lundi, 26 octobre 2009
Carnet Rose chez Oualter

Je vous en parlais là : pour essayer de mettre un peu d’ordre dans son plan de licenciement, Oualter a rangé ses salariés dans ce qu’on appelle des emplois repères, par chez nous.
Zorro étant ce qu’il est, il a mis toute son équipe dans le même emploi repère, même si on ne fait pas tous les mêmes choses, pensant ruser.
Manque de bol, sur un autre pôle, il y a un autre manager qui a eu la même idée et a mis ses gens sur le même emploi repère que nous. Et leur activité est supprimée. Paf 2 truies chefs de projet comme nous qui dégagent.
Et si elles veulent pas ?
C'est pour ma gueule et celle d'une autre chef de projet de mon équipe, rapport que les truies en question, elles ont des gniards tout ça.
C'est con, hein ?
Quand on lui en a parlé, Zorro il a dit "il faudra me passer sur le corps ! Personne ne touchera à mon équipe"
Et on s'était arrêté là dans le récit.
Depuis, les choses ont censément évolué.
Zorro a agi.
Pour sauver son équipe.
Enfin, pardon, je reprends : pour sauver une personne de son équipe.
La deuxième chef de projet menacée, son emploi repère à mystérieusement changé pour devenir un truc qui n'a pas grand chose à voir avec son taf mais qui lui n'est pas menacé (et c'est au fond tout ce qu'on demande au dit emploi repère)
Lorsque l'innocente et honnête imbécile a allerté Nono sur ce phénomène inexpliqué avant de lui dire qu'elle allait alerter la RH, il s'est faché tout rouge.
"vas pas embêter la RH avec ça" qu'y lui a dit.
Comment ?
Et moi ?
Ben moi, rien. Mon emploi repère est resté le même…
(Je crois que Zorro m’aime pas beaucoup, ch’uis triste)
Mais bon, ce billet n’a pas pour but de donner la météo de mon couple avec Zorro. (je le sais qu'il ne m'aime pas, c'est normal : je suis cynique et je mets la mauvaise ambiance dans le loft)
Non.
Et puis arrêtez de m'interrompre tout le temps.
Je reprends mon histoire : les deux truies, donc, ne veulent, visiblement, pas partir.
Depuis, elles ont fait les comptes de qui a quel âge et quelle ancienneté chez nous.
Rassurées dans un premier temps, elles se sont mises à flipper en apprenant que quelqu’un dans notre équipe était enceinte.
Elles n’y avaient pas pensé à ça !
Alors elles ont repris leur liste et épluché pour savoir qui, chez nous, était potentiellement engrossable.
Je fais partie de la liste, évidemment.
Alors depuis elles ont lancé une enquête pour savoir.
(Bientôt on va distribuer des tests de grossesse sur le parvis et aux portes coupe-coupe, ça va être d'un chic…)
Et dieu seul sait pourquoi, le bruit court que je suis enceinte.
Qu’on puisse le croire me vexe bien un peu (quoi ? J’ai grossi à ce point ?) mais m’amuse beaucoup.
Depuis, officiellement, j’ai arrêté le tabac-c’est-tabou et puis aussi l’alcool.
J’ai bien dit officiellement.
Et je compte me caresser amoureusement le ventre si je les croise. Et bourrer mon agenda outlook avec de biens mystérieux "RV obstétri."
Si c'est une fille, je l'appellerai Clafouti ou Prépuce, j'ai pas encore décidé. Parce que c'est joli, Clafouti et Prépuce.
Si c'est un garçon, je sèche un peu. Vous avez des idées ?
00:58 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 19 octobre 2009
Oualter est un grand humaniste et il sauvera le monde quand il sera grand
Radin les bataves ?

Quelle blague !
C’t’une fausse idée, les crevettes.
Pas du tout.
Et pourquoi je dis ça ?
Et bien déjà parce que Oualter, dans sa grande générosité, il a organisé la fête de soutien à la recherche du cerveau. Et c’est vrai que chez Oualter, les cerveaux, on les cherche vachement.
Mais pas seulement.
Oualter, c’est un peu le roi du charity business.
Et puis de la culturation, aussi.
La preuve.
Il a organisé un salon du livre.
A Oualterland.
Que même tu peux y revendre tes vieux Barbara Cartland et autres Charreaux de gestion financière bouquins que tu ne liras plus et qui encombrent tes bibliothèques.
Mais attention, c’est pas qu’un banal vide grenier pour se débarrasser de ses merdes.
Non.
C’est aussi une BONNE ACTION.
Pourquoi ?
Ben parce que c’est pour soutenir l’association « Bibliothèque sans frontière » à laquelle tu peux donner les bouses livres dont tu ne veux plus.
C’est sûr que tes Barbara Cartland et autres Charreaux de gestion financière, ça va les aider, au Sahel
Y z’en ont causé sur l’intranet et depuis, comme la date approche, y z’ont aussi collé des affiches dans les salles à photocopieuses et autres locaux à machines à café:

Moi je dis : chez Oualter, l’humanitaire, ça déconne pas, c’est un véritable sacerdoce...
Tu trouves que je suis naïve ?
Attends, t'en connais beaucoup, toi, des boîtes représentant la quintessence du capitalisme qui, en plein plan social, organisent des actions de bienfaisance ?
Moi, non.
En plus, même que Oualter, il veut bien revendre aussi ses monographies à lui, une façon comme une autre d’améliorer les chiffres guère brillants (faut dire qu’avec tous ces cons de syndicalistes qui appellent à bruler des pneus depuis juin, franchement, c’est pas ça qui va aider à faire du pognon) et comme ça, tu les achètes et hop tu les donnes à Bibliothèque sans frontière et tu fais deux bonnes actions d'un coup.
Parce que, soyons clairs, la gestion des sites et sols pollués ou l'ouvrage sur les déchets radioactifs, c'est quand même vachement important dans les pays dits du Tiers Monde, surtout quand on sait que les pays dits du nord expédient pour stockage tous leurs déchets dégueu chez eux dès qu'ils le peuvent.
C’est que Oualter, c’est pas la moitié d’une andouille de guéméné.
Sauf que…
En y regardant de plus près, hop option zoom du BB, clic clac kodak, que vois-je ?
Oui, tu as lu correctement : on reverse bien 1 € par vente.
C’est bien.
Ah… pas pour tout ?
Nan, arrête, je sens que tu vas encore faire ton cynique et c’est vilain.

regarde bien la petite phrase entre parenthèses soulignée en rouge par mes bons soins
Comment ?
1 € est reversé par vente sauf pour les ventes de bouses mais pas pour les monographies à Oualter ?
Et alors ?
Faut pas déconner non plus !
C’est pas parce qu’on fait de l’humanitaire qu’on va attaquer la marge pour autant.
Qu’est-ce que dirait Amsterdam !
En vrai, Oualter, il est pas vraiment radin, c'est juste un gros pignouf un peu près de ses sous. C'est pas pareil.
00:58 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 12 octobre 2009
Chez Oualter, on plaisante pas avec les conditions de travail décentes
Ce qu’il y a de bien chez Oualter c’est que non content de mettre en place une boîte à idées pour sauver le business (au lieu de nous revendre sur e-bay, franchement…) c’est qu’à chaque problème, il y a toujours quelqu’un pour proposer une solution innovante.
On n’a pas une task force payée à rien foutre pour rien.
Et pas davantage une responsable de la stratégie qui pense sauver nos fesses grâce à l’e-book. (le rapport ? cherchez pas, y’en a aucun. C’est juste qu’elle trouvait l’objet joli et parfaitement coordonné avec sa tenue ce jour-là. Si elle avait été habillée dans les tons camel, elle nous aurait probablement proposé de vendre des cendriers)
Bref.
A notre étage, on a un gros problème depuis trois jours.
Et trois jours avec un problème, c’est très long. Encore plus lorsqu’il est « gros »
Ben voui.
On n’a plus de café.
Les boules hein ?
Ouais, je sais.
Comme c’était la « journée mondiale du travail décent partout dans le monde » (je cite) mercredi 7 octobre. Oualter a décidé de ne pas nous laisser comme ça plus longtemps.
Il n’y a plus de café ? Vous êtes déprimés ?
Voilà la solution :
Oui, parfaitement, il est 24h/24 et 7 jours / 7 l’accompagnement psychologique.
Quand je vous dis qu’on se fout pas notre gueule sur les conditions décentes de travail chez Oualter…
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mercredi, 07 octobre 2009
Oualter me rend teigneuse mais ça soulage

Depuis que Oualter a décidé de revendre rendre sa liberté à une partie de sa famille bien-aimée parce qu’il n’a plus les moyens de tous nous entretenir, inutile de vous le dire, l’ambiance n’est pas au beau fixe.
Et ça m’a largement frappée quand je suis revenue de vacances.
Les gens tirent vraiment la tronche ici. Et, conséquence directe, le grand jeu national s’est intensifié.
Le grand jeu national ? Quel grand jeu national ? me demandez-vous.
Dans la maison à Oualter, avant d’accéder aux ascenseurs, on doit passer par des portiques devant lesquels on badge, hop les deux portes en verre s’ouvrent hop, on passe en courant.
Pourquoi en courant ?
Parce que des fois les portes coupe-coupe (comme on les appelle chez nous) sont capricieuses et se referment – ou s’ouvrent – sans la moindre raison.
De plus, les portiques étant mal réglés, des fois, il faut badger cent fois pour que la commande d’ouverture se transmette aux portes.
Chez Oualter, y'a pas que les gens qui ont le cerveau lent. Les portes aussi.
Et puis, petit détail so typique de Oualterland : quand quelqu’un vient de badger, il faut attendre 7 secondes (pas une de moins, sinon tu attends à nouveau 7 secondes) avant de badger à ton tour.
Voilà, le décor est posé.
Maintenant, revenons-en au jeu national chez Oualter.
Donc, quand quelqu’un badge un quart de poil de seconde avant vous, appelle l’ascenseur et que par miracle le dit-ascenseur est déjà là avant que vous n’ayez eu le temps de passer le portique, le quelqu’un en question se dépêche comme si sa vie en dépendait de s’engouffrer dans l’ascenseur avant d’appuyer frénétiquement sur le bouton « refermer les portes » pour éviter que vous ne puissiez prendre le même ascenseur que lui.
Pourquoi ? Je sais pas. En plus, c’est pas comme si la démotivation générale rendait les gens über pressés de retourner à leur bureau. Mais c’est comme ça. S’il vous attend, ça va le retarder.
Pire : pour peu que vous descendiez à un étage plus bas que le sien, il va être obligé d’attendre que l’ascenseur s’arrête, que les portes s’ouvrent, que vous sortiez, que les portes se referment (ceci dans le cas hypothétique où, à votre étage, quelqu’un ne monterait pas pour aller encore à un autre étage et rebelote).
Donc moi, forcément, quand je vois le truc arriver, je ne me dépêche jamais de suivre les gens. Si c’est pour me faire claquer la porte à la tronche, merci bien.
Sauf hier matin en arrivant chez Oualter. Déjà j’ai pas envie de venir bosser le matin, en ce moment, alors ça me rend de mauvaise humeur. Et quand je suis de mauvaise humeur, parfois, je deviens facétieuse. Disons ça. Voire un peu mauvaise, pour être plus juste. Mais ça me soulage.
J’étais juste à côté d’une personne que nous appellerons Grosse Conne (mais qui n’a aucun lien de parenté avec Connasse), parce que c’est joli et que ça lui va bien. J’étais donc juste à côté de Grosse Conne pour les portiques, à peine un centimètre en retrait.
Son badge ne marche pas, elle me passe devant pour utiliser le deuxième portique, celui devant lequel je m’apprêtais à badger pour le faire à ma place et me laisser en rade avec le sien qui ne fonctionne visiblement pas ce matin.
Donc elle passe, comme si je n’existais pas et appelle l’ascenseur.
Au moment où ce dernier arrive, elle monte dedans, me jette un regard, voit que je suis en train de passer le portique, appuie sur son étage et ne retient pas l’ascenseur.
Ben je me suis dépêchée d’atteindre l’ascenseur et je l’ai fait rouvrir ses portes en l’appelant avant qu’il ne parte. Exprès. Et j’entre dans la cabine avec un grand sourire innocent.
Elle avait appuyé sur le 2.
J’ai donc, en toute logique, appuyé sur le 1.
Comment ?
C'est pas mon étage ?
Et alors ?
Avant de la regarder en souriant niaisement une nouvelle fois.
Elle me jette bien évidemment un air méprisant du genre « tu peux pas prendre les escaliers pour un étage, feignasse ? » qui n’a que pour effet de redoubler d’éclat mon sourire pourtant déjà bien chargé en godicherie.
En sortant, je lui ai souhaité mielleusement une excellente journée.
J’avoue, alors que les portes se refermaient, j’ai hésité à réappuyer sur l’appel de l’ascenseur avant qu’il ne reparte.
Soit, juste le fun, soit pour remonter dedans et dire « désolée, je me suis trompée hihihi » avec mon air de cruche le plus soigné…
Etonnamment, lorsque j’ai rejoins mon étage, le bon cette fois, je me sentais d’excellente humeur…
01:48 Publié dans 24h de la vie d'une blonde, In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 28 septembre 2009
J’ai montré mes fesses à Oualter

Ce fut l’objet d’un débat, ce me semble avec Columbine il y a deux ans, débat initié par un billet qui n'avait rien à voir.
Je suis contre les leggings, j’ai toujours trouvé cette mode pas terrible voire très moche.
Parallèlement j’ai acheté quelques jours avant de partir en we de vilenies une petite robe bleue certes mignonne (Bip qui n’est pourtant pas porté sur les chiffons m’a confirmé) mais un peu courte à mon goût. Alors en WE vilénies ou à Paris, cela ne me gène de me promener les jambes dévêtues (mais pas comme la russe de Capitale de la mode, je vous rassure) mais pour aller bosser, j’évite.
Du coup, j’ai commis l’impensable.
Le truc que je m’étais engagée à ne jamais faire avec beaucoup d’assurance et de superbe.
J’ai investi dans des leggings.
Enfin, une paire, pour essayer. Comme ça, je pourrai mettre ma petite robe bleue très courte un peu plus souvent.
Ce matin, j’ai donc essayé la combinaison robe + leggings.
Bin c’est pas si moche me dis-je devant la glace.
Sans doute qu’à force de voir une majorité de filles habillées ainsi mon œil s’est accoutumé.
Et puis, rajoute-je pour me donner bonne conscience : « de toute façon, c’est sûrement has been maintenant, cette mode, je commets aucun crime de suivi aveugle de la tendance alors que je ne la trouve pas à mon goût »
Guillerette, je pars pour rejoindre Oualter, mon bien aimé.
Je prends un premier métro, un deuxième, puis le RER (Oualter habite loin, il s’est retirée dans une ZUP à multinationales grande maison à la campagne)
Je sors du RER, mets mon sac sur l’épaule et marche tranquillement jusqu’à la grande maison à Oualter.
Il y a du monde sur le parvis (mais on n’y brule pas encore de peuneus, ça viendra bien un jour)
Certains me disent bonjour, d’autres me regardent, tantôt en souriant, tantôt d’un air dubitatif.
Ouais, bon d’accord, je me suis abaissée à suivre une mode has been et alors ? Ça vous défrise ?
Je rentre dans l’immeuble, dis bonjour à Inge et Inga, gardiennes du temple de Oualter, passe les portiques autrement appelés les portes coupe-coupe parce que tu ne sais jamais si ces chiennes ne vont pas se refermer brutalement sur toi au moment où tu passes, histoire de te dédoubler. J’en reparlerai plus tard.
Bref.
J’appelle l’ascenseur, monte dedans.
Par acquis de conscience, je me regarde dans la glace et jette un œil sur le panneau en verre fumé à côté, là où les étages s’affichent. Histoire de sortir au bon (je suis blonde, je vous le rappelle à toutes fins utiles).
Mais…
Qu’est-ce-que ?
Mon sac, le petit saligaud, avait généreusement remonté ma robe largement au-dessus des fesses.
La grande classe.
Tout bien considéré, c'était une bonne idée de se laisser aller à revenir sur une promesse faite à moi-même il y a quelques années.
Sans leggings, c’est ma petite culotte que je montrais ce matin.
00:22 Publié dans 24h de la vie d'une blonde, In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 21 septembre 2009
Et toi, c'est quoi ton emploi repère ?

J’vous explique rapidement.
Avant tout plan de licenciement, désormais, les entreprises se doivent de négocier un accord de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emploi et Compétences, pour les intimes). C’est la loi.
C’est pas que Oualter s’embarrasse souvent de la respecter, la loi, mais des fois, quand c’est vraiment trop gros, il le fait.
Et pour faire une GPEC il faut mettre en place ce que l’on appelle une cartographie des métiers et des emplois.
Facile, jusqu’ici, non ?
Ouais.
Sauf que, n’oubliez pas, on est chez Oualter.
Et chez Oualter, rien ne se passe jamais normalement.
Donc s’il y a des fonctions avec le même intitulé, il y a autant de façons différentes d’exercer la dite-fonction que de personnes l’occupant.
C’est logique, tout ça.
Déjà, la moitié des salariés à Oualter est dans la famille depuis minimum vingt ans. Alors en vingt ans, chacun a eu le temps de s’arranger son petit périmètre comme ça lui plait, au gré du laisser-aller total et des petits accomodements qu’on fait entre nous.
Ceci sans compter que, lorsqu’on arrive chez Oualter, on est recruté pour un poste donné avec une mission donnée. Sauf qu’on passe en moyenne entre quatre à six mois à faire tout autre chose que ce pour quoi on a été recruté à l’origine.
Dans les autres boîtes, ça s’appelle la période d’essai.
Chez nous, c’est le bizutage.
Donc autant vous dire qu’établir une cartographie des métiers et des emplois, chez Oualter, c’est coton.
Alors la RH, après avoir reculé, a décidé de s’y coller, en demandant l’aide des chefs de pôle pour leur dire ce que font leurs équipes dans leurs pôles respectifs.
Sauf que, encore.
Déjà, les chefs de pôle, la plupart du temps, ils ne savent ni combien de gens ils ont dans leur pôle, ni ce que les dits-gens y font exactement officiellement et officieusement dans la vie. Alors pour de vrai, vous imaginez bien ce que ça peut donner.
Conscients de ces problème d’approximation, la RH, qui n’est décidemment pas la moitié d’une nouille a décidé de biaiser.
On ne parlera pas de métier, ni de fonction. Non. On causera :
« d’emploi repère »
Je sais, fallait y penser, comme la boite à idées.
Dans l’emploi repère il peut y avoir plusieurs fonctions qui parfois se ressemblent vaguement mais n’ont pas du tout le même métier.
Une fois les emplois repères créés, les directeurs de département, vaguement plus au courant que leur chef de pôle, doivent dire qui est dans quel emploi repère.
Une fois ceci fait, la RH avec la direction détermine quels emplois repères sont stratégiques pour le développement de la boîte, et lesquels sont amenés à disparaître (c’est le côté prévisionnel de la GPEC)
Ça va, vous suivez toujours ?
Au moment de rentrer les gens dans les différents tiroirs emplois repères, les directeurs de département étaient bien au courant qu’il y aurait un plan social, avec une vague idée de quels emplois repères risquaient de valser.
Alors l’idée, c’était justement de mettre les gens dans les boites où il y avait des risques de suppressions de postes si on n’en veut plus, et ceux dans les postes non-menacés quand on voulait les garder.
La quoi ?
Cohérence avec le poste occupé ?
Attends, sois pas cynique non plus.
On s’en fout merde, non ?
On est d’accord.
Zorro, lui, il veut garder son équipe. Les bons comme les mauvais, il s’en tape il a trop peu de ressources pour se permettre d’en gâcher inutilement. Tant pis si certains éléments font dysfonctionner l’ensemble, c’est pas le plus important. (Ah si ? Sois pas insolent, je te prie, sinon on va te reprocher, à toi aussi, d’être cynique et de mettre la mauvaise ambiance)
Donc il a mis tout le monde ou presque de son équipe dans un même emploi repère. Disons l’emploi repère des super blondes dans la ville (je te donne un exemple facile). Même s’il y a des brunes, des bruns, des rouquin(e)s, et des blondes qui sont pas dans la ville, hop, on s’en fout.
Ce à quoi il n’avait pas pensé, le brave Zorro, c’est qu’il y a d’autres blondes qui sont presque dans la ville mais pas tout à fait, dans la boite.
Des blondes qui sont pas vraiment dans la ville mais qui font la même chose que certains postes chez lui. Sauf que c’est pas dans le même pôle. En toute logique, ils atterrissent donc dans le même emploi repère que celui de son équipe.
Et que deviennent ces presque blondes dans la ville ?
Leur poste est supprimé rapport que leur activité est supprimée.
C’est con.
Alors quand on lui en a causé, au grand Zorro, récapitulatif officiel des emplois repères supprimés à l’appui, d’abord, il n’a pas voulu nous croire.
Ensuite, quand il n’a pas pu faire autrement que de le reconnaître il a dit « je ne permettrai jamais qu’on touche à mon équipe ».
Ah.
Tu sais que lors des plans sociaux, c’est pas trop toi qui décides qui s’en va et qui reste, mon lapin ?
C’est pas comme le loft : le choix ne se fait pas grâce au vote du public mais en appliquant la loi.
Qui est très claire sur le sujet :
1/Age
2/Ancienneté
3/Situation familiale.
La quoi ?
La performance ?
Faut vraiment que t’arrête d’être insolent, mon petit.
Depuis, comme de juste, il y a de la contrebande d’emploi repère sous le manteau.
Et que je te repasse dans l’emploi repère qui va bien en échange d’un autre qu’on veut bouler même si ça n’a aucune logique, et que je tente d’aller sur un emploi repère qui est menacé histoire de profiter des conditions de départ…
Si un jour vous voyez fleurir des reventes d’emplois repères sur e-bay, faudra pas vous étonner, c’est normal.
Maintenant, je me demande juste si mon emploi repère vaut plus cher que les conditions financières auxquelles je peux partir en ajoutant le gros chèque des prud’hommes quand on aura fait invalider la légalité du licenciement après le plan social.
00:48 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 09 septembre 2009
Chez Oualter on aime le droit mais pas trop l'appliquer

Je vous ai quitté au beau milieu d’une visite mémorable de notre inspecteur du travail dans la belle maison de Oualter.
Il avait commencé par le service client, dû se battre contre Connasse qui ne voyait pas d’un très bon œil la présence d’un étranger (c’est qu’on est vachement isolationniste chez Oualter) parmi ses gens.
C’t’à dire que les gens en question, ça l’aurait embêtée qu’ils balancent sur ses techniques de management néandertaliennes et puis qu’ils lâchent deux ou trois infos que personne n’a besoin de savoir (on est communistes, aussi, on aime bien cacher les trucs)
Aujourd’hui, on retrouve donc notre héro certes un peu secoué, mais toujours aussi imperturbable dans sa visite.
Direction le service grand compte…
Inspecteur : et vous, alors, expliquez-moi : votre travail consiste en quoi ?
Grand Compte : j'appelle nos clients grand-compte.
Inspecteur : ah. Et c’est tout ?
Grand Compte, vexée : Mais non, c’est pas tout ! C’est beaucoup plus complexe ! Je les appelle chaque mois pour leur demander s’ils veulent régler leur facture ou pas.
(Chez Oualter on est différent mais surtout déférent)
Inspecteur, cette fois, un peu déstabilisé : je ne suis pas sûr de bien comprendre...
Grand Compte : c’est pourtant simple ! Les grands comptes, ils ne sont pas obligés de payer tout de suite, c’est pour ça qu’ils sont grands comptes.
Inspecteur : ah. Si vous le dites. Et au niveau du recouvrement, ça se passe comment ?
Grand Compte : je sais pas, c’est pas mon travail.
(Chez Oualter on est certes isolationnistes mais surtout de façon individuelle)
Histoire de mieux comprendre les fonctionnements internes à Oualter, l’Inspecteur décide d’aller au service recouvrement.
Inspecteur : bonjour
Responsable recouvrement : heuu…salut…
Inspecteur : je viens de discuter avec le service facturation et les responsables grands comptes
Responsable recouvrement à part « ah oui, ces emmerdeurs ? » plus haut : et alors ?
Inspecteur : je me demandais. Ça se passe comment lorsqu’un client ne veut pas payer sa facture ?
Responsable recouvrement : ben on lui envoie une lettre de relance
Inspecteur : et s’il ne paye toujours pas ?
Responsable recouvrement : on en envoie une autre ?
Inspecteur : et si ça ne fonctionne pas ?
Responsable recouvrement : heuuu, ben… on annule la facture, c'est plus simple.
Inspecteur : ah.
C’est là qu’on comprend un peu mieux la chute du chiffre d’affaire depuis quelques temps…
Clou du spectacle !
La salle des serveurs. Si vous n'avez jamais vu de salle de serveur, vous pouvez pas comprendre alors je vous explique : c'est une pièce où on met tous les serveurs qu'on maintient dans le froid parce que les serveurs, ça chauffe fort. Et pourquoi ca chauffe fort, me direz-vous ?
Ben parce que ça serve, quoi.
Mais comme ca serve ca fait surtout beaucoup de bruit.
En plus de celui de la clim à fond pour permettre au tout de pas surchauffer, s'entend.
Dans le local, il y a un petit bonhomme qui travaille (on sait pas trop à quoi). Le chef du service réseau arrive immédiatement, sans doute prévenu par radio moquette, tout comme Connasse quelques heures plus tôt.
Inspecteur : c'est très bruyant ici, combien de temps passent vos équipes dans cette pièce ?
Chef, sûr de lui : ah, je vous rassure tout de suite, mes gens n'y vont pas. Je ne demande qu'aux petits jeunes et aux stagiaires d'y aller !
Inspecteur, stupéfait : eeeeet combien de temps ils y restent ?
Chef : ché po.
Inspecteur : et vous avez prévu des casques antibruits ou des bouchons d'oreilles ?
Chef, se frappant le front : ah oui ! Une fois j'ai visité une entreprise de data où ils en avaient ! Ça avait l'air super !
Mais bon, comme dirait Zorro lors de la dernière réunion hebdomadaire :
"Le grand barnum va recommencer dès la semaine prochaine mais il ne faut pas retourner le revolver dans la plaie."
Mais oui, mais oui. T'es sûr d'être parti en vacances, toi ?
Oui ?
Nan parce que de loin, ça ressemble à du Grominet 1er cette remarque. Et ça m'inquiète. (m'enfin, depuis le temps que Miss400 prie pour le retour de Grominet, ça fera au moins une heureuse)
Et vendredi, n'oubliez pas, c'est le grand retour de l'horoscoperie avec la 400
00:06 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 07 septembre 2009
Chez Oualter on aime le droit mais pas trop l'appliquer

L'inspecteur du travail est venu nous rendre une visite de courtoisie y'a pas longtemps, chez Oualter...
Il n’a pas été déçu du voyage, vous vous en doutez. Déjà qu’il avait envoyé un courrier à la DRH rapport que le plan social il est tout mal ficelé et qu’il la rappelait à l’ordre… Il se doutait bien de ce qu'il allait découvrir sur place au rayon "on s'en fout de tout en général et de toi en particulier"
J’en connais une qui ne va certes pas faire partie du plan social mais qui va quand même chercher du boulot bientôt.
Première visite : le service client. Où ces dames sont tenues d'être loguées 80% de leur temps de travail, sinon, crac, pas de prime. (Loguées ça veut dire connectées avec leur casque à l'ordi et donc au réseau)
Les 20% restant étant réservés pour les pauses et le déjeuner sans oublier les pipis. C'est logique me direz-vous.
Oui, mais.
Chez Oualter on fait rien comme tout le monde.
Quand on fait de la réception d'appel, il arrive que les clients demandent des documents, des extraits de catalogue, des fax de confirmation, etc…
Ils sont cons les clients.
Et quand ces dames se lèvent pour la photocopie ou le fax demandé, elles sont bien obligées de se déloguer, rapport que prendre son bureau et son ordinateur avec soi c'est pas pratique pour passer le fax, vous en conviendrez.
Et ils sont où le fax et la photocopieuse ?
A l'autre bout de l'étage.
Ben oui.
C'est que la chef du département, elle en a besoin, aussi et elle ne peut pas se permettre de perdre du temps bêtement. Elle a des responsabilités, ELLE.
Alors que l'inspecteur du travail entend cette explication, qui débarque, fière comme une patronne de bar tabac ?
La chef du service client.
Que nous appellerons Connasse, parce que c'est joli et que ça lui va bien.
Connasse, outrée : mais ? Qui êtes-vous ?
Inspecteur : je suis l'inspecteur du travail,
Connasse encore plus scandalisée : qu'est ce que vous faites ici !
Inspecteur : je fais une inspection.
Connasse : mais comment cela se fait-ce ? On ne m'a pas prévenue !
Inspecteur : oui justement, c'est un peu le principe connasse
Connasse sonnée mais soudain mielleuse : si vous avez besoin de moi, je suis à votre entièèèèèèère disposition, n’hésitez pas.
Inspecteur : non, justement, c'est pas vous que je veux voir.
Connasse cramoisie devant l’affront : ah. Bon, ben heuuu, je suis dans mon bureau si besoin. Ne leur prenez pas trop de temps, je ne voudrais pas que MES équipes soient pénalisées sur leur prime.
Inspecteur : au revoir madame.
Un peu plus tard, à la RH
Intérimaire (qui remplace la rrh arrêtée pour dépression) visiblement prévenu sort de son bureau précipitamment pour accueillir l’inspecteur : bonjour, bonjour !
Inspecteur : votre DRH est là ?
Intérimaire, tout content de pouvoir répondre sans avoir à mentir : ah non elle est en vacances !
Inspecteur : et votre pédégé ?
Intérimaire, exultant : ben pareil !
Inspecteur : donc vous avez reçu délégation pour agir en leur sabsences ?
Intérimaire, totalement confiant : des quoi ? Non on ne m'a pas donné des légations. C'est quoi une légation ?
Inspecteur, imperturbable : qu'est-ce-qui se passe en cas d'incident majeur ?
Intérimaire : ben j'informe le pdg sur son blackberry…
Inspecteur : et s'il est en pleine plongée sous-marine, vous faites quoi ?
Intérimaire : beeeen... Il a peut-être un modèle waterproof ?
Allez, j’ai pitié de vous, point trop n’en faut, vous allez me faire une indigestion.
La suite bientôt, ça vaut le détour aussi.
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lundi, 20 juillet 2009
Taux de clic-clac Kodak

La dernière fois je vous ai livré un pétage de plombs en règle sur les dernières innovations marketing de notre chef vénéré Zorro.
Aujourd’hui, je vais vous livrer l’analyse de notre marketeur de l’équipe, suite aux campagnes e-mailings de ce semestre. Parce qu’il faut le savoir, jusqu’ici, on jugeait pas utile de commercialiser nos produits, donc les campagnes de comm’, fallait pas en parler et les campagnes d’emailing encore moins, sous peine de s’entendre répondre un : « Koicé ? »
La dernière fois en réunion hebdomadaire, parce qu'on l'y a un peu forcé, Market nous a fait un dérbief de ses analyses qui lui ont demandé six mois.
Ça vaut des points (et j'ai à peine exagèré le compte rendu) :
Zorro : Justement aujourd’hui, Market va vous présenter son bilan des campagnes e-mailing.
Market : schmurf.
Zorro : c’est à toi
Market : Alors heuuuuuuuuuuu, bin, heuuuuu, schmurf… on a de très très très bons retours parce que par rapport à la moyenne du taux d’ouverture du marché des oursins vectorisé par l’intégrale limitée on est supérieur
Juriste : c'est-à-dire ?
Market : raaaah mais euh attends j’vais m’embrouiller si tu m’interromps avec ta sémantique de juriste. Alors. Schmuuuuurf. Donc les campagnes ont très bien fonctionné
La blonde : ça a été envoyé à combien ?
Market : heuuu biiiiiinnnnn sur mon petit bout de papier tout griffonné à la main tâché j’ai noté 50 000
La Blonde : mais 50 000 quoi ?
Market : bin e-mails
Juriste : certes, mais tu parles de campagnes ou de destinataires ? Parce que bon...
Market ; pfff, les contacts, quoi !
La blonde : merci, d’accord, mais sur quelles cibles concrètement ?
Market : bin les cibles
Juriste stoïque : d’accord, on va laisser tomber pour ça, et au niveau des retours ça a donné quoi ?
Market : bin ça je sais pas, je peux pas les tracer
La blonde (en train d'arracher les cables de la salle de réunion pour se pendre avec) : comment ça tu peux pas les tracer ?
Zorro tentant d’apaiser l’assistance car il sent que Market va pas tarder à se prendre un jet de pierres : allons, allons, Market ne peut pas humainement tout faire et j’en profite pour le remercier pour tout le travail qu’il fait quotidiennement
La blonde : mais quand même on n’a pas un petit détail sur la répartition du volume d’e-mailing par marché ?
Market : ah si. Schmuuurf. Attends, je regarde de nouveau sur mon torchon griffonné avec des trucs que je sais même pas trop ce que c’est à part qu’il y a ma liste de courses. Schmurf. Si, donc il y a 45 000 pour Juriste, et 100 pour ta pomme, la gamme de merde où qu't'as développé mais on n'a jamais eu le potentiel pour commercialiser et qu'on a jamais eu l'intention de le faire rapport qu'on trouve plus intelligent de baser 95% de notre business sur un marché qui va pas tarder à s'essoufler et qu'on va pas se faire chier à acheter des fichiers, merde.
Juriste : comment ça se fait ?
Market : ché po. Tout ce que je peux dire c’est que le taux de clic est supérieur à la moyenne du marché en B to B par rapport à la concurrence divisé par le cours de la tête de porc congelée sur les marchés à terme
La Blonde : et le taux de claque ?
Market : clic-clac
Zorro : Kodak. Merci market pour toutes ces précieuses informations on va pouvoir clore la réunion ici.
Market : schmurf, y’a pas de mal.
Des fois, quand même je me demande s’il n’y pas un agent de la concurrence au service recrutement qui est là uniquement pour plomber la performance de Oualter...
Déjà j'ai été embauchée, à la base, c'est louche.
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| Tags : entreprise, marketing, produit, formation, vie d'équipe, management, humour |
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lundi, 29 juin 2009
Chez Oualter le marketing, ça nous connaît

Je vous l’avais déjà esseupliqué, on a un nouveau chef, Zorro.
Zorro vient de la concurrence et forcément il est meilleur que nous, il a la science infuse.
Au début, comme tout le monde, il est tombé du placard devant nos méthodes préhistoriques et après, comme il était encore plein d’espoir il a décidé de faire notre éducation (ouais je suis passée par là aussi et pire que tout je continue à y croire c'est vous dire mon taux de niaiserie par m² de neurone).
Moi, je suis pour. (pas la niaiserie mais : QU'ON M'APPRENNE DES TRUCS BORDEL)
Parce que c’est pas le tout d’avoir un super produit mais encore faut-il savoir le mettre en avant (bon, dans notre cas, commencer par le commercialiser mais passons, j’en parlerai une autre fois)
Donc nos produits, conférences et formations à destination de professionnels de tout bord, elles étaient mal lookées, genre on va appeler la Brigade de Répression de la Mode pour qu’ils interviennent.
On leur donnait des titres pas très bandants, genre pas problématisés, genre bof, quoi.
Mais Zorro il a la solution à tous les problèmes.
Je dis : pourquoi pas ?
Sauf que. Sa façon à lui, le truc imparable pour faire cracher du pognon au client, c'est...
...de mettre du verbe...
Ah ouais ?
Exemple : il veut qu’on mette des verbes d’action pour dynamiser le bousin (ouais j't'explique pour certains produits c'est moins une question de titre que de formateurs mais bon, je dis ça je dis rien on m'a déjà appelée Léon le nettoyeur pour avoir virer tous les presta boulets qui pourrissaient nos produits (qui n'en avaient pourtant pas besoin) à force de jouer les stars et de faire tout sauf leur boulot (qui n'est pourtant pas si compliqué à la base soit dit en passant)
Mais bref.
Revenons à nos moutons.
Dynamiser le bousin avec des verbes qu'y disait, Zorro.
Genre au lieu d'intituler un truc "Gestion des dechets dans les collectivités locales"
Il faudrait plutôt dire : "Pilotez efficacement la gestion des déchets dans les collectivités locales"
ça change rien au contenu, notez bien, mais le con client se sent tout de suite vachement plus impliqué et donc crac il achète (alors que bon, le client il regarde surtout le thème, le programme de formation et l'intervenant mais passons, Zorro n'a complètement tort dans le fond)
Moi je veux bien mais le problème, entre autre, chez nous, c'est que si certains de nos produits ne fonctionnent pas, c'est, outre un défaut de commercialisation, mais que certains sont assez pourris, genre on se moque vraiment de la tronche du client. Genre les cons clients ils sont venus une fois, c'était à chier, ils ont fait passer le message, ils ne reviennent plus et le disent à leur koupins. Bon ensuite il y a toujours un ou deux débiles légers irreductibles qui continuent à venir et se plaignent que la formation est nase et ne comprennent pas pourquoi ils n'ont pas de dédommagement (c'est pas parce qu'on représente la crème du droit qu'on le respecte, brave garçon).
Bin ouais, c'est comme ça chez oualter après si les chiffres dégringolent, moi je dis (comme le dit Zorro) c'est rien que la faute à la GPEC (ie le PSE, la GPSE, quoi) et à la crise. Sale conne de crise. Que même Zorro il a dit que le monde il marchait sur la tête rapport qu'il y avait des boites bénéficiaires qui licenciaient (pourtant, Zorro, c'est pas un gamin qui sort de l'école mais quand il parle des fois, je m'inquiète pour lui)
Bref.
Le marketing, disais-je.
Rendre les produits (donc leur titre, car ça fait tout, faut le svaoir) plus bandants
Avec des verbes d'action
Pour symboliser le plus produit me-better à donf.
Dans notre équipe, on a des personnalités. Des gens très sympas et d’autres moins :
- Une chef de projet comme moi, la phrase assassine, l’humour vif dans une tête de juriste, alias la juriste (je sais c’est original)
- Une responsable développement alias ResDev complètement azimutée qui aime couper les cheveux en quatre en se donnant l’air savant et pense avoir avalé le merkator chaque matin au petit dej (alors qu'en vrai elle ne songe qu'à comment fourguer sa mioche sans l'avoir changer depuis la veille à la nourrice à 10H et la récupérer à 16h en prétextant qu'elle a des rendez-vous pro)
- Un responsable marketing qui ne sait pas toujours de quoi il parle, un humour plus que pourri et un comportement d’ado, alias Market.
- Un commercial plutôt tourné sur la chose sexuelle et la mécanique que l’on appellera le service après vente
Et puis moi, la blonde. (bon il y en a d’autre mais ce sera tout pour aujourd’hui)
Partant de là, mon cerveau a fumé et voilà ce que j’ai imaginé comme réunion pour nos titres :
Zorro : pour l’offre 2010, avec ResDev on a repensé un peu sa présentation. Notamment, enfin, c’est pas du tout une critique, hein, mais faire un travail sur les titres, les produits en paye c’est pas normal que ça ne marche pas alors que Oualter a une vraie légitimité sur le marché. Il faudra relooker, rendre tout ça moins thématique et plus percutant
Juriste : par exemple ?
Zorro : et bien par exemple en ajoutant plus de verbes d’action
Juriste : du style déshabillez-vous en paye niveau 1 ?
La blonde : oui et faites-vous baiser en paye niveau 2
Juriste : comme ça, ce sera très cohérent avec le paye niveau 3 : faites-vous enculer à sec
La blonde : et si vous vous inscrivez à deux, le tube de vaseline est offert !
Market : pas con je vais voir à la Direction Marketing pour les ressources
La blonde : à ce moment-là, pour dynamiser encore plus on pourrait carrément dire « faites vous enculer à sec sur le paye niveau 3 », le tube de vaseline deviendrait le plus produit me-better différenciant par rapport à la concurrence ?
Service après-vente : on pourrait mettre des ispèces de counasses à poil sur le catalogue ?
Zorro : il faut peut-être en parler à la direction commerciale avant, à cause de la charte graphique du groupe
Service après-vente : et puis proposer des grilles de niveau suivant que la counasse elle avale ou pas ?
Service après-vente : et le paye niveau 2 où qu’on nique, là, je pourrais m’inscrire ? Ce sera plus facile pour conseiller les clients
Zorro : on verra mais ça peut être une bonne idée, oui. En plus ça ne nous coûtera rien.
La blonde, pensive : remarque peut-être que « Venez baiser et vous faire baiser en paye 2 » c’est plus dynamique ?
ResDev : oui, tu vois, c’est le problème de la forme passive, c’est moins incisif
Juriste : ok, va pour : « Oualter vous encule sur le paye niveau 4 »
ResDev : à sec, n’oublie pas à sec
La blonde : oui parce que sinon la vaseline offerte n’a plus aucun intérêt ou est, du moins, beaucoup moins me better
Juriste : je me demande si niquer est plus dynamique que baiser ?
Market : toi et la sémantique de juriste…
Zorro : c’est excellent, je ne pensais pas que vous seriez aussi créatifs !
La blonde : j’ai trouvé l’argument plus produit pour le catalogue : Chez Oualter on vous baise plus que les autres !
Juriste : et on pourrait ajouter : alors n’attendez plus, chez nous, on encule dès trois participants
Zorro : ça je le note c’est un super argument pour les commerciaux grand compte (ouais ch'es nous on a des commerciaux grand compte mais ils s'ennuient un peu rapport qu'on n'a ni compte et encore moins de grands comptes)
Columbine s'il y a des trucs à la con qui t'échappent je te fais l'esseuplication de texte.
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