lundi, 20 avril 2009

Un mars et ça repart...

 Je sais le titre est trompeur, la photo aussi mais que voulez-vous, j'aime destabiliser les gens. En avant toute pour les stat de mars... (je sais, rien à voir avec la choucroute ni avec la poitrine de porc fumée... quoique)

thit-kho-poitrine-de-porc-decoupee.jpg

avantage des journalistes dessins humoristiques : quand t’es journaliste t’as plein d’avantages, surtout si tu bosse pour la bande à Oualter. Dépêche-toi ça va p’têt pas durer…

 

chronique siciliennes : j’avais commencé et pis j’ai laissé tomber, les deux épisodes suivants étaient pas très intéressants, en fait…

 

 

fille entre elle : on joue à secret girl, on s’échange nos fringues, nos make up et après on parle mec’han…

 

l'interessant de livre : de livraison tu veux dire ? Demande à miss400, elle t’a fait un topo ici

 

présentez votre offre de service apec : je crois qu’il est temps de dénoncer la vieille chouette de l’APEC, je suis a priori pas la seule à avoir été traumtisée

 

bal de l'x quelle robe : alors ça c’est une vraie question fond, je suis bien d’accord. Mais comme tu ne devrais pas la poser – car sa réponse devrait être spontanée si tu méritais vraiment d’aller au bal de l’X – ne compte pas sur moi pour te répondre. (ps : n’oublie pas de négocier au minimum une bague avant de coucher et évite de te saouler et de vomir ce soir-là, c’est mieux, j’en connais qui ont ruiné pour toujours leur future carrière de femme entretenue, mesdemoiselles de la Légion, oui, c’est bien à certaines d’entre vous que je pense)

 

comment demonter un bidet : ah zut. Dans le temps, j’avais un super chevalier servant qui bossait chez Leroy Merlin ou un truc du genre et un jour, histoire de nous trouver une occasion de sortie pour me draguer il m’a proposé d’aller… au salon du bidet (ou de la salle de bain je sais plus) j’y suis pas allée… Je ne peux donc pas te renseigner, désolée. Par contre si tu veux tout savoir sur comment démonter ou fracasser une porte de cave c'est ici

 

elliot perlman : voilà enfin une requête intelligente. Tu trouveras un billet sur Ambigüités ici mais je te conseille aussi de lire Trois dollars. De rien.

 

horaire ete : c’était dans la nuit du 28 au 29 mars et mon décodeur n’a pas trop aimé, encore moins que moi, visiblement. Mais il va mieux depuis, merci pour lui. (sinon, le film, c’est ici)

 

je me fais draguer à la sortie de l'école : je dirais que tout dépend de l’âge que tu as et de l’âge des dragueurs mais globalement, de loin, c’est plutôt pas une mauvaise nouvelle, si ?

 

draguer relancer par mail : bin tu fais pas comme ça, ni comme ça, par exemple.

 

préservatif durex démonstration : Bon, ce n’est pas à moi de jouer les profs, y’a des limites mais sachez néanmoins que des vidéos de démo existent sur le net. Et même aussi qu’un certain leroidelacapote.com aussi, que même que c’est la plus grande boutique française. Vous vous coucherez moins idiots ce soir.

 

anne le prince blackmilk : ahah… il existe donc un prince Blackmilk ? Tu nous aurais caché des trucs ? Vite balance !

 

la plus belle poirtine feminine connue : bin la poitrine de porc c’est pas mal mais je trouve ça un peu gras, tout à fait entre nous. Je te conseillerais plutôt la fine de bacon, plus digeste…

 

mercredi, 25 mars 2009

Les rêves ont leurs raisons que la raison ne connaît pas

cauchemar.jpg

 

 

La nuit tous les chats sont gris, les souris dansent et… les blondes... rêvent.

Mais à quoi donc, me direz-vous ? A des bagues à vingt plaques ? Un appartement de rêve rue de Rivoli ? Des rivières de diamants ? Cary Grant ? Les répliques de Titanic ? Un produit miracle contre la cellulite ?

Les autres peut-être, mais moi pas.

Non.

 

Mais c’est normal. Compte tenu de mon énorme QI (au moins 55 les bons jours) pour ma petite tête de moineau, je fais pas les même rêves que les blondes normales (qui sont plus idiotes encore que moi c’est entendu).

 

Non, moi je fais des rêves intelligents. Tout comme Miss400 ici.

 

Enfin.

Différents quoi.

 

Et bien souvent des cauchemars. Ouais je sais c’est la flippe totale. Mais c’est rapport à la crise et aux ennuis financiers que traverse actuellement mon riche (plus pour longtemps) Oualter Krewures (sachez que j’ai été maline j’ai gardé mon nom de jeune fille, parce que dans La ville c’est quand même plus classe que Krewures comme patronyme)

 

Enfin bref.

Des cauchemars donc.

Mais je m’y suis faite, à force.

Un soir c’est ma fratrie qui cherche à me faire la peau en loucedé dès que j’ai le dos tourné ;

un autre c’est un évènement que je dois gérer alors que tous mes partenaires sont absents et que je sais pas quel est le thème de l’évènement et ai fortuitement oublié mon annuaire pour appeler les retardataires tandis que la salle est pleine et que tout le monde me regarde ;

un autre encore je sauve des gens au cours d’une opération commando (j’vous ai déjà dit que plus jeune je voulais être espionnesse ?) avec des hélicoptère qui cherchent à nous chopper et des méchants en total look blockbuster ricain, mitraillettes à la main…

 

Voilà. Et même que pas plus tard qu’avant-hier soir, j’ai rêvé que je tuais quelqu’un (une première) et que je dissimulais son corps dans un sac de voyage (même pas un Vuitton la honte) pour le balancer dans la rivière derrière chez mes parents tandis que je faisais croire à mon père que oui oui, malgré mes notes catastrophiques, j’allais quand même avoir mon Bac, et avec mention, même, d’abord.

 

Mais hier, j’ai rêvé un truc hoooooorrible.

La blonde déclare : la blonde va mal.

Carrément.

Je vous avais déjà alerté, il y a longtemps, sur un mal qui me rongeait (ça va mieux depuis merci pour moi) aujourd’hui, je crois que c’est pire encore.

 

J’allais chez le coiffeur. Jusqu’ici, tout va bien, hein, ça m’arrive souvent pour refaire mes mèches et même que depuis que j’ai changé d’adresse plus jamais je flippe d’y aller et ressortir avec une coupe improbable et les cheveux platines. (ouais parce que je suis peut-être blonde mais j’ai pas mauvais goût pour autant)

 

J’arrivais donc dans le salon de coiffure, disais bonjour au gentil monsieur, m’installais et tout. Il régnait une ambiance de salon-cosy normale (et j’ai pas dit quasi normale) : bourdonnement du sèche cheveux, discussions à mi-voix entre les coiffeuses et leurs clientes, allées et venues des dames en peignoir et cheveux mouillés du bac aux sièges.

Je lisais un magazine en observant du coin de l’œil ce petit manège.

 

Jusqu’à ce que ce soit mon tour. Souriante, affable, ma coiffeuse attitrée s’approche, défait mon chignon vague, me tend l’élastique et palpe mes cheveux.

« on fait comme d’habitude ? »

Je confirme. C’est le dernier souvenir que j’ai de moi dans le miroir.

Elle me lave les cheveux, me fait un truc dessus, me les coupe, me fait un brunching.

Pendant tout le temps que dure l’opération, je me sens parfaitement bien, genre comme un après-midi chez le coiffeur où on se fait chouchouter, dorloter, choyer.

 

La coupe est finie. Les cheveux sont secs, le sèche-cheveux s’est tu.

Elle tourne la glace pour que je puisse admirer le résultat…

 

…stupéfaction…

 

Je suis…

 

Brune !

 

Je m’observe avec surprise.

C’est moi ça ?

 

Là, normalement, dans la vraie vie, je devrais pousser des hurlements en m’arrachant ma tignasse et en insultant la coiffeuse dans un langage fleuri.

Mais comme on est dans un cauchemar, le principe de normalité ne s’applique hélas pas.

Non.

Je me regarde et je me dis « en fait, je suis plutôt bien en brune »…

 

A votre avis ça signifie quelque chose ?

vendredi, 14 mars 2008

L'horoscope commenté du jour : de qui se moque-t-on ?

D'humeur égale, vous serez tout sourire
D’humeur égale ? MOI ???? Mais t’as vu ça où espèce de débile profond ? Ça fait une semaine que je suis d’une humeur massacrante et que j’ai envie de péter la gueule de tout le monde ! Alors le sourire, tu peux oublier tout de suite, mon p’tit bonhomme, c’est pas au menu, le plat du jour, ce serait plutôt la soupe à la grimace.

et viendrez en aide de manière très efficace à l'un de vos amis.
Ouais, ça je suis déjà au courant, je passe ma vie à ça et moi j’en ai marre d’aider les autres, j’aimerais que ce soit le contraire, de temps en temps, si assistante sociale avait été ma vocation, ça se saurait depuis longtemps. En plus j’aime pas les gens, alors leur venir en aide, à d’autres, tu peux toujours rêver… Et pourtant, je l’admets, c’est bien le cas, je comprends pas pourquoi c’est toujours comme ça.

Surtout parce que vous aurez une vision très claire de sa situation.
Bin oui, ça analyser intelligemment la vie des autres, être lucide pour eux, leur donner des conseils bienveillants, je suis super forte. Je devrais penser à me faire payer maintenant.

C'est fou comme vous pouvez être de bon conseil pour les autres. et pas du tout pour vous !
Merci d’appuyer là où ça fait mal, enfoiré. L’année dernière je me suis tapée la déprime de L’Ex et je l’ai porté à bout de bras pendant des mois et des mois. Et qu’est-ce qu’il fait quand il va mieux, le petit saligaud ? Il prend ses distances ! Et moi, là, aujourd’hui alors que j’ai le moral dans les chaussettes qui va me porter à bout de bras et soigner mes coups de calgon et me rassurer et me dire mais non t’es géniale trop super parfaite, tu verras ça va passer, tu devrais faire ça pour casser le cercle vicieux, voir telle personne, te mettre à telle activité quitte à ce que je te fouette un peu pour que tu le fasses vraiment même si tu préfèrerais plutôt te vautrer dans ta grosse déprime d’enfant gâté qu’à rien de mieux à faire de ses journées que de s’apitoyer sur soi-même ( je reprends mon souffle) qui ?

Pourquoi ne pas appliquer à vous-même ce que vous préconisez pour vos amis, à vos enfants ou même votre conjoint ?
bin parce que c’est facile d’être lucide pour les autres mais vachement plus compliqué de l’être pour soi, ça te parait pas un peu logique espèce de crétin ?

Vous voyez bien que cela marche sur eux, alors pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas sur vous ? Peut-être parce que, au fond, vous ne le voulez pas ?
Bin voyons ! Je veux pas quoi ? Etre lucide ? Savoir prendre les bonnes décisions ? Entendre de bons conseils ? Bin si, je voudrais bien tout ça… Mais pas aujourd'hui car je me casse à Rome, et toc !

mercredi, 12 mars 2008

Une blonde en danger

1802256493.JPGJe vous l’ai déjà dit, en ce moment, je passe ma vie à l’extérieur, à rencontrer des avocat-ca-ca, des consultants, des experts-comptables, des fiscalistes, des contrôleurs de gestion, le tout dans l’honorable but de faire de ma gamme de bouses pourries produits un peu hasbeen, un truc avec de la gueule, du contenu, des vraies problématiques clients (genre pas un résumé d’un bouquin qu’on édite déjà par ailleurs) bref un truc qui a des chances de se vendre (enfin, si on se décide à le commercialiser un jour mais ceci est un autre problème)

Hier, donc, j’avais rendez-vous vers la Gaîté.
Chic , me dis-je, voilà un rendez-vous über bien situé, non pas pour me farcir dans la foulée tous les peep-show de la rue eponyme mais pour aller faire les magasins (non mais vous me prenez pour qui ?)

Hé oui. Parce que ça fait trois mois que, budget serré oblige, je ne me suis pas rendue dans un magasin. J’ai même pas fait les soldes… Bon d’accord, j’avoue je ne les fais jamais. Officiellement parce que les soldes c’est pour les cons de pauvres, officieusement parce que j’ai horreur de la foule et que voir des hystériques femmes s’arracher des bouts de tissus avec hargne, les traits déformés par la convoitise, absolument convaincues de faire une bonne affaire, ça m’effraie. Voire, me répugne, j'ai l'impression d'être samedi soir. En plus, les soldes, c’est nul, je veux toujours ce qui est plein pot et pas ce qui est à – 50%, alors autant le payer plein pot quand il n'y a pas de psychopathes du rabais qui rôdent autours de moi.

Hier, toujours donc, 17h, rendez-vous chez un consultant, on discute contenu, produits, cibles, fixons notre choix sur plusieurs possibilités, déterminons les objectifs de chacun, négocions les chiffres. Hop, en 45 minutes, tout est bouclé, je suis dehors.

Direction montparnasse.

Je vais me réaclimater au shopping en douceur et commencer par les Galeries Lafaillite (je préfère le printemps mais y’a pas à cet endroit)

Et là, constat amer : je trouve tout moche, ou alors sans intérêt ou alors bof bof, ou alors franchement hideux, ou alors vraiment pas de saison pour l’instant ou alors pas du tout mon style ou pas mettable.

Bon c’est pas grave, c’est rare que je trouve des trucs qui me plaisent aux galeries, je sors, ce n’était qu’une mise en bouche, les prochains magasins, en regard, je vais tout trouver génial.

Mon oeil !  

Un a un , je me suis tapée les magasins du centre commercial.
Une à une je me suis enfilée les boutiques de la rue de rennes.

Rien, nada, queue dalle, à peine deux pauvres jupes achetées sans enthousiasme, comme on mangerait une glace dont on n’a pas envie et je suis sûre qu'une fois chez moi, je les trouverais vilaines.

Déprimant.

Aurais-je perdu mon sens du shopping ? Est-ce un défaut d’entraînement qui me rend désormais inapte à faire les magasins avec acharnement ? Suis-je devenue incapable de me ruiner en fringues ?

Je sais pas vous mais moi, ça m’angoisse.
Parce qu’une blonde qui s’habille mal et sans envie c’est une blonde en sursis.
 

lundi, 10 mars 2008

Le début de la gloire et nouveaux objectifs

Bon sachez quand même qu’au moins 50% de mes visiteurs viennent ici pour me trouver, oui, moi, la grande (ils cherchent des grandes, aussi, tiens d’ailleurs, ça me fait penser, pour 3% d’entre eux et me demandez pas pourquoi, je n’en sais fichtre rien) la seule, l’unique, l’inénarrable, la merveilleuse, la sublime blonde préférée de la ville.

Ça c’est dit.

Mais ça me laisse songeuse néanmoins. Si de moins en moins de gens s’égarent ici bas c’est qu’il est temps de renouveler avec la mode du titre accrocheur suggérant une bonne dose de dépravation, avec quelques gouttes de sentimentalisme pour faire joli et un saupoudrage léger d’occurrences sessouelles ou faisant référence à des sites de rencontres pour le goût.

Allez, stop au blabla, place aux requêtes du mois :

Pensées de chargrin d'amour : boubouboubouuuuuh sniiiiiif… Regarde plutôt amour gloire et beauté, vas lire un harlequin collection grand drame de la vie munie d’un paquet de mouchoir et me fatigue pas, s’pèce de lopette sentimentale de douze ans d’âge mental.

Salaupe : toi-même (non mais dis donc)

Atelier apec : encore ? Mais combien de gens sont à la recherche d’un groupe de soutien après avoir subi la vieille chouette en atelier Apec ? Hein ? COMBIEN ???

Blackmilk films engagement : Blackmilk c’est pas ici, mon brave, mais plutôt (c’est quoi cette mode d’aller chercher des bloggeurs sur le blog des autres ?) bon pour le reste « film engagement » tout ça, je suis pas sûre de la pertinence de ta requête, Blackmilk, tout ce qu’il regarde c’est Rihana se déhancher dans les clips. (oh, rigole, quoi)

Blonde : c’est moi.

Bouee fille humour : petite j’ai eu une bouée en canard, je l’admets sans la moindre honte. Beaucoup plus tard, j’ai fait le pari de venir à la piscine avec pour faire marrer la galerie. C’était à ça que tu pensais aussi ?

Christiane farigoule : heuuuu… y’a un rapport avec la Bourboule  ? Parce que la spécialiste de la Bourboule , c’est la 400clics et c’est ici.

Coloration blonde :
je te conseille plutôt la décoloration, sinon, tu risque d’avoir de mauvaises surprises, choupette. Mais bon, n’hésite pas à venir parler ici de tes déboires.

Célibat avantages : y’en a plein et c’est ici.

Doigt dans sa culotte : fin, distingué, subtil : exactement tout ce que j’aime. Nan vraiment. Surtout change rien, c’est parfait.

Dépravation sexuelle : tu peux appeler scootman, c’est dans ses cordes

Enfoire affectif : tu peux appeler L’Ex, c’est plutôt dans les siennes (de cordes)

Femme qui susse un penis : pouaaaaah, mais c’est dégoûtant (surtout que j’avais commencé par lire « chien qui susse un pénis et ça m’a paru plus drôle que la vraie version) et puis j’ai beau chercher je vois pas le rapport avec ma prose vachement distinguée et en dehors de toute contingence bassement sexuelle.

Fille nue : ça arrive, surtout pour prendre sa douche.

Fillesseules : ça arrive aussi et parfois c’est mieux.

 

Le mois prochain, j'aimerais bien me racheter, à défaut d'une conscience et un cerveau, une certaine crédibilité. Nan parce que les requêtes porno, à force ça devient lassant et j'aime varier les plaisirs. 
Vais-je en avoir de plus intelligentes maintenant que je fais semblant d'être une littéraire qui reçoit des courriers de Jean-Paul E. des éditions G. ?

Franchement, je suis drôlement curieuse de voir ça (et vous aussi, j'en suis certaine... Mais bon, vu ce que je sais des trois requêtes déjà enregistrées dans mes stat pour mars, j'ai comme un doute)

mercredi, 27 février 2008

Les brèves du jour bonjour

Bon je sais, en ce moment, je publie tellement rien que c’en est effrayant mais que voulez-vous, je travaille (plutôt beaucoup) et le soir je sors (presque tout le temps) et le oui-kend soit je dors, soit je sors soit je vais à la mer. Alors forcément, ça laisse peu de temps pour vous raconter des âneries choses passionnantes. Du coup, un petit bref rapide de la semaine dernière. La prochaine fois on parlera de match et puis encore plus tard des courriers que m’envoient Flammarion.

D’ici là, bon début de semaine à tous.

Ce matin, un lapin a tué un chasseur.
Non, j’déconne le dir commercial de Walter s’est fait mettre tout court et en orbite aussi.
Analyse de la situation par les membre du com-ex :
« il a tenu combien de temps celui-là ?
- deux ans
- ouah, c’est un record, d’habitude, ils font pas six mois.
Moi je dis, une boite qui montre autant de respect et utilise à ce point ses ressources commerciales, c'est une boite qui a de l'avenir.
 

Grominet 1er a peur de moi
Il a refusé de faire mon évaluation et a dépêché mon manager – officiel – à sa place. Je ne vous cache pas que ça n’a pas été facile pour lui de m’évaluer puisqu’en un an on a dû se voir trois fois.
Pourtant, Grominet 1er ferait mieux de se méfier davantage du comex que de moi, il a été déclaré que Grominet 1er est un frein à la croissance (ouch !) et y’a des gens qui font des entretiens avec certaines personnes de l’équipe pour leur faire dire du mal de Grominet. Ça sent le déboulonnage, je sais pas pourquoi.

Le lendemain matin, un lapin n’a toujours pas tué de chasseur. Non à la place, un énième suicidaire qui a trouvé plus drôle de choisir les heures de pointe pour se jeter sur les voies du RER, histoire de faire de mon trajet déjà pénible au quotidien, 2h30 d’enfer. Les transports sont le meilleur catalyseur de ce que l’humain contient de plus bête et haineux : bin oui, en voyant une grosse rester assise pour pouvoir mieux lire son harlequin (c'est-à-dire que c’est quand même complexe donc on ne peut pas et rester debout et suivre l’intrigue) alors qu’on était tous ultra compressés j’ai été prise d’une envie presque irrépressible de lui décoller une grosse tarte en travers de la tronche. Et pourtant, j’ai jamais été violente.

Pour bien finir la semaine, les Gros Rats d'Affaires (cf chomeuse War le retour des requins bataves) qui affiche des bénéfices tellement incroyables qu'on n'imagine même pas ce que ça peut représenter comme paquet de pognon fait s'envoler le prix de son action en annonçant un plan de réduction des coûts (ch'ais pas trop où ils vont trouver de quoi réduire les coûts à part en dégraissant sévère) juste avant d'informer de la revente d'une partie de ses activités (dont celle où j'ai bossé...) J'ai essayé de minauder auprès de mon cher époux Walter pour qu'il me l'achète mais il n'a pas l'air très d'accord. C'est triste, j'aurais pourtant trouvé ça drôle et en ces temps troublés d'audit chez Walter, ça n'aurait pourtant pas fait de mal de rigoler un peu.

(ps : Walter, pour me consoler, m'a accordée gracieusement sans que je ne lui demande rien 60 € d'augmentation par mois... c'est un montant brut, vous vous doutez bien... De ma prime sur objectif, en revanche, il n'en a pas été question... dingue ça...)   

mercredi, 13 février 2008

Grominet 1er est mon ami

Comme je vous en parlais, il n’y a pas longtemps, Grosminet Ier – mon chef, donc – a voulu me faire quelques remontrances dans son bureau, à cinq minutes du départ groupé pour aller boire un verre entre collègues (il a un don particulier pour sentir ce genre de chose).
A sa décharge, j’admets que mon dernier recours pour ne plus faire un boulot pour lequel je n’ai pas été embauchée et qui m’ennuie mortellement a été… de ne plus le faire. Et ça l’a choqué. C’est pas très corporate.
Manque de bol pour lui, je ne suis guère patiente et il n’aurait pas dû insister pour que je lui livre le fond de ma pensée et ce que j’avais sur le cœur. L’a vite changé de couleur, le pauvre, quand il s’est pris une grosse volée de bois vert en travers de la face dans l’enceinte pourtant censément protectrice de son bureau clos de grand chef.
Mais comme il aime bien le management paternaliste, il a décidé de m’inviter à déjeuner 48 heures plus tard. Le management dans cette boite, c’est un vrai poème… Jugez-en par vous-même.

Ça commence dès l’attente de l’ascenseur, où on m’explique que l’on est trèèèèèèèès fatigué parce qu’on n’a pas bien dormi du tout la veille. Genre, on se pose en innocente victime que moi, l’odieuse vilaine subordonnée, je traite avec vilenie quand on m’a pourtant sortie du caniveau. Et comme en vrai je suis vilaine et pas du tout préoccupée par le sort de mon prochain et celui de Gromsminet Ier moins que les autres, je fais semblant de pas avoir entendu, limite de m’en cogner comme de l’an 40 s’il insiste sur ses trop malheurs de managères, dissimulant très mal un léger sourire ironique.

Et puis, on s’enquiert de mes envies pour le lieu du crime (ça s’appelle du management participatif), me laisse galamment la banquette (c’est marqué dans son guide pratique du managère galant) et, après quelques mots d’usage sur mon genou éclaté par un scooter fou il y a pourtant trois mois (l’empathie, c’est vachement important avec ses collaborateurs, si, si, c’est dans le guide aussi) il se lance, et ça donne ça, à peu près…

En plus, tu sais, j’ai vraiment une grosse pression…
Ah bin ça doit te changer du quotidien, coco, l’était un peu temps, non ? Remarque, peut-être que comme ça tu arrêteras de perdre ton temps à pinailler sur des virgules dans mes programmes, et on pourra avancer, genre s’attaquer à de vrais chantiers. Tu verras, ce sera un peu dur pour toi au début parce qu’il faudra prendre des décisions et tu as un peu de mal avec ça, mais ça viendra avec le temps. Mais bon, toi qui adores passer ton temps à te vanter, pour une fois, ce sera un peu justifié.

Et puis, vraiment, j’ai trèèèèès mal dormi cette nuit, tellement j’ai cogité
Bin écoute, moi aussi, j’ai pas beaucoup dormi, j’te f’rai dire mais je te fatigue pas avec ma vie privée et ta façon, l’air de rien de glisser que c’est un peu à cause de ce dej que tu as passé une sale nuit, je ne me sens coupable de rien, même si je t’ai incendié la face mardi dernier c’était mérité, et largement, et encore rien par rapport à ce que je peux faire quand je suis trèèèèèèès calme.

Et puis, ce projet de réorganisation, on m’a collé une vraie pression et j’ai dû tout faire moi-même.
Pour commencer, tu aurais mieux fait de t’y coller de suite quand on te l’a demandé il y a six mois au lieu d’attendre qu’on te tape sur la tronche parce que tu n’as toujours rien fait à part arrêter tous les projets qui dépassaient un peu tes compétences (autant dire la majorité). Pour continuer, tu aurais pu demander l’avis de certains de tes collaborateurs qui ont fait d’autres boites dans leur vie et qui t’ont déjà fait des propositions pas trop connes dans ce sens. Bon, ensuite, c’est sûr, ton problème, c’était surtout de trouver la case chef dans l’organigramme pour y griffonner ton nom en loucedé alors que tu sais que le comex est pas trop d’accord.

Sans compter que cette réorganisation, c’est vraiment difficile
M’étonne pas, pour que ce soit facile, faudrait que tu aies l’esprit d’analyse et de synthèse, choupette, et te connaissant ça doit être un vrai défi, si tu veux je t’apprends. Bon et puis je reviens pas sur tes ambitions personnelles irréalistes, hein…

Et puis j’ai une problématique importante sur la cellule backoffice, puisque j’ai deux personnes potentielles pour l’administrer. Je fais monter qui ? La fille à l’ADV ou celle à la logistique ?
C'est-à-dire que si tu avais commencé par ne pas faire monter l’idiote qui est à la logistique qui ne comprend rien à rien, ne s’intéresse qu’à son marché du samedi matin et à la déco de sa cuisine ou comment faire sécher son linge le dimanche, tu n’en serais pas là, mais je vais pas encore t’expliquer la différence entre promotion pour raison professionnelle et promotion pour être sûr qu’on est entouré de gens plus incompétents que soi et qui, en plus de nous être éternellement reconnaissants de la chance qu’on leur donne, ne risquent jamais de nous faire de l’ombre, je voudrais pas te donner trop d’info en même temps, ça pourrait faire court-circuit.

Et… en fait…surtout…(j’ai gardé le meilleur pour la fin) j’ai un vrai problème avec ta gamme.
Sans blague ? Tu veux dire outre le fait que tu n’y comprennes rien et m’empêches depuis un an de mettre en œuvre mes plans d’actions (que tu as d’ailleurs présenté au Comex avec les taux de croissance que t'avais bidouillé le soir sur un coin de table au doigt mouillé comme un con en février) et qu’un jour où l’autre, on va te demander des comptes et que ça va barder ?

…Attention, attention, attention, roulement de tambour…

Je sais pas qui mettre dessus
Là, j’avoue, je suis restée sans voix…

Est-ce que je met R*** (mon manager hiérarchique actuel qui travaille sur une pauvre gamme qui se casse la figure et cherche à me piquer la mienne depuis le début parce qu’il sent bien qu’il va se faire virer un jour ou l’autre mais dont la préoccupation principale dans la vie est de savoir s’il doit envoyer ses vœux à ses clients plutôt par mail ou plutôt par courrier et s’il doit mettre bien devant cordialement avant de signer ou non NDLR) ou est-ce que je te mets dessus de façon autonome ?
Heuuuuu… hum, hum. Rappelle-moi juste un truc, là, tu te souviens quand je t’ai dit en juin, en juillet, en septembre, en octobre, novembre et puis aussi pas plus tard que mardi dernier que j’en avais marre de ne pas travailler sur mon poste parce que tu m’en imposais un autre ? Tu te rappelles quand tu m’as ordonné de ne pas lancer de nouveaux produits sur cette gamme pour me concentrer sur les colloques « parce qu’il faut faire du chiffre » ? Maintenant, si malgré mon business plan, mon plan d’action à court moyen terme, les premières propositions de développement et de produits, c’est toujours pas suffisant, je sais plus trop quoi dire… Enfin, en tout cas, je ne te dirai sûrement pas ce que tu veux entendre depuis presque un an : « faire des colloques, c’est si parfait, j’adore être une potiche blonde qui fait un métier idiot sans intérêt ni intellectuel ni professionnel, et j’aimerais faire ça toute ma vie tu es si beau et si intelligent Grosminet Ier, je suis secrètement amoureuse de toi depuis toujours et je voudrais que tu me fouettes tous les jours pour me prouver à quel point tu m’es supérieur en tout, grâce à toi, je suis enfin quelqu’un, avant, je n’étais rien »

Nan.

A la place, je lui ai demandé plutôt ce qu’il attendait comme argument/action/proposition pour prendre sa décision. Ça l’a un peu déstabilisé, c’est un peu too much concret pour lui, ça lui fait peur. Il s’est contenté de répondre doucettement que bon, heuu, voilà, heu, en fait, il avait besoin d’avoir le sentiment que je pouvais être autonome.

Et concrètement, il voulait que ça se manifeste comment ? (nan, parce que question autonomie, j’ai été lâchée dans la nature sur un job sans personne pour m’aiguiller ou aucune règle n’est gravée dans la pierre mais avec des coutumes bien précises que personne ne se donne la plein de vous expliquer, alors il est mignon, mais on peut en reparler)

Je voudrais retrouver la femme que j’ai connue.
Ça tombe bien, j’aimerais trouver le poste qu’on m’a vendu, si je passe une annonce sur l’intranet, on peut faire un pack avec la tienne ?

Je voudrais te voir davantage accrochée à ton siège.
Bin ouais, mais en même temps, j’aime bien aller bavasser dans le bureau des autres… ah… tu voulais plutôt dire que tu aimerais bien me voir à nouveau rester jusqu’à 21h au boulot pour que tu puisses venir me squatter parce que toi tu t’embêtes et que t’as pas de vie privée et qu’à partir de 20h30, tu cherches des amis dans les bureaux pour leur causer de tout et de rien – surtout de rien – jusqu’à ce que les lumières s’éteignent et qu’ils lâchent les chiens sur le parvis ? J’aimerais bien aussi rendre ce service à l’humanité mais figure-toi que j’ai une vie en dehors du bureau et qu’en plus, en hiver, il fait nuit super tôt et moi, dans le noir, j’ai peur

Encore un entretien dont il est ressorti hyper fier (je l’ai recadrée, elle va filer droit maintenant) et moi un peu plus désespérée. Mais qu’est-ce que je fous dans cette boite ?

lundi, 11 février 2008

Note pour plus tard : se rendre avec un GPS en rendez-vous

Depuis quelques semaine, j’ai décidé de renouer avec les bonnes vieilles habitudes professionnelles : partir à la rencontre de mes partenaires. C’est important d’entretenir son réseau.

Hier, donc, c’était le rendez-vous pour causer nouveaux projets avec Maître Jobart, grand manitou du Cabinet Pot-de-vin & Associés (vous vous en doutez, le nom des figurants à été changé pour protéger leur anonymat)

J’avais bien managé mon truc : réussi à échapper au déjeuner où on parle de tout sauf de ce pour quoi on est venu, on se fait saouler à mort et lutte vaillamment tout l’après midi qui suit contre la somnolence, ou les ricanements intempestifs suivant le degré de griserie et fixé le rendez-vous à 16h, cela veut dire : partie du bureau à 15h, dans les magasins à 17 et chez moi à 19h maxi.

Le pied.

Comme je suis une fille plutôt rigoureuse – des fois – je prépare mon rendez-vous et surtout les plans d’accès de la Défense (introuvable évidemment ce jour là) Ce qui m’arrange pas trop, la Défense , alias le quartier le plus bordélique du monde : impossible de se repérer, indications fantaisistes, rue qui débouchent sur rien, j’en passe et des meilleures. Bref, vous l’aurez deviné, je déteste cet endroit : je passe mon temps à m’y perdre, à pester, à me pointer en retard à mes rendez-vous car le plan m’avait indiqué un autre passage qui n’était en fait qu’un dédale de passages tous plus glauques les uns que les autres au milieu desquels, bien évidemment on finit par se perdre pour finalement revenir à son point de départ.

Pas grave, pendant le trajet en métro, je pratique assidûment la méthode coué : « tout va bien, je vais trouver l’endroit facilement grâce aux multiples plans qui fleurissent partout et de toute façon, il y a toujours des panneaux qui t’indiquent les rues vers lesquelles tu te diriges, aller, courage, tu vas y arriver ! »

Inutile de digresser sur l’impossibilité de trouver la sortie Grande arche, alors que c’est censé être la première. Pas grave, je prends les premiers escaliers qui se présentent, tel que c’est parti, je vais être un peu en retard, mais rien de catastrophique.
Je sors, il pleuviotte un peu et je me félicite d’avoir pris mon parapluie. Là, je me jette sur le premier plan que j’aperçois, repère le cours Valmy. Donc ok, facile, il faut aller à gauche de la grande arche, je vérifie plusieurs fois, histoire d’être sûre de mon affaire, et j’y vais.

Comme toujours, il y a un vent à se croire sur un Ferry en direction de l’Irlande  et je lutte pour éviter d’avoir la honte de ma vie : la robe retournée au dessus de la tête et une vision panoramique sur ma petite culotte. Pourtant, je sens bien, lorsque je croise le regard éteint de cadres moribonds et visiblement mortellement saoulés par leur vie que c’est un peu leur souhait secret, que ça égaillerait leur journée. A moins qu’ils ne me regardent avec insistance parce que je suis la seule à batailler dehors contre la pluie et le vent alors qu’ils utilisent, eux, un genre de passage secret couvert qui longe exactement le chemin que j’ai pris et qui leur permet de faire le trajet à sec. Plusieurs fois, j’hésite à utiliser des portes d’accès, avant de renoncer. Je sais parfaitement bien que si j’arrivais à rejoindre l’autoroute mystère à sec pour piéton de la défense, je n’en trouverai jamais la sortie, ou alors à l’autre bout du site, ce qui m’obligerait à refaire le même trajet en sens inverse, le vent dans le dos, cette fois (et donc avec l’impossibilité de mettre la main d’un geste anodin devant la robe, ou de la redescendre, l’air de rien, et encore moins de vérifier à quel niveau elle est remontée et si j’ai besoin d’initier une action de recadrage urgente)

Bref, je suis donc les panneaux indicateurs, et miracle, oh miracle, je tombe pile poil dans le cours valmy. Génial, il ne me reste plus qu’à trouver le N°3, et c’est GAGNE !!!!!!!!

Je cherche donc les N° qui ne sont indiqués nulle part, sauf soudain… Au N°11. Je regarde l’immeuble suivant, priant secrètement pour que les N° soient décroissants. Raté, le suivant est le N°13.
Ok, soit, pas de problème, je vais rebrousser chemin, sauf que, comme d’habitude dans ce genre de cas, je ne vois pas d’immeuble avant le N°11.

C’est ce moment que choisit la pluie pour se transformer en averses diluviennes, et bientôt en grêle.

Je repère tant bien que mal dans la purée de pois un autre plan, pensant que c’est celui du susdit cours Valmy dans lequel je me trouve, je me précipite. Aucune trace de ce foutu cabinet Pot-de-vin & Associés de m…, bien évidemment ! Et hors de question de rêver à un monde idyllique où les N° d’immeubles seraient indiqué sur les plans, histoire de faciliter la vie des handicapées profondes dans mon genre.

Là, deux pompiers me voyant m’énerver me demandent gentiment si je cherche quelque chose. Désespérée je miaule un « oui, je cherche le cabinet Pot-de-vin, c’est au N°3 du cours Valmy, mais je ne trouve pas l’immeuble, vous ne sauriez pas où c’est ? » d’une voie suppliante en m’agrippant comme s’il s’agissait de mon premier sac Chanel à mon parapluie pourri prêt à rendre l’âme d’une minute à l’autre.

Comme toujours, lorsqu’une femme montre trop clairement à quel point elle a besoin d’un homme, celui-ci s’empresse de prendre la tangente. C’est qu’avoir des responsabilités, c’est difficile et stressant.

Les deux héros ne font pas exception à la règle : mon enthousiasme à répondre à leur proposition d’aide dépasse très largement leurs attentes qui devaient plutôt approcher du néant, vu leurs têtes désarmées. Après une courte hésitation, ils me demandent d’aller voir au bâtiment Actys (????!!!!! Cékoiça ?) en baragouinant une vague explication de lieu et s’empressent de se carapater sans demander leur reste.

Ha ouais d’accord. Merci les gars ! J’y repenserais lorsque vous passerez avec vôt’ sale calendrier présentant soit des petits chiens stupides en train de dégommer une pelote de laine, des chats sous acides en pleine descente dans leur panier, ou des moutards abrutis par une génétique défaillante de parents alcooliques en train de regarder d’un air vide l’objectif de la caméra, et que vous tenterez de m’extorquer mes euros. L’année prochaine, je vous dirais d’aller plutôt voir au bâtiment Actys si j’y suis.

Je décide du coup de ne pas suivre leur conseil, tout en sachant très bien que suivre mon instinct qui me pousse à retourner sur mes pas me vaudra certainement de me perde encore plus.

Tandis que je formule à l’avance mes excuses rigolardes de tout à l’heure, quand je serai arrivée « désolée pour le retard, mais j’avoue que la Défense , je m’y perds à chaque fois » en évitant de penser que j’ai passé une heure à choisir ma tenue ce matin histoire de donner l’image parfaite de la jeune cadrette dynamique ayant des responsabilités, mais sachant faire preuve autant d’originalité que de rigueur, de jeunesse que de bouteille. Tout ça pour arriver au rendez-vous avec les cheveux plaqués dégoulinant de pluie malgré le parapluie, les chaussures qui font floc floc à chaque pas, un début de rhume et mon porte document éclaté par la grêle.

Et là, enfin, mes efforts sont récompensé, un seul immeuble (estampillé d’un autre nom que mon cabinet) en gros sur le fronton, ce qui explique pourquoi je ne me suis pas arrêtée devant tout à l’heure) indique en tout petit au dessus de sa porte : N°1-9

Soulagée, je pousse la porte et demande le cabinet Pot-de-vin & Associés, au N°3 du cours Valmy, à l’accueil.

La demoiselle qui m’accueille fait semblant de ne pas remarquer mon air de vagadonde et me dit tout de go que le cabinet Pot-de-vin & Associés, non, non, ce n’est pas ici, ils ont été transférés à la place ronde, au N°33. Je retiens une bordée d’injure à faire rougir un chauffeur routier et demande le plus poliment du monde ou cela se trouve.

« A gauche en sortant » m’indique-t-on en pointant le doigt tout droit.
J’essaie de faire préciser, à gauche-gauche, ou dans les immeubles tout droit, un peu sur la gauche.
Non, non, sur la gauche. Ok.

Une fois de plus, j’enregistre à gauche et me dirige à droite, ce qui débouche sur une place ronde, c’est sûr, mais vide,  je râle, je peste, et lâche mon millième juron de l’après midi
Je re-retourne sur mes pas, et tente de l’autre coté, en réalisant que la gauche, c’est plutôt ce chemin là, effectivement, un panneau indicateur me l’indique (pas la gauche mais la place ronde). Je regarde ma montre : génial, une ½ heure de retard, la méga classe. Nouvelles salves de pluie (sans grêle cette fois, c’est coule !), et là, c’est définitif, je ressemble à une serpillière humaine.
Enfin, mon Eden se dresse devant moi : 33 place ronde.

Je m’engouffre dans le bâtiment, faisant visiblement peur aux gens que je croise. C’est que j’ai une touche vraiment terrible dans mon tailleur mouillé, mon air furibard, mon parapluie retourné et mon porte documents trempé. Une fois devant l’accueil Pot-de-vin & Associés, je demande Maître Jobart.

Minute de silence angoissante. On me demande si je suis sûre d’être à la bonne adresse et par miracle je contrôle mes nerfs vaillamment et réponds gentiment que oui. Evidemment, on ne trouve pas de Jobart, on me demande si ça s’écrit avec un d, pleine d’espoir je réponds non, avec un T.

Vous avez cru vous aussi, que ce petit détail allait tout changer ?

Non ?

Vous aviez raison. En fait, Maître Jobart est dans les bureaux de Pot-de-vin & Associés, mais à Neuilly. On me demande si je souhaite qu’on me communique son adresse pour m’y rendre.

Je regarde pour la 100ème fois ma montre : il est 16h45.

Le temps que je reprenne le métro sous une pluie certainement à nouveau battante, pour sortir à Neuilly, m’y perdre, avec un peu de chance, à 19h, je peux enfin rentrer dans le bureau de Jobart…

Je renonce et lui laisse piteusement un message pour lui expliquer le problème d’adresse et lui proposer de me rappeler pour que l’on fixe un autre rendez-vous. Inutile de vous dire qu’il ne m’a jamais rappelée.

Foutu pour l’image de cadrette dynamique, en ce qui me concerne, ce sera plutôt la lopette qui renonce plus vite que son ombre. Bilan crédibilité de la journée : 0.

vendredi, 08 février 2008

En avant pour les stats de janvier, y'a du lourd

elle porte une mini jupe pour se faire mater : roooh la salaupe ! Et ça marche ? (nan parce que bon, si ça marche, ça vaut peut-être le coup d’essayer, hein, je suis plus à ça près. Et pour mettre toues les chances mon côté, je rajoute un gros décolleté bien plongeant de ouf)

voire des ponne : et mourir ? et des pas mûres ? et c’est quoi des ponnes ?

allez tous crever : ah tiens, ma réplique fétiche… c’est pas que je la sors quotidiennement (nan, je suis pas du genre colérique du tout) mais ça m’arrive souvent, quoi…

astigmatie tare : effectivement, c’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler une qualité, surtout si tu veux être super fort en tennis et que tu n’aimes pas porter de lunettes, humiliation garantie quand tu loupes la balle à un centimètre près alors que tu as l’air très concentré. Et puis ne sois pas comptable non plus, lire les bilans et les interpréter risque de te donner beaucoup de peine. Et puis si tu as besoin d’autres conseils, n’hésite pas à mon contacter.

blondes with buts : alors… buts like goals, you mean ? Effectivement, les blondes ont toutes des buts, dans la vie, c’est pas parce qu’on est des idiotes caractérisées complètement superficielles et nympho que nous ne pouvons pas faire de projets dans la vie. Du style ? me direz-vous. Eh bien du style : avoir une belle maison (avec femme de ménage, évidemment) qu’on serait pas obligées de travailler pour la payer ou l’entretenir), un appartement avec des bô volumes, bien situé (pas trop loin du printemps ou du bon marché ou de la rue de Rivoli parce qu’on est feignasse et qu’aller faire du shopping en talons aiguilles, c’est douloureux, nous on dit ça, c’est pour éviter de prendre le taxi et de participer à la réduction du trou de la couche d’ozone), épouser un homme riche qui travaille beaucoup et ne nous embête pas trop et qui claquera assez vite histoire de faire de nous une veuve encore décente, avoir des bijoux et surtout une belle bagouse à 100plaques qui brille pour faire baver d’envie les gens. Pouvoir tout s’offrir au Bon Marché sans avoir à coucher avec notre banquier pour qu’il ferme les yeux sur notre découvert. Faire des bonnes œuvres pour dire des méchancetés avec nos bonnes amies des bonnes œuvres sur nos bonnes amies des bonnes œuvres, coucher avec le prof de tennis (ou de yoga, enfin, le prof que vous voulez, quoi, mais pas celui des enfants), ne pas travailler mais envier ceux qui le doivent, avoir un fils drogué et une fille anorexique et quelques amis gays pour faire in. Et puis encore plein d’autres trucs mais que je ne vais pas révéler parce que c’est top secret entre blondes et qu’on le dit pas aux autres parce que ça ruinerait un peu de nos super pouvoirs de blondes.

clive owen : OU ????? OU QU’IL EST ??????????? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE ? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVEU !!!!

deathpoe : heuuuu… Deftone ?

egd recrute : c’est bien les seuls… nous, on dégraisse…

elle a des bottes a talons aiguilles : ouuh la salaupe ! (encore une) Tu as raison, il était temps de la dénoncer la petite garce !

femme en culotte sur le blog a rennes : pas mal. Nan, vraiment, il y a là un sens du détail qui me séduit beaucoup… Et en plus, ce qui est bien c’est que c’est déclinable à l’infini : femme en string sur la colline de Bourg-en-Bresse (ça doit cailler méchant). Homme en caleçon sur le blog du caribou, lutin en peau de léopard sur le traîneau du père noyel…

filles sexy intermarché : bin écoute, j’y vais souvent à l’Intermarché (enfin, pardon, disons que j’ai une amie qui va souvent à l’Intermarché, le truc pour les pauvres, là, sachez que je n’y mets jamais les pieds) et cette amie, donc, m’a rapportée qu’on n’y vendait pas de filles sexy, tu devrais écrire à la direction, y’a un marché, là…

fucas com : c’est une nouvelle insulte ? Yo, foucasse kom ta mère, là, t’es trop physique touaaaa.
Allez, retourne danser la tektonique et laisse-nous tranquille, le jeune.

je me confesse : je t’écoute mon enfant. Parle sans crainte, l’amour de dieu est infini même pour les pêcheurs.

je ne veux plus voir ma fille : ah bah ça ma brave dame, tu ne dois pas être la seule et c’est pas faute de répéter à qui veut l’entendre que faire des mioches c’est une mauvaise idée. Vends-là sur E-bay, si tu fais un lot avec des strings de Britney et quelques jeux wii à un euro, elle peut partir très vite pour un prix raisonnable.

je ve etre pauvre : je te propose de prendre contact avec moi pour que je te fournisses mes coordonnées complètes afin que tu me libelles un chèque très vite et puisses ainsi te libérer sans tarder de ce fardeau qui te pèse tant. Je suis toujours prête à rendre service aux âmes d’exception et je sens que tu en es une, faut pas rester comme ça.

mini-jupes plissés soleil : c’est mieux, les mini-jupes plissées (courtes, je suppose, hein, pourquoi se priver) avec un peu de soleil, sinon ça fait froid, surtout si la fille ne porte pas de culotte (parce que j’imagine que tu préfères, hein, tant qu’on y est, autant faire la totale). Mais y’a pas ça ici, désolée. Va voir à l’intermarché, à défauts de filles sexy, ils ont peut-être ça qui traîne au fond d’un rayon.

nanas à poils : si tu veux, j’ai de très bonnes adresses d’esthéticienne, faut pas rester comme ça, les poils, c’est moche.

potiche blonde humour : c’est tout moi…

Mon analyse du mois de janvier : un très bon cru, continuez comme ça.

mercredi, 30 janvier 2008

Le débat du jour : sommes-nous tous programmés ?

Lundi, sur le chemin du boulot, une pensée désagréable, une de celles que je chasse régulièrement depuis quelques semaines est venue me polluer de nouveau l’esprit.

Et si tout était écrit ? Et si, en matière d’amour et de relations amoureuses, on répondait à des stimuli programmés à l’avance sans pouvoir le contrôler ?

Et si cette programmation faisait qu’on ne choisit, ni son futur compagnon, ni notre avenir amoureux, car, qui dit programmation dit nécessité de suivre le bon chemin pour que la programmation trouve ses échos chez ceux que nous rencontrons.

Je m’explique.

J’ai souvent entendu, sans y croire, qu’au-delà du sentiment amoureux qu’il est bôôôô, merveilleux et qui nous fait planer à 20 000, il y avait là comme un genre de phénomène inconscient mais néanmoins implacable de reconnaissance entre personnes ayant les mêmes codes sociaux, culturels, d’éducation, et que sais-je.

En gros, si je suis bobo de gauche et qu’on m’a inculqué une éducation libre et tout, je pourrai jamais me maquer avec Jean-Eude qui prend le thé chez Grand-maman rue du faubourg saint-honoré.
Et inversement.

De la même manière, en allant plus loin, si mon papa était inspecteur des impôts et maman assistante à la CAF , et que moi-même je fais un BTS tourisme, je pourrai jamais séduire Bertrand, jeune étudiant prometteur dans une école d’ingé dont le papa était lui-même ingénieur et la maman prof à la fac. Bertrand qui lui-même ne pourra que très difficilement séduire Marie-Charlotte, jeune élève aux filles de la légion d’honneur et hantant chaque année le bal de l’X pour se trouver un mari. Et là, même pas forcément parce que nous risquons de ne pas nous reconnaître, mais tout simplement parce que nous avons peu de chance de nous croiser.
Une question de culture et de parcours, en quelque sorte, qui empêche le métissage.

Face à cela, plusieurs questions que je vous livre, amis lecteurs (parce que non, je n’ai pas tous les jours la science infuse) :
-          Si jamais Bertrand croise mon chemin, aurons-nous suffisamment de points communs pour créer un contact et, qui sait, se plaire ?

-          Si jamais Bertrand tombe fou amoureux de Marie-Charlotte, le préfèrera-t-elle à son avenir tout tracé avec Grégoire ?

-          Si jamais Jean-Eude veut absolument faire des petits descendants avec moi, arriverons-nous à nous entendre avec des idées et des principes si différents ?

-          Si jamais je n’ai pas suivi le chemin que mon éducation et mon passé familial auraient dû me faire suivre pour rencontrer les personnes avec les même principes et valeurs que les miens, ne suis-je pas condamnée à ne jamais me reconnaître dans les personnes qui m’entourent aujourd’hui ?

-          Si les personnes censés avoir les mêmes principes et valeurs que moi m’embêtaient jusqu’à mes vingt ans et que je me rends compte qu’ils n’étaient pas si inintéressant aujourd’hui, comment faire pour raccrocher les wagons désormais ?

-          Est-il possible que, par des choix qui, sans être mauvais ou regrettés, on puisse à ce point influer sur son avenir ou ce qui en tient lieu ?

-          Est-il vrai que si on ne rencontre pas l’homme de sa vie pendant ses études, ça devient de plus en plus difficile de mettre la main dessus les années suivantes ?

-          Et pourquoi diantre veux-je toujours mettre de la logique et des théories à con là où il ne devrait pas y en avoir ?

Si z'avez des idées et des théories, fumeuses ou non, à vos claviers... Car une blonde qui réfléchit trop est une blonde qu'il faut rebooter d'urgence, c'est pas bon pour le commerce.  

Toutes les notes