21.04.2008
Je suis futile mais je ne me soigne pas
Et pourtant, rien ne me plait plus que de finir un week-end, quelle que soit sa teneur, par le téléfilm bien pourri de RTL9 vers 18 heures. Pourquoi ? Impossible de le savoir. Sans doute parce que c’est rarement possible, ou l’idée d’une vague transgression ou le bonheur innocent de se vautrer dans la niaiserie sans complexe.
Dans un monde à la Hugo , je devrais n’aimer que les choses esthétiquement et artistiquement sophistiquées. Ne chercher que le parfait, le compliqué, l’exigeant.
Et pourtant, je reste persuadée que cette dose de légèreté me permet de ne pas devenir tout ce que je déteste dans le monde littéraire : pédante, prétentieuse, condescendante, snob.
Et, exceptionnellement, je ne culpabilise même pas de cet écart à l’engagement littéraire et artistique qui devrait être le mien. (alors que culpabiliser c’est mon job préféré dans la vie). Est-ce que cela m’exclura pour toujours d’un avenir littéraire reconnu ?
Très franchement je ne le crois pas, sans doute parce que je sais que je ne base pas toute ma vie dessus – même si je suis consciente des sacrifices que je commets néanmoins pour cette activité – et que cela me préserve très certainement de l’amertume si fréquente chez nombre de mes homologues apprentis écrivains qui eux ne pourront être heureux sans cette ultime consécration : avoir son nom sur un livre.
Quand finalement, et trop peu de gens le disent, être publié ne change pas la face du monde, cela n’est qu’un gros pet mouillé. La plupart des premiers romans, enfantés dans la douleur restent des anonymes et la déception de certains auteurs face à cette consécration silencieuse et dans l’indifférence générale est parfois bien plus grande que celle de recevoir une lettre de refus. (bon, sauf si elles viennent du Dilettante)
15:07 Publié dans Les pensées profondes d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, culture, blabla de fille, niaiseries, télévision, téléfilm
17.03.2008
Je suis un boulet mais j’assume
D’abord un peu hésitante – qui dit week-end à deux (et surtout Rome) dit complications sexuelles possibles et moi j’avais pas très envie de recommencer les mêmes boulettes que l’année dernière s’amuser à du sexe sans conséquence avec un ex, parce qu’il y a toujours des conséquences, justement – j’ai fini par dire oui, aussi sur un coup de tête, Rome, ça m’a toujours fait rêver, alors c’est quand même idiot de passer à côté, je suis une grande fille et je sais dire non si je ne suis pas d’accord.
Départ prévu : vendredi 14 mars.
Les semaines précédentes, je saoule tout le monde avec mon prochain week-end à Rome, la veille j’en rajoute des caisses pour écœurer mes collègues (avec succès) je refuse même une réunion avec Grominet 1er parce que non, ce vendredi je suis pas disponible, gros nase, et tant qu’on en parle, d’ailleurs, je ne suis pas à ta disposition tout court.
Bon, je vais passer sur les quelques complications la semaine avant le départ et quelques petits minis éclats entre scootman et moi qui ont failli donner lieu à l’annulation pure et simple du oui-kend. Comme en témoigne mon billet de vendredi rédigé Scootman me prouve le mercredi ou le jeudi, je ne sais plus bien, que les hommes avec de la classe et du savoir-vivre existent et c’est une constatation qui me laissera sans voix.
Jeudi. La veille du départ je passerai une super soirée d’inauguration du salon du livre à causer des heures avec des écrivains confirmés ou tout juste édités, j’aurais l’impression de faire partie de ce monde très fermé, apprendrai plein de petits trucs, ne ressentirai pas, pour une fois, ce vague malaise dû à la prétention condescendante que tout éditeur ou auteur se croit obligé d’afficher en permanence, comme la preuve incontestable de son maigre talent, non, que des gens passionnants et passionnés, discutant avec candeur de l’écriture, la littérature, leur petit truc, s’intéressant au reste du monde comme des gens normaux. A la suite, je verrai un très bon film Les heures d’été, rentrerai chez moi hyper contente et sereine.
Vendredi. C’est une journée marathon qui s’annonce. Le matin je fais des trucs de filles qui ne feront qu’accroître ma bonne humeur, je rentre chez moi vers midi, il est temps de faire ma valise. Evidemment c’est une activité qui demandera du temps et quelques sacrifices mais c’est bouclé rapidement, je suis prête à 14H30. Je dois décoller de chez moi une heure plus tard, pas de souci. Je range mon appart, tout est en ordre, 15H30, je ferme ma porte et prends le chemin du métro.
Première ligne de métro, des cafouillages. Comme je suis une stressée de l’horaire, cela me perturbe bien un peu mais je me rassure en me disant que j’ai pris une grosse marge, ça devrait passer . L’enregistrement se termine à 17h20, j’ai deux heures pour arriver, faut pas charrier, le site de la RATP m’annonçait soixante minutes.
16h05 : j’arrive sur le quai du RER, des portes se referment, convoyant un troupeau vers… Charles de Gaulle. Bien joué, le prochain n’est que 20 minutes plus tard. Rapide calcul mental, il faut environ 40 minutes pour arriver jusqu’à l’aéroport, tout va bien, les enregistrements de bagages sont clôturés à 17h20.
16h25 : je dans le RER en direction de l’aéroport, je vérifie nerveusement mon terminal sur mon billet électronique pour la centième fois devant l’œil amusé d’autres voyageurs qui prennent sans doute l’avion plus souvent que moi. Bin ouais je suis une péquenaude et alors ?
16h40 : bon, on n’est qu’à Gare du nord, là, il le fait exprès de se traîner ou quoi ???
16h50 : Le bourget. C’est pas vrai, à tous les coups il va falloir que je coure comme une dératée pour ne pas louper l’enregistrement de ma valise, c’est pas que ça m’ennuie de la prendre avec moi mais leurs restrictions à la con sur les liquides, forcément, ça complique tout.
16h55 : ah, ça s’accélère enfin, on va peut-être y arriver. Je décide de ne plus regarder ma montre, advienne que pourra…
17h07 : ouaiiis, on vient de passer Aulnay sous bois et… de s’arrêter mais pas à une station. Je suis blanche de stress.
17h15 : le conducteur nous annonce que suite à un problème technique, nous allons stationner quelques minutes merci de notre compréhension. Me remercie pas connard, moi je comprends pas du tout, enfin si, je comprends que l’enregistrement des bagages pour moi, c’est mort. Je revérifie mon billet pour la millième fois : le dernier appel à 17h30. Je sens qu’il va y avoir une course terrible dans les couloirs de l’aéroport moi.
17h20 : toujours stationnée en rase campagne, je suis en train de faire le deuil mentalement de mon shampoing, mon gel douche et ma crème nivéa. Je me dis que j’ai juste été rudement maline de prendre des lingettes démaquillantes au lieu de l’attirail habituel que je me traîne.
17h22 : restons zen, j’ai toujours été une tarée des horaires, avoir une minute de retard me rend malade, c'est tout, je vais pas rater mon avion, c'est pas possible j'ai jamais loupé un train ni un avions de ma vie (enfin, un train une fois mais c'était un lendemain de fête et je voulais pas vraiment rentrer chez mes parents, alors ça compte pas).
17h23 : est-ce que rejoindre l’aéroport en une minute est concevable ? On n’est plus très loin, là, je reste persuadée que je n’ai manqué que l’enregistrement et calcule combien de temps il me faudra pour virer les produits liquides de ma trousse de toilette pour pouvoir rentrer quand même dans l’avion.
17h40 : le RER s’arrête dans le bon terminal (le dernier pour ne rien gâcher) et je bondis du wagon avec ma valise et cavale dans les couloirs. L’avion décolle à 17h50, tant qu’il n’est pas 17H50, je me persuade que j’ai encore une chance.
D’ailleurs, sur la panneau, mon vol est bien indiqué avec « embarquement » qui clignote, ça veut sûrement dire qu’il n’est pas trop tard.
17h48 : j’arrive essoufflée pour les enregistrements express, tente de resquiller pour passer en premier, le monsieur regarde l’horaire sur mon billet électronique, puis sa montre
« il est 17H55 ma petite dame, votre avion est déjà parti » avant de désintéresser de mon petit cas avec un mépris ostensible.
Je rebrousse chemin, cherche un bureau de vente Air France. Evidemment, il n’y a pas de place pour le prochain et si je veux partir c’est samedi, à midi… pour un retour le dimanche…
Alors je n’ai pas passé un mauvais week-end, hein. Je suis allée à la mer, je me suis baladée sous le soleil, je suis allée voir un film, mais comment dire… J’ai noté comme une récurrence à entendre parler de Rome pendant deux jours, à la télé, dans les restaurants, au ciné, dans le roman que je suis en train de lire…
Mais comme l’a dit scootman, c’est pas grave, j’irai quand même et avec mon chéri, cette fois et je louperai pas mon avion. En plus, Rome, sur la ligne deux, j' ysuis déjà allée plein de fois.
10:56 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rome, voyage, transports, blabla de fille, chance, avion raté, humour
14.03.2008
L'horoscope commenté du jour : de qui se moque-t-on ?
D'humeur égale, vous serez tout sourire
D’humeur égale ? MOI ???? Mais t’as vu ça où espèce de débile profond ? Ça fait une semaine que je suis d’une humeur massacrante et que j’ai envie de péter la gueule de tout le monde ! Alors le sourire, tu peux oublier tout de suite, mon p’tit bonhomme, c’est pas au menu, le plat du jour, ce serait plutôt la soupe à la grimace.
et viendrez en aide de manière très efficace à l'un de vos amis.
Ouais, ça je suis déjà au courant, je passe ma vie à ça et moi j’en ai marre d’aider les autres, j’aimerais que ce soit le contraire, de temps en temps, si assistante sociale avait été ma vocation, ça se saurait depuis longtemps. En plus j’aime pas les gens, alors leur venir en aide, à d’autres, tu peux toujours rêver… Et pourtant, je l’admets, c’est bien le cas, je comprends pas pourquoi c’est toujours comme ça.
Surtout parce que vous aurez une vision très claire de sa situation.
Bin oui, ça analyser intelligemment la vie des autres, être lucide pour eux, leur donner des conseils bienveillants, je suis super forte. Je devrais penser à me faire payer maintenant.
C'est fou comme vous pouvez être de bon conseil pour les autres. et pas du tout pour vous !
Merci d’appuyer là où ça fait mal, enfoiré. L’année dernière je me suis tapée la déprime de L’Ex et je l’ai porté à bout de bras pendant des mois et des mois. Et qu’est-ce qu’il fait quand il va mieux, le petit saligaud ? Il prend ses distances ! Et moi, là, aujourd’hui alors que j’ai le moral dans les chaussettes qui va me porter à bout de bras et soigner mes coups de calgon et me rassurer et me dire mais non t’es géniale trop super parfaite, tu verras ça va passer, tu devrais faire ça pour casser le cercle vicieux, voir telle personne, te mettre à telle activité quitte à ce que je te fouette un peu pour que tu le fasses vraiment même si tu préfèrerais plutôt te vautrer dans ta grosse déprime d’enfant gâté qu’à rien de mieux à faire de ses journées que de s’apitoyer sur soi-même ( je reprends mon souffle) qui ?
Pourquoi ne pas appliquer à vous-même ce que vous préconisez pour vos amis, à vos enfants ou même votre conjoint ?
bin parce que c’est facile d’être lucide pour les autres mais vachement plus compliqué de l’être pour soi, ça te parait pas un peu logique espèce de crétin ?
Vous voyez bien que cela marche sur eux, alors pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas sur vous ? Peut-être parce que, au fond, vous ne le voulez pas ?
Bin voyons ! Je veux pas quoi ? Etre lucide ? Savoir prendre les bonnes décisions ? Entendre de bons conseils ? Bin si, je voudrais bien tout ça… Mais pas aujourd'hui car je me casse à Rome, et toc !
15:47 Publié dans L'horsocope d'une blonde vu par une blonde | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, de tout et de rien, nouvelles et textes brefs, humour, parodie, ruptures, hommes
10.03.2008
Le début de la gloire et nouveaux objectifs
Ça c’est dit.
Mais ça me laisse songeuse néanmoins. Si de moins en moins de gens s’égarent ici bas c’est qu’il est temps de renouveler avec la mode du titre accrocheur suggérant une bonne dose de dépravation, avec quelques gouttes de sentimentalisme pour faire joli et un saupoudrage léger d’occurrences sessouelles ou faisant référence à des sites de rencontres pour le goût.
Allez, stop au blabla, place aux requêtes du mois :
Pensées de chargrin d'amour : boubouboubouuuuuh sniiiiiif… Regarde plutôt amour gloire et beauté, vas lire un harlequin collection grand drame de la vie munie d’un paquet de mouchoir et me fatigue pas, s’pèce de lopette sentimentale de douze ans d’âge mental.Salaupe : toi-même (non mais dis donc)
Atelier apec : encore ? Mais combien de gens sont à la recherche d’un groupe de soutien après avoir subi la vieille chouette en atelier Apec ? Hein ? COMBIEN ???
Blackmilk films engagement : Blackmilk c’est pas ici, mon brave, mais plutôt là (c’est quoi cette mode d’aller chercher des bloggeurs sur le blog des autres ?) bon pour le reste « film engagement » tout ça, je suis pas sûre de la pertinence de ta requête, Blackmilk, tout ce qu’il regarde c’est Rihana se déhancher dans les clips. (oh, rigole, quoi)
Blonde : c’est moi.
Bouee fille humour : petite j’ai eu une bouée en canard, je l’admets sans la moindre honte. Beaucoup plus tard, j’ai fait le pari de venir à la piscine avec pour faire marrer la galerie. C’était à ça que tu pensais aussi ?
Christiane farigoule : heuuuu… y’a un rapport avec la Bourboule ? Parce que la spécialiste de la Bourboule , c’est la 400clics et c’est ici.Coloration blonde : je te conseille plutôt la décoloration, sinon, tu risque d’avoir de mauvaises surprises, choupette. Mais bon, n’hésite pas à venir parler ici de tes déboires.
Célibat avantages : y’en a plein et c’est ici.
Doigt dans sa culotte : fin, distingué, subtil : exactement tout ce que j’aime. Nan vraiment. Surtout change rien, c’est parfait.
Dépravation sexuelle : tu peux appeler scootman, c’est dans ses cordes
Enfoire affectif : tu peux appeler L’Ex, c’est plutôt dans les siennes (de cordes)
Femme qui susse un penis : pouaaaaah, mais c’est dégoûtant (surtout que j’avais commencé par lire « chien qui susse un pénis et ça m’a paru plus drôle que la vraie version) et puis j’ai beau chercher je vois pas le rapport avec ma prose vachement distinguée et en dehors de toute contingence bassement sexuelle.
Fille nue : ça arrive, surtout pour prendre sa douche.
Fillesseules : ça arrive aussi et parfois c’est mieux.
Le mois prochain, j'aimerais bien me racheter, à défaut d'une conscience et un cerveau, une certaine crédibilité. Nan parce que les requêtes porno, à force ça devient lassant et j'aime varier les plaisirs.
Vais-je en avoir de plus intelligentes maintenant que je fais semblant d'être une littéraire qui reçoit des courriers de Jean-Paul E. des éditions G. ?
Franchement, je suis drôlement curieuse de voir ça (et vous aussi, j'en suis certaine... Mais bon, vu ce que je sais des trois requêtes déjà enregistrées dans mes stat pour mars, j'ai comme un doute)
10:08 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, statistiques, requêtes, google, blabla de fille, de tout et de rien, nouvelles et textes brefs
13.02.2008
Grominet 1er est mon ami
A sa décharge, j’admets que mon dernier recours pour ne plus faire un boulot pour lequel je n’ai pas été embauchée et qui m’ennuie mortellement a été… de ne plus le faire. Et ça l’a choqué. C’est pas très corporate.
Manque de bol pour lui, je ne suis guère patiente et il n’aurait pas dû insister pour que je lui livre le fond de ma pensée et ce que j’avais sur le cœur. L’a vite changé de couleur, le pauvre, quand il s’est pris une grosse volée de bois vert en travers de la face dans l’enceinte pourtant censément protectrice de son bureau clos de grand chef.
Mais comme il aime bien le management paternaliste, il a décidé de m’inviter à déjeuner 48 heures plus tard. Le management dans cette boite, c’est un vrai poème… Jugez-en par vous-même.
Ça commence dès l’attente de l’ascenseur, où on m’explique que l’on est trèèèèèèèès fatigué parce qu’on n’a pas bien dormi du tout la veille. Genre, on se pose en innocente victime que moi, l’odieuse vilaine subordonnée, je traite avec vilenie quand on m’a pourtant sortie du caniveau. Et comme en vrai je suis vilaine et pas du tout préoccupée par le sort de mon prochain et celui de Gromsminet Ier moins que les autres, je fais semblant de pas avoir entendu, limite de m’en cogner comme de l’an 40 s’il insiste sur ses trop malheurs de managères, dissimulant très mal un léger sourire ironique.
Et puis, on s’enquiert de mes envies pour le lieu du crime (ça s’appelle du management participatif), me laisse galamment la banquette (c’est marqué dans son guide pratique du managère galant) et, après quelques mots d’usage sur mon genou éclaté par un scooter fou il y a pourtant trois mois (l’empathie, c’est vachement important avec ses collaborateurs, si, si, c’est dans le guide aussi) il se lance, et ça donne ça, à peu près…
En plus, tu sais, j’ai vraiment une grosse pression…
Ah bin ça doit te changer du quotidien, coco, l’était un peu temps, non ? Remarque, peut-être que comme ça tu arrêteras de perdre ton temps à pinailler sur des virgules dans mes programmes, et on pourra avancer, genre s’attaquer à de vrais chantiers. Tu verras, ce sera un peu dur pour toi au début parce qu’il faudra prendre des décisions et tu as un peu de mal avec ça, mais ça viendra avec le temps. Mais bon, toi qui adores passer ton temps à te vanter, pour une fois, ce sera un peu justifié.
Et puis, vraiment, j’ai trèèèèès mal dormi cette nuit, tellement j’ai cogité
Bin écoute, moi aussi, j’ai pas beaucoup dormi, j’te f’rai dire mais je te fatigue pas avec ma vie privée et ta façon, l’air de rien de glisser que c’est un peu à cause de ce dej que tu as passé une sale nuit, je ne me sens coupable de rien, même si je t’ai incendié la face mardi dernier c’était mérité, et largement, et encore rien par rapport à ce que je peux faire quand je suis trèèèèèèès calme.
Et puis, ce projet de réorganisation, on m’a collé une vraie pression et j’ai dû tout faire moi-même.
Pour commencer, tu aurais mieux fait de t’y coller de suite quand on te l’a demandé il y a six mois au lieu d’attendre qu’on te tape sur la tronche parce que tu n’as toujours rien fait à part arrêter tous les projets qui dépassaient un peu tes compétences (autant dire la majorité). Pour continuer, tu aurais pu demander l’avis de certains de tes collaborateurs qui ont fait d’autres boites dans leur vie et qui t’ont déjà fait des propositions pas trop connes dans ce sens. Bon, ensuite, c’est sûr, ton problème, c’était surtout de trouver la case chef dans l’organigramme pour y griffonner ton nom en loucedé alors que tu sais que le comex est pas trop d’accord.
Sans compter que cette réorganisation, c’est vraiment difficile
M’étonne pas, pour que ce soit facile, faudrait que tu aies l’esprit d’analyse et de synthèse, choupette, et te connaissant ça doit être un vrai défi, si tu veux je t’apprends. Bon et puis je reviens pas sur tes ambitions personnelles irréalistes, hein…
Et puis j’ai une problématique importante sur la cellule backoffice, puisque j’ai deux personnes potentielles pour l’administrer. Je fais monter qui ? La fille à l’ADV ou celle à la logistique ?
C'est-à-dire que si tu avais commencé par ne pas faire monter l’idiote qui est à la logistique qui ne comprend rien à rien, ne s’intéresse qu’à son marché du samedi matin et à la déco de sa cuisine ou comment faire sécher son linge le dimanche, tu n’en serais pas là, mais je vais pas encore t’expliquer la différence entre promotion pour raison professionnelle et promotion pour être sûr qu’on est entouré de gens plus incompétents que soi et qui, en plus de nous être éternellement reconnaissants de la chance qu’on leur donne, ne risquent jamais de nous faire de l’ombre, je voudrais pas te donner trop d’info en même temps, ça pourrait faire court-circuit.
Et… en fait…surtout…(j’ai gardé le meilleur pour la fin) j’ai un vrai problème avec ta gamme.
Sans blague ? Tu veux dire outre le fait que tu n’y comprennes rien et m’empêches depuis un an de mettre en œuvre mes plans d’actions (que tu as d’ailleurs présenté au Comex avec les taux de croissance que t'avais bidouillé le soir sur un coin de table au doigt mouillé comme un con en février) et qu’un jour où l’autre, on va te demander des comptes et que ça va barder ?
…Attention, attention, attention, roulement de tambour…
Je sais pas qui mettre dessus
Là, j’avoue, je suis restée sans voix…
Est-ce que je met R*** (mon manager hiérarchique actuel qui travaille sur une pauvre gamme qui se casse la figure et cherche à me piquer la mienne depuis le début parce qu’il sent bien qu’il va se faire virer un jour ou l’autre mais dont la préoccupation principale dans la vie est de savoir s’il doit envoyer ses vœux à ses clients plutôt par mail ou plutôt par courrier et s’il doit mettre bien devant cordialement avant de signer ou non NDLR) ou est-ce que je te mets dessus de façon autonome ?
Heuuuuu… hum, hum. Rappelle-moi juste un truc, là, tu te souviens quand je t’ai dit en juin, en juillet, en septembre, en octobre, novembre et puis aussi pas plus tard que mardi dernier que j’en avais marre de ne pas travailler sur mon poste parce que tu m’en imposais un autre ? Tu te rappelles quand tu m’as ordonné de ne pas lancer de nouveaux produits sur cette gamme pour me concentrer sur les colloques « parce qu’il faut faire du chiffre » ? Maintenant, si malgré mon business plan, mon plan d’action à court moyen terme, les premières propositions de développement et de produits, c’est toujours pas suffisant, je sais plus trop quoi dire… Enfin, en tout cas, je ne te dirai sûrement pas ce que tu veux entendre depuis presque un an : « faire des colloques, c’est si parfait, j’adore être une potiche blonde qui fait un métier idiot sans intérêt ni intellectuel ni professionnel, et j’aimerais faire ça toute ma vie tu es si beau et si intelligent Grosminet Ier, je suis secrètement amoureuse de toi depuis toujours et je voudrais que tu me fouettes tous les jours pour me prouver à quel point tu m’es supérieur en tout, grâce à toi, je suis enfin quelqu’un, avant, je n’étais rien »
Nan.
A la place, je lui ai demandé plutôt ce qu’il attendait comme argument/action/proposition pour prendre sa décision. Ça l’a un peu déstabilisé, c’est un peu too much concret pour lui, ça lui fait peur. Il s’est contenté de répondre doucettement que bon, heuu, voilà, heu, en fait, il avait besoin d’avoir le sentiment que je pouvais être autonome.
Et concrètement, il voulait que ça se manifeste comment ? (nan, parce que question autonomie, j’ai été lâchée dans la nature sur un job sans personne pour m’aiguiller ou aucune règle n’est gravée dans la pierre mais avec des coutumes bien précises que personne ne se donne la plein de vous expliquer, alors il est mignon, mais on peut en reparler)
Je voudrais retrouver la femme que j’ai connue.
Ça tombe bien, j’aimerais trouver le poste qu’on m’a vendu, si je passe une annonce sur l’intranet, on peut faire un pack avec la tienne ?
Je voudrais te voir davantage accrochée à ton siège.
Bin ouais, mais en même temps, j’aime bien aller bavasser dans le bureau des autres… ah… tu voulais plutôt dire que tu aimerais bien me voir à nouveau rester jusqu’à 21h au boulot pour que tu puisses venir me squatter parce que toi tu t’embêtes et que t’as pas de vie privée et qu’à partir de 20h30, tu cherches des amis dans les bureaux pour leur causer de tout et de rien – surtout de rien – jusqu’à ce que les lumières s’éteignent et qu’ils lâchent les chiens sur le parvis ? J’aimerais bien aussi rendre ce service à l’humanité mais figure-toi que j’ai une vie en dehors du bureau et qu’en plus, en hiver, il fait nuit super tôt et moi, dans le noir, j’ai peur
Encore un entretien dont il est ressorti hyper fier (je l’ai recadrée, elle va filer droit maintenant) et moi un peu plus désespérée. Mais qu’est-ce que je fous dans cette boite ?
12:05 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, de tout et de rien, nouvelles et textes brefs, humour, parodie
11.02.2008
Note pour plus tard : se rendre avec un GPS en rendez-vous
Hier, donc, c’était le rendez-vous pour causer nouveaux projets avec Maître Jobart, grand manitou du Cabinet Pot-de-vin & Associés (vous vous en doutez, le nom des figurants à été changé pour protéger leur anonymat)
J’avais bien managé mon truc : réussi à échapper au déjeuner où on parle de tout sauf de ce pour quoi on est venu, on se fait saouler à mort et lutte vaillamment tout l’après midi qui suit contre la somnolence, ou les ricanements intempestifs suivant le degré de griserie et fixé le rendez-vous à 16h, cela veut dire : partie du bureau à 15h, dans les magasins à 17 et chez moi à 19h maxi.Le pied.
Comme je suis une fille plutôt rigoureuse – des fois – je prépare mon rendez-vous et surtout les plans d’accès de la Défense (introuvable évidemment ce jour là) Ce qui m’arrange pas trop, la Défense , alias le quartier le plus bordélique du monde : impossible de se repérer, indications fantaisistes, rue qui débouchent sur rien, j’en passe et des meilleures. Bref, vous l’aurez deviné, je déteste cet endroit : je passe mon temps à m’y perdre, à pester, à me pointer en retard à mes rendez-vous car le plan m’avait indiqué un autre passage qui n’était en fait qu’un dédale de passages tous plus glauques les uns que les autres au milieu desquels, bien évidemment on finit par se perdre pour finalement revenir à son point de départ.Pas grave, pendant le trajet en métro, je pratique assidûment la méthode coué : « tout va bien, je vais trouver l’endroit facilement grâce aux multiples plans qui fleurissent partout et de toute façon, il y a toujours des panneaux qui t’indiquent les rues vers lesquelles tu te diriges, aller, courage, tu vas y arriver ! »
Inutile de digresser sur l’impossibilité de trouver la sortie Grande arche, alors que c’est censé être la première. Pas grave, je prends les premiers escaliers qui se présentent, tel que c’est parti, je vais être un peu en retard, mais rien de catastrophique.
Je sors, il pleuviotte un peu et je me félicite d’avoir pris mon parapluie. Là, je me jette sur le premier plan que j’aperçois, repère le cours Valmy. Donc ok, facile, il faut aller à gauche de la grande arche, je vérifie plusieurs fois, histoire d’être sûre de mon affaire, et j’y vais.
Bref, je suis donc les panneaux indicateurs, et miracle, oh miracle, je tombe pile poil dans le cours valmy. Génial, il ne me reste plus qu’à trouver le N°3, et c’est GAGNE !!!!!!!!
Je cherche donc les N° qui ne sont indiqués nulle part, sauf soudain… Au N°11. Je regarde l’immeuble suivant, priant secrètement pour que les N° soient décroissants. Raté, le suivant est le N°13.
Ok, soit, pas de problème, je vais rebrousser chemin, sauf que, comme d’habitude dans ce genre de cas, je ne vois pas d’immeuble avant le N°11.
C’est ce moment que choisit la pluie pour se transformer en averses diluviennes, et bientôt en grêle.
Je repère tant bien que mal dans la purée de pois un autre plan, pensant que c’est celui du susdit cours Valmy dans lequel je me trouve, je me précipite. Aucune trace de ce foutu cabinet Pot-de-vin & Associés de m…, bien évidemment ! Et hors de question de rêver à un monde idyllique où les N° d’immeubles seraient indiqué sur les plans, histoire de faciliter la vie des handicapées profondes dans mon genre.
Là, deux pompiers me voyant m’énerver me demandent gentiment si je cherche quelque chose. Désespérée je miaule un « oui, je cherche le cabinet Pot-de-vin, c’est au N°3 du cours Valmy, mais je ne trouve pas l’immeuble, vous ne sauriez pas où c’est ? » d’une voie suppliante en m’agrippant comme s’il s’agissait de mon premier sac Chanel à mon parapluie pourri prêt à rendre l’âme d’une minute à l’autre.
Comme toujours, lorsqu’une femme montre trop clairement à quel point elle a besoin d’un homme, celui-ci s’empresse de prendre la tangente. C’est qu’avoir des responsabilités, c’est difficile et stressant.
Les deux héros ne font pas exception à la règle : mon enthousiasme à répondre à leur proposition d’aide dépasse très largement leurs attentes qui devaient plutôt approcher du néant, vu leurs têtes désarmées. Après une courte hésitation, ils me demandent d’aller voir au bâtiment Actys (????!!!!! Cékoiça ?) en baragouinant une vague explication de lieu et s’empressent de se carapater sans demander leur reste.
Ha ouais d’accord. Merci les gars ! J’y repenserais lorsque vous passerez avec vôt’ sale calendrier présentant soit des petits chiens stupides en train de dégommer une pelote de laine, des chats sous acides en pleine descente dans leur panier, ou des moutards abrutis par une génétique défaillante de parents alcooliques en train de regarder d’un air vide l’objectif de la caméra, et que vous tenterez de m’extorquer mes euros. L’année prochaine, je vous dirais d’aller plutôt voir au bâtiment Actys si j’y suis.
Je décide du coup de ne pas suivre leur conseil, tout en sachant très bien que suivre mon instinct qui me pousse à retourner sur mes pas me vaudra certainement de me perde encore plus.
Tandis que je formule à l’avance mes excuses rigolardes de tout à l’heure, quand je serai arrivée « désolée pour le retard, mais j’avoue que la Défense , je m’y perds à chaque fois » en évitant de penser que j’ai passé une heure à choisir ma tenue ce matin histoire de donner l’image parfaite de la jeune cadrette dynamique ayant des responsabilités, mais sachant faire preuve autant d’originalité que de rigueur, de jeunesse que de bouteille. Tout ça pour arriver au rendez-vous avec les cheveux plaqués dégoulinant de pluie malgré le parapluie, les chaussures qui font floc floc à chaque pas, un début de rhume et mon porte document éclaté par la grêle.
Et là, enfin, mes efforts sont récompensé, un seul immeuble (estampillé d’un autre nom que mon cabinet) en gros sur le fronton, ce qui explique pourquoi je ne me suis pas arrêtée devant tout à l’heure) indique en tout petit au dessus de sa porte : N°1-9
Soulagée, je pousse la porte et demande le cabinet Pot-de-vin & Associés, au N°3 du cours Valmy, à l’accueil.
La demoiselle qui m’accueille fait semblant de ne pas remarquer mon air de vagadonde et me dit tout de go que le cabinet Pot-de-vin & Associés, non, non, ce n’est pas ici, ils ont été transférés à la place ronde, au N°33. Je retiens une bordée d’injure à faire rougir un chauffeur routier et demande le plus poliment du monde ou cela se trouve.
« A gauche en sortant » m’indique-t-on en pointant le doigt tout droit.
J’essaie de faire préciser, à gauche-gauche, ou dans les immeubles tout droit, un peu sur la gauche.
Non, non, sur la gauche. Ok.
Une fois de plus, j’enregistre à gauche et me dirige à droite, ce qui débouche sur une place ronde, c’est sûr, mais vide, je râle, je peste, et lâche mon millième juron de l’après midi
Je re-retourne sur mes pas, et tente de l’autre coté, en réalisant que la gauche, c’est plutôt ce chemin là, effectivement, un panneau indicateur me l’indique (pas la gauche mais la place ronde). Je regarde ma montre : génial, une ½ heure de retard, la méga classe. Nouvelles salves de pluie (sans grêle cette fois, c’est coule !), et là, c’est définitif, je ressemble à une serpillière humaine.
Enfin, mon Eden se dresse devant moi : 33 place ronde.
Je m’engouffre dans le bâtiment, faisant visiblement peur aux gens que je croise. C’est que j’ai une touche vraiment terrible dans mon tailleur mouillé, mon air furibard, mon parapluie retourné et mon porte documents trempé. Une fois devant l’accueil Pot-de-vin & Associés, je demande Maître Jobart.
Minute de silence angoissante. On me demande si je suis sûre d’être à la bonne adresse et par miracle je contrôle mes nerfs vaillamment et réponds gentiment que oui. Evidemment, on ne trouve pas de Jobart, on me demande si ça s’écrit avec un d, pleine d’espoir je réponds non, avec un T.
Vous avez cru vous aussi, que ce petit détail allait tout changer ?
Non ?
Vous aviez raison. En fait, Maître Jobart est dans les bureaux de Pot-de-vin & Associés, mais à Neuilly. On me demande si je souhaite qu’on me communique son adresse pour m’y rendre.
Je regarde pour la 100ème fois ma montre : il est 16h45.
Le temps que je reprenne le métro sous une pluie certainement à nouveau battante, pour sortir à Neuilly, m’y perdre, avec un peu de chance, à 19h, je peux enfin rentrer dans le bureau de Jobart…
Je renonce et lui laisse piteusement un message pour lui expliquer le problème d’adresse et lui proposer de me rappeler pour que l’on fixe un autre rendez-vous. Inutile de vous dire qu’il ne m’a jamais rappelée.
Foutu pour l’image de cadrette dynamique, en ce qui me concerne, ce sera plutôt la lopette qui renonce plus vite que son ombre. Bilan crédibilité de la journée : 0.
10:55 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
08.02.2008
En avant pour les stats de janvier, y'a du lourd
voire des ponne : et mourir ? et des pas mûres ? et c’est quoi des ponnes ?
allez tous crever : ah tiens, ma réplique fétiche… c’est pas que je la sors quotidiennement (nan, je suis pas du genre colérique du tout) mais ça m’arrive souvent, quoi…
astigmatie tare : effectivement, c’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler une qualité, surtout si tu veux être super fort en tennis et que tu n’aimes pas porter de lunettes, humiliation garantie quand tu loupes la balle à un centimètre près alors que tu as l’air très concentré. Et puis ne sois pas comptable non plus, lire les bilans et les interpréter risque de te donner beaucoup de peine. Et puis si tu as besoin d’autres conseils, n’hésite pas à mon contacter.
blondes with buts : alors… buts like goals, you mean ? Effectivement, les blondes ont toutes des buts, dans la vie, c’est pas parce qu’on est des idiotes caractérisées complètement superficielles et nympho que nous ne pouvons pas faire de projets dans la vie. Du style ? me direz-vous. Eh bien du style : avoir une belle maison (avec femme de ménage, évidemment) qu’on serait pas obligées de travailler pour la payer ou l’entretenir), un appartement avec des bô volumes, bien situé (pas trop loin du printemps ou du bon marché ou de la rue de Rivoli parce qu’on est feignasse et qu’aller faire du shopping en talons aiguilles, c’est douloureux, nous on dit ça, c’est pour éviter de prendre le taxi et de participer à la réduction du trou de la couche d’ozone), épouser un homme riche qui travaille beaucoup et ne nous embête pas trop et qui claquera assez vite histoire de faire de nous une veuve encore décente, avoir des bijoux et surtout une belle bagouse à 100plaques qui brille pour faire baver d’envie les gens. Pouvoir tout s’offrir au Bon Marché sans avoir à coucher avec notre banquier pour qu’il ferme les yeux sur notre découvert. Faire des bonnes œuvres pour dire des méchancetés avec nos bonnes amies des bonnes œuvres sur nos bonnes amies des bonnes œuvres, coucher avec le prof de tennis (ou de yoga, enfin, le prof que vous voulez, quoi, mais pas celui des enfants), ne pas travailler mais envier ceux qui le doivent, avoir un fils drogué et une fille anorexique et quelques amis gays pour faire in. Et puis encore plein d’autres trucs mais que je ne vais pas révéler parce que c’est top secret entre blondes et qu’on le dit pas aux autres parce que ça ruinerait un peu de nos super pouvoirs de blondes.
clive owen : OU ????? OU QU’IL EST ??????????? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE ? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVEU !!!!
deathpoe : heuuuu… Deftone ?
egd recrute : c’est bien les seuls… nous, on dégraisse…
elle a des bottes a talons aiguilles : ouuh la salaupe ! (encore une) Tu as raison, il était temps de la dénoncer la petite garce !
femme en culotte sur le blog a rennes : pas mal. Nan, vraiment, il y a là un sens du détail qui me séduit beaucoup… Et en plus, ce qui est bien c’est que c’est déclinable à l’infini : femme en string sur la colline de Bourg-en-Bresse (ça doit cailler méchant). Homme en caleçon sur le blog du caribou, lutin en peau de léopard sur le traîneau du père noyel…
filles sexy intermarché : bin écoute, j’y vais souvent à l’Intermarché (enfin, pardon, disons que j’ai une amie qui va souvent à l’Intermarché, le truc pour les pauvres, là, sachez que je n’y mets jamais les pieds) et cette amie, donc, m’a rapportée qu’on n’y vendait pas de filles sexy, tu devrais écrire à la direction, y’a un marché, là…
fucas com : c’est une nouvelle insulte ? Yo, foucasse kom ta mère, là, t’es trop physique touaaaa.
Allez, retourne danser la tektonique et laisse-nous tranquille, le jeune.
je me confesse : je t’écoute mon enfant. Parle sans crainte, l’amour de dieu est infini même pour les pêcheurs.
je ne veux plus voir ma fille : ah bah ça ma brave dame, tu ne dois pas être la seule et c’est pas faute de répéter à qui veut l’entendre que faire des mioches c’est une mauvaise idée. Vends-là sur E-bay, si tu fais un lot avec des strings de Britney et quelques jeux wii à un euro, elle peut partir très vite pour un prix raisonnable.
je ve etre pauvre : je te propose de prendre contact avec moi pour que je te fournisses mes coordonnées complètes afin que tu me libelles un chèque très vite et puisses ainsi te libérer sans tarder de ce fardeau qui te pèse tant. Je suis toujours prête à rendre service aux âmes d’exception et je sens que tu en es une, faut pas rester comme ça.
mini-jupes plissés soleil : c’est mieux, les mini-jupes plissées (courtes, je suppose, hein, pourquoi se priver) avec un peu de soleil, sinon ça fait froid, surtout si la fille ne porte pas de culotte (parce que j’imagine que tu préfères, hein, tant qu’on y est, autant faire la totale). Mais y’a pas ça ici, désolée. Va voir à l’intermarché, à défauts de filles sexy, ils ont peut-être ça qui traîne au fond d’un rayon.
nanas à poils : si tu veux, j’ai de très bonnes adresses d’esthéticienne, faut pas rester comme ça, les poils, c’est moche.
potiche blonde humour : c’est tout moi…
Mon analyse du mois de janvier : un très bon cru, continuez comme ça.
11:50 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie, ruptures, hommes
30.01.2008
Le débat du jour : sommes-nous tous programmés ?
Et si tout était écrit ? Et si, en matière d’amour et de relations amoureuses, on répondait à des stimuli programmés à l’avance sans pouvoir le contrôler ?
Et si cette programmation faisait qu’on ne choisit, ni son futur compagnon, ni notre avenir amoureux, car, qui dit programmation dit nécessité de suivre le bon chemin pour que la programmation trouve ses échos chez ceux que nous rencontrons.
Je m’explique.
J’ai souvent entendu, sans y croire, qu’au-delà du sentiment amoureux qu’il est bôôôô, merveilleux et qui nous fait planer à 20 000, il y avait là comme un genre de phénomène inconscient mais néanmoins implacable de reconnaissance entre personnes ayant les mêmes codes sociaux, culturels, d’éducation, et que sais-je.
En gros, si je suis bobo de gauche et qu’on m’a inculqué une éducation libre et tout, je pourrai jamais me maquer avec Jean-Eude qui prend le thé chez Grand-maman rue du faubourg saint-honoré.
Et inversement.
De la même manière, en allant plus loin, si mon papa était inspecteur des impôts et maman assistante à la CAF , et que moi-même je fais un BTS tourisme, je pourrai jamais séduire Bertrand, jeune étudiant prometteur dans une école d’ingé dont le papa était lui-même ingénieur et la maman prof à la fac. Bertrand qui lui-même ne pourra que très difficilement séduire Marie-Charlotte, jeune élève aux filles de la légion d’honneur et hantant chaque année le bal de l’X pour se trouver un mari. Et là, même pas forcément parce que nous risquons de ne pas nous reconnaître, mais tout simplement parce que nous avons peu de chance de nous croiser.
Une question de culture et de parcours, en quelque sorte, qui empêche le métissage.
Face à cela, plusieurs questions que je vous livre, amis lecteurs (parce que non, je n’ai pas tous les jours la science infuse) :
- Si jamais Bertrand croise mon chemin, aurons-nous suffisamment de points communs pour créer un contact et, qui sait, se plaire ?
- Si jamais Bertrand tombe fou amoureux de Marie-Charlotte, le préfèrera-t-elle à son avenir tout tracé avec Grégoire ?
- Si jamais Jean-Eude veut absolument faire des petits descendants avec moi, arriverons-nous à nous entendre avec des idées et des principes si différents ?
- Si jamais je n’ai pas suivi le chemin que mon éducation et mon passé familial auraient dû me faire suivre pour rencontrer les personnes avec les même principes et valeurs que les miens, ne suis-je pas condamnée à ne jamais me reconnaître dans les personnes qui m’entourent aujourd’hui ?
- Si les personnes censés avoir les mêmes principes et valeurs que moi m’embêtaient jusqu’à mes vingt ans et que je me rends compte qu’ils n’étaient pas si inintéressant aujourd’hui, comment faire pour raccrocher les wagons désormais ?
- Est-il possible que, par des choix qui, sans être mauvais ou regrettés, on puisse à ce point influer sur son avenir ou ce qui en tient lieu ?
- Est-il vrai que si on ne rencontre pas l’homme de sa vie pendant ses études, ça devient de plus en plus difficile de mettre la main dessus les années suivantes ?
- Et pourquoi diantre veux-je toujours mettre de la logique et des théories à con là où il ne devrait pas y en avoir ?
Si z'avez des idées et des théories, fumeuses ou non, à vos claviers... Car une blonde qui réfléchit trop est une blonde qu'il faut rebooter d'urgence, c'est pas bon pour le commerce.
13:35 Publié dans Les pensées profondes d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (52) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, relations hommes femmes, relations amoureuses, rencontres
23.01.2008
La révolution sexuelle 2.0
Après meetic qui déclenche les passions, je me suis dit, si je veux augmenter le taux d'audience de mon blog et devenir une star du net, il va falloir mouiller la chemise et parler de cul. Bin ouais, ça fait vendre et moi, j'ai aucun principe de moralité cette année, c'est décidé. Mais pour une fois, quand même, ce sera pas pour casser du sucre sur le dos des hommes, à force de plaisanter sur le sujet on va vraiment croire que je suis une vieille peau de vache aigrie et que je déteste les hommes (ce qui est faux, moi, je les aime bien)
Replaçon l'origine de ce billet dans son contexte : alors que j’écoutais une émission odieusement racoleuse intitulée le point G masculin, où les hommes expliquaient – entre autre – la technique de point G masculin (visiblement un truc pas loin de l’anus, désol, j’étais saoul, j’ai pas tout retiendu) avec autant de scientifisme concentré qu’une femme expliquant que oui, le point G existe, elle l’a rencontré et si l’amant d’un soir ou de plus tard ne le découvre pas c’est qu’il est nul. Alors qu'en vrai, il existe scientifiquement mais il ne suffit pas de le prétendre pour le prouver, (fulmar, si tu m'entends...) mais ce n'est pas l'objet du débat aujourd'hui, aujourd'hui on cause des hommes, ils méritent bien qu'on so'ccupe d'eux de temps en temps (comment ça j'en fais trop ? Mais non, je fayote pas !)
Son témoignage : si ma partenaire (parce qu’on est moderne, mais respectueux, on cause de partenaire, pas de coup d’un soir, de rencontre ou d’aventure multiple, c’est comme les non voyant et les hommes de couleurs, on gomme tout, on est tous pareils) je lui fais découvrir le point G, elle est contente. Si elle découvre pas mon point g mais que je la fais jouir, elle monte d’un étage mais moi je reste au rez-de-chaussée. Pour la première fois, j'ai enfin entendu un mec qui osait dire tout fort ce que tous ses congérnères pensent tout bas : "mon plaisir, il est p'têt aussi complexe que le tien"
Alors, soyons clairs, à mon sens, le plaisir, sous toutes ses formes prend vraiment tout son sens dans la réciprocité (image de base : j’aime autant faire des cadeaux qu’en recevoir) mais, cela étant, à trop avoir fait des hommes des êtres insensibles juste dévoré par l’envie de consommer (alors que les femmes consomment aussi, mais plutôt des sacs, c’est moins dévalorisant) de la femme, on a nié aussi la complexité de la virilité et du désir (et même du plaisir) masculin.
Dans la tête de beaucoup de femmes, être un homme, c’est simple. On bande sur commande, jouit toujours, peu importe la partenaire, s’intéresse plus au plaisir de la femme qu’au sien parce que notre maman nous a dit que c’était important et puis que pour nous c’est plus compliqué hyper mental et tout que pour eux, aime plutôt la fellation qu’un rapport normal (et pourquoi à votre avis ? Justement parce que pour une fois on ne s’occupe que d’eux) mais que quoi qu’il arrive, la position importe peu, ça finit toujours bien (comme dans starsky et hutche) et s’il aime bien l’amazone il n’épousera que la missionnaire, j'en passe et des meilleures.
Ces vieilles histoires sont enrichies de légendes tout aussi éculées : les hommes se masturbaient vilement à dix ans devant les pages lingeries de la redoute quand on avait encore les larmes aux yeux devant candy, ils regardent une fille jolie non pour le côte esthétique mais par pur fantasme, ils ont beau être mariés et amoureux, ils continuent à mater (ces chiens !), et pour achever ce beau portrait bien flatteur de nos meilleurs amis les primates hommes ils estiment que leur talent d’amant est totalement proportionnel à la taille de leur engin.
Mais les hommes ne sont pas que des animaux de foire prêts à tirer leur coups en toute circonstances.
Non.
Ils ont des fantasmes pour de vrai et souvent plus compliqués que le matage intempestif de greluche odieusement femelle (qui une fois dans leur lit les ferait debander en une seconde) comme nous les filles. Les hommes sont capables de simuler, les hommes sont capables d’avoir des complexe et pire que tout sur la taille de leur signe premier de virilité : la taille de la bête.
Fallait-il vraiment faire une émission là-dessus pour l’apprendre ? (Ou c’est le nouveau thème racoleur qui bastonne à la télé aujourd’hui ?) Surtout une émission qui se conclue sur un témoignage d’homme qui explique que sa vie a changé depuis qu’il a fait une opération chirurgicale pour augmenter la taille de son pénis. Ce qui a changé, c’est sa confiance en lui... C'est ça la conclusion de la première émission se consacrant (enfin !) à la sexualité masculine ?
12:35 Publié dans Les pensées profondes d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, télévision, relations homme femmes, sexe, sexualité, hommes
21.01.2008
Episode 3 : y’a pas que des lourds sur meetic, y’a aussi des pouêtes
Un nouveau mail (et une fois de plus, j’ai changé le pseudo, je suis pas complètement garce en vrai).
Email de : Gégépasfédansmaculotte
Date : 11 Janvier 2008 - 16:28
Sujet : hola
Bonjour
Je viens de consulter ta fiche et je l ai trouvé très bien et j aimerais bien faire connaissance avec toi si tu le désires, je recherche une relation stable sincère et durable, regarde la mienne si elle serait susceptible de t intéresser et si c est le cas ben apprenons à nous connaitre et voyons ce que l avenir nous réserve
A bientôt
Voilà un mail très très soft et standard, je mise sur un arroseur de base, genre j’envoie à 20 000 filles le même e-mails sans me gonfler à le personnaliser, et sur le tas, je peux espérer peut-être un p’tit taux de retour de 1%, ce serait déjà pas mal. Je sais, c’est du marketing direct, on faisait tout pareil, nous, chez les gros rats (étant entendu que chez Walter, on fait pas de marketing malgré ce que peut prétendre Grosminet 1er mais ce n'est pas l'objet du débat actuel).
Alors, voyons voir ta photo : déjà, t’as moins une face de raie que les autres (nan mais en vrai, je suis pas une fille difficile qui mise tout sur le physique, loin de là mais depuis le début c’est la fête aux thons chez les gens qui m’écrivent et y'a des limites tout de même, ne pas tout miser sur le physique ne signifie pas pour autant avoir mauvais goût)
Pour le reste… On t’a jamais dit que les si n’aimaient pas les raies ? Donc ton serait, là, sur ta fiche perso et mon intérêt potentiel, tu me le changes, et tu me mets ça au présent ou tu retournes ta phrase ou tu te débrouilles, mais tu laisses pas ça devant mes chastes yeux de noble lettrée que je suis (si, si, si, farpaitement).
Comme je suis pas du genre à condamner sans savoir et que je suis parfois docile, je vais voir la fiche du boudin de Gégé.
L’annonce... Je commence... Et là, c’est le drame :
Bonjour a tous :
tous ? tu sais qu’on met tous quand on s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes ouuuu ?
Je vais essayé de faire simple et vite :
fais plutôt ça mais tu peux mettre essayer à l’infinitif, ce sera mieux, surtout quand on songe que c’est ta première phrase… Mais passons.
Dans le rôle principal il y a la providence, pour aider à l intrigue il y a le facteur chance, les décors sont des décors naturels, et le casting est fait de personnages réels. Mais la réalité dépasse la fiction, s il s agit de c½ur et de séduction, tout est possible quand on est la cible de cupidon.
Ouaaaaah… monsieur est pouête, dis donc… Toi, tu t’es arraché pour nous pondre ça, ch'uis bluffée, vraiment…
Ouvrir la porte aux sentiments c est, peut être l ouvrir au bon moment, c est en tout cas le début de ce scénar. Quand viendra le mot fin commencera notre histoire.
Nan, sans rire, tu fais des vrais rimes de ouf qu’on dirait grand corps malade qui parle, je kiffe trop, t’es trop blingbling pour moi, mec, arrête tout, j’en peux plus, c'est trop frais.
Cette planète est grande mais la ville est petite, seules les montagnes ne se rencontrent pas.
Là, par contre, ça pourrait être du jean-claude, pas mal. Nan franchement, c’est beaucoup mieux que « c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur », sans dec’, je suis déjà fan, continue…
Mais dans le monde réel on n?en fait jamais trop.
T’es vraiment sûr ? Parce que là, en te lisant, j’ai justement vaguement l’impression du contraire.
Vous l aurez sûrement compris
Bin non, pas encore, mais je sens que ça va pas tarder, vas-y accouche, grand, tu y es presque
je ne suis pas la dans le but de m amuser ou de passer du bon devant mon ordi ma démarche est simple rechercher une relation stable sincère et durable.
Ah bon, t’es pas là pour t’amuser et passer du bon temps (car je suppose que c’est ce que tu voulais dire) devant ton ordi ? Zut, moi c’est mon cas, mais bon, promis, je rigolerai pas trop fort pour ne pas te déranger, ça a l’air très sérieux et moi je respecte beaucoup les premiers de classe travailleurs, si, si. Ta démarche est simple, il t’a quand même fallu 20 ligne pour nous la cracher ta démarche, mais passons. J’ai quand même un souci, moi, lorsque je lis rechercher une relation stable sincère et durable. Parce que tout le monde le dit et trop peu le font… Ch’ais pas pourquoi, mais je sens bien la chair à divorce qui veut du sexe facile et pas cher. On parie ? On ira vérifier sur sa fiche tout à l’heure.
Et pour ceux que la distance effraie sachez que ce n est pas du tout un problème pour moi, je serais y faire face.
Bon, je sais c’est pénible de m'entendre jouer les profs, disons que c'est la dernière fois (du moins je vais essayer) : quand tu parles de savoir faire, tu utilises le verbe savoir qui devient saurai (sans S, merci, c’est du futur et pas du conditionnel) et quand tu parles d’être, tu sais exister, tout ça, tu mets serai (même temps, même punition) ça va aller, tu vas réussir à retenir tout ça ? Sinon, sur le fond (parce que bon, c’est important tout de même) tu es en train de nous dire que t’es tellement en manque désespéré prêt à vivre une relation stable blablabla que tu te sens d’attaque pour aller rejoindre ta grosse nouvelle femme de ta vie à l’autre bout du pays s’il le faut ? c’est ça ? c’est bôôôôôôô les hormones mâles en furie d’amouuuuuuur. Tu sais qu'ils y a de très bons catalogues de femmes russes à vendre marier aussi, ça irait peut-être plus vite, non ?
Alors si vous avez envie de venir bavarder et de savoir qui je suis n hésité surtout pas.
heuuu, bin écoute, là maintenant tout de suite, je crois que j’en sais assez. (non, je dis rien sur la conjugaison d'hésiter, non, non, non, je serai forte)
Merci d avoir pris le temps de lire mon annonce et qui sait a très bientôt .
Y’a pas de mal, grand corps malade, vraiment.
Une fois l'annonce lue, passons à la fiche perso...
Pas grand-chose de croustillant à se mettre sous la dent (t’as vu, moi aussi je fais des rimes, trop classe… j’ai été touchée par la grâce du pouête)
Mais c'est normal, vu l'annonce, tout de suite, on devient plus exigeant. On obtient juste la confirmation de son divorce et puis que non seulement il est athée mais non pratiquant. Ça veut dire quoi, ça exactement, que je comprenne bien… ça veut dire que tu pratiques pas ton athéisme, genre, tu te dis jamais je suis athée et j’y crois à mon athéisme, parce que je crois pas en dieu ? Ou tu ne te réunis jamais avec d'autres athées pour causer de votre athéisme ? Nan, ça me perturbe faudra que tu m’expliques ça. (en plus, moi, je veux me marier à l'église en robe choucroute blanche et tout et tout, alors c'est pas compatible avec un athée, même si tu m'offres une grosse caillasse à vingt plaques)
Pour le reste je dis rien parce que Blackmilck, il va encore me crier dessus et dire que je suis pas drôle comme fille et même que ça me fera un cro chargrin et moi j'aime pas les cro-chagrin, ça ruine mon mascara.
18:45 Publié dans Ze meetic war | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, rencontres, internet, meetic


