21.07.2008

Les requêtes de juin, ça craint (je sais j'ai toujours été super forte en rimes)

coment peut on monter un bidet : ah ça écoute, c’est un vrai problème, je suis d’accord avec toi. En ce qui me concerne, je suis plutôt à la recherche d’une personne habilitée à le démonter. 10.53%

horsocope : tu as raison, c’est important et on y dit toujours la vérité. Je te conseille.

blog fille mode luxe : ah, c’est tout moi, ça

comment seduire une fille d'aprés son signe astrologique : ah écoute, moi, d’après mon signe astrologique et mon prénom je dégage à donf de la sensualité, je suis une vraie bonnasse, genre la fille en chaleur 24 sur 24. donc je te recommande les cancer, visiblement, tu fais jackpot à tous les coups.

femme susse le zizi : c’est vrai, cela lui arrive mais ça ne s’écrit pas pareil.

la femme susse le penis animal : et allons-y, moi aussi je vais décerner des golden request, elle vaut son pesant de cahouettes. Tellement d’ailleurs que je ne peux rien à ajouter alors j’arrête là.

lingeries cochonnes : le lave linge, c’est pas fait pour les chiens

magazine homme : tiens justement je me demandais ce que donnaient les nouveaux magazines qui sont sortis pour nos amis, les hommes.

photos soirées échangistes : ah. Heuuu, bin j’ai pas ça, désolée.

présentez votre offre de service apec : tu vas voir, c’est super. Mais fais gaffe quand même à la vieille chouette, l'est pas commode. 

repondre sur meetic : c’est un vrai job pour lequel j’ai la joie et l’honneur de vous annoncer que j’ai recruté un assistant. Il sélectionne, accoste et réponds à ma place. Sa mission et il l’a acceptée : me présenter 10 personnes.

une blonde dans la ville C’EST MOI !!!!!!!!!

une grosse qui susse : et c’est plus excitant si elle est grosse ? Ou alors y’aurait des stat qui m’auraient échappées comme quoi, les grosses sucent mieux que les autres ?

vas-y frankie c'est bon youtube : merveilleux moment, c’est ici.

coucher avec toi ce soir trop tard : ça me ferait plaisir mais je peux pas, je fête mon anniversaire.

femme saoulée au sperme (histoires) : ah, parce que ça contient de l’alcool ?

femmes nues a argent : je ne suis pas nue (enfin, pas présentement ou alors je n’en suis pas consciente et je risque de me faire violer incessamment sous peu) mais j’ai argent. Est-ce que ça compte ?

harlequin collection extraits : heuuuu…. Si tu veux je peux te faire des extraits des moments les plus niais de la grande oeuvre

hots commets : je te comprends, il parait que la comète de Haley elle était chaude comme une baraque à frite.

tou grils une coup : et une frite une foué

/ sauldre : valdre ?

C'est moi ou c'est de pire en pire chaque mois ?

11.07.2008

aujourd'hui, c'est le jour J

post anniv.jpg
Comme vous le constaterez à la mise en forme plus blondesque que jamais, aujourd’hui b’est pas n’importe quel aujourd’hui.

Non.

Car aujourd’hui, cela fait trente ans que j’emmerde le monde sur cette planète j’irradie littéralement de blondeur éclatante et que je répand avec la générosité et l’altruisme que l’on me connaît, le joie, la douceur et la bienveillance sur l’humanité tout entière.

Ouaip, c’est mon blondanslaville-versaire.

Et j’espère bien avoir plein de cadeaux beaux et très chers.

Y’en a qui déprime à l’approche de la trentaine, moi, c’est tout le contraire, depuis toute petite j’ai toujours voulu être plus âgée, c’est en quelque sorte un grand rêve qui s’accomplit.

Bon c’est sûr, ce qui serait bien, ce serait que le compteur s’arrête pile à cet âge, ou alors, vraiment en dernier recours à 34 ans. Mais je vais pas chialer non plus, adieu acné, âge ingrat, bêtise lénifiante de jeune adulte, débuts de carrière difficiles, hommes immatures (enfin j’espère) et vie amoureuse pourrie (j’espère toujours)

Le début de la vraie vie, en somme !

Ps : dites, vous croyez que je peux continuer à me faire des nattes même si j’ai trente ans ? Nan parce que je me demande…

11.06.2008

Toute première fois, tou-toutes première fois

Parce que j’aime copiter tout ce que font les autres et que je trouve toujours qu’ils ont de plus meilleures bonnes idées que les miennes que j’aurais bien aimé avoir avant eux, j’ai décidé aujourd’hui de copiter notre ami Bernie.

Alors, mes premières fois, ça donne quoi ?

1007522868.jpgMon premier bisou avec la langue (que j'étais même pas raide ivre morte quand c'est arrivé)
J’étais jeune, j’étais curieuse, nous étions à une fête ou plein de gens d’horizons différents s’étaient mélangés, comme on dit. J’ai sympathisé avec un certain Thomas, apprenti boucher (oui, à cette époque j’avais pas conscience que le boulot de mon copain à moi que je pourrais avoir serait potentiellement un sujet de moquerie, mais depuis, je vous rassure, je suis devenue vachement plus superficielle et jamais je ne sortirai avec un boucher, un poubelleur, et d’ailleurs, puisqu'on en parle,  ni avec un éditeur ou un artiste mais ça, c’est juste parce que je sais qu’ils sont top chiants)
Bref, Thomas. On discute, de je sais plus quoi, j’avais menti sur ce que je faisais de mes journées parce que c’était le mot d’ordre, les filles qui étaient pas scolairement attardées, ça faisait fuir les mecs. Comme il était sympa et que je culpabilisais de mentir à mon futur déniaiseur de langue, j’ai fini par lui avouer, certaine qu’il me prendrais pour une débile doublée d’une menteuse.
Bin non, juste après l’aveu de ma forfaiture, il s’est penché sur moi et une grosse langue a envahi ma bouche.
Et j’ai trouvé ça dégueu beurk horrible. Le traumatisme. Longtemps j’ai refusé que les garçons introduisent leurs sales langues dans ma bouche délicate avant de finalement y prendre goût, dieu seul sait pourquoi… Question de sentiment et question de savoir-faire, sans doute. Thomas le boucher, si par le hasard tu me lis, sache que t’embrasses comme une tranche de foie de veau, j’espère pour toi que t’as fait des progrès.

159185750.JPGMon premier licenciement (où on apprend que j'ai toujours été un boulet)
Vous allez rire mais j’ai débuté ma carrière professionnelle sur les chapeaux de roue. Mon premier stage long, aux éditions B**** des trucs parascolaires trop mortel chiants. Au service commercial. A cette époque-là, en plus d’être toujours un peu jeune dans ma tête j’étais surtout vachement naïve. Dernière année d’école, j’étais un peu arrivée en sup de co par hasard mais il devenait temps de se choisir un secteur d’activité dans lequel travailler. Alors autant choisir un secteur qui nous plaise. J’hésitais donc entre les jouets (j’ai gardé une âme d’enfant) et l’édition. Et l’édition, ça me faisait grave triper, j’étais PER-SU-A-DEE que c’était plein de gens passionnés par la littérature, les vieux bouquins qui sentent le moisi, les bons auteurs, des gens cultivés et passionnants en somme.
Je suis donc arrivée au département marketing et commercial avec toutes mes illusions dans mon petit panier. Mon boss était un aigri psychopathe qui avait raté ze tournant de sa carrière en quittant le service multimédia de N**** et mon côté un peu trop littéraire m’a directement placée dans la case « petite conne qui pense qu’on va l’éditer ». De fille sérieuse et travailleuse, je suis passée direct imbécile heureuse bonne à rien qui ne sait pas écrire français. On me donnait des études à faire sans me dire quoi étudier (et je peux vous dire que c'est rudement pas facile, en vrai) avec des deadlines flottantes qui changeaient tous les jours. Et puis, une fois, la RH m’a appelée pour prendre rendez-vous. Quand j’en ai parlé à gros con il a dit « ah oui, ça doit être le rendez-vous pour faire le point en milieu de stage ».
Toujours aussi naïve, j’y suis donc allée la fleur au fusil pour me faire dégommer la face par la DRH qui m’a dit que gros con lui avait dit que j’étais un jambon qui n’avait jamais été en quatrième et n’avait rien à faire dans le marketing.
Je vous passe les détails mais je me suis faite virée comme une malpropre malgré ma contre-offensive dans les jours qui ont suivis. Evidemment, mon stage n’avait pas été assez long pour valider ma dernière année, j’ai donc dû en trouver un autre en urgence et ça m’a pas fait trop rigoler, surtout que le seul truc encore dispo, c'était un pauvre job de télévendeuse de vidéo porno pour les CE (je schématise mais c'est pas loin) et c'était ça ou vendeuse dans l'immobilier au fin fond de la banlieue et moi j'aime bien roupiller le samedi et rentrer avant 23h chez moi.
Depuis, j’ai appris, puisque sans l’avoir voulu, je bosse maintenant depuis presque 10 ans dans l’édition, qu’il y a dans ces boites surtout des frustrés de pas être écrivain, des homo en pagaille, des filles hystériques pas sympa et des milliards de crétins avec un manuscrit au fond d’un tiroir et qui restera au fond du tiroir (j’en fais partie) et au milieu quelques personnes intéressantes, sympa et même avec le sens de l'humour (si, si) Ah oui et puis aussi que si on se fait virer, y'a un gros chèque à la clé, sinon, je signe pas. Les gros rats d'affaires s'en souviennent encore.

216966786.jpgMa première cuite (car il faut bien que jeunesse se passe) 
Etonnamment pour une dépravée comme moi, je l’ai prise vachement tard, genre pas à 14 ans, quoi.
Non, même en prépa où pourtant on buvait comme des trous, j’ai été assez clean, je savais m'arrêter à temps. Je sais c'est étonnant mais c'est pourtant la réalité et c'est pas faute d'avoir multiplié les occasions pour ne pas se louper : les dîners chez les uns et les autres, les soirées de fin de coucours blancs, les vacances, les fins de trimestres, les expéditions punitives à la mer, les soirs où on s'ennuyait, la rentrée de deuxième année, la fin des concours, les oraux, les admissibilités, les admissions, les bizutages, les désintégrations... pfiouuuuh... En plus c'est pas comme si j'étais avec des enfants de coeur, à l'époque, je vous le dis...
Aussi étonnant que ça puisse paraître, j’ai attendu la première année d’école pour ça, quand on avait cette grande passion pour les téquila paf et qu’on nous a appris plein de jeux idiots pour picoler. Un conseil, si quelqu'un un jour vous propose de jouer à la pyramide, dites non.
 

 

211014884.jpgMon premier amoureux (et oui, j'en ai déjà eu un)
J’étais à la maternelle, en première ou deuxième année, je crois. Il s’appelait Pierre et il était gentil. On se faisait des bisous contre le marronnier de la cour et souvent, je faisais semblant de faire la tête pour qu’il me console et s’occupe plus de moi (j’étais déjà pénible à l’époque) ou je faisais semblant qu’on se dispute pour qu’on se réconcilie, c’était bien. Et puis un jour, il a déménagé et j’étais triste. Mais vous connaissez les blondes, aucune constance amoureuse, loin des yeux, loin du cœur, après son départ j’étais plus intéressée par la bonne méthode pour se colorier les ongles avec ses feutres rouges pour faire croire qu’on avait du verni et me déguiser avec ma couette pour faire croire que j'étais une prinffeffe avec une robe de prinffeffe. Nos mamans, cependant, ont décidé de nous réunir afin de ne pas faire d’obstacle à notre amour naissant (ce qui, connaissant ma mère était étonnant mais elle a dû s'imaginer qu'à notre âge, ma vertu ne craignait pas grand chose). Un après-midi, il est venu à la maison. On a joué à des trucs de société (et pas au docteur) et il s’ennuyait alors on a voulu faire de la balançoire dans le jardin. Ma maman nous a donné nos blousons avec la consigne de ne surtout pas les retirer parce qu’il faisait froid. On s’est amusé à la balançoire et au bout de quelques minutes il a retiré son blouson… Horreur, j’ai regardé si quelqu’un nous observait à la fenêtre, à tous les coups on allait se faire gronder. Je lui ai dit qu’on n’avait pas le droit, et il m’a regardée comme si j’étais une pauvre cloche à sa maman avant de hausser les épaules et de continuer à faire ce qu’il faisait. A cette époque, j’aimais pas encore les mauvais garçons, je ne l’ai plus jamais revu. Parfois, je me demande ce qu'il devient...

1083430581.jpgLa première fois où j’ai plaqué un homme (mais j'ai pas fait exprès)
Techniquement, ce serait avec L’Ex, mais il s’est toujours débrouillé pour me couper l’herbe sous le pied ou renverser toutes les situations en sa faveur. Au cours des trois ou quatre séparations que nous avons perpétrées pendant les 2 ans et demi de relations assez orageuses, à chaque fois, ce petit saligaud c'est débrouillé pour m'empêcher de prendre l'initiative à sa place. La dernière occasion n’a pas dérogé aux règles. Moi, gentille et plutôt inquiète pour son petit moral du moment qui le fragilisait pas mal et certaine que lui dire stop lui ferait bien un peu de peine, j’avais juste avancé que ce serait bien qu’on discute parce que je sentais qu’on devait arrêter même si j'en avais pas forcément envie, juste que cela me paraissait nécessaire mais que bon voilà, il était tellement merveilleux que je ne savais pas qu'il faudrait qu'on en discute enfin voilà quoi. Il a bien dit que lui non plus il le voulait pas mais qu'il sentait aussi que ça ne fonctionnait plus vraiment aussi bien qu'avant (c'est surtoutqu'il n'avait plus autant besoin qu'avant que je le materne) Il s’est passé quelques semaines de flou, il est venu un soir à la maison pour bosser sur des correc avec son petit balluchon pour la nuit, la bouche en cœur. Bêtement, je me suis dit, ok, ce soir, on n'en parle pas, je vais pas le foutre dehors à minuit mais demain matin, je règle le problème. Bin si, on en a parlé et il s’est débrouillé pour le faire à ma place. Saligaud jusqu’au bout. Mais c’est pas grave, me suis vengée après, il l’avait mérité. Ah tiens, non, je me suis trompée, juste avant lui, j'ai rompu avec un garçon charmant, gentil, prévenant mais qui malheureusement ne me plaisait pas tant que ça. Bin ça n'a pas été facile mais j'ai été forte, genre je m'enfuis pas ou ne disparais pas de la circulation en espérant que le garçon va comprendre tout seul, non, non.

54004445.jpgLa première fois où j’ai cessé d’habiter chez mes parents (mon rêve depuis longtemps)
Je devais avoir 17 ans tout juste et c’était pour aller en prépa. Je m’en faisais une vraie joie depuis longtemps et bin le jour J, j’ai un peu revu ma copie. Parce que tout à coup, je me suis retrouvée avec plein de gens plus vieux avec vachement plus d’expérience et de maturité et qu’ils voulaient me dévergonder et qu’on aille boire des bières et de l’alcool le soir au lieu de réviser. J’ai fait ma chochotte coincée au début mais il n’a pas fallu trop insister pour j’accepte de suivre la petite troupe dans ses pérégrinations déjantées avant de devenir moi-même une vraie pousse au crime. Peut-être que si je les avais pas connu, j'aurais fini à HEC... Nan j'déconne.

230188883.jpgMon premier ciné (où se révèle l'énorme potentiel de mon cerveau)
Je sais pas quel âge j’avais mais je devais pas être bien dégourdie, ça, c’est certain. C’était pour aller voir Bambi et, ça vous étonnera certainement pas, mais j’ai pas tout compris au truc, genre la maman qui se fait jeter par le cerf qui revient finalement s’occuper de son rejeton, sans doute que j’étais trop innocente pour imaginer
1/ comment on faisait des bébés et par extension des petits cerfs
2/ qu’un homme puisse abandonner sa femme et son rejeton (je vous rassure, depuis j’ai bien compris que c’était possible et que même ça arrivait tous les jours mais m’en fiche, moi, je veux pas de grumeau alors je me ferai pas avoir comme la mère de Bambi)

En tout cas, contrairement à ma môman, j’ai pas pleuré (c’est normal en même temps puisque j’ai rien compris) et je crois bien que je me suis même un peu ennuyée (d’où mon attention plutôt pas très soutenue) mais depuis, c'est sûr, lorsque ma douce maman a cru que je me moquais d'elle quand je lui ai avoué que j'avais pas compris, je nourris parfois quelques doutes sur mon intelligence (pourtant légendaire par ailleurs, sachez-le)

1702815139.jpgLa première fois où j’ai été blonde (car je ne l’ai pas toujours été)
Il y en a plusieurs, en fait. La première pour de faux, je devais avoir 6 ou 7 ans. Et je m’étais amusée à collecter tous les rubans jaunes des paquets cadeaux à Noël. C’était bouclé, c'était jaune, c’était joli et je me les suis collé (enfin, n’exagérons rien, fixé avec des barrettes plutôt) sur le crâne en m’imaginant que j’étais une princesse (blonde, donc) et c’était merveilleux
Ça a dû me marquer parce qu’après m’être souvent et longuement moqué des blondes, un jour, chez Jacques D. on m’a suggéré d’éclaircir un peu ma couleur naturelle, comme je voulais pas de roux, je me suis retrouvée avec des mèches claires, genre un peu blond. Et depuis, bin depuis je suis de plus en plus blonde mais j’hésite à redevenir brune en ce moment.

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Le premier roman que j'ai tenté d'écrire (parce que ma vie m'ennuyait teeeellement)

Aussi loin que je me souvienne, dès que j’ai été en âge de tenir un crayon et de faire autre chose avec que des bonshommes mutants, comme par exemple des phrases avec des vrais mots dedans, j’ai toujours été en train d’écrire des histoires. En vrai, ma première histoire de roman, j’ai eu l’idée à l’école primaire (mais je savais pas que je l’écrirais un jour) et j’ai commencé à l’écrire en sixième. Depuis, ça ne m’a jamais vraiment quittée, est-ce qu’un jour, à force de me prendre des claques par les boites d’édition j’y songerai ? En ce moment, vu ma productivité, on serait en droit de se poser la question.

 

1598988319.jpgLa première fois où j’ai été grave in looooove (ouais ça m’est arrivé)
C’était en seconde, il s’appelait Lionel, il avait des origines italiennes, c’était un redoublant et un rebelle au cœur pur et qui, en prime, était beau à se taper la tête contre le tableau de la classe pendant des heures en récitant ses déclinaisons latines.
Il est arrivé en retard le jour de la rentrée et quand je l’ai vu faire son entrée (remarquée, forcément) dans la classe, bam, coup de foudre. On n’échappe pas toujours au ridicule des poussées hormonales de l’adolescence, ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre, cher lecteur. Son voisin de classe l’agaçait, et comme j’étais devant, il m’a proposé d’être sa voisine (j’ai plané pendant une semaine) chemin faisant, on a discuté, il m’a trouvée sympa et… c’est un mec, à son âge, on n’est pas futé. Quand il a vu que j’étais raide dingue de lui, que ses copains se moquaient de lui parce qu’il parlait un peu trop souvent de moi, il est devenu infect et a fait de ma seconde un enfer, tout en brisant mon petit cœur de midinette de douze ans d’âge mental. Depuis, je me méfie instinctivement des italiens, des beaux parleurs, des rebelles, et des mecs qui ont tout un aréopage de copains dont ils sont le chef de meute.

171149882.JPGMon premier accident (spéciale dédicace)
C’était un pâle matin de novembre. Nous étions en 2007, les grèves faisaient rage et paralysaient la Kapitale. Manque de bol, j’avais un évènement en ce triste lundi 19 novembre. Un évènement que, malgré les grèves et mes intervenants qui venaient tous de province, j’avais tenu à maintenir (c’était ça où je me faisais scharcler mes primes de fin d’année, et y’a des limites, j’ai pas fait la potiche pendant un an par plaisir).
A l’époque, Scootman et moi, c’étaient les tendres débuts d’une relation de couple. Il était gentil et attentionné, il me faisait plein de compliments, il était toujours content de me voir et de me rendre service. Alors, ce matin-là, pour me rendre service (justement), il a proposé de m’emmener en scooter. La veille, j’avais fait le point avec mes intervenants par téléphone, chacun devait me dire à peu près où il était vers 8h/8h30, histoire que je puisse m’organiser en cas d’absences ou de retard à la tribune.
Peu avant 8 heures, nous nous mettons en route. Une fine pluie rend la chaussée glissante, il y a du monde les gens sont énervés. Je sens bien que ça chasse derrière de temps à autre, mais j’ai confiance en scootman, il est prudent. Et puis, au détour d’un passage piéton alors que nous sommes presque à l’arrêt, c’est le drame. Le scooter dérape, nous nous couchons comme des merdes en pleine rue, un vélo fait un écart pour m’éviter, une voiture arrive en face… Tu l’as compris, ami lecteur, j’ai cru que ma dernière heure était arrivée.
Finalement, nous nous relevons, scootman va ranger son scooter pour le mettre à l’abris des voitures tandis que je le suis en boitillant. Je m’appuie contre un rebord de fenêtre et inspecte les dégâts : j’étais en petite robe, botte et manteau blanc. Mon manteau n’est plus qu’un énorme tas de boue, mon collant est explosé, tout comme mon genou, qui a déjà doublé de volume et saigne abondamment.
Je tente de reprendre mes esprits, Scootman me demande si ça va, il a l’air sous le choc, le pauvre, je ne sais plus ce que je réponds et il reprend aussitôt :
- Bon on se pose cinq minutes et on y retourne ?
Je le considère avec des yeux effarés (et stupéfaits aussi) hésitant à lui dire « heuuu, t’as vu que mon genou est pété, que je peux plus marcher, que je tremble comme une feuille et que je suis à deux doigts de chialer comme un mioche qui serait tombé de la balançoire ? »
A la place, je contente plutôt d’un grognement incrédule. De toute façon, il est hors de question :
1/ de remonter sur cet engin de malheur
2/ de me pointer à l’évènement dans cet état.
Scootman semble se rendre compte de la situation, il propose « tu veux que j’appelle les pompiers ». Réponse piteuse « voui, je veux bien ». Evidemment, j'étais dans le grand camion rouge lorsque mes intervenants m'ont tous appelée, avant que finalement Grominet ne le fasse aussi car il avait appris la nouvelle, dieu seul sait comment et après j'ai été la star de Walter pendant 15 jours. (et puis surtout, j'ai eu droit à une semaine d’arrêt maladie (hop j'évite les grèves) shootée aux anti-douleurs et un genou qui me fera boiter pendant trois semaines et puis un scootman pétri de remords, aussi)

1916572694.jpgMes premières expériences culinaires difficiles
Si ma mère était branchée à fond sur la meilleure éducation, mon père, lui, son truc, c’était plutôt, repartons à la découverte des saveurs dégueulasses oubliées on se demande bien pourquoi. Au programme : topinambour, navets, salade cuite au pin, brocolis bio (comprendre avec des bêtes en pack groupé parce que mon père, il était contre les pesticides, donc pas de traitement, tout naturel), pissenlit au lard (mais oui ça existe), salade composée aux fleurs, soupe de poix cassés (j’ai vomi à l’issue du repas, et pourtant j’ai toujours eu l’estomac bien accroché, surtout à cette époque où je picolais pas) les courgettes vermicelles (bon c’était pas mauvais mais juste bizarre), je vous en passe et des meilleures. Alors pour certaines choses, c’était grave un visionnaire, parce que des produits du bon vieux temps reviennent à la mode mais ça nous a quand même occasionné quelques chocs gustatifs dont le premier est le plus marquant : les topinambours. J’ai cru qu’une horde de rats avaient envahi la maison et qu’ils avaient tous choppé une gastro monumentale avant de se suicider tellement ça sentait trop beurk horrible à se taper la tête contre la cocotte minute. Au goût, j’avoue que j’ai plus trop de souvenir, je crois que c’était spongieux et sans trop de saveur. De toute façon, ça aurait pu avoir le goût du chewing-gum à la fraise, rien qu’à l’odeur, ça m’avait soulevé le cœur à vie. Les topinambourgs, un jour, sans faire exprès, je les ai rasé avec la tondeuse, oups désolée. Fallait pas me demander de participer aux travaux du jardin.

67398369.jpgLa première fois où j’ai vomi sur mon lieu de travail
C’était chez les éditions B**** fallait quand même que je leur laisse un petit souvenir avant de partir, je suis pas du genre ingrate, non, non, pas mon style du tout. Et la reconnaissance, après tout, ça fait toujours plaisir. Et puis c'était pas de ma faute, je m'étais quelque peu saoulée la veille de façon un peu trop violente et mon café du matin n'est pas passé. Ce sont des choses qui arrivent, après tout.

(je sais l'illustration est crade mais on parle de vomi, alors j'allais pas vous montrer des p'tites fleurs tout ça, tout ça)  

 

2123782921.jpgMa première proposition très sexuellement explicite (je dois avoir une tête de chaudasse)
C’était l’année dernière, figurez-vous. Alors je vous rassure, hein, jusqu’ici, j’avais déjà noté au détour d’une phrase, attention, parole, discussion ou regard que je suscitais la convoitise des hommes (pas tous mais quelques uns). Et je vous rassure encore, on ne m’a pas toujours fait la cour (de façon plus ou moins adroite) rien qu’à cause de mon cerveau ou parce qu’on venait de tomber – bing – raide dingue amoureux de moi, non. Parfois, les hommes, ils en avaient seulement après mes fesses, allez comprendre pourquoi, les hommes pourtant c’est pas leur genre, y sont si fleur bleue.
Mais l’année dernière, je dois bien avouer que j’ai rencontré un chouette spécimen.
J’ai croisé un soir dans un dîner chez un ami, au milieu de plusieurs personnes que je ne connaissais pas un scénariste/réalisateur de film. Pas spécialement beau, mais une certaine forme de charme, en tout cas pour moi. Le type il avait tout plaqué pour faire des films et il y était arrivé, moi, j’ai jamais eu ce cran. En plus, ça tombait pile à l’époque où je voulais absolument prendre mon indépendance vis-à-vis de l’L’Ex et pouvoir enfin trouver un autre interlocuteur sur ma prod que lui, c’était pile parfait ce que je recherchais. Bref. Pendant la soirée nous discutons de plein de choses, dont la façon dont nous envisagions le métier « d’artiste ». J’ai bien senti des regards appuyés, une ou deux allusions finement sexuelles et je me suis dit en bonne cynique que je suis « toi mon coco, tu prétends être cinéaste pour lever facile de la dinde, mais je suis prête à parier que tes projets ne sont jamais devenus autre chose que des projets au fond d’un tiroir ». A la fin de la soirée nous échangeons nos adresses mails, le lendemain, il m’envoie un mail, me parlant de sa dernière aventure sexuelle et de sa conception du sexe (à savoir très libre, vous l’aurez deviné) J’ai pas fait gaffe, ce qui m’intéressait, c’était son nom communiqué en même temps que son mail : ni une ni deux, je l’ai googeulisé. Hé bin figurez-vous qu’il avait fait trois courts métrages, le petit. Et les critiques étaient même pas trop dégueu. Censément, il est remonté dans mon estime.
Pas pour longtemps
Au troisième mail, réalisant que je jouais les gourdasses qui ne voyait pas où il voulait en venir, il a abattu son jeu, m’expliquant très clairement qu’il était en couple, avait un enfant mais voulait sauter la terre entière et que cette semaine, coup de bol, c’était ma fête, ses talents sexuels étaient à ma disposition. Tout ce que j'avais à faire, c'était choisir le scénario de cette soirée forcément magie et donc, unique. Je sais, ça va vous surprendre, mais n’étant par nature pas spécialement attirée par les plans culs (je trouve ça frustrant et pas très positifs pour l’image que je me fais de moi-même, pour être précise) j’ai répondu merci mais non merci.
Vous le croirez ou pas, mais j’ai jamais plus eu de nouvelles. Ce qui m’a arrangée parce qu’il m’avait envoyé un scénar pour que je donne mon avis et j’avais pas trouvé ça terrible et c’est jamais un truc facile à dire, surtout quand on est un pisse-copie comme moi qui n’a même pas encore fait ses preuves.

 

307744048.jpgMa première rébellion (car je n'ai pas toujours été casse-pieds)
Vous le croirez ou pas mais petite, j’étais plutôt du genre disciplinée, contrairement à mes grandes sœurs (enfin, surtout l’aînée qu’était une vraie rebelle de chez rebelle que même une fois elle s’est enfermée dans sa chambre et elle a jeté des livres par terre, je sais ça calme à mort) et quand on me donnait un ordre, hé bin j’obéissais bêtement sagement ou alors je me débrouillais pour pas obéir mais sans que ça se voit beaucoup pour pas me faire gronder. Et là où j’étais encore plus super disciplinée, c’était pour la nourriture. Pas difficile, la gamine, elle mangeait même la couenne de son jambon sans broncher. On aurait pu m’appeler poubelle de table.
De son côté, ma mère avait lu tous les J’élève mon enfant de la terre, alors elle tenait à nous nourrir sainement avec des choses qui nous rendraient beaux, forts et trèèèèèèèès n’intelligents (surtout n’intelligent elle devait encore être préoccupée à mon sujet après l'épisode de Bambi) et dans son guide pourri qu’on devrait mettre en prison son auteur tellement j’ai dû me baffer des trucs atroces dans ma vie plein de bons conseils pour élever comme il faut ses rejetons, il était noté que les enfants devaient manger de la cervelle. Ma maman savait bien qu’on allait tordre le nez dessus alors pour nous acheter amadouer elle avait fait des frites, à côté. Bien évidemment j'ai mangé les frites. Les cinq heures les plus longues de ma vie. Et même quand on m’a menacée de me priver de Starsky et Hutch, ça n’a pas fonctionné. Ma Mère n’avait jamais vu ça. En tout cas, avec moi, parce que mes sœurs, et surtout l’aînée, vous vous en doutez, elle aimait rien et même qu’elle mettait du poulet dans ses poches pour pas le manger mais chut, c’est secret, faut pas le répéter. Alors elle a employé les grands moyens : si tu finis pas ton assiette, tu vas à l’école avec demain.
Et vous le croirez ou pas mais il a bien fallu que je trouve une solution à mon furieux problème parce que le coup de nous amener à l’école avec notre gamelle, elle l’avait déjà fait, même si on n’y avait pas cru lorsque la menace était tombée.
Comme je suis du genre à prendre exemple sur mes grandes sœurs, j’ai tout fourré dans mes poches et je l’ai donné au chien qui a été ravi. Parce que je suis pas la moitié d’une rebelle, moi.

 

1273078832.jpgMes premières cornes (et dernières jusqu'à aujourd'hui du moins à ma connaissance...)
Entre deux ruptures (je pense que ça devait être après la deuxième) et trois engueulades, avec L’Ex, j’ai fait la connaissance, un jour d’un certain José. José avait 39 ans, il était DAF chez Valeo, plutôt canon et j’ai appris lorsque nous avons dîné ensemble (chez George, histoire de m’impressionner) pour la première fois qu’il était divorcé et avait deux enfants. Comme je suis du genre à calculer, je me suis dit « il a déjà des gamins, c’est super, malgré son âge il ne m’obligera pas à pondre des gniards en quatrième vitesse, c’est parfait, il me demandera peut-être même jamais d’en faire ce qui est encore mieux ». Au deuxième rendez-vous, je ne sais plus ce que nous avons fait et au troisième, le grand classique, nous nous sommes roulées des galoches. Comme j’ai des principes dans la vie (mais oui, toute blonde sois-je) quand j’ai senti des mains un peu trop baladeuses, je me suis éclipsée. Déjà, se rouler de grosses pelles alors qu’on avait passé trois soirées ensemble, et que je ne savais pas grand-chose sur lui, ni lui de moi (ce qui ne l’a pas empêché de me décréter intelligente pour essayer de m’amadouer. J’ai été sage, j’ai pas éclaté de rire mais le cœur y était) ça me posait un peu problème (je suis une fille à principes, vous dis-je, surtout à l'époque).
Bref. Nous sommes sortis ensemble pendant un mois, à peu près. Mais c’était un peu bizarre, pour un début de relation c’était genre plutôt plat, y’avait pas d’empressement particulier, ni de son côté, ni du mien. Alors que je revenais d’un oui-kend à Madrid, il m’a invitée chez lui, pour voir la finale de la coupe du monde France-Italie (était-ce la finale, d’ailleurs ? Je crois même pas, je sais juste qu'on a perdu comme des cons avec superbe). Et je m’étais dit, pendant le oui-kend au loin « ma petite, cette relation c’est sympa mais soit tu t’engages, soit tu le quittes parce que là, ça mène à rien ». Donc ce soir-là, j’étais vachement moins sur la défensive, et même qu’un genre de climat de complicité à la limite de l’intime s’était crée. On discute de plein de choses et notamment de mon oui-kend à Madrid où il s’était déjà rendu (avec son ex-femme, vous vous en doutez mais j’étais même pas jalouse) je lui parle de la soirée où nous avions atterri en boîte avec ma copine et où nous avions dû essuyer la drague lourde et collante des madrilènes. Craignant soudain de passer pour la petite pouffe qui cherche à rendre jaloux son mec, j'ai voulu me rattraper mais il ne m'en a pas laissé le temps : « et alors, tu n’as même pas essayé ? ». Là, je me sens un poil déstabilisée et bêtement, j'imagine que c'est une façon subtile de tester ma fidélité, genre l'homme il attend que je le rassure, alors je réponds avec beaucoup d'assurance : « heuuu, non, quand je sors avec quelqu’un, en général, je considère cela comme exclusif. Pourquoi, toi non ? » il a eu l’air gêné, a gigotté un peu dans son canapé avant de grommeler un « pourquoi, c’est important ? » La douche froide. Mais oui, mon petit bonhomme, c’est important, je suis cap’ d’entendre beaucoup de chose mais je tolèrerai jamais le mensonge, que ce soit clair. Ce à quoi il a répondu « bin non, c’est pas exclusif, tu sais, je plais beaucoup ». Sa justification m’a achevée. Et quand cinq minutes plus tard il a proposé qu'on aille se coucher j'ai éclaté de rire et j'ai dit que j'allais plutôt rentrer. Depuis, pas de nouvelles.  

Et pourquoi je vous dis tout ça, moi, en plus de me laisser aller à mon vice du copitage ? Hé bien parce que depuis le début de l’année, je suis d’humeur nostalgique et encline à faire des bilans et tout et tout. Bin voui, dans un mois, tout pile, je souffle mes 30 bougies, pour les bilans et la nostalgie à deux balles, c'est la dernière ligne droite, non ?

23.05.2008

En avril, ne perd pas le fil

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Une chose est sûre avec 50% de requêtes pour une blonde dans la ville je deviens une star du net à défaut d’être une star du porno.

Par contre, il faut bien le reconnaître : je paye cette soudaine popularité par une baisse du nombre de requêtes amusantes même si ça reste de bonne facture pour cette fournée.

Et comme je pense à la distraction de nos amis Blackmilk et Vince, voilà une nouvelle photo de blondes qui les ravira, j'en suis persuadée. Allez, on ferme la bouche et on arrête de baver, les garçons, c'est plutôt pas très joli et puis ce n'est pas parce qu'elle blonde et mannequin de lingerie qu'elle n'a pas un coeur et un cerveau.

super petasse : c’est moi. T’as un problème, tu veux qu’on en parle ? Je te préviens, c’est une marque déposée.

blonde la : nom féminin. Petit être fréquentant les salons de coiffure et les magasins. Assidue des banquettes arrières de Renault cinq et des clubs de sport (plus rarement échangistes) Souvent superficiel et vénal, s’achète facilement avec une bague à vingt plaques ou un appart’ rue de Rivoli.  

bonne blonde : c’est un pléonasme 

blonde pétasse : c’est comme plus haut, un pléonasme

deathpoe : c’est pas ici, c’est  

gorgée de sperme : c’est bon pour le teint parait-il. (D’ailleurs, Bernie, message personnel, ce fabuleux roman que tu nous as conseillé est en rupture de stock à la feunac, est-ce bien normal ? C’est toi qui as acheté tous les exemplaires ouuuu ?)

3eme rencard : oup’s, le sujet qui fâche, je passe… en général, c’est là que je n’arrive pas à emballer le mec ou alors qu’il cherche à m’emballer quand moi je suis pas trop d’accord. Et pis d'façon pour avoir des 3ème rencards, faut en avoir des premiers et en ce moment on ne peut pas dire que ça se bouscule au portillon, je peux rien pour toi, sur c't'action.

Fessebouke : y parait que c’est super pour draguer, pour l’instant j’ai pas vraiment trouvé que ça se vérifiait mais tu peux aller y voir les fesses de scootman sauf qu’il ne te pokera pas parce qu’il est déjà en main, le petit, fallait dégainer plus vite.

harlequin maison d'edition : oui, c’est là que j’ambitionne d’être éditée un jour, toi aussi ? on fait une joint venture ?

je cherche un homme pour marier avec numero portable : heu, moi aussi mais s’il pouvait être riche, drôle, intelligent et cultivé (mais pas trop, non plus, j’aime pas la concurrence) ce serait encore mieux. T'as ça en stock ?

Lettre refus maison d’édition : ah, tu es tombé sur la bonne personne, je maîtrise à donf (bon, sauf Oh Editions qui ne s’est pas abaissé à m’envoyer le moindre courrier même pour me dire que je sens mauvais)

lapensee du jour : j’en ai une : qui fait le malin, tombe dans le ravin (Grominet, si tu m’écoutes, je te propose de réfléchir à ça très fort)  

léttonnienne : y font des catalogues très bien de russes aussi, à défaut de Lettonienne (et puisqu'on en cause, je crois qu'on dit des Lettones mais je peux me tromper) sans doute plus rare sur le marché, je te recommande.

puis-je avoir une résumé du roman la reine de beuté : non tu peux pas espèce de feignasse. Tu le lis et tu fais ta fiche de lecture comme tout le monde. Remarque, tant qu'on en parle, par reine de beuté, tu veux sans doute dire la reine de teubés ? Parce que ça, je peux t’en parler, si tu veux, c’est un sujet que je maîtrise bien.

star avec une frange : heuuu, bin Yelle elle les connaît, si tu parles à sa main, elle devrait te répondre sur la hotline de la tektnoic

truc pour se faire une blonde : sortir sa gold. Si tu as d’autres questions adresse-toi directement au SAV d’une blonde dans la ville 15 € par minutes.

Rendez-vous le mois prochains pour de nouvelles aventures googeulistiques.

03.05.2008

Va te faire voir chez les grecs

1498990484.JPGHé ouais, même si chez nous, les vacances, faut les négocier en allant pleurer chez Grominet parce que c’est uniquement dans ces cas-là qu’il se sent un vrai managère pilote de son navire qui dirige un empire que c'est lui qui a tout fait ici, moi j’ai réussi à négocier les miennes sans avoir à me le coltiner. Mais je vous rassure, ça n’a pas été une mince affaire pour autant, limite, j'aurais pu en faire une nouvelle série à multiples rebondissements.

Aussi, ce jour, sans doute là, en ce moment même, j’embarque pour une semaine de vacances à rien faire d’autre que glander au soleil (bon et puis quelques visites à but culturel quand même n'oubliez pas que je suis une fille hyper culturée qu'aime pas les trucs superficiels) en Grèce, pas loin d’Athènes. Et toc !

Si tout va bien, je serais de retour dans une semaine bronzée, en pleine forme et si je vous ai programmé une deux petites choses pour que vous ne vous ennuyiez pas trop sans moi, vous aurez aussi à partir du 12 mai : 

-          des vidéos de ouf (non pas de mes vacances)
-          les stat’ d’Avril (il serait temps)
-          la suite de mitik ouare et p'têt même sa fin, héhéhé... (je sais le suspense est à son comble)
-          des bonus de ouf incroyables pour la série mitik ouare (le DVD sort bientôt faut que je fourbisses mon brief marketing)
-          des jeux pour rigoler au boulot (même s'il est interdit chez nous de faire des trucs personnels sur le lieu de travail, j'ai quand même pensé à vous)

Allez, sur ce, il est temps de décoller, soyez sage en mon absence, je compte sur vous. 

Edit de vendredi 2 mai : en fait, j'ai reçu mes billets et vue l'heure scandaleuse à laquelle je décolle, lorsque vous lirez ce message, je serais déjà en bikini sur la plage à commander des coktails

25.04.2008

Quand paris parisselait : les stat de mars, il était temps

1685747128.jpgEdit de lundi 28 : pour faire plaisir à Vince, j'ai ajouté un visuel, tu ne pourras donc plus me dire qu'il n'y a rien à voir. Si, on peut voir une blonde en sous-vêtement, je suis sûre qu'elle va te plaire.

Label : blog : alors là faudra qu’on m’explique passe que c’est  le plus gros score du mois et je vois franchement pas le rapport… Serait-ce un truc genre blogit ou google analytics que ma grande ignorance m'empêcherait de connaître ? Si vous savez, j'ai rien contre me coucher moins bête ce soir... 

jeu de fille : tu veux dire genre les barbies, se maquiller à la truelle avec le make up de môman, se déguiser en princesse avec les housses de couettes, jouer à la marchande, la dînette ou secret girl ? Y’a pas ici. A la rigueur je veux bien qu’on joue au monopoly mais seulement si tu me laisses gagner, je dis ça, c’est pour toi, se prendre un jeu en pleine figure je peux me tromper mais je crois que ça fait mal pour de vrai.

adresse internet de belles nenettes : heuu bin va sur match, y’en a une sacrée belle de nénette qui m’a envoyé un mail. Enfin pas elle un de ses copains qui voulait voir comment ça marchait tout ça. Quoi qu'il en soit, elle savait certes pas causer la France mais elle était canon. C’est typiquement le genre de produit que tu recherches, j’imagine, non ?

bomec bomecs : tu as eu raison de corriger, au pluriel, c’est toujours mieux

cupidon matrimoniale : heuuuu… C’est un nom d’agence de rencontre ?

grosse salaupe : je t’interdis de dire que je suis grosse, c’est clair ?

gwen stephanie baignoire : ah bien. Et Gwen Stéphanie cuisine, ça marche aussi ?

image d animaux rigolottes : si tu prépares un exposé sur la chouette hulotte, tu t’es trompé, mon petit, va plutôt danser la tektonic et finir tes exercices de géométrie. Pour rappel : un triangle équilatéral à les trois côtés égaux, un triangle isocèle deux côtés de la même longueur. Et puis y’a un truc aussi sur les droites parallèles qui sont coupées par d’autres droites à angle droit et bien c’est perpendiculaire à toute quelque chose tout ça tout ça mais j’ai oublié la formulation exacte. Comme quoi ça servait vraiment à rien de me faire recopier le théorème 100 fois...

jeu gratuit titi et grominet : titi et grominet sont dans un bateau. Titi tombe à l’eau, qui reste-t-il ? Personne parce que grominet négocie son licenciement à l’instant même.

jour et marche auto de ville : heuuuu. C’est normal si je comprends pas ? Miss 400 c'est encore un truc d'écolo que je comprends pas ?

la blonde et la lecture : vaste programme.

matrimoniale cupidon : et dans ce sens-là ça a mieux marché ?

mini jeux pour mater une moeuf : bin, tu ouvres les yeux et tu regardes, non ? Courage c'est bientôt le printemps.

peur du rateau : moi ? Non. Et c’est normal, je sais pas ce que c’est, jamais, ça m’est jamais arrivé du tout absolument pas nonononononon…

pétasse bien bonne : comme une blague carambar ?

quand bruxelles brusselais : bin au même moment que paris parisselait ?

super petasse : c’est moi et je suis de retour. bon d'accord, je suis jamais vraiment partie.

04.04.2008

Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 5

2036069799.JPGBref rappel des faits j’ai obstrué l’ouverture de ma cave et une autre blonde se propose de m’aider. A deux, on a le power sur le monde trop fermé du bricolage et la menuiserie. Mon instinct qui s'approche davantage de la philosophie de saint Thomas me pousse à penser « tant que c’est pas fait j’y crois pas » issue non seulement d’une éducation catho à mort sur laquelle je ne reviendrai pas mais aussi d’une longue lignée de déceptions où les promesses étaient rarement tenues, j'attends donc de voir pour juger.

Et les faits que nous pouvions juger c’était que nous étions deux blondes devant une porte de cave récalcitrante. Mais des blondes armées de courage et de plein de bonnes idées, comme creuser des orbites autours des clous avec le bout pointu des ciseaux pour déclouter les planches de la porte. Malheureusement, cette technique, quoiqu'inventive, reste assez peu efficace. Et comme l’une et l’autre vivons dans un monde pas très fictif où le mot efficacité n’est pas vain, on décide tenter une option plus rentable et partons à l’aventure nous équiper dans un magasin de bricolage.

Cette fois, on y est : on a le marteau arrache clous, le pied de biche, le mini pied de biche pour blonde mais avons-nous les biceps pour en finir avec cette foutue cave qui me pourrit la vie depuis que j’ai emménagé ? Déjà que je faisais pas confiance à L’Homme pour savoir démonter le truc horrible de ma cuisine ou flinguer un verrou tout pourri alors qu’il était cap de me transporter d’une pièce à l’autre de l’appart à la seule force de ses bras, soyons logiques, une blonde comme moi, comment peut-elle me tirer du pétrin ?

Super blondie décide d’abord d’essayer sa méthode. C’est qu’elle trouve mon idée d’y aller à la brute un peu définitive et je suppose que vous partagez son avis (de toute façon, la cave, c’était le prétexte pour acheter cet objet que je convoite depuis longtemps afin de dézinguer les petits vieux qui pullulent dans mon immeuble)

Evidemment, Super Blondie est bien obligée de reconnaître que l’arracheur de clou n’est guère plus efficace que les ciseaux tout à l’heure et comme elle n’est pas moins bien élevée que L’Homme (on notera cette récurrence : malgré mon obsession à me plaindre des autres, j’ai toujours accordé un début de confiance à des gens biens, je devrais rajouter cette compétence sur mon CV même si Walter, c'est indénaiblement une grosse erreur de casting professionnel) elle me demande l’autorisation avant d’éclater la porte, m’informant à l’avance des risques associés à cette opération délicate (on notera à cette occasion-ci que sa formation de juriste a laissé quelques marques).


Cette fois, comme la précédente, je comprends les réticences mais j’assume complet. En plus, cette fois, c’est vraiment ma cave, alors si je veux la défoncer à coup de maillet, j'ai droit, je fais que ce que je veux !
« Vas-y » dis-je avec une assurance qui ne m’est pourtant pas familière.
J’aurais pu ajouter un « éclate-là, cette s****** » qui n’aurait pas dénoté avec ma détermination à en finir mais il parait qu’il ne faut jamais trop en faire. Et puis je suis trop bien élevée pour dire des grossièretés.

Malgré cela, que dieu me pardonne, je n'ai pas pu m'empêcher de douter. A nouveau.
Comment un petit gabarit pareil pouvait avoir la force nécessaire pour arracher cette foutue planche à coup de pieds de biche ?
Ça ne me paraissait pas trop possible, tout à fait entre nous. Mais ce n’est pas parce que ma mère m’a abreuvée des doutes qu’elle nourrissait à l’égard de mes compétences et capacités que je dois faire pareil avec les autres. Donc je me suis plutôt contentée de tenir la porte bien en place pour lui donner plus de prise, en silence. (me taire c'est ce que je réussis le mieux dans la vie)

Au premier coup porté, j’étais donc super bien placée pour en estimer la force et j’ai compris toute l’inutilité de mes interrogations précédentes : j’ai cru que j’allais décoller et m’encastrer dans le mur d’en face avec le premier petit clou qui a volé…

Inutile de maintenir le suspens plus longtemps que nécessaire : super blondie a éclaté la planche à la seule force de ses petits bras sveltes pour ma plus grande incrédulité admirative…

Nous en avons profité pour relever les portes, mieux les caler, et depuis, ma cave se porte bien, merci pour elle.

Mais au fait, me diriez-vous avec raison, que sont devenus les charmants voisins auprès desquels je me suis rendue coupable d’un crime de racaille ?

Ils avaient mon numéro de téléphone (que j’avais bien pris le soin de donner dans ma missive) et c’est une vieille dame encore tremblante d’indignation qui m’a appelée un après-midi pour m’insulter pendant un quart d’heure. Bien évidemment, vous connaissez mon sens du respect inné et naturel. Je ne lui ai pas rétorqué :
-          ton verrou, c’était de la merde, j’espère que tu as changé de marque, la vieille !
-          la prochaine fois, c’est la porte de ton appartement qu’on se fait, et on s’occupera de ton cas au passage, j’ai pas le courage d’attendre la prochaine canicule
-          fais gaffe, mamie, j’ai un pied de biche et je sais m’en servir
-          j’ai profité de mon passage pour planquer de la drogue dans ta cave et avec le bordel qui y règne, t'es pas prête de le retrouver, les flics, quand je les aurai appelés, si, alors me gonfle pas, vieille peau 
-          Faut s’y faire, vieux débris, on n’est plus en sécurité nulle part et toi encore moins, maintenant que je sais comment tu t’appelles et où tu habites

Non, je suis restée bien polie et bien calme, j’ai renouvelé mes excuses, sans succès, tenté d'expliquer la méprise avec humilité, sans plus de succès, renouvelé ma proposition de rembourser les frais occasionnés par mon erreur sans être prise au sérieux (j'ai même eu l'impression de vexer la brave dame). Alors j’ai attendu que ça passe et une fois qu’elle avait vidé son venin, après avoir renouvelé mes excuses, j'ai attendu qu'elle soit calmée et décidée à prendre congé et je lui ai souhaité une bonne journée avant de tranquillement raccrocher. Inutile de vous dire que la mamie indignée s'est empressée de jeter mes cartons de fringues au premier passage des encombrants, au motif que je n'étais pas venue les récupérer assez vite... bin, c'est que je ne l'ai pas vu tout de suite, votre mot, je ne suis pas retournée dans ma cave entre temps, ce qui l'a visiblement encore plus indignée (elle doit passer sa vie dans sa cave, en fait)

quoi qu'il en soit je continue à raser les murs, surtout quand je croise quelqu’un vivant à l’étage où les gentilles personnes dont j’ai fracturé (ou du moins fait fracturer) la porte par L’Homme et redoute un jour qu'ils ne me démasquent. Si un jour vous n'avez plus de mes nouvelles c'est qu'ils m'auront retrouvée...

03.04.2008

Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 4

378878942.JPGQuelques minutes plus tard, ma cop’s blonde que nous appellerons blondie pour protéger son anonymat arrive en renfort, bien déterminée à mater cette cave qui ne me crée que des ennuis depuis trop longtemps. Elle vient tout d’abord évaluer l’étendue du massacre.
Ici, un bref rappel des faits ainsi que la précision de certains autres s’imposent :
1/ Les portes de nos caves sont composées de planches de bois cloûtées les unes aux autres de façon rudimentaire. Dans le sens de la hauteur : trois planches maintenues par deux autres clouées derrière en diagonale. Dans la hauteur toujours un espace subsiste entre chaque planche, de quoi laisser passer un bras de bonne constitution
2/ Les portes s’ouvrent vers l’intérieur et les deux autres portes restées coincées à l’intérieur ont la dimension de la profondeur de la cave. Autant dire que pousser la porte ne sert à rien.

Bref. Super blondie débarque et analyse la situation en une minute.
Son diagnostic :
1/ tenter de relever les portes en passant un bras à travers les interstices est impossible : nous n’aurons jamais assez de force, même à deux.
2/ dégonder la porte ne se révèle pas plus envisageable pour des raisons qui m’apparaissent nébuleuses aujourd’hui mais qui étaient vachement claires et logiques à l’époque, si, si, je m’en souviens.
3/ la seule solution c’est d’enlever les clous sur une des planches et se faufiler à l’intérieur pour relever les deux monstres qui coincent tout et reclouer après.
Comme ça, ça a l’air hyper simple mais comme dans beaucoup de cas critiques, ce n’est pas le diagnostic et les préconisations qui posent problème mais plutôt la mise en œuvre du plan d’action…
Premier souci, et de taille, vient avec la question de super blondie :
« tu as un marteau arrache clou ? »
- Heuu… moi je connais la famille Mangeclous, récurrente dans l’œuvre d’Albert Cohen. Mais ça parlait pas de marteau, il y a un rapport ouuuu ?
- Non, tu sais, le truc avec des petites dents pour amorcer la sortie du clou du bois.
- hiiiiin ? heuuu… bin non, désolée, je crois pas avoir ça…
Comme super blondie est la reine de la débrouille, elle tente le système D : avec des ciseaux.
Rapidement, on réalise que, pour inventif qu’il soit, son système de fortune n’est guère rentable, voire pas efficace du tout.
Parce que nous ne sommes pas que des blondes superficielles idiotes et que nous savons faire preuve d’initiatives (et puis qu’à la base, on n’avait pas trop prévu de faire atelier menuiserie dans une cave mais plutôt l’expo Wedgee que je vous recommande d’ailleurs, c’est dommage que ce soit fini) on décide de s’orienter sur un magasin de bricolage pour s’équiper.

Nous voilà donc lâchées dans une grande surface de bricolage, monde inconnu pour moi, beaucoup plus évident pour super blondie qui navigue dans les rayons avec agilité jusqu’à trouver l’objet de tous ses fantasmes : un marteau arrache-clous.
Alors d’accord, je suis peut-être pas bricoleuse dans l’âme mais je me rattrape avec le sens aigu de l’observation (et de la déduction, rappelez-vous). Peut-être que cet engin sophistiqué va nous aider mais perso, j’ai comme eu l’impression que les clous, ils étaient méchamment enfoncés dans le bois et à moins de forer tout autour, ça risque de rester difficile (la seule intelligence des feignants c’est d’anticiper leur charge de travail et de recalculer les paramètres pour la réduire. By une blonde dans la ville 2 avril 2008) et je sais pas pourquoi, l’habitude, sans doute, mais je me doute que ça ne peut pas être aussi simple, s’il suffisait juste d’un marteau arrache clou pour résoudre le dilemme, ce serait bien trop facile pour arriver dans ma vie.
Aussi, une fois le marteau précieux dans notre caddy, je pars à la recherche d’un pied de biche.
Bin oui, au cas où (en plus, c’est classe un pied de biche, j’avais toujours rêvé d’en posséder un, ça fait trop loubard et je pourrais errer dans les couloirs de l’immeuble avec pour faire peur aux petites vieilles).
Autant trouver un marteau arrache-clous m’a paru compliqué autant dénicher un foutu pied de biche dans ce magasin tient du pire problème de math avec des histoires d’évier qui se vident à une vitesse différente du débit du robinet. On farfouille dans les rayons à grands renforts de rires crétins (c’est que deux blondes dans un magasin de bricolage, à la base, ça passe jamais inaperçu, mais là, ça tenait d’un show case de Paris et Nicole dans une boîte de seconde zone paumée dans la pampa de non moins seconde zone d’une province morte cliniquement en France) Les vendeurs hésitaient entre l’effroi et l’excitation (au sens ricain du terme) : au moins un peu d’animation en cette morne journée d’août 2007. Mais l’instinct du service client étant le plus fort, ils finissent par s’enquérir de nos besoins.
Quand on leur demande un pied de biche, le jeune vendeur nous entraîne dans un dédale de rayons avant de nous planter devant un pauvre ridicule petit truc de 10 centimètres de long, faisant passer le marteau arrache-clous pour un instrument de torture digne de HulK
Alternativement, notre regard va du pied de biche pour lopette au vendeur pendant quelques interminables secondes avant que l’une d’entre nous n’ose prononcer la question fatale :

« heuuuu… c’est tout ce que vous avez ? »

Censément intrigué le gentil vendeur réfléchit quelques secondes, le temps de se faire à l’idée que les deux frêles jeunes demoiselles que nous sommes, à la manucure parfaite et la mise incritiquable par Elle viennent de demander un vrai outil de mec (ça coûte rien de mentir personne ne pourra vérifier). Y’a un truc qui cloche.
A contre cœur, il nous dirige vers le rayon des vraies brutes avec des vrais pieds de biche de voyous. On compare les tailles, l’impact de chacun d’entre eux et, une fois notre choix arrêté sur le plus puissant, le brave homme ne peut s’empêcher de poser la question qui le démange depuis visiblement trop longtemps :
« excusez-moi, mesdemoiselles, mais, c’est pour quoi ce pied de biche ? Simple curiosité… »

Super blondie et moi pensons à la même chose sauf qu’il y en a toujours une pour sortir la vanne avant l’autre (ou avoir les cojones de le faire à la place de l’autre). Super blondie se retourne donc vers le curieux avec son air mutin habituel, le fixe droit dans les yeux et jette négligemment :
« bof, on va se faire la société générale juste à côté »
Forcément j’ajoute « promis, si ça marche, on vous donne un pourcentage… »
On file vers la caisse dans un grand éclat de rire complice sous le regard ahuri du vendeur un peu déboussolé.
Sauf que. Une fois de retour au local vélo, avec tout notre attirail, on fait moins les malines. Enfin moi tout du moins.

Promis, la prochaine fois, c’est le dernier épisode. C’est là que vous apprendrez qu’il ne faut jamais sous-estimer une blonde…

31.03.2008

Le jour où je me suis transformée en délinquante juvénile : épisode 3

1359062421.JPGAprès avoir pris possession de ma nouvelle cave, j’ai commencé plusieurs cartons destinés à y être rangés, histoire d’avoir moins de bordel qui traîne dans mon appartement.

Bien évidemment, je ne suis jamais retournée sonner chez les voisins et comme on est un peu en froid avec L’Homme qui ne tardera pas à devenir L’Ex, il ne peut pas me donner mauvaise conscience et me demandant tous les jours si je l’ai fait, il est déjà trop occupé soit à ne pas recevoir mes e-mails soit à répondre à des saillies terribles (j’ai rarement été aussi inspirée en vacheries d’apparences innocentes qu’à cette époque). Alors c'est sûr, depuis les premiers épisodes, bon nombre d'entre vous m'ont prodigué d'excellents conseils pour apaiser le conflit diplomatique et c'est vrai, j'aurais pu me fendre d'une visite de courtoisie visant à signer la trêve.

Mais non, à la place, parce que je suis parfois lâche comme un mec, je décide d’écrire un courrier expliquant que je n’ai pas réussi à les joindre autrement.

Courrier hyper consensuel, respectueux et humble, visant à monter :

1/ qu’en vrai je suis une fille polie et bien élevée (malgré les apparences)
2/ que je suis de bonne foi dans ma connerie (je suis blonde)
3/ que je compte bien leur rembourser tous les frais occasionnés par ma dégradation involontaire… (je suis pas malhonnête)
4/ que je renouvèle mes plus plates excuses pour la méprise (j'ai beaucoup de respect pour le club du troisième âge)

Les jours passent et je n’ai pas de nouvelles.

C’est pas grave, on est en période de grandes vacances et pendant ce temps, je continue mon grand rangement et je descends vaillamment mes cartons un a un.

On est samedi, il n’en reste plus qu’un, je suis bientôt débarrassée et j’ai bien hâte. Pour marquer ma satisfaction, je pousse avec joie le carton au fond de la cave et referme la porte dans un geste gracieux censé illustrer mon allégresse ravie.

Avant d’entendre un grand fracas.

Mon cerveau refuse d’enregistrer l’information mais au fond de moi, je sais que je viens de commettre une erreur monumentale.

Dans la cave, la seule chose datant de l’ancien proprio ce sont deux grandes portes de séparation (qui viennent de l’appartement) qui étaient posées contre le mur et que L’Homme avait eu la gentillesse (la connerie) de pousser bien contre le mur droit pour dégager le plus de place possible. En équilibre désormais instable, mon dernier carton les a faites basculer et elles sont, l