lundi, 20 avril 2009

Un mars et ça repart...

 Je sais le titre est trompeur, la photo aussi mais que voulez-vous, j'aime destabiliser les gens. En avant toute pour les stat de mars... (je sais, rien à voir avec la choucroute ni avec la poitrine de porc fumée... quoique)

thit-kho-poitrine-de-porc-decoupee.jpg

avantage des journalistes dessins humoristiques : quand t’es journaliste t’as plein d’avantages, surtout si tu bosse pour la bande à Oualter. Dépêche-toi ça va p’têt pas durer…

 

chronique siciliennes : j’avais commencé et pis j’ai laissé tomber, les deux épisodes suivants étaient pas très intéressants, en fait…

 

 

fille entre elle : on joue à secret girl, on s’échange nos fringues, nos make up et après on parle mec’han…

 

l'interessant de livre : de livraison tu veux dire ? Demande à miss400, elle t’a fait un topo ici

 

présentez votre offre de service apec : je crois qu’il est temps de dénoncer la vieille chouette de l’APEC, je suis a priori pas la seule à avoir été traumtisée

 

bal de l'x quelle robe : alors ça c’est une vraie question fond, je suis bien d’accord. Mais comme tu ne devrais pas la poser – car sa réponse devrait être spontanée si tu méritais vraiment d’aller au bal de l’X – ne compte pas sur moi pour te répondre. (ps : n’oublie pas de négocier au minimum une bague avant de coucher et évite de te saouler et de vomir ce soir-là, c’est mieux, j’en connais qui ont ruiné pour toujours leur future carrière de femme entretenue, mesdemoiselles de la Légion, oui, c’est bien à certaines d’entre vous que je pense)

 

comment demonter un bidet : ah zut. Dans le temps, j’avais un super chevalier servant qui bossait chez Leroy Merlin ou un truc du genre et un jour, histoire de nous trouver une occasion de sortie pour me draguer il m’a proposé d’aller… au salon du bidet (ou de la salle de bain je sais plus) j’y suis pas allée… Je ne peux donc pas te renseigner, désolée. Par contre si tu veux tout savoir sur comment démonter ou fracasser une porte de cave c'est ici

 

elliot perlman : voilà enfin une requête intelligente. Tu trouveras un billet sur Ambigüités ici mais je te conseille aussi de lire Trois dollars. De rien.

 

horaire ete : c’était dans la nuit du 28 au 29 mars et mon décodeur n’a pas trop aimé, encore moins que moi, visiblement. Mais il va mieux depuis, merci pour lui. (sinon, le film, c’est ici)

 

je me fais draguer à la sortie de l'école : je dirais que tout dépend de l’âge que tu as et de l’âge des dragueurs mais globalement, de loin, c’est plutôt pas une mauvaise nouvelle, si ?

 

draguer relancer par mail : bin tu fais pas comme ça, ni comme ça, par exemple.

 

préservatif durex démonstration : Bon, ce n’est pas à moi de jouer les profs, y’a des limites mais sachez néanmoins que des vidéos de démo existent sur le net. Et même aussi qu’un certain leroidelacapote.com aussi, que même que c’est la plus grande boutique française. Vous vous coucherez moins idiots ce soir.

 

anne le prince blackmilk : ahah… il existe donc un prince Blackmilk ? Tu nous aurais caché des trucs ? Vite balance !

 

la plus belle poirtine feminine connue : bin la poitrine de porc c’est pas mal mais je trouve ça un peu gras, tout à fait entre nous. Je te conseillerais plutôt la fine de bacon, plus digeste…

 

vendredi, 14 mars 2008

L'horoscope commenté du jour : de qui se moque-t-on ?

D'humeur égale, vous serez tout sourire
D’humeur égale ? MOI ???? Mais t’as vu ça où espèce de débile profond ? Ça fait une semaine que je suis d’une humeur massacrante et que j’ai envie de péter la gueule de tout le monde ! Alors le sourire, tu peux oublier tout de suite, mon p’tit bonhomme, c’est pas au menu, le plat du jour, ce serait plutôt la soupe à la grimace.

et viendrez en aide de manière très efficace à l'un de vos amis.
Ouais, ça je suis déjà au courant, je passe ma vie à ça et moi j’en ai marre d’aider les autres, j’aimerais que ce soit le contraire, de temps en temps, si assistante sociale avait été ma vocation, ça se saurait depuis longtemps. En plus j’aime pas les gens, alors leur venir en aide, à d’autres, tu peux toujours rêver… Et pourtant, je l’admets, c’est bien le cas, je comprends pas pourquoi c’est toujours comme ça.

Surtout parce que vous aurez une vision très claire de sa situation.
Bin oui, ça analyser intelligemment la vie des autres, être lucide pour eux, leur donner des conseils bienveillants, je suis super forte. Je devrais penser à me faire payer maintenant.

C'est fou comme vous pouvez être de bon conseil pour les autres. et pas du tout pour vous !
Merci d’appuyer là où ça fait mal, enfoiré. L’année dernière je me suis tapée la déprime de L’Ex et je l’ai porté à bout de bras pendant des mois et des mois. Et qu’est-ce qu’il fait quand il va mieux, le petit saligaud ? Il prend ses distances ! Et moi, là, aujourd’hui alors que j’ai le moral dans les chaussettes qui va me porter à bout de bras et soigner mes coups de calgon et me rassurer et me dire mais non t’es géniale trop super parfaite, tu verras ça va passer, tu devrais faire ça pour casser le cercle vicieux, voir telle personne, te mettre à telle activité quitte à ce que je te fouette un peu pour que tu le fasses vraiment même si tu préfèrerais plutôt te vautrer dans ta grosse déprime d’enfant gâté qu’à rien de mieux à faire de ses journées que de s’apitoyer sur soi-même ( je reprends mon souffle) qui ?

Pourquoi ne pas appliquer à vous-même ce que vous préconisez pour vos amis, à vos enfants ou même votre conjoint ?
bin parce que c’est facile d’être lucide pour les autres mais vachement plus compliqué de l’être pour soi, ça te parait pas un peu logique espèce de crétin ?

Vous voyez bien que cela marche sur eux, alors pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas sur vous ? Peut-être parce que, au fond, vous ne le voulez pas ?
Bin voyons ! Je veux pas quoi ? Etre lucide ? Savoir prendre les bonnes décisions ? Entendre de bons conseils ? Bin si, je voudrais bien tout ça… Mais pas aujourd'hui car je me casse à Rome, et toc !

lundi, 10 mars 2008

Le début de la gloire et nouveaux objectifs

Bon sachez quand même qu’au moins 50% de mes visiteurs viennent ici pour me trouver, oui, moi, la grande (ils cherchent des grandes, aussi, tiens d’ailleurs, ça me fait penser, pour 3% d’entre eux et me demandez pas pourquoi, je n’en sais fichtre rien) la seule, l’unique, l’inénarrable, la merveilleuse, la sublime blonde préférée de la ville.

Ça c’est dit.

Mais ça me laisse songeuse néanmoins. Si de moins en moins de gens s’égarent ici bas c’est qu’il est temps de renouveler avec la mode du titre accrocheur suggérant une bonne dose de dépravation, avec quelques gouttes de sentimentalisme pour faire joli et un saupoudrage léger d’occurrences sessouelles ou faisant référence à des sites de rencontres pour le goût.

Allez, stop au blabla, place aux requêtes du mois :

Pensées de chargrin d'amour : boubouboubouuuuuh sniiiiiif… Regarde plutôt amour gloire et beauté, vas lire un harlequin collection grand drame de la vie munie d’un paquet de mouchoir et me fatigue pas, s’pèce de lopette sentimentale de douze ans d’âge mental.

Salaupe : toi-même (non mais dis donc)

Atelier apec : encore ? Mais combien de gens sont à la recherche d’un groupe de soutien après avoir subi la vieille chouette en atelier Apec ? Hein ? COMBIEN ???

Blackmilk films engagement : Blackmilk c’est pas ici, mon brave, mais plutôt (c’est quoi cette mode d’aller chercher des bloggeurs sur le blog des autres ?) bon pour le reste « film engagement » tout ça, je suis pas sûre de la pertinence de ta requête, Blackmilk, tout ce qu’il regarde c’est Rihana se déhancher dans les clips. (oh, rigole, quoi)

Blonde : c’est moi.

Bouee fille humour : petite j’ai eu une bouée en canard, je l’admets sans la moindre honte. Beaucoup plus tard, j’ai fait le pari de venir à la piscine avec pour faire marrer la galerie. C’était à ça que tu pensais aussi ?

Christiane farigoule : heuuuu… y’a un rapport avec la Bourboule  ? Parce que la spécialiste de la Bourboule , c’est la 400clics et c’est ici.

Coloration blonde :
je te conseille plutôt la décoloration, sinon, tu risque d’avoir de mauvaises surprises, choupette. Mais bon, n’hésite pas à venir parler ici de tes déboires.

Célibat avantages : y’en a plein et c’est ici.

Doigt dans sa culotte : fin, distingué, subtil : exactement tout ce que j’aime. Nan vraiment. Surtout change rien, c’est parfait.

Dépravation sexuelle : tu peux appeler scootman, c’est dans ses cordes

Enfoire affectif : tu peux appeler L’Ex, c’est plutôt dans les siennes (de cordes)

Femme qui susse un penis : pouaaaaah, mais c’est dégoûtant (surtout que j’avais commencé par lire « chien qui susse un pénis et ça m’a paru plus drôle que la vraie version) et puis j’ai beau chercher je vois pas le rapport avec ma prose vachement distinguée et en dehors de toute contingence bassement sexuelle.

Fille nue : ça arrive, surtout pour prendre sa douche.

Fillesseules : ça arrive aussi et parfois c’est mieux.

 

Le mois prochain, j'aimerais bien me racheter, à défaut d'une conscience et un cerveau, une certaine crédibilité. Nan parce que les requêtes porno, à force ça devient lassant et j'aime varier les plaisirs. 
Vais-je en avoir de plus intelligentes maintenant que je fais semblant d'être une littéraire qui reçoit des courriers de Jean-Paul E. des éditions G. ?

Franchement, je suis drôlement curieuse de voir ça (et vous aussi, j'en suis certaine... Mais bon, vu ce que je sais des trois requêtes déjà enregistrées dans mes stat pour mars, j'ai comme un doute)

mercredi, 13 février 2008

Grominet 1er est mon ami

Comme je vous en parlais, il n’y a pas longtemps, Grosminet Ier – mon chef, donc – a voulu me faire quelques remontrances dans son bureau, à cinq minutes du départ groupé pour aller boire un verre entre collègues (il a un don particulier pour sentir ce genre de chose).
A sa décharge, j’admets que mon dernier recours pour ne plus faire un boulot pour lequel je n’ai pas été embauchée et qui m’ennuie mortellement a été… de ne plus le faire. Et ça l’a choqué. C’est pas très corporate.
Manque de bol pour lui, je ne suis guère patiente et il n’aurait pas dû insister pour que je lui livre le fond de ma pensée et ce que j’avais sur le cœur. L’a vite changé de couleur, le pauvre, quand il s’est pris une grosse volée de bois vert en travers de la face dans l’enceinte pourtant censément protectrice de son bureau clos de grand chef.
Mais comme il aime bien le management paternaliste, il a décidé de m’inviter à déjeuner 48 heures plus tard. Le management dans cette boite, c’est un vrai poème… Jugez-en par vous-même.

Ça commence dès l’attente de l’ascenseur, où on m’explique que l’on est trèèèèèèèès fatigué parce qu’on n’a pas bien dormi du tout la veille. Genre, on se pose en innocente victime que moi, l’odieuse vilaine subordonnée, je traite avec vilenie quand on m’a pourtant sortie du caniveau. Et comme en vrai je suis vilaine et pas du tout préoccupée par le sort de mon prochain et celui de Gromsminet Ier moins que les autres, je fais semblant de pas avoir entendu, limite de m’en cogner comme de l’an 40 s’il insiste sur ses trop malheurs de managères, dissimulant très mal un léger sourire ironique.

Et puis, on s’enquiert de mes envies pour le lieu du crime (ça s’appelle du management participatif), me laisse galamment la banquette (c’est marqué dans son guide pratique du managère galant) et, après quelques mots d’usage sur mon genou éclaté par un scooter fou il y a pourtant trois mois (l’empathie, c’est vachement important avec ses collaborateurs, si, si, c’est dans le guide aussi) il se lance, et ça donne ça, à peu près…

En plus, tu sais, j’ai vraiment une grosse pression…
Ah bin ça doit te changer du quotidien, coco, l’était un peu temps, non ? Remarque, peut-être que comme ça tu arrêteras de perdre ton temps à pinailler sur des virgules dans mes programmes, et on pourra avancer, genre s’attaquer à de vrais chantiers. Tu verras, ce sera un peu dur pour toi au début parce qu’il faudra prendre des décisions et tu as un peu de mal avec ça, mais ça viendra avec le temps. Mais bon, toi qui adores passer ton temps à te vanter, pour une fois, ce sera un peu justifié.

Et puis, vraiment, j’ai trèèèèès mal dormi cette nuit, tellement j’ai cogité
Bin écoute, moi aussi, j’ai pas beaucoup dormi, j’te f’rai dire mais je te fatigue pas avec ma vie privée et ta façon, l’air de rien de glisser que c’est un peu à cause de ce dej que tu as passé une sale nuit, je ne me sens coupable de rien, même si je t’ai incendié la face mardi dernier c’était mérité, et largement, et encore rien par rapport à ce que je peux faire quand je suis trèèèèèèès calme.

Et puis, ce projet de réorganisation, on m’a collé une vraie pression et j’ai dû tout faire moi-même.
Pour commencer, tu aurais mieux fait de t’y coller de suite quand on te l’a demandé il y a six mois au lieu d’attendre qu’on te tape sur la tronche parce que tu n’as toujours rien fait à part arrêter tous les projets qui dépassaient un peu tes compétences (autant dire la majorité). Pour continuer, tu aurais pu demander l’avis de certains de tes collaborateurs qui ont fait d’autres boites dans leur vie et qui t’ont déjà fait des propositions pas trop connes dans ce sens. Bon, ensuite, c’est sûr, ton problème, c’était surtout de trouver la case chef dans l’organigramme pour y griffonner ton nom en loucedé alors que tu sais que le comex est pas trop d’accord.

Sans compter que cette réorganisation, c’est vraiment difficile
M’étonne pas, pour que ce soit facile, faudrait que tu aies l’esprit d’analyse et de synthèse, choupette, et te connaissant ça doit être un vrai défi, si tu veux je t’apprends. Bon et puis je reviens pas sur tes ambitions personnelles irréalistes, hein…

Et puis j’ai une problématique importante sur la cellule backoffice, puisque j’ai deux personnes potentielles pour l’administrer. Je fais monter qui ? La fille à l’ADV ou celle à la logistique ?
C'est-à-dire que si tu avais commencé par ne pas faire monter l’idiote qui est à la logistique qui ne comprend rien à rien, ne s’intéresse qu’à son marché du samedi matin et à la déco de sa cuisine ou comment faire sécher son linge le dimanche, tu n’en serais pas là, mais je vais pas encore t’expliquer la différence entre promotion pour raison professionnelle et promotion pour être sûr qu’on est entouré de gens plus incompétents que soi et qui, en plus de nous être éternellement reconnaissants de la chance qu’on leur donne, ne risquent jamais de nous faire de l’ombre, je voudrais pas te donner trop d’info en même temps, ça pourrait faire court-circuit.

Et… en fait…surtout…(j’ai gardé le meilleur pour la fin) j’ai un vrai problème avec ta gamme.
Sans blague ? Tu veux dire outre le fait que tu n’y comprennes rien et m’empêches depuis un an de mettre en œuvre mes plans d’actions (que tu as d’ailleurs présenté au Comex avec les taux de croissance que t'avais bidouillé le soir sur un coin de table au doigt mouillé comme un con en février) et qu’un jour où l’autre, on va te demander des comptes et que ça va barder ?

…Attention, attention, attention, roulement de tambour…

Je sais pas qui mettre dessus
Là, j’avoue, je suis restée sans voix…

Est-ce que je met R*** (mon manager hiérarchique actuel qui travaille sur une pauvre gamme qui se casse la figure et cherche à me piquer la mienne depuis le début parce qu’il sent bien qu’il va se faire virer un jour ou l’autre mais dont la préoccupation principale dans la vie est de savoir s’il doit envoyer ses vœux à ses clients plutôt par mail ou plutôt par courrier et s’il doit mettre bien devant cordialement avant de signer ou non NDLR) ou est-ce que je te mets dessus de façon autonome ?
Heuuuuu… hum, hum. Rappelle-moi juste un truc, là, tu te souviens quand je t’ai dit en juin, en juillet, en septembre, en octobre, novembre et puis aussi pas plus tard que mardi dernier que j’en avais marre de ne pas travailler sur mon poste parce que tu m’en imposais un autre ? Tu te rappelles quand tu m’as ordonné de ne pas lancer de nouveaux produits sur cette gamme pour me concentrer sur les colloques « parce qu’il faut faire du chiffre » ? Maintenant, si malgré mon business plan, mon plan d’action à court moyen terme, les premières propositions de développement et de produits, c’est toujours pas suffisant, je sais plus trop quoi dire… Enfin, en tout cas, je ne te dirai sûrement pas ce que tu veux entendre depuis presque un an : « faire des colloques, c’est si parfait, j’adore être une potiche blonde qui fait un métier idiot sans intérêt ni intellectuel ni professionnel, et j’aimerais faire ça toute ma vie tu es si beau et si intelligent Grosminet Ier, je suis secrètement amoureuse de toi depuis toujours et je voudrais que tu me fouettes tous les jours pour me prouver à quel point tu m’es supérieur en tout, grâce à toi, je suis enfin quelqu’un, avant, je n’étais rien »

Nan.

A la place, je lui ai demandé plutôt ce qu’il attendait comme argument/action/proposition pour prendre sa décision. Ça l’a un peu déstabilisé, c’est un peu too much concret pour lui, ça lui fait peur. Il s’est contenté de répondre doucettement que bon, heuu, voilà, heu, en fait, il avait besoin d’avoir le sentiment que je pouvais être autonome.

Et concrètement, il voulait que ça se manifeste comment ? (nan, parce que question autonomie, j’ai été lâchée dans la nature sur un job sans personne pour m’aiguiller ou aucune règle n’est gravée dans la pierre mais avec des coutumes bien précises que personne ne se donne la plein de vous expliquer, alors il est mignon, mais on peut en reparler)

Je voudrais retrouver la femme que j’ai connue.
Ça tombe bien, j’aimerais trouver le poste qu’on m’a vendu, si je passe une annonce sur l’intranet, on peut faire un pack avec la tienne ?

Je voudrais te voir davantage accrochée à ton siège.
Bin ouais, mais en même temps, j’aime bien aller bavasser dans le bureau des autres… ah… tu voulais plutôt dire que tu aimerais bien me voir à nouveau rester jusqu’à 21h au boulot pour que tu puisses venir me squatter parce que toi tu t’embêtes et que t’as pas de vie privée et qu’à partir de 20h30, tu cherches des amis dans les bureaux pour leur causer de tout et de rien – surtout de rien – jusqu’à ce que les lumières s’éteignent et qu’ils lâchent les chiens sur le parvis ? J’aimerais bien aussi rendre ce service à l’humanité mais figure-toi que j’ai une vie en dehors du bureau et qu’en plus, en hiver, il fait nuit super tôt et moi, dans le noir, j’ai peur

Encore un entretien dont il est ressorti hyper fier (je l’ai recadrée, elle va filer droit maintenant) et moi un peu plus désespérée. Mais qu’est-ce que je fous dans cette boite ?

lundi, 11 février 2008

Note pour plus tard : se rendre avec un GPS en rendez-vous

Depuis quelques semaine, j’ai décidé de renouer avec les bonnes vieilles habitudes professionnelles : partir à la rencontre de mes partenaires. C’est important d’entretenir son réseau.

Hier, donc, c’était le rendez-vous pour causer nouveaux projets avec Maître Jobart, grand manitou du Cabinet Pot-de-vin & Associés (vous vous en doutez, le nom des figurants à été changé pour protéger leur anonymat)

J’avais bien managé mon truc : réussi à échapper au déjeuner où on parle de tout sauf de ce pour quoi on est venu, on se fait saouler à mort et lutte vaillamment tout l’après midi qui suit contre la somnolence, ou les ricanements intempestifs suivant le degré de griserie et fixé le rendez-vous à 16h, cela veut dire : partie du bureau à 15h, dans les magasins à 17 et chez moi à 19h maxi.

Le pied.

Comme je suis une fille plutôt rigoureuse – des fois – je prépare mon rendez-vous et surtout les plans d’accès de la Défense (introuvable évidemment ce jour là) Ce qui m’arrange pas trop, la Défense , alias le quartier le plus bordélique du monde : impossible de se repérer, indications fantaisistes, rue qui débouchent sur rien, j’en passe et des meilleures. Bref, vous l’aurez deviné, je déteste cet endroit : je passe mon temps à m’y perdre, à pester, à me pointer en retard à mes rendez-vous car le plan m’avait indiqué un autre passage qui n’était en fait qu’un dédale de passages tous plus glauques les uns que les autres au milieu desquels, bien évidemment on finit par se perdre pour finalement revenir à son point de départ.

Pas grave, pendant le trajet en métro, je pratique assidûment la méthode coué : « tout va bien, je vais trouver l’endroit facilement grâce aux multiples plans qui fleurissent partout et de toute façon, il y a toujours des panneaux qui t’indiquent les rues vers lesquelles tu te diriges, aller, courage, tu vas y arriver ! »

Inutile de digresser sur l’impossibilité de trouver la sortie Grande arche, alors que c’est censé être la première. Pas grave, je prends les premiers escaliers qui se présentent, tel que c’est parti, je vais être un peu en retard, mais rien de catastrophique.
Je sors, il pleuviotte un peu et je me félicite d’avoir pris mon parapluie. Là, je me jette sur le premier plan que j’aperçois, repère le cours Valmy. Donc ok, facile, il faut aller à gauche de la grande arche, je vérifie plusieurs fois, histoire d’être sûre de mon affaire, et j’y vais.

Comme toujours, il y a un vent à se croire sur un Ferry en direction de l’Irlande  et je lutte pour éviter d’avoir la honte de ma vie : la robe retournée au dessus de la tête et une vision panoramique sur ma petite culotte. Pourtant, je sens bien, lorsque je croise le regard éteint de cadres moribonds et visiblement mortellement saoulés par leur vie que c’est un peu leur souhait secret, que ça égaillerait leur journée. A moins qu’ils ne me regardent avec insistance parce que je suis la seule à batailler dehors contre la pluie et le vent alors qu’ils utilisent, eux, un genre de passage secret couvert qui longe exactement le chemin que j’ai pris et qui leur permet de faire le trajet à sec. Plusieurs fois, j’hésite à utiliser des portes d’accès, avant de renoncer. Je sais parfaitement bien que si j’arrivais à rejoindre l’autoroute mystère à sec pour piéton de la défense, je n’en trouverai jamais la sortie, ou alors à l’autre bout du site, ce qui m’obligerait à refaire le même trajet en sens inverse, le vent dans le dos, cette fois (et donc avec l’impossibilité de mettre la main d’un geste anodin devant la robe, ou de la redescendre, l’air de rien, et encore moins de vérifier à quel niveau elle est remontée et si j’ai besoin d’initier une action de recadrage urgente)

Bref, je suis donc les panneaux indicateurs, et miracle, oh miracle, je tombe pile poil dans le cours valmy. Génial, il ne me reste plus qu’à trouver le N°3, et c’est GAGNE !!!!!!!!

Je cherche donc les N° qui ne sont indiqués nulle part, sauf soudain… Au N°11. Je regarde l’immeuble suivant, priant secrètement pour que les N° soient décroissants. Raté, le suivant est le N°13.
Ok, soit, pas de problème, je vais rebrousser chemin, sauf que, comme d’habitude dans ce genre de cas, je ne vois pas d’immeuble avant le N°11.

C’est ce moment que choisit la pluie pour se transformer en averses diluviennes, et bientôt en grêle.

Je repère tant bien que mal dans la purée de pois un autre plan, pensant que c’est celui du susdit cours Valmy dans lequel je me trouve, je me précipite. Aucune trace de ce foutu cabinet Pot-de-vin & Associés de m…, bien évidemment ! Et hors de question de rêver à un monde idyllique où les N° d’immeubles seraient indiqué sur les plans, histoire de faciliter la vie des handicapées profondes dans mon genre.

Là, deux pompiers me voyant m’énerver me demandent gentiment si je cherche quelque chose. Désespérée je miaule un « oui, je cherche le cabinet Pot-de-vin, c’est au N°3 du cours Valmy, mais je ne trouve pas l’immeuble, vous ne sauriez pas où c’est ? » d’une voie suppliante en m’agrippant comme s’il s’agissait de mon premier sac Chanel à mon parapluie pourri prêt à rendre l’âme d’une minute à l’autre.

Comme toujours, lorsqu’une femme montre trop clairement à quel point elle a besoin d’un homme, celui-ci s’empresse de prendre la tangente. C’est qu’avoir des responsabilités, c’est difficile et stressant.

Les deux héros ne font pas exception à la règle : mon enthousiasme à répondre à leur proposition d’aide dépasse très largement leurs attentes qui devaient plutôt approcher du néant, vu leurs têtes désarmées. Après une courte hésitation, ils me demandent d’aller voir au bâtiment Actys (????!!!!! Cékoiça ?) en baragouinant une vague explication de lieu et s’empressent de se carapater sans demander leur reste.

Ha ouais d’accord. Merci les gars ! J’y repenserais lorsque vous passerez avec vôt’ sale calendrier présentant soit des petits chiens stupides en train de dégommer une pelote de laine, des chats sous acides en pleine descente dans leur panier, ou des moutards abrutis par une génétique défaillante de parents alcooliques en train de regarder d’un air vide l’objectif de la caméra, et que vous tenterez de m’extorquer mes euros. L’année prochaine, je vous dirais d’aller plutôt voir au bâtiment Actys si j’y suis.

Je décide du coup de ne pas suivre leur conseil, tout en sachant très bien que suivre mon instinct qui me pousse à retourner sur mes pas me vaudra certainement de me perde encore plus.

Tandis que je formule à l’avance mes excuses rigolardes de tout à l’heure, quand je serai arrivée « désolée pour le retard, mais j’avoue que la Défense , je m’y perds à chaque fois » en évitant de penser que j’ai passé une heure à choisir ma tenue ce matin histoire de donner l’image parfaite de la jeune cadrette dynamique ayant des responsabilités, mais sachant faire preuve autant d’originalité que de rigueur, de jeunesse que de bouteille. Tout ça pour arriver au rendez-vous avec les cheveux plaqués dégoulinant de pluie malgré le parapluie, les chaussures qui font floc floc à chaque pas, un début de rhume et mon porte document éclaté par la grêle.

Et là, enfin, mes efforts sont récompensé, un seul immeuble (estampillé d’un autre nom que mon cabinet) en gros sur le fronton, ce qui explique pourquoi je ne me suis pas arrêtée devant tout à l’heure) indique en tout petit au dessus de sa porte : N°1-9

Soulagée, je pousse la porte et demande le cabinet Pot-de-vin & Associés, au N°3 du cours Valmy, à l’accueil.

La demoiselle qui m’accueille fait semblant de ne pas remarquer mon air de vagadonde et me dit tout de go que le cabinet Pot-de-vin & Associés, non, non, ce n’est pas ici, ils ont été transférés à la place ronde, au N°33. Je retiens une bordée d’injure à faire rougir un chauffeur routier et demande le plus poliment du monde ou cela se trouve.

« A gauche en sortant » m’indique-t-on en pointant le doigt tout droit.
J’essaie de faire préciser, à gauche-gauche, ou dans les immeubles tout droit, un peu sur la gauche.
Non, non, sur la gauche. Ok.

Une fois de plus, j’enregistre à gauche et me dirige à droite, ce qui débouche sur une place ronde, c’est sûr, mais vide,  je râle, je peste, et lâche mon millième juron de l’après midi
Je re-retourne sur mes pas, et tente de l’autre coté, en réalisant que la gauche, c’est plutôt ce chemin là, effectivement, un panneau indicateur me l’indique (pas la gauche mais la place ronde). Je regarde ma montre : génial, une ½ heure de retard, la méga classe. Nouvelles salves de pluie (sans grêle cette fois, c’est coule !), et là, c’est définitif, je ressemble à une serpillière humaine.
Enfin, mon Eden se dresse devant moi : 33 place ronde.

Je m’engouffre dans le bâtiment, faisant visiblement peur aux gens que je croise. C’est que j’ai une touche vraiment terrible dans mon tailleur mouillé, mon air furibard, mon parapluie retourné et mon porte documents trempé. Une fois devant l’accueil Pot-de-vin & Associés, je demande Maître Jobart.

Minute de silence angoissante. On me demande si je suis sûre d’être à la bonne adresse et par miracle je contrôle mes nerfs vaillamment et réponds gentiment que oui. Evidemment, on ne trouve pas de Jobart, on me demande si ça s’écrit avec un d, pleine d’espoir je réponds non, avec un T.

Vous avez cru vous aussi, que ce petit détail allait tout changer ?

Non ?

Vous aviez raison. En fait, Maître Jobart est dans les bureaux de Pot-de-vin & Associés, mais à Neuilly. On me demande si je souhaite qu’on me communique son adresse pour m’y rendre.

Je regarde pour la 100ème fois ma montre : il est 16h45.

Le temps que je reprenne le métro sous une pluie certainement à nouveau battante, pour sortir à Neuilly, m’y perdre, avec un peu de chance, à 19h, je peux enfin rentrer dans le bureau de Jobart…

Je renonce et lui laisse piteusement un message pour lui expliquer le problème d’adresse et lui proposer de me rappeler pour que l’on fixe un autre rendez-vous. Inutile de vous dire qu’il ne m’a jamais rappelée.

Foutu pour l’image de cadrette dynamique, en ce qui me concerne, ce sera plutôt la lopette qui renonce plus vite que son ombre. Bilan crédibilité de la journée : 0.

vendredi, 08 février 2008

En avant pour les stats de janvier, y'a du lourd

elle porte une mini jupe pour se faire mater : roooh la salaupe ! Et ça marche ? (nan parce que bon, si ça marche, ça vaut peut-être le coup d’essayer, hein, je suis plus à ça près. Et pour mettre toues les chances mon côté, je rajoute un gros décolleté bien plongeant de ouf)

voire des ponne : et mourir ? et des pas mûres ? et c’est quoi des ponnes ?

allez tous crever : ah tiens, ma réplique fétiche… c’est pas que je la sors quotidiennement (nan, je suis pas du genre colérique du tout) mais ça m’arrive souvent, quoi…

astigmatie tare : effectivement, c’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler une qualité, surtout si tu veux être super fort en tennis et que tu n’aimes pas porter de lunettes, humiliation garantie quand tu loupes la balle à un centimètre près alors que tu as l’air très concentré. Et puis ne sois pas comptable non plus, lire les bilans et les interpréter risque de te donner beaucoup de peine. Et puis si tu as besoin d’autres conseils, n’hésite pas à mon contacter.

blondes with buts : alors… buts like goals, you mean ? Effectivement, les blondes ont toutes des buts, dans la vie, c’est pas parce qu’on est des idiotes caractérisées complètement superficielles et nympho que nous ne pouvons pas faire de projets dans la vie. Du style ? me direz-vous. Eh bien du style : avoir une belle maison (avec femme de ménage, évidemment) qu’on serait pas obligées de travailler pour la payer ou l’entretenir), un appartement avec des bô volumes, bien situé (pas trop loin du printemps ou du bon marché ou de la rue de Rivoli parce qu’on est feignasse et qu’aller faire du shopping en talons aiguilles, c’est douloureux, nous on dit ça, c’est pour éviter de prendre le taxi et de participer à la réduction du trou de la couche d’ozone), épouser un homme riche qui travaille beaucoup et ne nous embête pas trop et qui claquera assez vite histoire de faire de nous une veuve encore décente, avoir des bijoux et surtout une belle bagouse à 100plaques qui brille pour faire baver d’envie les gens. Pouvoir tout s’offrir au Bon Marché sans avoir à coucher avec notre banquier pour qu’il ferme les yeux sur notre découvert. Faire des bonnes œuvres pour dire des méchancetés avec nos bonnes amies des bonnes œuvres sur nos bonnes amies des bonnes œuvres, coucher avec le prof de tennis (ou de yoga, enfin, le prof que vous voulez, quoi, mais pas celui des enfants), ne pas travailler mais envier ceux qui le doivent, avoir un fils drogué et une fille anorexique et quelques amis gays pour faire in. Et puis encore plein d’autres trucs mais que je ne vais pas révéler parce que c’est top secret entre blondes et qu’on le dit pas aux autres parce que ça ruinerait un peu de nos super pouvoirs de blondes.

clive owen : OU ????? OU QU’IL EST ??????????? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE ? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVEU !!!!

deathpoe : heuuuu… Deftone ?

egd recrute : c’est bien les seuls… nous, on dégraisse…

elle a des bottes a talons aiguilles : ouuh la salaupe ! (encore une) Tu as raison, il était temps de la dénoncer la petite garce !

femme en culotte sur le blog a rennes : pas mal. Nan, vraiment, il y a là un sens du détail qui me séduit beaucoup… Et en plus, ce qui est bien c’est que c’est déclinable à l’infini : femme en string sur la colline de Bourg-en-Bresse (ça doit cailler méchant). Homme en caleçon sur le blog du caribou, lutin en peau de léopard sur le traîneau du père noyel…

filles sexy intermarché : bin écoute, j’y vais souvent à l’Intermarché (enfin, pardon, disons que j’ai une amie qui va souvent à l’Intermarché, le truc pour les pauvres, là, sachez que je n’y mets jamais les pieds) et cette amie, donc, m’a rapportée qu’on n’y vendait pas de filles sexy, tu devrais écrire à la direction, y’a un marché, là…

fucas com : c’est une nouvelle insulte ? Yo, foucasse kom ta mère, là, t’es trop physique touaaaa.
Allez, retourne danser la tektonique et laisse-nous tranquille, le jeune.

je me confesse : je t’écoute mon enfant. Parle sans crainte, l’amour de dieu est infini même pour les pêcheurs.

je ne veux plus voir ma fille : ah bah ça ma brave dame, tu ne dois pas être la seule et c’est pas faute de répéter à qui veut l’entendre que faire des mioches c’est une mauvaise idée. Vends-là sur E-bay, si tu fais un lot avec des strings de Britney et quelques jeux wii à un euro, elle peut partir très vite pour un prix raisonnable.

je ve etre pauvre : je te propose de prendre contact avec moi pour que je te fournisses mes coordonnées complètes afin que tu me libelles un chèque très vite et puisses ainsi te libérer sans tarder de ce fardeau qui te pèse tant. Je suis toujours prête à rendre service aux âmes d’exception et je sens que tu en es une, faut pas rester comme ça.

mini-jupes plissés soleil : c’est mieux, les mini-jupes plissées (courtes, je suppose, hein, pourquoi se priver) avec un peu de soleil, sinon ça fait froid, surtout si la fille ne porte pas de culotte (parce que j’imagine que tu préfères, hein, tant qu’on y est, autant faire la totale). Mais y’a pas ça ici, désolée. Va voir à l’intermarché, à défauts de filles sexy, ils ont peut-être ça qui traîne au fond d’un rayon.

nanas à poils : si tu veux, j’ai de très bonnes adresses d’esthéticienne, faut pas rester comme ça, les poils, c’est moche.

potiche blonde humour : c’est tout moi…

Mon analyse du mois de janvier : un très bon cru, continuez comme ça.

lundi, 21 janvier 2008

Episode 3 : y’a pas que des lourds sur meetic, y’a aussi des pouêtes

Ah, ça y est, j’ai pas encore changé de photo que j’ai des amis qui se manifestent, dis donc.

Un nouveau mail (et une fois de plus, j’ai changé le pseudo, je suis pas complètement garce en vrai).

Email de : Gégépasfédansmaculotte
Date : 11 Janvier 2008 - 16:28
Sujet : hola

Bonjour
Je viens de consulter ta fiche et je l ai trouvé très bien et j aimerais bien faire connaissance avec toi si tu le désires, je recherche une relation stable sincère et durable, regarde la mienne si elle serait susceptible de t intéresser et si c est le cas ben apprenons à nous connaitre et voyons ce que l avenir nous réserve
A bientôt 

Voilà un mail très très soft et standard, je mise sur un arroseur de base, genre j’envoie à 20 000 filles le même e-mails sans me gonfler à le personnaliser, et sur le tas, je peux espérer peut-être un p’tit taux de retour de 1%, ce serait déjà pas mal. Je sais, c’est du marketing direct, on faisait tout pareil, nous, chez les gros rats (étant entendu que chez Walter, on fait pas de marketing malgré ce que peut prétendre Grosminet 1er mais ce n'est pas l'objet du débat actuel).

Alors, voyons voir ta photo : déjà, t’as moins une face de raie que les autres (nan mais en vrai, je suis pas une fille difficile qui mise tout sur le physique, loin de là mais depuis le début c’est la fête aux thons chez les gens qui m’écrivent et y'a des limites tout de même, ne pas tout miser sur le physique ne signifie pas pour autant avoir mauvais goût)

Pour le reste… On t’a jamais dit que les si n’aimaient pas les raies ? Donc ton serait, là, sur ta fiche perso et mon intérêt potentiel, tu me le changes, et tu me mets ça au présent ou tu retournes ta phrase ou tu te débrouilles, mais tu laisses pas ça devant mes chastes yeux de noble lettrée que je suis (si, si, si, farpaitement).

Comme je suis pas du genre à condamner sans savoir et que je suis parfois docile, je vais voir la fiche du boudin de Gégé.

L’annonce... Je commence... Et là, c’est le drame :

Bonjour a tous :
tous ? tu sais qu’on met tous quand on s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes ouuuu ?

Je vais essayé de faire simple et vite :
fais plutôt ça mais tu peux mettre essayer à l’infinitif, ce sera mieux, surtout quand on songe que c’est ta première phrase… Mais passons.

Dans le rôle principal il y a la providence, pour aider à l intrigue il y a le facteur chance, les décors sont des décors naturels, et le casting est fait de personnages réels. Mais la réalité dépasse la fiction, s il s agit de c½ur et de séduction, tout est possible quand on est la cible de cupidon.
Ouaaaaah… monsieur est pouête, dis donc… Toi, tu t’es arraché pour nous pondre ça, ch'uis bluffée, vraiment…

Ouvrir la porte aux sentiments c est, peut être l ouvrir au bon moment, c est en tout cas le début de ce scénar. Quand viendra le mot fin commencera notre histoire.
Nan, sans rire, tu fais des vrais rimes de ouf qu’on dirait grand corps malade qui parle, je kiffe trop, t’es trop blingbling pour moi, mec, arrête tout, j’en peux plus, c'est trop frais.

Cette planète est grande mais la ville est petite, seules les montagnes ne se rencontrent pas.
Là, par contre, ça pourrait être du jean-claude, pas mal. Nan franchement, c’est beaucoup mieux que « c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur », sans dec’, je suis déjà fan, continue…

Mais dans le monde réel on n?en fait jamais trop.
T’es vraiment sûr ? Parce que là, en te lisant, j’ai justement vaguement l’impression du contraire.

Vous l aurez sûrement compris
Bin non, pas encore, mais je sens que ça va pas tarder, vas-y accouche, grand, tu y es presque

je ne suis pas la dans le but de m amuser ou de passer du bon devant mon ordi ma démarche est simple rechercher une relation stable sincère et durable.
Ah bon, t’es pas là pour t’amuser et passer du bon temps (car je suppose que c’est ce que tu voulais dire) devant ton ordi ? Zut, moi c’est mon cas, mais bon, promis, je rigolerai pas trop fort pour ne pas te déranger, ça a l’air très sérieux et moi je respecte beaucoup les premiers de classe travailleurs, si, si. Ta démarche est simple, il t’a quand même fallu 20 ligne pour nous la cracher ta démarche, mais passons. J’ai quand même un souci, moi, lorsque je lis rechercher une relation stable sincère et durable. Parce que tout le monde le dit et trop peu le font… Ch’ais pas pourquoi, mais je sens bien la chair à divorce qui veut du sexe facile et pas cher. On parie ? On ira vérifier sur sa fiche tout à l’heure.

Et pour ceux que la distance effraie sachez que ce n est pas du tout un problème pour moi, je serais y faire face.
Bon, je sais c’est pénible de m'entendre jouer les profs, disons que c'est la dernière fois (du moins je vais essayer) : quand tu parles de savoir faire, tu utilises le verbe savoir qui devient saurai (sans S, merci, c’est du futur et pas du conditionnel) et quand tu parles d’être, tu sais exister, tout ça, tu mets serai (même temps, même punition) ça va aller, tu vas réussir à retenir tout ça ? Sinon, sur le fond (parce que bon, c’est important tout de même) tu es en train de nous dire que t’es tellement en manque désespéré prêt à vivre une relation stable blablabla que tu te sens d’attaque pour aller rejoindre ta grosse nouvelle femme de ta vie à l’autre bout du pays s’il le faut ? c’est ça ? c’est bôôôôôôô les hormones mâles en furie d’amouuuuuuur. Tu sais qu'ils y a de très bons catalogues de femmes russes à vendre marier aussi, ça irait peut-être plus vite, non ?

Alors si vous avez envie de venir bavarder et de savoir qui je suis n hésité surtout pas.
heuuu, bin écoute, là maintenant tout de suite, je crois que j’en sais assez. (non, je dis rien sur la conjugaison d'hésiter, non, non, non, je serai forte)

Merci d avoir pris le temps de lire mon annonce et qui sait a très bientôt .
Y’a pas de mal, grand corps malade, vraiment.

Une fois l'annonce lue, passons à la fiche perso... 
Pas grand-chose de croustillant à se mettre sous la dent (t’as vu, moi aussi je fais des rimes, trop classe… j’ai été touchée par la grâce du pouête)
Mais c'est normal, vu l'annonce, tout de suite, on devient plus exigeant. On obtient juste la confirmation de son divorce et puis que non seulement il est athée mais non pratiquant. Ça veut dire quoi, ça exactement, que je comprenne bien… ça veut dire que tu pratiques pas ton athéisme, genre, tu te dis jamais je suis athée et j’y crois à mon athéisme, parce que je crois pas en dieu ? Ou tu ne te réunis jamais avec d'autres athées pour causer de votre athéisme ? Nan, ça me perturbe faudra que tu m’expliques ça. (en plus, moi, je veux me marier à l'église en robe choucroute blanche et tout et tout, alors c'est pas compatible avec un athée, même si tu m'offres une grosse caillasse à vingt plaques)

Pour le reste je dis rien parce que Blackmilck, il va encore me crier dessus et dire que je suis pas drôle comme fille et même que ça me fera un cro chargrin et moi j'aime pas les cro-chagrin, ça ruine mon mascara.

vendredi, 18 janvier 2008

Les avantages (soupçonnés ou non) du célibat

Chose promite, chose dute (et oui, quitte à mal parler la France, autant le faire avec style, s'pas, Bobounet ?) j’ai senti dans mes requêtes depuis presque toujours un vif intérêt pour tous les grands et petits moments de bonheur que procurent le célibat.
C’est sûr, j’avais déjà fait quelque chose sur le sujet (c’est ici) mais ça restait limité comme avantage et je crains que mes lecteurs ne restent sur leur faim.

Et comme j’ai largement été plus longtemps célibataire qu’en couple, je pense que je suis super bien placée pour en parler (je sais, célibataire et blonde, ça choque certains, mais sachez que je n’ai pas toujours été une blonde ravageuse, non, non. Un jour, peut-être, je vous parlerai de mon adolescence ingrate que j'assume totalement car c’est bien connu, c’est dans les plus vilaines chenilles qu’on fait les plus jolis papillons. Et ouaip)

Bref, revenons à nos moutons. Le célibat et ses privilèges :

 -          On a le droit d’avoir mauvaise haleine le matin sans avoir à se précipiter dans la salle de bain pour un rafraîchissement discret mais néanmoins nécessaire. (mais comme vous vous en doutez, une jeune fille délicate et bien née comme moi a toujours une haleine douce et fruitée et sent toujours les fleures délicates car je suis constituée à l’intérieur de moi-même de pétales de roses. Si, si)

-          On peut manger comme un cochon devant la télé (mais cela ne m’arrive jamais, évidemment, de toute façon, je ne mange jamais, je peux, parfois, porter de façon élégante et délicate des mêts, tout aussi délicats, à mes lèvres, comme ça, pour la beauté du geste et rien d'autre)

-          On peut dormir en travers du lit, parler pendant son sommeil, ronfler, bouger cinquante fois dans la même nuit sans que qui que ce soit ne nous le reproche. (moi je récite des sonnets parfois mais je grogne jamais des trucs incompréhenssibles, non, non, non. Et évidemment, je ne causerai pas somnembulisme, après tout, ça ne m'est pas arrivé depuis 10 ans, je dois être guérite)

-          On peut mater outrageusement les bômecs dans la rue sans risquer la moindre scène de ménage alors que si on mate, nous, c’est par pur besoin de raffinement esthétique et qu’il n’y a vraiment pas de raison d’être jaloux.

-          On peut vivre une très belle histoire d’amour avec soi-même (hier soir, par exemple, je me suis invitée à dîner, c’était très sympa, conversation fine, plaisanteries hilarantes, jeux de mots très spirituels, idées très métaphysiques et intelligentes. Mais j’ai pas couché, faut pas abuser, j’ai des principes, dans la vie. Je vais néanmoins m’envoyer des fleurs aujourd’hui pour me remercier du bon moment et proposer un ciné)

-          On peut traîner en nuisette toute la journée si ça nous chante et même que si on a froid, on peut mettre un jean en dessous et des grosses chaussettes bien vilaines. (on peut aussi traîner en pilou pilou mais je déconseille, mieux vaut ne pas prendre de mauvaises habitudes et puis c’est moche le pilou pilou et si on a décidé de vivre une belle histoire d’amour avec soi même c’est mieux de se trouver canon pour se lancer des clins d’œil ravageurs dans la glace)

-          On peut se faire les ongles en regardant un navet sentimental à trois francs à la télé sans casser le mythe de la femme parfaite (il est bien évidemment entendu que je ne fais jamais cela, j’ai les ongles naturellement manucurés et je ne regarde qu’Arte, quelques fois le câble lorsqu’il y passe des séries qui seront à la mode dans 1 an ou deux mais que j’aurais découvertes avant tout le monde)

-          On peut cracher dans son évier quand on se lave les dents (mais c’est seulement pour rire, hein, en vrai, cela ne se fait pas)

-          On peut céder à la tentation d’un soir avec un homme, on ne trompe personne pas même nous, puisqu’on sait que c’est que pour un soir. (ça non plus, je ne le fais jamais, bien évidemment)

-          On peut bavasser des heures avec ses copines sans essuyer le moindre haussement de sourcils impatienté ou le plus petit soupir agacé. (mais bon, moi, je ne parle que de littérature, de Kant et d'art avec mes copines, jamais de cul, non, non, ni des hommes, ni du dernier trop beau sac qu'on a repéré au Printemps, ni de boulot et encore moins de grosminet 1er)

-          On peut parler de nos ex avec ses copines au téléphone pendant des heures et même comparer longuement leurs performances et atouts respectifs sans faire de peine à qui que ce soit.

-          On peut accumuler autant de sacs que l’on veut sans avoir à se justifier sur l’importance d’en acquérir un nouveau. (alors que ça coule pourtant de source)

-          On peut se changer vingt fois avant de sortir sans provoquer de railleries.

-          On peut sortir de chez soi avec une petite chose un peu trop courte sans avoir à essuyer un « tu vas vraiment sortir comme ça ? » apeuré par les risques de duels potentiels.

-          On n’a pas à se battre pour garder un morceau de couette ou un peu de place dans le lit. Et même que si on quitte son lit quelques minutes, personne n'en profitera pour le coloniser, genre s'étendre bien en travers bien enroulé de toute la couette. (mais ça ne m'est jamais arrivé, hein, bien, sûr, tous mes ex et surtout L'Ex, préféraient priviliger mon sommeil au leur, puisque j'étais leur princesse, tout ça, c'est bien connu)

-          On n’a pas à subir d’haleine fétide le matin (bin, oui, les hommes aussi, ils puent du bec le matin, parfois)

-          On peut se promener nue dans son appartement sans risquer de se faire violer à tout instant.

-          On peut enguirlander le présentateur du JT pour son amateurisme et son manque d’objectivité sans risquer de passer pour une folle dingue hystérique bonne pour l’asile (on pourra néanmoins se dire que l’on ressemble de plus en plus à notre mère et que c’était justement ce qu’on s’était promis de ne pas faire et qu’il est temps de se reprendre)

-          On ne risque pas de se faire piquer notre magazine féminin et on peut répondre aux tests direct dessus sans avoir à craindre que des yeux indiscrets ne tombent sur nos réponses.

-          On n’est pas jalouse des femmes que L’homme mate outrageusement. (que des pintades avec une tête de bonnasse idiote, de toute façon)

-          On n’est pas triste de l’égoïsme pourtant naturel à son sexe (et son caractère) de L’homme.

-          On n’est pas vexée par une remarque désobligeante de L’homme qui, en plus d’être égoïste, n’est pas toujours délicat.

-          On ne s’énerve pas parce que L’homme ne nous appelle pas et ne nous a pas donné de signe de vie de toute la journée et que c’est pas normal, et qu'il abuse vraiment ce chien, et qu'il le fait exprès ou pire, qu'il s'en fout de nous et que ça va barder et qu'on mérite vraiment pas d'être traitée comme ça et lorsqu'il va donner enfin signe de vie, on répondra pas et toc il fera moins le malin, cette petite ordure. Je reprends mon souffle. (vous l'aurez deviné, je ne me suis jamais emportée de la sorte contre qui que ce soit car je n'ai jamais connu d'homme indifférent égoïste pas délicat, non, non, jamais et puis c'est vraiment pas mon genre de m'emporter pour des vétilles)

-          On ne sombre pas dans la niaiserie caractérisée et répugnante en contemplant L’Homme tandis qu’il se réveille avec des étirements de chats.

-          On n’est pas obsédée par L’Homme et uniquement préoccupée par ses passions et centres d'intérets à lui, on se construit les notres à notre goût à nous et ça nous rend plus intéressante qu’une groupie de base. (et j'ai pas dit de basse)

-          On ne se demande pas en permanence si L’homme nous trouve toujours aussi jolie et s’il a remarqué nos quelques défauts, on s’aime comme on est (puisqu’on vit une histoire d’amour avec nous-même, je vous le rappelle)

-          On apprend à venir et repartir seule aux fêtes au lieu de prendre de mauvaises habitudes et de ne plus savoir se montrer seule en public sous peine de se sentir nue lorsque L’Homme nous aura quittée ou qu’on l’aura quitté (bin oui, on n’est pas toutes des victimes vilement plaquées, et puis quoi, encore ?)

-          On ne contemple pas avec attendrissement des points noirs sur L’Homme (premier défaut qu’on lui voit) alors qu’en vrai, c’est dégueu, les points noirs, même sur cet être parfait qui ne l’est de toute façon pas. Vas chez l’esthéticienne, vilain !

-          On ne risque pas de tomber dans la routine sexuelle.

-          Quand on a une conversation intelligente avec soi-même, personne ne nous contredit sur un ton péremptoire et condescendant pour nous rabattre notre caquet.

-          Evidemment, on n’a pas à se farcir les copains idiots, pénibles, prétentieux, lourds, snobs ou pousse-au-crime de L’Homme, ni à douter de son envie de nous les présenter parce qu’il a honte de nous (ceci fonctionne aussi avec sa famille, ses collègue de boulot, etc, etc)

-          On ne traîne pas d'interminables (et savoureuses) minutes sur le pas de la porte à échanger de la salive avec L'Homme, avec de moins en moins d'envie de le quitter pour aller bosser, mais de plus en plus de nécessité de le pousser dans son appart' pour le violer une dernière fois avant d'y aller. Ca laisse plus de temps pour se pomponner et on va au boulot avec la niaque parce qu'on est super belle et qu'on le sait, ça fait plus de primes à la fin de l'année (et avec, on peut s'acheter des sacs longchamps, alors que les triples salto arrières lutz piqués de langues avec doudou, ça se revend pas sur E-bay)

Bon, je sais, je pourrais encore continuer la liste pendant des plombes et des plombes mais c’est qu’en réalité, je n’en ai pas très envie.
Parce que c’est chouette aussi, de se tenir la main dans la rue, de se rouler des galoches en catimini au ciné, de s’endormir dans les bras de son homme, de partager plein de petits et grands moments intimes et complices avec L’Homme ou juste d'avoir un big smile indécrochable et le coeur qui bat quand on le retrouve ou les yeux dans le vague et un sourire bêtement heureux quand on vient de quitter son appartement au petit matin.
Mais bon, je crois qu’avant de savoir vivre une relation avec une personne, c’est mieux de savoir vivre avec soi-même, sinon, on ne fait qu’utiliser quelqu’un pour combler un manque. Mais ce n’est que mon point de vue.

Allez hop, je me suis suffisamment faite mariner après mon super rendez-vous avec moi-même, il est temps maintenant de m’envoyer des fleurs avec une carte bourrée de compliments et quelques allusions cochonnes pour me faire rougir.

mercredi, 16 janvier 2008

Episode 2 : mes touches sur Meetic, que du lourd

Alors, comme je vous l’expliquais, la pêche au gros n’a pas de quoi me faire planer depuis que je me  suis réinscrite sur Meetic.

Quelques flashouillages, quelques visites sur ma page, quelques mails mais trois contacts réels dont un auquel je n’ai pas répondu. (bin voui, j’avais la flemme)

Le premier, nous l’avons déjà évoqué, pas très beau (et déjà qu’on a toujours un méga coup quand on découvre l’animal en vrai, laisse tomber si la photo est d’entrée de jeu vilaine. Certes, d’aucun pourrait arguer qu’au moins on ne risque pas la déception, j’admets, mais la bonne surprise reste tout de même limitée), des yeux de cocker triste, une tronche de repris de justice puéril en grave dépression, tout pour plaire.
Les échanges de mails sans trop de boulettes de sa part (le truc qui tue ce sont les fautes de grammaire et d’orthographe à chaque phrase. Mince, je suis pas la dernière à en faire mais quand on drague sur internet, on fait gaffe à son style et on se relit, c’est le minimum du minimum) A part ça il a une passion visiblement à la limite de l’obsession pour les smileys et je trouve pas que ce soit un signe de grande maturité.
Alors j’avoue, j’en mets parfois, une habitude héritée de L’Ex qui lui les utilisait de temps à autre (et la première fois que je l’avais vu faire, à cette époque, j’étais pas encore total in leuuuuve, j’avais trouvé ça risible comme d’employer de l’anglais dans ses phrases de temps en temps ou la manie de changer l’objet de son mail à chacun d’entre eux) maintenant, je fais ça aussi, je trouve ça moins risible (on se demande bien pourquoi) mais y’a des limites...

Où en étais-je ?
Ah oui. Donc une première touche, pas de quoi pavoiser, il propose qu’on aille boire un verre. Par dépit et puis aussi pour avoir des trucs à vous raconter, amis lecteurs (je me demande parfois jusqu’où je pourrais aller pour votre plaisir) j’ai dit oui, bof, boire un verre, ça n’engage à rien. Je vais sûrement pas avoir le coup de foudre et puis sinon, bin on verra.

Mais il y a deux jours, j’ai ferré un autre poisson.

Alors, le brave homme m’envoie un premier mail, court et classe, jugez-en par vous-même :

Email de : XXXXXXXX
Date : 10 Janvier 2008 - 14:13
Sujet : bonjour

Dommage que la taille soit un problème :)
Amicalement
Alexis 

Par respect pour lui j’ai supprimé son pseudo, je suis sympa. Disons que pour le moment, nous l’appellerons Bob, parce que ça lui va bien, Bob.
Tout à fait entre nous, j’ai pas bien pigé l’histoire de la taille…
C’est une façon délicate de souligner que je suis une naine (ce que j’assume totalement, au moins, je risque pas d’être plus grande que mon mec dès que je me juche sur des talons) ou de faire passer le message que bon, il est super bien membré (encore une requête coule, je le sens) ? Nan parce que bon, je sais, je suis un peu bouchée (blonde et niaise, quoi) mais quand même…

Du coup, j’ai dû répondre en me moquant très légèrement. Oui, oui, pas trop, vous me connaissez, je suis pas ironique du tout, pas mon genre. Bref, un autre mail de sa part, s’excusant de son entrée en matière, tout ça tout ça, il ne savait pas quoi mettre alors il a écrit ça…

Ah oui… nan, tu sais, Bob, moi aussi, parfois, ça m’arrive, je sais pas trop quoi dire, alors je préfère me taire en attendant d’avoir trouvé, ou bien je tente une approche certes pas très originale mais néanmoins safe, je lance une banalité, pose une question, tente de sauver les meubles, quoi.

Et puis tu sais quoi, Bob, la règle de base quand on veut faire de l’humour ou être original ou que sais-je, c’est de disposer d’un minimum d’humour, avoir un peu d’esprit, être imaginatif avec un peu de subtilité autour pour faire joli. Et je peux me tromper, Bob, mais je crains que tu n’en sois pas encore là.

Passons, tout le monde a le droit à un joker. Oui, même avec moi (encore que)
Je ne sais plus ce que je lui réponds, sans doute un truc méga spirituel parce que je ne sais pas répondre autre chose que des trucs intelligents (et c’est pas facile tous les jours, je peux vous assurer) et là, il propose qu’on se présente mais que si je veux, il peut commencer.

Bin vas-y, Bob, commence, officiellement, je suis pour la galanterie et j’aime pas bien le féminisme, mais je vais faire un effort, pour une fois. Aussitôt dit, aussitôt fait :

Email de : bob
Date : 11 Janvier 2008 - 11:18
Sujet : Re: Re: Pardonné :)

Bon je vais faire bref sur ma description et dans le temps j'essaierai de completer.
Je crois aux partages, en l'honneur, aux respects, et je ne conçois pas la vie sans offrir ma totale confiance . Cette confiance est la possibilité de se pencher sur des problèmes communs en toutes sincérités et sans jugement. Et même si cela fait mal, elle permet de recadrer les choses et d'avancer. Voilà ...
Sinon, ce que je n'aime vraiment pas meme en faisant des efforts : Les talkshows, les débats sans resultats, les starAc , les contradictions et les mensonges..;et j'en oublie c'est sur.
Sinon Ce que j'aime par dessus tout : avoir l'esprit libre, une plage, regarder les enfants coen urir et rire, decouvrir, rire, le disco et le funk, et j'ai une passion qui me fais mal de temps en temps : le rugby (plus je vieillis et plus je deguste)
Ai je des defaults ? Moulte pleins. J'ai une incapacité à retenir les dates (mais je me soigne en les notants), j'ai tendance à etre un peu sanguin lorsque je me sens accullé. Je suis assez tete en l'air, et tous les defaults que l'on me trouveras...
Ai je des qualités? J'aime mon fils, je m'implique sans compter pour les gens que j'apprecie et que j'aime. Je suis honnete (et j'en paie le prix assez souvent car les gens ne supportent pas cela), je fais souvent des concessions, ect..
Bon et bien je crois que c'est deja pas mal...Je te renvoie la balle !! A ton tour de te presenter

Alors, cher Bob. Plusieurs petites choses, comme ça, pour ton information personnelle :

1/ Quand on dit « dans le temps », ça veut dire dans le passé, autrefois, quand j’étais petit, etc, etc. Donc je suppose – sans vouloir commander, hein – que tu as plutôt voulu dire plus tard, ultérieurement, un autre jour, quand on se connaîtra mieux, … mais sache que rien ne te prédit que tu auras l’occasion de compléter plus tard, mon brave. C’est pas parce que je te parle aujourd’hui, sous prétexte que j’ai que des thons à me mettre sous la dent pour raconter des trucs à mes amis lecteurs que ce sera tout le temps le cas, sais-tu ?

2/ Plus un mec me parle de confiance et d’honnêteté et de sincérité, et de vérité, et plus je sens le plan moisi à un mètre. C’est comme lorsqu’on me dit « tu sais, je suis pas un dragueur affolé du cul, vraiment pas » ou « moi, je cherche surtout des amis » : 100% de chance pour que le brave garçon soit en réalité tout le contraire de ce qu’il annonce. Mais bon, en même temps, tu as l’air trop con à manger du foin sur ta photo pour être ce menteur pathologique vicieux et roublard, alors je t’accorde le bénéfice du doute mais sache quand même que je t’ai à l’œil, Bob.

3/ Même principe : plus on te dit qu’on n’aime pas la star ac’ et les talkshows, plus y’a de risques qu’on en soit un fervent fan complètement accroc refoulé. Et ne nous fais pas croire que tu es tombé dessus par hasard (pour citer Sarmentanne, qui elle au moins, assume, prends-en de la graine, lopette)

4/ Dernière chose : relis-toi, poussin, par pitié ! Tu ne t’appelles pas Irénée, tu as sûrement un correcteur orthographique, t’es en train de chercher à me plaire, si tu te laisses déjà aller, ce sera quoi dans une semaine ?

5/ A part ça, si tu conçois pas ta vie sans offrir ta totale confiance, choupinou, t’as pas fini d’en voir des vertes et des pas mûres. Tu sais, quand Sarko il nous promet de la croissance, faut pas forcément le croire. Pareil pour le téléshopping sur les produits miracles… quant au père noyel, on en parlera plus tard, je veux pas y aller trop fort d'un seul coup, ça pourrait provoquer un court-circuit, dans ton crâne de moineau.

6/ « Cette confiance est la possibilité de se pencher sur des problèmes communs en toutes sincérités et sans jugement » : hum, c’est moi ou c’est pas très très français tout ça ? moi j’ai pas tout compris en tout cas, mais je suis blonde…

7/ « j'ai tendance à etre un peu sanguin lorsque je me sens accullé » : ça veut dire que si jamais, je devais te dire « range tes chaussettes, gros sale, je suis pas ta boniche » tu serais capable de m’en coller une juste parce que t’aimes pas avoir tort ? Hé bin ça promet de chouettes moments à deux, ça…

Comme vraiment j’ai rien de rien d’autre à me mettre sous la dent, j’ai été faible, j’ai répondu (jusqu’où peut vous pousser le désespoir du post blanc, tout de même, ça fait peur). Me présentant rapidement à mon tour, tout ça.

J’ai eu droit à un réponse quasi instantanée (moi, je sais que j’en fous pas une depuis deux jours au boulot, mais je vois que je ne suis pas la seule) m’expliquant son petit malheur personnel assez glauque qui l’a conduit au divorce et qu’il ne connaît personne parce que toute sa vie tournait uniquement autour de son mariage et sa vie de famille (ta maman ne t’a jamais dit qu’il ne fallait JAMAIS mettre tous ses œufs dans le même panier ? Jamais ? elle aurait dû ou tu aurais dû l’écouter, au choix) et que voilà, il s’est inscrit sur Meetic pour rencontrer des gens (surtout des poules) découvrir (le sexe) apprendre à connaître d’autres personnes (mais pourquoi tu parles pas à tes collègues, Bob ? Eux aussi, ce sont des gens !) se faire des amis (et surtout niquer) et pourquoi pas rencontrer quelqu’un (tu sais que tu en rencontres tous les jours dans la rue, des quelqu’uns… ah tu veux parler de rencontrer une fille et te marier et faire des enfants ? Mais choupinou, c’est pas en faisant des jeux de mot graveleux sur la taille de ton membre et que tu es du genre à frapper ta chérie que ça va fonctionner, tu en es conscient, au moins, ou pas ?)

Et là, ami lecteur, sache que je t’aime beaucoup, mais je peux pas. Je veux bien être sympa, prendre des risques pour te faire rigoler devant ton écran mais perdre du temps à écrire un mail alors que j’en ai pas envie à un cas social qui ressemble à un boudin qui aurait abusé des pieds de porcs panés, je dis non.

Alors j’ai lâchement pas répondu.

Sauf que Bob n’a pas l’air du genre à se laisser abattre. Comme je répondais pas dans la minute suite à son mail, il a réécrit :

Email de : bob à la recherche désespérée d’une bobette
Date : 11 Janvier 2008 - 14:19
Sujet : Les pieds dans le plat

Si tu veux
Je te donnerais mes coordonnées msn  pour que nous puissions un peu plus parler (ce soir) et si tu n'as pas fui après nos differents echanges ben nous pourrions boire un verre samedi soir
Ceci n'est pas un rencart ni une grosse sortie mais juste l'occasion que nous nous voyons autrement que cybertiquement (mais ceci n'est qu'une idée , il n'y a aucun caractére d'obligation)
Et là je suis tout rouge .

Bon, on peut lui reprocher pas mal de trucs à Bob, mais au moins il a un fond de conscience pour intituler son mail « les pieds dans le plat ».

Pour le reste, mon chaton, faut que tu arrêtes tout, tout de suite.

1/ Chatter ce soir, c’est non, je vais au ciné avec mes amis (dont L’Ex, d’ailleurs, je lui ferai une bise de ta part, promis).
2/ Et puis samedi, j’ai séance de correx sur le manus avec L’Ex (encore lui, je sais, mais promis, je vois d’autres gens, en vrai, d’habitude et pis d’abord, c’est bientôt fin janvier et on aura pas fait de cochoncetés ensemble, ça tient du record)
3/ et le soir je fais soirée de la noyelle avec des copines (sans L’Ex, cette fois, tu vois bien que je passe pas mon temps avec lui)
4/ et pis dimanche, je vais chez ma sœur, des fois que tu me poserais la question. Promis, j'aurais une pensée pour toi en jouant aux playmobiles avec mes neveux (j'y vais que pour ça, ils ont quand même des meilleurs playmobiles avec plein d'accessoires et tout que ceux de mon enfance)

Non mais c’est quoi ? c’est pas parce que tu fous rien de tes oui-kend que c’est le cas de tout le monde ! Si tu veux me voir, faut planifier et pas supposer que je passe mon temps suspendue à tes mails et tes propositions à deux balles. (je l’ai déjà fait, à ma très grande honte mais c’était pas de ma faute j’étais une conne amoureuse, ça compte pas)

Ah oui et pis tant qu’on y est, ça ne sera pas après nos échanges sur MSN que je fuirai mais dès maintenant.

Par ailleurs, merci de préciser que ce n’est pas un rencard (oui, oui, avec un d, pas un t) et qu’il n’y a aucune obligation, ça me rassure, c’est aussi comme ça que je le voyais et rapport à tes coups de sang dès que tu te sens aculé (avec un seul l, encore merci) je craignais un peu de me pendre une mandale, même cybernétiquement, si ça se trouve, ça fait mal quand même.

Je sais bien qu’il ne faut jamais désespérer trop tôt et que je n’ai jamais trop porté Meetic dans mon cœur mais bon, je sens que ça ne va pas aller très loin, cette aventure Meeteuse. (je suis la reine du jeu de mot à deux balles, sachez-le)

La suite au prochain numéro. (bon, en vrai, je trouve pas très gentil de ma part de mettre en ligne les écrits de Bob, en vrai, il est sûrement pas méchant et n'a pas mérité ça, mais je suis une pourrie doublée d'une petite garce sans la moindre moralité)

mercredi, 19 décembre 2007

Blond power !

Bonjour la blonde dans la ville
Salut, ça gaze ? quoi de neuf ?
Vous êtes Cancer
Oup’s ! j’avais oublié, merci du rappel

Voici votre horoscope pour le
19/12/2007 :

Comme les Gémeaux vous serez combatif,
ah bon, y sont combatifs, les gémeaux ? C’est pour ça que j’ai jamais le dernier mot avec ma sœur ? T’aurais pu me le dire plus tôt, j’aurais pas perdu 29 ans à tenter de lui tenir tête pour faire ma vie sans qu’elle y fourre son grain de sel à chaque fois…

mais il y aura un enjeu important à vos yeux.
Ah. Parce que d’habitude, tu veux dire que les gémeaux y sont combatifs même si l’enjeu n’est pas important ? Comme par exemple si mes z’amis sont fréquentables ou non et si ma jupe est trop courte et si je suis bien sage à l’école au travail et si je suis pas insolente ?

Ce qui accentuera les aspects dynamiques et conquérants de votre personnalité.
Ouaiiiiis ! Ça c’est super coule, j’ai toujours voulu être une conquérante qui botte les fesses des gens qui m’embêtent, l’est temps de faire une liste (encore une !) des choses et des gens que je veux dynamiquer et conquérir !

Né entre le 7 et le 11 juillet,
Ouais, ouais, ouais !!!! C’est moi, ça, c’est pile poil moi ! D’habitude, quand ils donnent des dates, je suis jamais dedans, cette fois, on y est ! Alors, qu’est-ce qui va m’arriver, moi qui ai vu le jour entre un 7 et un 11 juillet ?

Vénus et Uranus étant à votre service depuis quelques jours, il se peut que vous parveniez à séduire quelqu'un qui ne voulait pas de vous au départ !
Séduire quelqu’un ? ouaaaaaah…. C’est qui, c’est qui ? Clive Owen ? Quelqu’un a son numéro ? Faut que je lui parle d’urgence… Ah mince, j’ai pas lu jusqu’au bout. Donc je reprends, séduire quelqu’un qui ne voulait pas de moi. Fuck, c’est L’Ex. Et si j’en veux plus, moi, de L’Ex, je vais le séduire quand même ? Rien que pour le plaisir de décliner ses avances et sa déclaration d’amuuuur inconditionnel éternel pour toujours ? Et j’arriverai à lui résister, pour de vrai pour la première fois de ma life ? Ouaaaah, ce serait chouette, dis donc… Ou alors c’est le bôchef de projet congrès trop canon que j’en ai presque bavé la dernière fois quand il est venu dans mon bureau, faut que je réserve une salle de réunion vite fait et trouve une raison valable de lui proposer de se réunir avec moi, après me restera plus qu’à le violer en tout bien tout honneur.

Ou que vous arriviez à conclure un accord pas facile.
Ah. Ça veut dire que peut-être je peux convaincre Grosminet Ier de me lâcher la grappe sur les colloques à monter à la chaîne et retrouver mon job à 100% que j’en ai tellement assez de bosser ici que j’ai même plus envie ? Ou alors ça veut dire que je peux chopper un contrat d’édition sur le roman que j’ai pas fini de corriger parce que j’ai 3 scènes à changer dans la dernière partie et que ça me fatigue de le faire parce que j’aimerai bien passer au deuxième direct qui m’amuse beaucoup plus. Ou alors un CDI chez FHM pour faire une rubrique de blonde ?

Dans tous les cas de figure, vous serez fier de vous et de votre détermination.
C
rotte ! ça veut qu’il va falloir que je me bagarre et tout et tout alors que j’ai la flemme et que j’aimerais plutôt me glisser sous ma couette pour me retaper ? pfff… moi je pensais que ça se ferait tout seul hop comme ça sans avoir à se fatiguer, c’est nul.

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