26.02.2008

Ma vidéo préférée du moment

Après des jours (bon d'accord quelques heures) de tripatouillages et des cours particuliers par correspondance d'internet pour les nulles, j'ai enfin réussi à trouver comment qu'on insérait une vidéo sur un post (je sais, je suis désespérante)  

 Alors voilà, comme je vous aime bien, en exclu, je vous livre ma petite anim' qui me redonne le sourire quand j'ai besoin de me défouler.

Et vous pouvez remercier miss400 parce que sans elle j’aurais jamais pu la metre en ligne et pourtant ça vaut des points. Ame sensibles : s’abstenir…

 

08.10.2007

Les pourvoyeur de gaz sont des coquins

Comme me l'a annoncé dès le premier jour mon génial chef, "ici, on travaille surtout sur le Q". Ouaaaah. Super. J'avais pas relevé, hein, juste retenu de justesse un sourire. Après plusieurs semaines, j'ai enfin accès à Lotus notes, mais toujours pas au réseau, le bien-nommé Q.
Nous étions par un calme matin d'octobre. Comme je n’ai pas accès au réseau avec mes homologues, on est tenues de s’échanger nos fichiers par mail. C'est pénible, mais jusqu’ici, tout va bien.
La brave dame que j'avais commencé par insulter en la tutoyant est devenue beaucoup plus coule à mon égard, puisque je l'ai achetée en la dépannant sur excel. Et ce jour-là, elle m’appelle pour me prévenir qu’elle a fini de retraiter un fichier et qu’elle va me l’envoyer sous peu par mail. Elle fait la mannip en direct et décide de la commenter :
« alors… attends, je vais te l’envoyer... Mais d’abord je vais le mettre dans mon petit Q et après je te l’envoie »
Non, non, non ! J'ai été forte. Je n'ai pas éclaté de rire et me suis contentée de répondre très calmement :
- oui, pas de problème, fais plutôt ça, on sait jamais c’est certainement plus sûr, me demandant jusqu'à quel point elle pouvait capter l'ironie de ma réponse. A aucun point, en fait... Puisqu'elle a enchaîné :
- ça y est il y est ! bouge pas, je te l’envoie !
mmmh… comment te dire. Non, je bouge pas, compte sur moi, mais si tu pouvais un peu le nettoyer avant de me le passer, ça me ferait plaisir cocotte, ça me paraît pas très sain tout ça…

06.10.2007

Plongeon dans la littérature masculine

C’est entendu, je bosse pour presque pas un rond chez des gros fonctionnaires, il est donc nécessaire de rééquilibrer tout cela en cherchant des activités plus rentables par ailleurs.  Il n’y a pas si longtemps, un ami m’a suggéré une idée pas bête pour trouver un débouché commercial à mes aventures de blonde : proposer une rubrique aux magazines masculins. (oui, parce que j'ai pas attendu l'ouverture de ce blog pour narrer mes truculentes pitreries quotidienne, j'en ai tout un stock depuis 2000) 

Mais, avant toute chose, me dis-je, le mieux, c'est de faire connaissance avec la cible. Depuis le temps que j'entends parler de tous ces nouveaux magazines rien que pour les mecs, je me suis toujours contentée d'imaginer que c'était le pendant d'un Elle, le genre de littérature que tu es content de te farcir parce que :

1/ ça te culpabilise de pas avoir à perdre trois kilos avant les vacances mais plutôt cinq, au minimum, sans compter que le nouveau régime miraculeux qui est sensé t’y faire parvenir marchera pour tout le monde sauf toi.
2/ ça te montre toutes les nouvelles tendances trop fachonnes de cette saison ou comment avoir l'air encore plus ridicule avec des fringues qui ne te vont pas parce que tu ne fais pas 1m80 pour 40 kilos
3/ ça t'explique que si le petit Kevin n'aime pas l'école c'est normal, et qu'il ne faut pas culpabiliser (et en vrai, je m'en cogne, moi, du petit Kevin. Ce qui ballot puisque c’est le seul moment dans ce torchon où justement on ne cherche pas à te démontrer que tu es une sous-nana qui ne mérite pas son premier Longchamps et ses talons aiguilles)
4/ ça parle du destin de toutes ces femmes brillantes qui ont parfois failli mourir pour défendre cette noble chose qu'est la cause féministe, alors que moi, bin, je préférais quand les hommes se montraient galants et nous tenaient la porte au lieu de nous la claquer en pleine tête, sous le prétexte de l'égalité des sexes.

Et je m'étais dit, c'est cool, les hommes vont enfin savoir ce que c'est que de se farcir ces torchons visant à nous dévaloriser et nous faire sentir coupable d'être jamais assez in, maigre, folle, dépensière, mère de famille, hystérique comme une féministe. Alors j'avais imaginé un genre de magazine avec des articles de fond sur les régimes anti-ventre à bière, comment gérer la paternité multiple, ne pas se laisser terroriser par sa garce de manageuse qui déteste les hommes parce qu’elle a un problème d’intimité, les bonnes adresses pour trouver les costards Hugo Boss dégriffés.

Il était donc temps que je foure mon nez là-dedans. Après tout, il parait que les hommes lisent Elle pour savoir ce qui se passe chez l'ennemi, y'a pas de raison que j'en fasse pas autant.

Voilà, j'avais un peu honte à l'avance d'avoir à me fournir ce genre de presse, il y aurait le moment pénible où je présenterai ma petite pile et où on me dévisagerait, le regard allant des magazines à moi, puis de moi aux magazines et rebelotte. Mais je me suis montrée courageuse et je suis entrée dans une libraire que je savais suffisamment grande pour être correctement fournie pour y trouver mon bonheur sans avoir à demander.

Je farfouille, vois bien un Max, mais, même en épluchant tous les rayons, point de FHM ni de Health's men. Intrigué, le vieux tenancier finit par me demander si je cherchais quelque chose.
Pleine de courage, je lui demande donc s’il n’a pas FHM ou « ce genre de magazine ».

- Non, je suis en rupture de stock
Tiens, tiens ! Heureusement qu'officiellement, personne ne lit ce truc...
- Et dans le même genre, vous avez d'autres titres ?
Il me regarde bizarrement. Et là, je le lis dans ces yeux "ma pauvre fille ! apporter le petit dej au lit à ton mec ne suffit plus, t'en es réduite à lui acheter ses magazines de cul pour le garder !"
- Je peux vous conseiller MAx, c'est à peu près pareil.

Je regarde à nouveau la couverture glacée sur laquelle mes yeux ont glissé tout à l'heure sans vraiment la regarder : quatre nanas à poil. Ça veut tout dire. Super.

- Et vous savez qui achète habituellement ce genre de magazine ?
Il se contente de me fixer, les yeux ronds. En même temps, c'est logique. Je reformule :
- C’est adressé à quel type de cible ? Les hommes qui achètent ces magazines sont dans quelle tranche d'âge ? (je n'ose parler de CSP ou de critères plus segmentant, mon expérience à l'APEC sur l'utilisation du vocabulaire un peu market m'a servi de leçon)
- Bof, vous savez, il n'y a pas de règle, c’est un peu la même population que Playboy.
Ah bien. Je m'attendais pas à ça. Je reste silencieuse, tachant d'intégrer l'info. Prenant mon silence pour une hésitation, il ajoute : 
- Mais playboy, je suis en rupture aussi.

Je rigole intérieurement : « même si tu en avais eu encore plein, je te le dis tout de suite, j’aurai jamais acheté ça, y’a des limites aux sacrifices que je suis capable de faire »
Je sors donc un Max de son présentoir et l'amène jusqu'à la caisse en le tenant du bout des doigts.

- Je ne sais pas bien ce qu'il y a dedans, mais bon, vous savez, ce genre de magazine, c’est surtout pour le fantasme, me dit-il comme pour achever de me convaincre.
Oup’s. J’avais pas pensé à le feuilleter avant, j’avais fait confiance au monsieur. Il m’avait dit que c’était l’équivalent de FHM, soit l'équivalant masculin d'un Elle. Et dans Elle, y'a rien qui est fait pour fantasmer, c'est le moins que l'on puisse dire. Je cherche à me rassurer :
- Mais... il y a des articles dedans, ou c’est seulement des photos ?
- Oh je crois qu’il y a surtout de la pub et des photos, attendez…

Il ouvre le magazine au hasard et bam, de part et d’autre : deux nanas à poil. Ça part vraiment bien. Il lit tout haut le seul texte, soit la citation d’une des filles qui pose : « j’adore courir toute nue dans l’herbe ».

MA-GNI-FIQUE. Cette fois, c'est clair, j’ai complètement ma place dans la ligne éditoriale de ce glorieux magazine. Il me regarde bizarrement. Mes questions tout à l'heure ont semblé infirmer la thèse selon laquelle je voulais acheter un magazine de cul pour mon homme et il se demande pourquoi diantre je veux absolument en savoir plus sur les magazines pour homme. Devant mon air vraiment atterré - c'est que là, j'hésite très franchement à lui dire que finalement, je ne vais pas prendre ce magazine - il tente autre chose :

- bon, dans un salon de coiffure masculin, je pense que ça a complètement sa place.
Je souris distraitement, comme si ça me parlait, et il reprend immédiatement sur un ton très paternaliste :
- oui, enfin par contre, faudra faire attention à pas vous faire attraper.
Je relève brutalement les yeux sur le monsieur : « quoi ? qui a prévenu la police que j’achetais des magazines vulgaires ? ô secours, je suis démasquée » pense-je avec angoisse.
- oui, si vous mettez ce genre de magazine à disposition des clients, hé bien… 
Je reste coite de stupéfaction. C’est super, cette idée. Voilà comment trouver une solution au célibat : ouvrir un salon de coiffure masculin et y disposer un peu partout des magazines porno. Ensuite, il n’y a plus qu’à attendre que la nature masculine fasse le reste. Je rigole bêtement toute seule et lui demande combien je lui dois.
- c'est 3€40
Je déglutis avec peine. 3€40 ? Juste parce qu'il y a des nanas dénudées ? Mais regarder le catalogue de la redoute à la page lingerie, ça devrait suffire, non ?!
Je pose ma monnaie avec un air piteux qui n’échappe pas au monsieur et il ajoute avec un sourire d’expert qui s’y connaît :
- et puis vous savez, c'est le 300ème numéro, c’est un collector, surtout gardez le ! Dans pas longtemps vous pourrez vraiment le revendre plus cher. Surtout aux étrangers
D'abord abasourdie, je me demande quel nouveau sous-entendu graveleux ça cache, puis, je re-pense à la pile pleine dont j'ai extrait mon exemplaire. T'es en rupture de stock sur tout le reste, mais celui-là t'en as encore plein ? Grand succès pour un collector, ouaou ! Je préfère pas répondre et me contente d'un hochement de tête concerné avant de demander un sac piteusement. Hors de question de me balader avec ce truc infâme sous le bras pour rentrer chez moi !
Voilà, mon précieux colis emballé, je déguerpis du magasin sans demander mon reste. Et je suis pas sûre d'y remettre les pieds un jour.

La semaine prochaine, on se tentera la descente en rappel dans le monde passionnant et mystérieux de FHM qui annonce fièrement le retour fracassant de Clara Morgan dans l’équipe de rédaction, ouhaou, on va bien rigoler. Ou alors, on causera des formations sécurité chez GDF, j'ai pas encore choisi.

03.10.2007

Ma première boulette

Ici, il y a des codes à respecter.
Il faut faire attention à qui on sert la main, à qui on peut se contenter d’un vague sourire accompagné d’un bonjour et ceux qui vous ignorent en vous appelant l'intérimaire. Et puis aussi, il faut bien canaliser ses habitudes de tutoyer tout le monde. Parce qu'on n'y pense pas assez, mais je bosse quand même avec des gens qui ont signé leur contrat chez EDF alors que j'étais pas née. Bin oui.

Du coup, pas fait exprès, mon homologue sur les centres de l'est parisien, un beau matin, dans l’euphorie du moment, pressée, je la tutoie ma collègue. 

Coup d’œil furibard de la dame. Qui me répond quand même. Mais en insistant lourdement sur le vous qu’elle emploie pour s’adresser à moi.

Désolée, mamie, j'ai pas fait exeuprès, vas-y enlève-le ton appareil auditif, tu ne m'entendras plus comme ça...

01.10.2007

Le plan de formation de l'usine à gaz - Part III

Plusieurs jours que je suis chez EDF-GDF et je maîtrise enfin leur logiciel (enfin, un des logiciels, parce qu’au lieu d’une base de données, ils ont trouvé plus judicieux d’en faire créer 3. Bin oui, on sait jamais, c’est comme pour les grues, sauf que leur mac, au système d’info, ils sont deux et ça les énerve quand on leur demande pourquoi ça marche pas, donc ils se mettent sur répondeur en expliquant que oui, ça marche pas et qu’ils ne savent pas quand ce sera réparé, et boum, ça raccroche sans même qu’on puisse insulter un informaticien) alias SPRINT, j’ai saisi mes premières inscriptions.
Sauf, que, prise dans mon élan enthousiaste, j’ai aussi fait une boulette : j’ai inscrit un pauvre garçon deux fois sur le stage recyclage annuel secourisme. Déjà qu’une fois, ça doit être pénible… 
Mais bon, tout va bien, j’ai supprimé l’inscription à temps (sans pour autant supprimer l’agent, voilà qui aurait été excessivement drôle…)  

Ouuup’s dépêche de dernière minute : deuxième boulette. Me suis faite insulter par un cadre RH parce que j’avais oublié de supprimer des inscriptions sur le stage « risque chien » pour 2007 et que ce n’est plus une priorité pour cette année.
Ah bon ? les pit-bulls et autres rottweilers, ce n’est plus à la mode dans les banlieues ? Naon, parce que si c’est ça, j’ai des encore des places en permis super lourds, qui restent…
 

Pour finir, j’ai inscrit une certaine Josy Boudin à un stage de formation pour les grues auxiliaires. C’est dans ces cas-là qu’on saisit parfaitement tout le rôle social d’EDF-GDF.

29.09.2007

Le plan de formation de l'usine à gaz - Part II

La prévention/sécurité, chez EDF, ça rigole pas (en même temps, s’il faut se farcir, rien qu’un diplômé du permis super lourd par équipe, ça peut se comprendre : le taux de suicide ou d’accident doit être très alarmant) y’a plusieurs choses pas mal, notamment la formation best of versus EDFGDF « Gestes et postures ». Ze formation que tout le monde suit au moins une fois chez EDF.
Oui, oui, c’est important, on sait jamais. En se tenant mal avachi devant son ordinateur, on risque des gros problèmes, sans parler de la tendinite du téléphone, hein, à force de raconter 20 fois la même histoire par jour, on se fatigue, et puis ça fait mal au bras de tenir le téléphone. Je comprends.
Dans la série, j’aime beaucoup, la formation de 28 heures sur le thème : « grue auxiliaire ». Ouaouh. Voilà une boite qui ne se cache pas d’être un sale maquereau. Mais qui prends soin quand même de « ses gens ».
C’est beau. Nan, parce que c’est vrai, et on en parle pas assez, je vois pas pourquoi les grues ne devraient pas, elles aussi, avoir des problèmes de santé. Donc au cas où, c’est mieux d’en prévoir une autre. Et une fois qu’elles sont trop vieilles, hop, direction la formation Recyclage Grue, faut pas gâcher. Bon par contre, là, c’est plus long, 70 heures, et ouais, faut ce qu’il faut. Reste à savoir ce qu’elles deviennent par la suite… Mystère. Elles retournent en Roumanie, sûrement.

Enfin, le meilleur pour la fin, une formation, uniquement trouvée sur les centres hyper sympa (type Pantin et compagnie) il y a, en plus de la traditionnelle formation violence agression, un complément : prévention risque agression encadrants » Ouaou, ça rigole pas… Mais ce qui n’est pas dit, c’est qui on forme à ce stage. Les managers, face à un coup de sang d’un intérimaire, par exemple, qui supporte plus un détenteur du permis super lourd, ou les « agents » qui pourrait éventuellement se faire agresser par un manager devenu fou ?

Je mène l’enquête.

28.09.2007

Le plan de formation de l'usine à gaz - PART I

Moi, je connaissais, à la limite, les formations pour permis A, B, C et permis poids lourds. D’accord, ça n’a rien de méga original, mais jusqu’ici, je comprends.

Mais attention. Chez EDF-GDF, ils ont aussi des formations pour les permis… super lourds. Là, je m’interroge pas mal, quand même. C’est quoi ce permis ? Ça m’intéresse ! Ça veut dire qu’une fois qu’on a passé l’examen, on a la permission d’être un gros lourd ? Naaan, parce que si c’est ça, j’en connais au moins une dans l’équipe qui a re remporté haut la main l’épreuve. Notamment dans les matières :

- « j’aime parler pour ne rien dire », je plante mon fichier excel en faisant n’importe quoi et je te demande de tout lâcher pour me dépanner, c’est normal, l’intérimaire, t’es là pour ça » ou encore mieux,

- « je répète vingt fois par jour la même chose à un maximum de gens au téléphone en en faisant profiter les voisins ». Parce que moi, je risque plus d’ignorer qu’elle va bientôt avoir une petite fille qui s’appellera Flora, tu sais comme la célèbre actrice Flora Tristan, et que sa voisine, ça y est, elle est grand mère aussi, d’une petite Camille qui est joli aussi. Pour info, dans le XIVème, une place porte ce nom, c’est juste à coté du CFPC (il y de ces coïncidences dans la vie, quand même…) et quand ces E…. m’auront jetées, je compte bien plastiquer l’immeuble et si je pouvais faire un sort à Flora Tristan au passage, je pense que je me priverai pas, faire d’une pierre deux coups, c’est bien.

La suite au prochain épisode... (je sais c'est palpitant)

27.09.2007

On se marre bien chez les gaziers

Souvenez-vous, je viens de passer du camps des vilaines chômeuses qui vivent sur le dos des honnêtes citoyens à celui des contrats précaires… Et depuis ?

Il y a eu le premier jour une réunion apocalyptique pleine de tension lors de laquelle une dame, après avoir vivement incendié easy rider, m'a lancé un très ironique « bienvenue chez EDF-GDF ! » qui m'a fait croire pendant quelques secondes que ces gens là n'étaient pas dénués d'humour... Je vous rassure tout de suite, ça n'a pas duré longtemps. Juste le temps qu'on nous explique de rester dans nos bureaux parce qu'il y avait des colliers de barbes (alias les syndicalistes maison reconnaissable entre tous à leurs jolis colliers de barbe) qui avaient fait une descente en réunion pour bastonner du cadre RH et qui éraient dans les couloirs pour améliorer leur score... Ah ouais... le dialogue social c'est un vrai sacerdoce, chez eux...

Il y a aussi eu la découverte très édifiante des codes secrets comportementaux que tout le monde semble considérer comme évident et de notoriété publique, et surtout, ces deux nouvelles langues étrangères : l’EGD (le pôle distribution d’EDG-GDF pour les intimes) et le plaque Paris. Mais promis, je ne vous embêterai pas avec ça.

Dans les prochains épisodes, vous aurez l’occasion d’apprendre que chez EGD, on travaille essentiellement sur le Q (dit avec beaucoup de naturel et de détachement, ça peut être limite déstabilisant) que nous ne sommes pas des salariés ni même des agents, mais des KGD (le mystère de ce sigle reste non élucidé à ce jour), que sur les formations, il faut toujours prévoir des inscriptions d’agents fictifs…

25.09.2007

L'intégration, chez les pourvoyeurs de gaz c'est beau

Deux jours après mon arrivée, je vais chercher mon badge d’accès dans les bureaux de la logistique. Oui ! merci mon dieu, j’existe quelque part ! enfin !
Le moustachu me salue gentiment puis se met en tête de m’expliquer, avant toute autre chose les règles de sécurité à respecter :
-il ne faut pas le prêter (à qui voudrais-tu que je le prête, petit malin ? Personne me parle à mon étage !)
-même pas à vos amis, car si quelque chose arrive avec votre badge, c’est de votre responsabilité (qu’est ce que tu crois ? que j’ai l’intention d’organiser un technival au 7ème le soir même ?)
Sur ces bonnes paroles, il me remet le précieux sésame et me souhaite la bienvenue. 
C'est le seul qui prendra cette peine. Et j'étais tombée tellement bas que ça a ensoleillé ma journée.
Alors qu'en fait, il s'en foutait, comme les autres. En bon moustachu qui se respecte, il devait juste être bourré et m'a confondue avec quelqu'un d'autre.