, pas de SMS de bonne nuit le soir même, pas davantage de nouvelles par ailleurs… (et encore moins de bouquet de roses rouges... les hommes n'ont plus aucun savoir vivre, c'est moche)
Et ce n’est pas parce qu’il ne s’est pas connecté, puisque je suis allée vérifier tout ça de mon faux profil.
Je note néanmoins que si je suis allée voir sa fiche de ce faux profil, qu’il est venu me rendre visite, il n’a pas lancé de charme pour me solliciter.
Serait-il moins bête qu’ONGman ? (nan parce qu'autant vous dire que mon faux profil est odieusement raccoleur, genre une minute après l'avoir créé j'avais plein de demandes en mariage et c'était super drôle)
Moins bête, certes, mais pas au point de m’écrire.
Et ça m’agace.
C’est comme un gros soufflé qui retombe.
D'accord un petit soufflé mais un soufflé quand même.
Et ça m’ennuie parce que j’y ai bien un peu cru. Et j’aurais aimé une petite concrétisation même si ça ne devait pas durer.
To be continued…
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jeudi, 22 janvier 2009
Les stat de décembre, le dernier mois en bre

fédération des cordoniers : t’as raison, c’est vachement important, peut-être que grâce à elle ils arrêteront d’être toujours mal chaussés
la femme de mon prof : encore ? C’est une obsession. Pour te guérir, je te conseille vivement la lecture de La confusion des sentiments de mon ami Zweig. Et après tu pourras enchaîner avec la bio de Mary Stuart du même auteur, je recommande vivement.
les questions filles face a un garcon qui le drague : facile ! Est-ce que tu as une gold ? Tu es riche ? Tu habites où ? Ça fait combien de m² ? Es-tu propriétaire ? Est-ce que tu peux m’ouvrir un compte illimité au Bon marché (ça t’évitera de devoir m’y accompagner tout le temps) Elle est où ma bague à vingt plaques ?
porc et coca videos marrantes : non. C’est coca et mentos vidéo marrante et c’est là
premier jour de stage coment je me suis senti cette semaine : alors, tu t’es senti comment ?
rencontre femme mure pour relation court terme : Irénée, arrête de faire des requêtes désobligeantes sur google, s’t’eup’
toiletteuse pour chien à la grande motte : j’en ai entendu parler aussi, il y a un vrai marché de salon de toilettage pour chien à la grande motte.
tomber amoureux : bing ! ça fait mal, hein ? Bien fait.
ça veut dire quoi mon choupinet : ça veut rien dire, oublie.
comment tester l'amour d'une femme : demande-lui si elle est prête à revendre sa bague à cent plaque pour toi. Si elle répond oui c’est… qu’elle est juste idiote. Mais sans doute très attachée à toi.
délinquante juvénile : ouais, ouais, ouais, je sais. Un jour j’ai fracassé une cave. Mais je me suis excusée alors ça compte pas.
bonheur fol europe 1 : heuuu
cantat veste grise : je n’ai jamais vu cette veste, c’est dingue…
je jette les garcons : t’as bien raison
jeux pour filles de reliage de points : heuuuu comme le crochet ?
kriyon : mon préféré du mois. Mais il n’y a pas que le Kriyon, tu sais, miss400 elle trouve que je ne parle que du Kriyon alors qu’il y a aussi le Aille-ate, le pladzahatténet, le marillote le meuhrice…
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lundi, 19 janvier 2009
Episode 12 : la crise pétrolière ne passera pas par moi

Un jour, un homme (enfin normalement mais j’ai des doutes et comme y’a pas sa photo…) a demandé à causer avec moi.
Il s’appelait sans plombs95 (c'est son vrai pseudo, pour une fois, j'ai la flemme d'en trouver un autre) et comme je savais pas encore qu’on pouvait mater les profils avant de dire oui ou non tout ça, j’ai accepté parce que je trouvais son pseudo marrant.
Je sais, je suis godiche, mais depuis l'épisode ONGman, je ne vous apprends plus rien
Premier mail laconique :
Salut, comment vas-tu ?
Bin tu t’es pas cassé mon coco.
Mais comme je suis parfois un peu coopérative, je décide de répondre en lui retournant la question. Histoire de lancer la conversation et puis aussi parce que des fois je suis une fille polie.
Sa réponse, un vrai bijou stylistique (si, si, j'insite) :
Ça va trankil on es au boulot.
Heuuu, ouais, c’est super cool mais disons que si tu veux lancer la conversation, c’est un peu mieux de poser des questions, tu vois. En plus, là, j’ai aucune idée de ce que je peux te répondre. (et puis que je m'en fous un peu que tu sois au boulot ou non)
Donc je ne réponds pas. (non seulement je suis polie mais aussi super cohérente)
Mais le loustic n’est pas du genre à renoncer sans rien dire.
Dès que je me connecte de nouveau, soit juste après mon retour de vacances ou presque, bam, mail :
Salut comment va tu ?
autant la première fois tu t'étais pas foulé sur le fond, autant là, tu te laisses aller et sur le fond, et sur la forme. C'est pas très beau ton va sans s... (et je parle même pas du petit tiret entre le vas et le tu, hein, je sens que c'est un peu trop top niveau pour toi)
Mais, comme je suis faible, je réponds à la deuxième tentative. Me contentant d’un salut.
Tiens, à ton tour d’être emmerdé pour répondre parce que je te pose pas de question et lance aucun sujet de conversation.
Dans ta face.
Pour dresser les petits chiots incontinents, il faut, parait-il, leur mettre le nez dans leur pipi à chaque fois qu'ils s'oublient sur le tapis.
Là, je me dis qu'il est temps de voir ce que donne ce saint principe d'éducation sur les spécialistes du langage SMS
Mais visiblement, l'allusion est un peu trop fine pour qu'il la saisisse.
Réponse immédiate :
A quand même
Je commencer a minquietter
Pitié, arrête de massacrer le français, j’en peux plus.
Et comme je m’ennuie un peu, je réponds juste que j’étais en vacances. Sans plus.
Nouvelle réponse de le massacrueur de le français que je livre à ta sagacité, cher lecteur :
Cetait bien
Ta bronze
Heuuuu… c’est grave si je comprends pas vraiment ce que tu me dis ? je suppose que tu me demandes si c’était bien et si j’ai bronzé mais c’est pas forcément clair et on pourrait même croire que tu affirmes que c'était bien à ma place avant de me parler de bronze (et moi, je connais surtout ce mot-là dans une expression plutôt vulgaire. Du coup je suis choquée)
Et puis moi j'aime pas discuter (enfin si on peut parler de discuter avec lui) avec des gros cons qui savent pas parler français gens qui manquent de curiosité intellectuelle au point de ne jamais s'intéresser à moi.
Alors j'ai plus jamais répondu.
Et je peux me tromper mais je crois que ça n'a pas trop plus au garçon... y'a eu comme un court-jus dans le système.
3 septembre – 9h37
CAVA
(hiiiiiiiin ??? tu me proposes du Calva ?)
3 septembre – 14h39
Trankil toi
(heuu non, de moins en moins)
5 septembre – 10h55
Salut t belle
(merci je sais)
5 septembre – 11h01
Salut belle
(tu te répètes mon vieux)
5 septembre – 11h32
Salut t belle
Super. Et à part ça ?
5 septembre – 11h45
Dommage que je ne le verrai jamais e plus pres
(non ça je te confirme, y’a peu de risques)
5 septembre – 11h47
Dommage que je ne le verrai jamais e plus pres
(surtout dommage pour toi)
5 septembre – 11h52
Dommage que je ne le verrai jamais e plus pres
(chouigner ne sert à rien)
5 septembre – 12h01
Dommage que je ne le verrai jamais e plus pres
Ah pitié ! lâche-moi ou j’appelle les flics !
La prochaine fois on parlera de mon ami le barde. Ah non, zut, c'est déjà fait... bon on parlera d'autre chose alors. Peut-être d'un breton...
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jeudi, 15 janvier 2009
La cascade annuelle cru 2008

Quand j’étais petite et que je n’étais pas sage (ce qui ne m’arrivait qu’exceptionnellement vous vous en doutez, et d'ailleurs j'en cause un peu là) on me promettait toujours des fessées monumentales à ne plus pouvoir m’en asseoir pendant des semaines si je n’arrêtais pas. D'ailleurs, j'en connais une pour qui ce principe d'éducation pourrait être utile, qui sait...
Alors bien sûr, soit parce que je sais finalement me calmer à temps, soit parce que mes parents n’étaient pas les tortionnaires que je me complais à dépeindre parfois, cette promesse n’a jamais été tenue.
Du coup, j’ai grandi avec cette image terrible de punition divine flottant au-dessus de ma tête.
Quand j’étais petite – aussi – j’étais plutôt casse-cou. Avec le temps, les bleus et les bosses (et peut-être un peu de plombs dans la cervelle aussi) j’ai appris à modérer mes élans aventureux.
Pourtant, ça ne m’a pas empêchée de perpétrer quelques instants magiques et merveilleux sur le bon vieux thème de Paf le chien.
Il y a deux ans c’était cracbadaboum la cheville dans les escaliers du métro ;
Il y a un an, hiiiiiiiiiboum le scooter sur le genou dans une rue parisienne…
Cette année, il fallait bien innover…
Nous étions donc par un calme samedi après-midi. J’étais dans mon bureau à trouver des raisons pour ne pas travailler mes correc sur la deuxième grande œuvre parce que je n’en avais pas envie.
Quand tout à coup, j’entends ma sonnerie de portable résonner à l’autre bout de mon appart’
Super, des amis ! (et une excellente raison de ne rien fiche)
Ni une ni deux, pour ne pas louper l’appel, je me précipite vers l’entrée, là où m’attends sagement mon portable sur sa commode.
Qui peut bien m’appeler ?
ONGman pour implorer ma clémence et déclarer sa flamme éternelle ?
Al Franken qui adore mon blog et veut me présenter aux auteurs du Saturday night live ?
Clive O. qui est tombé par hasard sur ma photo et veut se marier avec moi ?
Un recruteur secret qui m’offrirait un salaire indécent pour ne rien faire de la journée ?
Dans les derniers centimètres, toute à la joie de la bonne nouvelle (évidemment) qui m’attend, j’effectue une splendide glissade en guise de freinage.
Ma main se referme sur du vide à deux millimètres de mon portable, je pars en arrière dans un swouiizzzze merveilleux (ne jamais cirer son parquet lorsque l’on envisage de gambader dessus quelques minutes plus tard) je mouline des bras dans un pathétique effort pour retrouver l’équilibre et je finis ma belle gamelle de l’année … sur le coccyx … merveilleux… dans un bruit sourd évidemment pour ajouter plus d’effet dramatique à la scène.
Je reste sonnée sur le dos quelques minutes puis me relève… avec beaucoup de difficultés… (bon je parle pas de ma fierté, y’avait personne pour me voir on se sent toujours un peu moins con lorsqu’il n’y a pas de spectateur)
Et puis ce n’est pas le pire.
Non.
Non le pire c’est de s’asseoir et de se relever depuis…
Et voilà qu’à trente ans, je réalise enfin la sombre prophétie de mes parents lorsque j’étais vilaine…
Pourtant, ce samedi-là, j’avais encore dit du mal de personne, je comprends pas.
06:21 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 12 janvier 2009
Episode 11 : la blonde et le barde PART III

Je vous replante le décor fissa : la blonde est tombée sous le charme d'un barde de façon un peu hasardeuse, genre elle n'a vraiment rien de mieux à faire en ce moment.
Enfin, sous le charme, c'est vite dit.
Disons qu'elle a décidé de remiser au placard ses idées reçues sur les muzicosses qui sont que des gros alcoolo dégénérés égoïstes qui sautent des groupies dans tous les sens dès qu'on a le dos tourné et qui savent pas causer d'autres choses que de leur dernier slap et comment qu'ils ont trop mis le feu au point éphémère.
Ouais, c'est pas la première fois que je le dis, mais dans la vie, parfois, faut savoir laisser sa chance au produit, alors j'ai laissé sa chance au barde et même que j'ai répondu à son premier mail.
Et que même qu’on s'en envoie plein d'autres et qu'on discute pas mal sur plein de trucs méga originaux comme nos goûts musicaux (ouais, je sais c’est dingue) ce qu’on joue comme musique, ce qu’on aime faire dans la vie (totalement inouï), si on aime plutôt la ville ou la campagne (passionnant débat, je vous l’accorde) d’où qu’on vient, nos boulots et tout et tout.
Au bout d’une vingtaine de mails et d’une semaine d’échanges épistolaires fournis, le barde propose – enfin ! – de me rencontrer et le fait en y mettant les formes, ce qui me plait d’autant plus. Ouais parce que sachez qu'une demande de rendez-vous mal formulée peut coûter autant de points que des mains mal entretenues, petit conseil pour toi, ami lecteur masculin. (et je reviens pas sur les fautes honteuses d'aurthograffe, de grammère et de sinthaxeu)
Manque de bol pour lui, le barde me propose une rencontre quelques jours après mon échec cuisant avec ONGman.
Et moi, je suis encore sur mon fol espoir déçu, la barre est très haute.
Comme quoi, être muzicosse, c'est un avantage concurrentiel moins efficace qu'étudier les sales maladies pourries au Sahel pour MSF.
Mais comme je suis pour ne jamais mettre tous mes œufs dans le même panier (y'a qu'à voir les finances de ceux qui ont tout misé sur Dexia), laisser sa chance au produit (je ne le répéterai jamais assez) et que de toute façon je ne vais pas porter le deuil éternellement de la duplicité d'ONGman, j’accepte.
Rendez-vous est donc pris dans un resto Ethiopien pour un dîner.
Première impression : l'homme est vraiment très beau.
Et pourtant, je dis rarement ça d'un homme surtout si je ne le connais pas.
A la limite, je peux trouver canon, charmant, avec un truc qui accroche l'oeil mais d'entrée de jeu, trouver un mec beau, ça m'est arrivé trois fois dans ma vie, et encore, faut que je sois amoureuse (donc du temps) pour trouver un homme vraiment beau.
Bref. Donc il est beau. Aussi bien d’un point de vue strictement esthétique (un grand blond baraqué avec un visage viril comme je les apprécie, ce qui n’est pas courant chez les blonds) que d’un point de vue charisme (son sourire est vraiment craquant) et une façon de vous regarder droit dans les yeux comme s’il était sous votre charme qui est bien un peu troublante.
Il a de l'humour puisqu'il arrive à m'extorquer de nombreux éclats de rire tout au long de la soirée. (bon il a moins ri à ma blague sur le resto éthiopien que je savais pas que les éthiopiens mangeaient en vrai, pourtant, c'était drôle)
Il est intéressant, a beaucoup voyagé, rencontré plein de gens différents et sait en parler intelligemment.
Là, vous vous dites, ça y est la blonde a flashé, elle a rencontré l'homme de sa vie et ensemble ils vont faire plein de petits bassistes.
Je le répète souvent, la vie est cruelle et injuste, c'est son rôle et si on était là pour rigoler, ça se saurait depuis longtemps.
On en a l'exemple typique avec le barde.
Parce qu'il est peut-être beau, intéressant, plein de charme, bourré d'humour et de talent mais....
Mais, je ne sais pas pourquoi... le courant n’est pas passé.
Comme quoi toute blonde sois-je, la superficialité a ses limites et être un très beau mec ne suffit pas.
Ou alors c'est parce que je n'ai eu aucun effort de conversation à fournir pendant toute la soirée, l'homme étant suffisamment occupé à parler de lui pendant trois heures
Nous reverrons-nous, allez vous me demander ?
C'est possible, même si pour l'instant à chaque opportunité les choses se sont mal goupillées.
Et quand bien même ça ne serait pas le cas, je crois que je n'en ferai pas une maladie. (mais j'aurais rien eu contre une petite aventure, mon ami le barde si tu passes par ici fortuitement, rappelle-moi)
Et tout ça, ch'uis sûre que c'est de la faute à ONGman.
Sale crevure anti-capitaliste ! C'est la dernière fois que je m'intéresse à un pauvre qui veut faire le bien.
Mais ne vous en faites pas, il parait qu'on ne dit jamais deux sans trois...
La suite au prochain épisode...
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jeudi, 08 janvier 2009
Et tout à coup, un inconnu sonne à votre porte...

Bon. En ce début d'année, je pourrais faire un billet sérieux sur Obama et Mac Cain (rien à voir avec les patates surgelées, je précise) même si c'est trop tard...
Ou engagé sur la crise financière et tout et tout, voire poétique sur le fond de l’air qu’est frais.
Même que je pourrais vous dire des trucs passionnants sur mes dernières lectures tout aussi passionnantes.
Mais je voudrais pas vous donner des complexes en vous montrant à quel point je suis plus maline et cultivée que vous. Et pis surtout, ça risquerait d'être vachement chiant, comme billet.
Alors à la place, je vais parler des pompiers.
Comment ça quel est le rapport ?
Ça me parait clair pourtant.
Faut dire que les pompiers et moi, c’est une très longue histoire.
Ça a commencé le week-end où j’avais soudoyé ma fratrie pour pouvoir inviter mes zamis dans la maison de famille et y faire la nouba jusqu’à pas d’heure nos cas marketing en retard et discuter de Kant.
Le soir, on avait fait un feu dans la cheminée (jusqu’ici, tout est normal) feu qui avait mal tourné rapport que des poutres dans le mur bin elles avaient commencé à prendre un petit coup de chaud, genre à fumer quoi (alors que nous même pas on avait fumé, le comble).
On avait appelé les pompiers, y z’étaient venus avec leurs gros camions, y z’avaient éteint le feu (mais éclaté une partie du mur) y z’avaient fait des grosses blagues bien lourdes, y z’étaient pas beaux mais c’était pas vraiment ce que je leur demandais (j’étais jeune et innocente)
Et depuis on continuait à se croiser de temps en temps, y refusaient de m’aider quand je les suppliais de me guider à la défense et je faisais exprès de pas répondre quand ils sonnaient pour avoir de la thune pour boire de la bière à la caserne leurs œuvres sociales.
Et puis, un jour, nos chemins se sont croisés de nouveau. On était le matin du 19 novembre 2007, j’avais un évènement, c’était les grèves, Scootman avait gentiment proposé de m’accompagner jusqu’à mon évènement en scoot, et, pas de bol, sur un passage piéton on avait glissé et je m’étais éclaté le genou.
Après avoir pris quelques minutes de trop à réaliser l’ampleur des dégâts Scootman a décidé d’appeler les pompiers.
Qui sont venus prestement dans leur beau camion rouge qui fait pimpon.
Que même c’est drôlement pratique de rouler dans un camion de pompiers quand c'est la grève et qu'il y a des embouteillages. (je vous recommande)
Et là, 3 beaux mecs m’avaient prise en charge, dorlotée, fait rire et tout et tout. (bon, Scootman, bien sûr, tu te doutes à ce moment-là je n’avais d’yeux que pour toi) et soignée et amenée à l’hôpital.
Au bureau, comme ce sont tous des chiens gens qui me connaissent bien, ils ont prétendu que j’étais prête à tout pour draguer des pompiers, même à me coucher sous les roues d’une voiture (enfin, d’un scooter en l’occurrence) ce qui est faux, bien évidemment, puisqu’à l’époque je n’avais d’yeux que pour Scootman, je le rappelle à toutes fins utiles.
Et depuis ?
Rappelez-vous, cet été, la 400 m’avait vivement conseillé d’aller faire un tour au bal classe des pompiers canons. Elle m’avait promis du sexe des conversations brillantes, de l’alcool et surtout un pestacle trop artistique quand ils se mettent tous à poil à minuit.
Comme je suis un boulet n’aime pas obéir bêtement aux ordres, je me suis plutôt rendue à la fête du 14 juillet de ma ville, le grand bal populaire où j’ai pu lancer des œillades aguicheuses au maire et pis guincher au son de l’accordéon et boire du rosé qui troue le bide. Le tout en me demandant, quand même, ce que ça aurait pu donner de passer la soirée entourée par des beaux mâles bien gaulés héros qui sauvent des vies tous les jours.
Et puis la miss400 elle m’avait vachement fait saliver sur la plastique de rêve des pompiers et comme j’aime bien vérifier ce qu’on affirme par moi-même (j’ai dû m’appeler Saint-Thomas dans une autre vie) je m’étais promis que l’année prochaine, j’irais au bal des pompiers de paris (puisqu’il est entendu que les autres sont moches avec du bide et pour avoir côtoyé les pompiers de Paris et ceux de la province profonde, je confirme)
Figurez-vous que pas plus tard que dimanche soir dernier. Alors qu’il était déjà 20h (bin oui c’est tard) et donc que j’étais en nuisette prête à me mettre au lit pour regarder des âneries au lieu de bosser sur la grande oeuvre, qui sonne à ma porte ?
Bin sur le moment je savais pas. (je sais, c'est dingue)
Et je me suis dit « misère, un voisin ! ». (j'aime pas les gens et mes voisins non plus, après faut se fader la conversation dans l'ascenseur et arroser leurs plantes quand ils partent en vacances)
Prudemment, j’approche du judas et regarde ce qui se passe sur mon pallier...
Suspens...
Il y a un homme.
Qui tient un grand truc rectangle devant lui.
C’est quand même pas l’heure de relever les compteurs d’eau, non ?
Mais si ça se trouve c’est vachement super important.
Alors, comme j'ai le sens du devoir et porte l'amour de mon prochain en étendard mais que je suis un peu pudique face à des inconnus, je prends un pull pour me couvrir précipitamment et j’ouvre timidement.
Devant moi se tenait un magnifique pompier.
Avec son calendrier de con.
Qui m’explique avec son plus beau sourire qu’il est là pour les calendriers.
Et moi j’aime pas ça les calendriers et j’aime encore moins qu’on profite de ma faiblesse pour me vendre des trucs de force parce que j’ose pas dire non.
Mais comme je suis faible et que j’ose pas dire non je prends quand même mon porte-monnaie. Le geste libère le pull qui me couvrait vaguement jusqu’ici.
Je farfouille dans mon porte-monnaie...
La vraie misère que même les retraités ils ont plus sur leur compte en banque et Natexis j'en parle même pas.
Je m’excuse en disant au beau pompier que j’ai pas trop de monnaie et il me répond, affable, que c’est pas grave, on peut donner ce qu’on veut.
Pendant ce temps, je comprends pas trop pourquoi mais il me demande mon nom et mon adresse que je donne docilement passeke que je suis bien élevée et que je réponds toujours aux questions qu’on me pose même les plus débiles.
Et puis, misérablement, je lui donne 1 euro.
« c’est tout ce que j’ai » dis-je piteusement.
Je vois bien qu’il fait une drôle de tête et dit merci sur un ton un peu distrait.
Après il me fait un reçu avec mon nom et mon adresse et la somme honteuse que j’ai versé et il s’en va.
Je referme la porte, pose mon porte-monnaie sur la commode et m’aperçois dans la glace de l’entrée.
Un sein dépassait artistiquement de ma nuisette pourtant déjà un peu serrée et courte.
Le truc c’est que j’arrive pas à savoir si je viens de mettre un terme à ma grande histoire avec les pompiers ou au contraire, de la renforcer pour la vie…
J'avais bien dit qu'au prochain bal des pompiers, je me mettrais à poil pour attirer leur attention et rentrer plus facilement... C'est un bon début.
La suite au prochain 14 juillet…
08:33 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bal des pompiers, 14 juillet, drague, pompiers, nuisette, étrennes |
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lundi, 05 janvier 2009
Episode 10 : la blonde et le barde PART II

Rappelez-vous, dans l'épisode précédent j'introduisais à peine le fait qu'un barde m'avait causé pour hop tout de suite lancer un teasing pourri.
Voici la suite :
Son premier mail est plutôt sympa et personnalisé. Si, c'est possible.
Il tente même un ou deux traits d’humour pas trop mal réussis et il s’extasie sur le fait je sois si originale dans mon annonce (je sais, j’ai teeeeellement de personnalité, on me le dit souvent) et que je joue de la basse et que c’est trop génial parce qu’on va sûrement s’entendre rapport qu’il est contrebassiste (rien que ça) mais aussi bassiste électrique (moi je me contente de dire bassiste mais bon) et puis qu’il fait des percu parfois et puis du clavier.
Ouaaaah… tout ça ?
Bon je vais pas le nier, quand même, c’est impressionnant. D’autant plus qu’il semble, contrairement à la plupart de ses congénères, vivre de son art, genre c’est pas comme Drumsboy qui s’habille avec des vieux trucs informes et répare la fermeture éclaire de son blouson avec un trombone (le petit truc pour mettre des papiers ensemble, pas l'instrument de musique, je précise, hein, des fois que...).
Et puis, surtout, il faut que je vous avoue un truc.
Je suis un peu fétichiste à mes heures.
Ouais, je sais c’est dégueulasse mais c’est la vie.
Et moi, ce qui me fait grave triper chez un homme, c’est ses mains. C’est même une des premières choses que je regarde pour vérifier si le fait que le type me plait est justifié.
Je m'explique ?
Allez, je m'explique :
Petites mains, petits (gros) doigts boudinés, ça fait baisser la cote immédiatement ; ongles tout pourris moches et sales, c’est éliminatoire.
Et les musiciens, en général, ils n’ont pas des nains de nabots, encore moins quand ils jouent des instruments à cordes. (mais comme pour toute règle, il y a bien évidemment des exceptions)
Et en bonne fétichiste de la main, je peux bloquer des heures sur un bassiste en train de jouer, des heures à regarder ses mains avec fascination.
Et là, je sais pas pourquoi mais j'imagine la scène d'ici :
moi au fond de la salle en train de reluquer mon homme en train de jouer, de surveiller s'il y a pas une pintade qui voudrait le draguer, de sourire bêtement de fierté même pas contenue et lui, me regardant aussi comme pour dire "je joue rien que pour toi, beauté".
Ouais, je sais, à la base je suis niaise mais le célibat prolongé me rend encore plus débile que la moyenne et c'est pas mes mésaventures avec ONGman qui m'auront mis du plombs dans la cervelle, comme vous l'aurez constaté par vous même.
Et là, vous (je parle surtout de toi, petit lecteur de sexe mâle) vous dites : la vie est injuste.
La plupart des musiciens partent toujours avec un avantage concurrentiel certain, vous savez tous ça depuis le collège, amis lecteurs qui ont détesté cordialement les guitaristes en herbe qui raflaient toutes les minettes de la classe.
Donc même si notre ami le barde n’a rien qui me fasse flasher sur sa fiche, qu’il termine son premier mail par une allusion un peu trop suggestive à mon goût pour un premier mail, je lui réponds.
La suite au prochain numéro...
08:30 Publié dans Au supermarché des mecs | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, blabla de filles, mail, hasard, spam |
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