mercredi, 08 avril 2009
Episode 28 : Les feux d'l'amour à plougastel, épilogue

Voilà, ça y est c’est la fin !
Le dernier épisode de la série déjà culte les Feux d’l’Amour à Plougastel comme dirait notre ami blackmilk et approuvé par la directrice artistique de ce blog très-très intelligent.
Je sais, vous êtes tristes que ce soit fini mais en même temps hyper impatients d’enfin connaître la chute…
Lebreton va-t-il révéler qu’en fait il est un descendant caché de Gustave F. et cela va-t-il faire immédiatement craquer la blonde à qui des détails vraiment très cons suffisent, y'a qu'à voir avec ONG man ?
La blonde va-t-elle revenir sur sa décision de rupture ?
La blonde et Lebreton, de façon aussi soudaine qu’incompréhensible, vont-ils se jeter l’un sur l’autre en s’arrachant tous leurs vêtements juste avant de se livrer à des actes que la morale réprouve ?
Lebreton va-t-il révéler qu’en réalité, suite à une opération chirurgicale menée à hong-kong par un spécialiste de les States on lui a retiré le foie de veau qu’il avait dans la bouche et maintenant il embrasse super top bien ?
Lebreton va-t-il avouer qu'il avait compris que le faux profil c'était la blonde et qu'il voulait voir jusqu'où la blonde était cap' d'aller pour le tester ?
Et bien c’est ce que vous découvrirez en lisant cet épisode dont j’ai laissé la chute intacte, genre sans le moindre commentaire, pour ça, je vous laisse vous en charger.
Vous nous avez quittés sur un moment hypra fort, genre un retournement de la mort qui tue : alors que la blonde, pleine de volonté prend enfin le taureau par les cornes pour quitter Lebreton, ce dernier réussi, en la flattent honteusement à la faire douter subitement.
Après son aveu genre comme quoi je suis une fille tellement intelligente et culturée que ça lui file des boutons complexes, un ange est passé
dites coucou à l’ange :

Il me voit silencieuse et méditative il prend l’une de mes mains et me dit
« écoute, et si on se laissait un peu de temps pour réfléchir ? »
Là, je sais pas pourquoi ça n’a pas été le cas plus tôt mais je me rappelle brutalement qu’il n’y a pas si longtemps monsieur-impressionné-qui-veut-se-laisser-du-temps-histoire au moins de pouvoir me sauter rien qu’une fois avant d’en finir a donné son numéro de téléphone à une fille qui ne le lui avait pas demandé et qui n’existe même pas pour de vrai (pauvre nouille)
Je le regarde, esquisse un gentil sourire engageant :
« tiens, et au fait, tu y vas encore sur le site ? »
Léger tressaillement, il prend son verre et boit une gorgée pour se donner une contenance, je retiens un sourire ironique.
« heuuuu non je n’ai pas le temps en ce moment »
Conscient que c’était pas la bonne réponse il repose son verre précipitamment et reprend tout aussi précipitamment :
« enfin, j’ai pas le temps, c’est pas ce que je voulais dire, disons que non, en ce moment non, et toi ? »
(on notera au passage la tentative très subtile pour détourner le débat)
Sauf que moi, vu qu’il y a le gros maboule de l’informatique chez Oualter qui me court après depuis que je suis arrivée (visiblement, "non" est un mot qui ne fait pas partie de son vocabulaire de même que "je ne suis pas intéressée" ou "merci mais non merci") qui me harcelait sur mon (vrai) profil, je l’ai supprimé. Ce que je lui explique.
On ne revient pas sur le sujet j’ai la réponse que je voulais.
Le dîner se passe, on discute de tout et de rien, étrangement je le sens plus détendu que d’habitude mais je le suis aussi. Et puis, lors du dessert, il réembraye sur notre préoccupation principale, essaie de tâter le terrain.
Je lui réexplique qu’à mon avis, même sans bien se connaître, si le côté survolté des premiers débuts n’est pas là c’est que l’attirance non plus, donc oui, je suis d’accord avec lui on pourrait apprendre à mieux se connaître mais je ne vois pas cette relation déboucher sur un versant sentimental.
Gentiment, il replace ma frange au-dessus de mes sourcils me dit qu’il aime bien cette frange, et puis, ne me demandez pas pourquoi, on embraye sur le fait d’être blonde, tout ça, qu’avant je ne l’étais pas, bref. Passionnant quoi. J'ai beau me moquer mais on notera à cette occasion que mes sujets de conversations avec lui volent aussi hauts que les siens avec moi.
Voilà, il est minuit, je sais très bien qu’il aimerait bien malgré tout conclure la soirée par une prise de connaissance biblique et je lui fais comprendre diplomatiquement qu’il serait peut-être temps qu’il regagne son chez lui parce que demain il y a école.
On se lève, je l’accompagne à la porte, il sort, va appeler l’ascenseur avant de revenir sur ses pas comme d’autres l’ont déjà fait avant lui, replace une dernière fois ma frange et dit :
« en fait, tu sais, je crois que j’aurais vraiment aimé te connaître en brune »
16:01 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague, rupture, rompre |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
mardi, 07 avril 2009
Episode 27 : la fin du foie de veau ?

MESSAGE PERSONNEL : Miss400, regarde pas l'image, tu vas vomir
Histoire de bien chiader mon truc, cette fois, j’ai décidé de maîtriser le cadre des hostilités pour la discussion de rupture avec Lebreton.
Nan parce que je sais, je suis une vraie merde quand il s’agit de plaquer les mecs, c’est entendu, mais je vais pas m’y reprendre cent fois et puis c’est l’occasion de m’entraîner et donc de faire des progrès.
J’ai donc invité Lebreton à venir dîner chez moi.
Entre temps, je ne sais pas pourquoi, je me reconnecte au site via mon faux profil.
Une intuition, comme on dit.
Et je vais voir sur son profil à lui. Comme ça, juste pour voir.
Dernière connexion ?
Il y a une heure.
Tiens, c’est dingue ça… Moi, depuis que je le connais je ne vais plus jamais sur ce site. Comprends pas.
Et le lendemain, vous ne devinerez jamais qui m’envoie un mail sur mon faux profil…
Notre ami Lebreton.
Mais oui parfaitement.
Et dire que j’ai pas voulu dire trop fort devant témoins que je voulais le larguer...
Si j’avais su.
Bof non, en vrai, même si j’avais su, je l’aurais pas fait quand même, comme dirait ma chère moman « c’est pas parce que ton voisin est stupide que tu as le droit d’être stupide » (l’adjectif stupide pouvant être remplacé par tout ce qui vous passe par la tête : alcoolique, gros nase, breton, radin…)
Bref.
Comme je suis joueuse, je réponds au mail, il me répond, tout ça. Alors que la conversation est engagée, je coupe court, non par calcul mais parce qu’en vrai j’ai un métier et pas que ça à foutre de jouer avec un faux profil.
Le lendemain, j’y reviens, dis que j’ai eu du boulot tout ça, il me répond un truc dément :
« t’inquiète pas, je comprends. On va faire plus simple : 06 45 … »
Nan mais je rêve.
Ce gros blaire est infoutu de me donner son digicode mais il refourgue son numéro de téléphone à la première greluche croisée sur un site de rencontre après seulement deux ou trois jours alors qu’il n’a même pas vu sa photo et qu’elle lui a débité des banalités sans intérêt ?
Le jour du dîner arrive.
Lui aussi.
On attaque par un verre de vin et quelques petits amuse-gueules tandis que le saumon finit de cuire. Et lorsqu’il pose sa main sur mon épaule avant de chercher à m’enlacer, je me recule, le regarde bien en face et lui :
« il faut qu’on discute » (ouais, je sais, trop méga originale l’entrée en matière)
Il a beau être breton et radin, il n’en connaît pas moins la signification de ce genre de phrase.
Comme il y a des limites aux coups de canif que je peux porter à mon ego je vous referai pas le discours (de toute façon j’ai oublié ce que j’ai bien pu raconter) qui était aussi original que son introduction. Mais en gros, l’idée générale c’est que le courant ne passe pas comme il devrait au début d’une relation, que ni l’un ni l’autre n’est empressé que par exemple un jour il ne m’a pas donné la moindre des ses nouvelles et qu’en temps normal ça aurait dû m’agacer alors que ça n’a justement pas été le cas, que donc je pourrais continuer à faire semblant, juste pour me dire j’ai un copain mais que je n’ai pas envie de me servir de lui. (je sais je suis une fille exceptionnelle avec une grandeur d'âme pas croyable)
Il m’écoute avec attention et me dit qu’il a ressenti aussi ce flottement, qu’il n’est pas surpris mais qu’il a l’impression, avec moi, de manquer un truc parce qu’il n’a pas réussi à me connaître vraiment, que, parfois, quand je suis détendue et que je souris, je deviens facile d’accès mais que la plupart du temps je parais tendue, sur la défensive et que c’est difficile de m’approcher et que donc c'est le stress de la pression qui fait qu'il embrasse comme un gros foie de veau pas cuit. C’est pas le premier à me le dire, et j’en suis moi-même consciente, donc tout à coup je doute.
Je lui renvoie donc son analyse : lui aussi, quand je pose des questions sur lui, essaie de mieux le connaître, il se referme, il change de sujet ou répond de façon tellement brève et évasive que l’on n’apprend rien.
Il l’admet et me précise d’une petite voix « en fait, je ne sais jamais quoi répondre parce que je ne suis pas sûr que ce que je pourrais dire te plairait et j’essaie de deviner »
Rooooh, c’est trop choupinou, malgré ses 35 balais il agit comme une fille de 15 ans qui cherche à travestir ce qu’elle est en fonction de ce qu’elle imagine de ce qu’attend l’homme qui lui plait. (ce qui souvent en plus est différent de ce qu'il attend vraiment mais je ne vous apprends rien).
Il ajoute : « bin oui, tu m’impressionnes un peu, tu t’intéresses à plein de trucs, tu lis vachement, t’es cultivée et je me doute à t'écouter qu’on ne vient pas trop du même univers, alors… »
Cette fois je reste interdite. C'est bien la première fois qu'on dit un truc pareil...
Je m'intéresse parce que je suis curieuse mais je le suis toujours moins que d'autres, certains seront à l'aise sur n'importe quel sujet, moi, c'est tout de suite vachement plus limité (tu me parles de Rugby ou de comptabilité belge, tout de suite, je suis larguée, par exemple). Je lis, certes, mais moins que d’autres et histoire de te mettre à l'aise tout de suite ça m’est même arrivé de me taper des Alexandra Ripley à la chaine (mais chut c'est secret), alors bon, genre je suis cultivée faut pas pousser non plus.
Bref.
Le petit con a réussi à ébranler finalement mes certitudes. Parce que oui vous jouer les violons de la grande humilité genre meuh non je suis pas si parfaite, ça va bien un moment mais il faut quand même bien avouer que j'ai déjà dû inspirer de la tendresse, de l'attachement, de l'affection, de la curiosité et même de l'attirance aux z'hommes que j'ai croisés (bon et puis aussi des vrais sentiments avec de l'amuuur dans le dedans) mais impressionner un mec au point de lui couper ses effets, jamais. Genre y'a un mec qui m'admire un peu ? Ouaouh... ça c'est classe...
Et: je me dis, à mon tour, que si ça se trouve je l’ai condamné un peu vite, il ne s’est pas livré, moi non plus, c’était difficile de construire une complicité sur un terrain pareil...
La suite demain… peut-être… hihihihi
12:58 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : encontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague, rupture |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
lundi, 06 avril 2009
Episode 26 : toujours s'y reprendre à deux fois

La dernière fois, je vous ai abandonés sur un suspens insoutenable, je sais, je suis une pourrie mais j'assume. C'est que j'ai des espaces pub à vendre, moi.
Donc un bref petit (bref petit c’est pas du tout redondant, vous me direz et vous auriez raison mais je le laisse quand même j’aime pas la simplicité) rappel des faits : comme je suis peut-être lâche mais que j'aime faire les choses proprement même si je dois m'y reprendre à deux fois, j’ai donc revu notre ami Lebreton.
Cette occasion devait être celle de : ZE DISSE-CU-CHIONNE.
Genre, oui, t'es sympa même si c’est pas suffisant et que t’as pas de conversation en dehors de ton boulot, tout ça, mais tu vois, c'est pas toi, même si en vrai c’est complètement à cause de toi parce que t’es un bas du front qui s’intéresses à pas grand chose, c'est moi, j’aime pas les bretons qui embrassent comme des tranches de foie de veau, je suis pas prête à vivre une relation et surtout pas avec toi, même si j’ai voulu me convaincre du contraire, y'a un courant qui passe pas mais ça n’a rien à voir avec la mer et encore moins avec la bretagne, tout ça. Le discours, vous le connaissez par cœur.
Sauf que.
Il avait prévu un autre programme pour la soirée. Genre plutôt bar bruyant et concert dans la foulée.
Et, je sais pas vous, mais moi, hurler à quelqu'un qu'on veut en rester là parce que comment dire on le sent pas tout ça et qu’en plus il embrasse comme un foie de veau pas cuit, devant 100 personnes qui potentiellement risquent de s’arrêter brutalement de parler pour écouter mon joli discours, je me voyais pas trop le faire. Je sais, ça vous étonne mais que voulez-vous, chacun ses petits blocages.
A la place, on a bu un verre, puis deux, puisque c’était happy hour et que Lebreton s’il ne m’a jamais invitée au resto de sa vie n’est pas du genre à gâcher les opportunités d’économies, on a discuté de tout et de rien et j’ai passé mon temps à sursauter à chaque geste tendre qu’il ébauchait.
Ouais, ch’uis bien d’accord, c’est vachement discret comme attitude.
Et comme je suis une fille qui somatise vachement et qui avait hâte de se débarrasser de Lebreton rapport que si je pouvais pas le larguer ce soir-là, inutile de perdre du temps à se voir, j’ai même coupé court à la soirée, genre je me sens pas bien du tout (ce qui n’était pas faux) ça t’ennuie pas si je rentre chez moi ?
Bon, il a bien l’air un peu décontenancé voire déçu mais comme c’est un gentil garçon il accepte sans broncher.
Une fois chez moi, sensément soulagée, je me sens immédiatement très merdeuse d’avoir pourri sa soirée. Eh oui, car je suis du genre à culpabiliser pour un rien, c’est pas Miss400 qui vous dira le contraire.
Donc j’envoie un SMS pour m’excuser.
Réponse ?
Oui, réponse, et réponse qui vaut des points : « c’est pas grave, même si ça m’embête parce que j’ai rien à manger chez moi ».
J’en suis restée baba.
Ah ouais ?
En vrai, le seul truc qui t’ennuie dans le fait d’être rentré plus tôt chez toi c’est de rien avoir à bequeter ?
Vous le croirez ou non mais ma culpabilité et mon appréhension d’avoir à le tej s’envolent aussitôt.
Je fixe un deuxième rendez-vous. Et cette fois-ci chez moi, car j’ai bien l’intention d’être sur mon territoire pour dire ce que j’ai à dire. Je sais, c’est pas sympa pour lui parce qu’il va certainement s’imaginer que si je l’invite chez lui c’est pour conclure la soirée – enfin ! – par des grivoiseries sans fin jusqu’au petit matin mais tant pis. Ma priorité c’est d’en finir avec cette histoire au lieu de jouer les prolongations et s’il est déçu de pas conclure bin c’est pas mon problème, je vais quand même pas coucher avec lui pour m’excuser de le larguer, si ?
To be continued c’est l’heure de la pub
06:00 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague, rupture, rompre |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
jeudi, 02 avril 2009
Episode 25 : la blonde prend de bonnes résolutions

Lorsque nous nous sommes revus, avec Lebreton, le moment avait un léger goût d'oeufs de lump pourris, de chiantitude profonde et de rencontre labiale avec une tranche de foie de veau.
Moment à la suite duquel Lebreton me propose de rester dormir chez lui.
Et après quelques secondes d’hésitation, la voix de la raison l’emporte.
De toute façon, s’il m’embrasse encore, cette fois c’est sûr, je vomis et comme je suis polie, j’évite de vomir chez les autres alors mieux vaut déguerpir.
Du coup, à la place, je rentre plutôt chez moi sous un prétexte bidon.
Je sais je suis lâche mais c’est pas une nouvelle.
Sur le chemin, je réfléchis à tout ça et le compare (une fois de plus) avec mes ex. Et il est évident que par rapport à ces derniers, il manque quelque chose. Quelque chose d’essentiel et qui ne peut se créer artificiellement, quelque chose qui me laisse à penser que ça ne va pas marcher entre nous et je ne veux pas me forcer à essayer.
Ouais, je sais, pour vous, amis lecteurs, ça pouvait apparaître comme évident dès le début mais non seulement je suis blonde donc il faut du temps pour que les infos montent jusqu’au cerveau mais en plus j’aime bien m’aveugler et m’acharner quand ça marche pas.
Il n’empêche, cette histoire m’embête. Pourquoi, me dis-je, le courant ne passe-t-il pas ? Au début, c’était bien, j’ai aimé ses baisers, j’ai été contente de le voir le vendredi avant son départ, j’avais hâte de le retrouver à son retour et là, c’est la douche froide.
C’est quoi le problème ? Il est trop gentil, trop tendre et ne me sentant pas en danger ça ne m’intéresse pas ?
Ouais, ouais, ouais. Je sais, en réalité, c’est juste qu’après m’être pris plusieurs vents, je me suis davantage attachée au fait qu’un type me relance plutôt que de me demander s’il me plaisait vraiment. Peut-être même que j’ai poussé l’odieux crime jusqu’à vouloir juste un copain pour avoir un copain genre pour pas être toute seule et me livrer enfin à des actes que la morale réprouve par la même occasion tellement je suis une femelle en rut.
Je sais, c’est moche, je suis tombée vraiment bien bas.
J’ignore si nous allons nous revoir et encore davantage quand mais il me semble évident qu’il faudra que je lui parle et que je lui dise que ça ne fonctionne pas et qu’on va en rester là. Voilà. Ok c’est pas le genre de discussion que j’aime le plus lancer dans la vie, je les foire tout le temps souvent, même, pour être tout à fait honnête, mais sur c’t’action, mon ego ne se remettrait jamais si c’était Lebreton qui devait prendre l’initiative à ma place.
Bref.
Pour laisser passer le temps et sans doute aussi pour me faire un peu mariner, Lebreton, lorsqu’il me donne à nouveau de ses nouvelles soit le lendemain, propose que l’on se voie… Le samedi.
Très bien samedi. Ça sera toujours ça de jours de gagnés avant de se fader une discussion que j’ai pas envie d’avoir. Il prend l’initiative du programme. Ce sera un concert.
Ah.
Un concert ça m’arrange moyen pour tout dire. Bin voui, je peux me tromper mais je ne crois pas que ce soit l’endroit idéal pour mener un discours de rupture en bonne et due forme.
Mais, comme je suis faible gentille, j’accepte et propose que l’on boive un verre avant. Avec du bol, on trouvera bien un petit bar un peu tranquille sans trop de monde pour que je lui parle.
Le samedi arrive, je suis pile à l’heure pour le rendez-vous. Mais je suis bien la seule.
Pour sa soirée de rupture, monsieur se pointera avec une demi-heure de retard, me laissant ainsi l’occasion de faire monter la pression et donc l’appréhension. A force d’avoir répété cent fois le discours à tenir, je ne sais plus ce que je dois dire…
Il arrive et je m’étais dit, quand vous vous verrez, tu lui fais la bise. Déjà, ça plantera le décor.
Complètement à l’ouest, je ne tourne même pas la tête quand il me tape un smack. Bravo. Bien joué, la blonde !
Et je ne me rebelle pas davantage quand il me traîne dans un bar bondé avec de la musique qui beugle dans les hauts parleurs histoire d’arranger le tout…
La suite au prochain épisode, hihihi... Peut-être demain... Ah non pas demain, puisque demain c'est le jour de l'horocoperie du vendredi, alors ce sera pour la semaine prochaine...
00:00 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague, rupture |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
mardi, 31 mars 2009
Episode 24 : où la blonde fait preuve d'une lâcheté sans faille

Dans l’épisode précédent, la blonde s’apprêtait à fêter ses retrouvailles avec Lebreton après une semaine de séparation où elle s’était pas mal interrogée, l’air de rien, sur cette histoire ou ce qui en tient lieu parce que bon, pour l'instant, question histoire, y's'passe pas grand-chose malgré un bôgeste.
Le Jour J, faut pas croire, elle est partagée entre l’appréhension et l’enthousiasme.
Une fois en bas de son immeuble, puisque le petit bonhomme n’avait pas daigné lui donner son digicode la dernière fois, elle l’appelle, s’attendant à ce que, ce coup-ci, il la fasse monter direct.
Que nenni.
Le goujat lui dit qu’il descend…
Comment vous dire…
Les retrouvailles dans un hall d’immeuble limite en pleine rue c’est moyen intime, quoi, comme moment.
Et puis c’est quoi ce truc de pas vouloir me donner son digicode ? Il a peur que je vienne le braquer ou quoi ?
De la même manière, dans le métro, j’avais hâte de le retrouver.
Une fois l’un en face de l’autre bin… y’a un genre de charme un peu rompu.
Alors ok, je sais bien, le coup du digicode ça m’a refroidie mais il n’y a pas que ça…
C’est une chose de s’envoyer des SMS et de fantasmer une relation « virtuelle » et d’anticiper les joies de retrouvailles avec un parfait inconnu en se souvenant de ce qu’avaient été celles avec quelqu’un sur qui on avait déjà eu le temps de cristalliser un peu, c’est en une autre de se retrouver face à homme qui :
1/ vous accueille un peu froidement
2/ ne vous parait plus si mignon une fois devant vous (sans doute qu'il ne vous a pas accueillie avec l'enthousiasme et la chaleur qu'on attendait, j'admets).
Et pire que tout, quand on s’embrasse… contrairement à la dernière fois, bin j’ai vraiment pas trouvé ça agréable… Genre, je suis en train de rouler une pelle à une grosse tranche de foie de veau... Et ça, c’est un signe qui ne trompe pas. Et qui met fin direct à ma joie de le revoir. Dans quel guêpier je me suis encore fourrée ?
A peine arrivée, donc, je regarde ma montre en me demandant quand est-ce que je vais bien pouvoir m’échapper.
Sauf que.
Si je suis un peu refroidie par l’accueil c’est pas une raison pour tout bazarder sans avoir été chercher plus loin, c’est juste un léger décalage entre ce que j’ai fantasmé et la réalité, décalage qui a besoin de cette soirée pour s'estomper.
Bref, on discute un peu de son voyage, juste dans les bras l’un de l’autre.
Lui, il est tendre et moi je suis plus que passive. Plusieurs fois, j’hésite à lui dire : « écoute, je ne le sens pas, il y a un truc qui ne passe pas entre nous, je crois qu’on devrait en rester là ».
Et puis je manque de courage, je me dis : "tu ne vas quand même pas le planter juste le jour de son retour, alors qu’il a dressé une jolie table, préparé le dîner, ce serait super pas sympa de l’obliger à se retrouver soudain tout seul comme un con devant sa table pour deux, son dîner, fais un effort, essaie au lieu de le rejeter sans essayer un peu".
Il tente plusieurs fois de m’embrasser, je garde les lèvres obstinément closes, nous passons à l’apéro.
Sans connaître mes goûts, il tombe plutôt très juste, je m’accroche un peu à ce détail et même qu’il y a des œufs de lump. oué, je sais c'est beauf, en plus, (et Miss400 a sûrement son avis sur la question) je suis persuadée que c’est bourré de trucs répugnants mais j’aime bien ça, ça me rappelle mon enfance. Et j'assume.
Sauf que.
Sauf que c’est le drame.
Je croque dans un canapé et là… comment dire ? Un genre de goût de pourri plutôt caractéristique me retourne l’estomac. Deux minutes plus tard alors qu'on est en train de se rouler une mini pelle, qu'est-ce que je sens passer de sa bouche à ma bouche ? Un genre de grain d'oeuf de lumps
heeeeeeurk. Je ne te le fais pas dire. Je retiens de justesse un haut-le-coeur
La soirée la plus looooongue de ma vie ne fait que commencer.
Le dîner quant à lui est bon mais la discussion plus poussive que jamais. Parce que, disons, à part causer boulot, il a pas grand chose à dire et moi, au bout d'un moment, causer boulot ça me gonfle un peu. Je sais, c'est dingue mais c'est comme ça.
Plusieurs fois il me demande si ça va. Je réponds oui. En réalité, je suis mal à l’aise. J’ai vraiment envie de lui laisser sa chance mais quelque chose me dit que ce n’est pas la peine.
Pendant le dîner, je l’ai regardé bien en face et je me suis dit « il n’est vraiment pas vilain, pas idiot, pas inculte, au contraire, pourquoi je n’arrive pas à m’enflammer davantage ? C’est vraiment trop con »
Vers minuit, alors que je me dis que je peux raisonnablement m'enfuir sans passer pour une malapprise, je lui annonce gentiment qu'il serait temps de rentrer et de le laisse se reposer (ouais, je sais, c'est moche de s'échapper en l'excusant par de la fausse empathie, mais que voulez-vous, c'est comme ça, je suis une grosse hypocrite et j'assume). Le brave garçon semble surpris, c'est qu'il avait d'autres projets pour la fin de soirée (me demande bien lesquels, dis donc, surtout que moi, à la base, avant d'arriver j'en avais d'autres aussi) me demande penaudement si je ne veux pas rester dormir chez lui. J'hésite... Dormir dans les bras d'un homme ça me manque, c'est moche de se servir de ce garçon surtout que je compte pas du tout le remercier en faisant connaissance bibliquement...
11:55 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
lundi, 30 mars 2009
Episode 23 : Lebreton, le retour !!

Lorsque je vous ai quittés, j’étais en plein dilemme cornélio-racinien : Lebreton m’a envoyé des fleurs, Scootman me fait de discrets appels du pieds pour une joute Durexienne :
que fais-je ?
Finalement, comme je suis d’un naturel pragmatique et raisonnable j’ai décidé de reporter mon entrevue avec Scootman à plus tard et d’attendre le retour de Lebreton pour être fixée pour de bon et donc me garder Scootman sous le coude au cas où.
C’est pas parce qu’un homme vous fait livrer des fleurs que c’est forcément un bon amant. Enfin, un petit ami digne d’intérêt, quoi, je veux dire.
Le jour de son retour, il faut bien l’avouer, je suis partagée entre l’impatience et la peur d’être déçue.
Il devait arriver à Paris à midi – d’après lui – et à 15h, toujours pas nouvelles. Alors je vais jouer pas les chieuses tout de suite (encore que) mais quand même… Scootman lui, m’avait appelée dès le pied posé par terre. En plus je suis à l’origine du dernier SMS, donc franchement… (ah bin si, finalement, je joue les chieuses)
Je n’aurai de nouvelle qu’à 15h40 (no comment)
De : Lebreton
À : Une blonde dans la ville
Objet : Back in real life !
Hello girl !
La forme ? Début de semaine à fond ? Merci pour ton petit message au réveil ... ;-)
De mon côté, atomisé ... mais c'est normal ... on essaie de se croiser ce soir ? Enfin, si tu n'as pas peur d'un zombie ...
Bizz . Lebreton.
Bon, au moins, il souhaite me voir ce soir, c’est le minimum du minimum un indicateur positif, ensuite, on verra comment se passe la soirée… Je sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que ce sera quitte ou double. Et si ça pouvait être double, ce serait quand même une bonne chose.
Voilà, on passe le reste de l’après-midi à s’envoyer des mails assez courts mais néanmoins complices et révélant même que ce garçon n’est pas dénué d’humour, rendez-vous est pris pour le soir même, un dîner, chez lui.
coupure pub, la suite demain, promis...
00:54 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
mercredi, 18 mars 2009
Episode 22 : un inconnu vous offre des fleurs

Je vous en avais déjà parlé, lorsque j’ai fait la connaissance de Scootman les circonstances ressemblaient pas mal à celles lorsque j’ai rencontré Lebreton.
Du coup, sensément, je compare les deux évènements.
De mon côté il me semble que j’étais vachement plus empressée que pour Lebreton.
Du côté de Lebreton, c’est pareil, c’est un peu timide. Et je me soupçonne d’être genre un peu en retrait à cause de ça.
Mais son départ et les premiers jours de son voyage troublent un peu l’analyse.
Car on s’envoie pas mal de SMS le D-Day, et même que c’est pas des SMS sans intérêt parce qu’il dit dans l’un d’entre eux qu’il a vachement déjà hâte de rentrer pour me serrer dans ses bras…
C’est trop choupinou…
Ma nature de blonde niaise me pousse à être touchée par ces simples petits mots hypocrites car c’est bien connu, tant qu’un homme n’a pas couché, il est prêt à débiter n’importe quelle fadaise.
Que même qu’il m’en envoie encore tout plein dès son atterrissage.
Le lendemain, même, il m’appelle pour prendre des nouvelles et tout et tout. Alors que bon, ça reste un séminaire de boulot et visiblement, il ne chôme pas. Techniquement, il pourrait très bien dire qu’il n’a pas le temps.
De mon côté, cette attention me flatte bien un peu et si j’ai un peu hâte de le retrouver à la fin de son séjour, je suis pas non plus méga-incroyablement-terriblement impatiente, genre il m'a trop méga grave manqué. C’est un signe. Mais comme j’aime bien m’aveugler je fais genre non ça veut rien dire.
En plus, pas de bol, Scootman me relance. Il voudrait bien qu’on dîne chez moi, il dit qu’il apportera le champagne. Et ça, je sais parfaitement ce que ça signifie...
Y’a du latex dans l’air…
Toujours aussi concomitamment, le surlendemain, entre deux échanges de SMS avec Lebreton, l’accueil chez Oualter (souvenez-vous Inge et Inga) m’appelle pour me dire qu’on m’a livré un crute.
Je me demande encore qui a bien pu m’envoyer 100 exemplaires de la revue du déchet radioactif joyeux et je descends en pestant.
Bin oui, je râle souvent.
Pourtant, cette fois, je devrais pas.
Parce qu’à l’accueil il y a un magnifique bouquet de roses qui m’attend.
Ouaouh…
La dernière fois que j’ai reçu des fleurs sur mon lieu de travail, c’était un prestataire pour louer mon professionnalisme tellement que j’étais la meilleure même si ça n’a pas empêché les gros rats d’affaires de me virer.
C’est vous dire mon niveau question admirateur secret.
Du coup, fébrilement je farfouille pour trouver la carte. Je suis sûre que c’est Clive O., enfin, qui, suite à la publication de ma photo retouchée sur nos supports de communication chez Oualter, a eu le coup de foudre (et je le comprends)
Raté.
C’est Lebreton. Me demandez pas comment il a fait des states, je sais pas. Ce que je sais en revanche, c’est que ça, c’est du genre bô-geste et que du coup, forcément, je sais pas quoi faire.
J’accepte l’invitation crapuleuse de Scootman ou j’attends le retour de Lebreton pour miser et voir ce que ça donne ?
Vous feriez quoi à ma place ?
01:50 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
jeudi, 05 mars 2009
Episode 21 : un goujat s’envole vers le pays du steack

Non seulement il ne m’a pas invitée au resto, non seulement il ne passe pas ses journées à me harceler de mails et de coups de téléphone entre trois SMS de serments d’amuuuur éternel, mais en plus, quand j’ai l’amabilité de rendre un coup de téléphone, monsieur m’envoie limite bouler genre me gonfle pas, petite, je dîne avec mes potes.
Et en plus, Lebreton se tire une semaine aux states dans quelques jours et il ne m’a toujours pas suppliée de me revoir avant...
Non mais quel nul.
Bon d’accord, j’ai des sorties prévues toute la semaine, même s’il me le proposait j’aurais du mal à lui trouver un créneau.
Et alors ?
Bon d’accord toujours, il est possible que j’ai déjà mentionné lors de la conversation le mercredi que j’avais un agenda de ministre et qu’il sache que de toute façon, je suis pas disponible et donc n’ose pas proposer.
Mais est-ce vraiment une raison pour ne pas m’implorer de le revoir une dernière fois avant qu’il ne s’envole loin, très loin ?
Non, hein. On est bien d’accord.
Nous sommes donc vendredi, veille du départ de Lebreton pour les US.
Et même pas genre il donne signe de vie ? Genre il pleure de la séparation prochaine ?
Si à midi j’ai pas de nouvelle, ça va saigner. (j’aime bien lancer des menaces en l’air ça me soulage toujours vachement)
Finalement, je reçois un mail vers 11h :
Peut-être occupée ? Je ne te dérange pas longtemps ... juste un petit coucou ! ça va ?
De mon côté, dernier jour au bureau, je gère les dernières urgences ... une chance de te croiser avant mon départ ?
Bonne journée, bizz !
Lebreton.
AAAAAH ! Quand même !
Il aura mis le temps (sans doute les conséquences d’un fœtus alcoolisé, pour un breton, ce serait pas étonnant) mais ça a fini par monter au cerveau.
Ce soir, j’ai un ciné, il le sait.
Lorsque je ferai semblant de le lui rappeler, comme tout être normalement constitué il va répondre sans avoir l’air d’y toucher « heu bin oui mais après ton ciné, tu veux passer ? »
Même pas. Mais ce mec est un rustre c’est pas possible…
Néanmoins, tout vient à point à qui sait attendre, alors que je continue à faire l’innocente, il finit par proposer timidement de passer le voir.
Certes il est bouché mais pas totalement bon à jeter (quoique) peut-être juste trèèèès timide ou respectueux ou très con que sais-je…
Je suis pour laisser sa chance au produit en ce moment, je l’ai jamais fait et si j’essaie jamais, je ne saurai jamais si c’est une bonne chose ou non de se montrer sélective à l’entrée. Cette fois j’en aurai le cœur net (l’a intérêt à revenir avec plein de cadeaux des States sinon, je le plaque comme une m… c’est dit)
Bref. En me proposant de passer chez lui à une heure tardive, je suppose qu’il a dans l’idée que j’y reste pour la nuit.
Raté mon petit bonhomme, fallait prévenir avant, moi je découche pas comme ça sans m’organiser. D’abord, il y a mon ami imaginaire qui m’attend à la maison et qui va être déçu, voire mort d’inquiétude, si je ne rentre pas de la nuit, ensuite, un premier batifolage ça ne s’improvise pas et pour finir j’ai rien sur moi pour passer la nuit à l’extérieur et me démaquiller au savon je l’ai fait une fois, merci bien.
Il m’a donné son adresse et me précise « une fois sortie du métro, tu m’appelles et je te drive en direct ».
C’est mignon tout plein cette attention mais tu sais, je suis une fille organisée avec un plan et je suis capable de retrouver un endroit avec une adresse, m’enfin, passons…
J’arrive, je lui téléphone, trouve l’immeuble et une fois devant… il me dit :
« bouge pas je descends te chercher »
Alors que pourtant, il m’a bien semblé voir un digicode et un interphone…
Sur la soirée, pas grand-chose à en dire, c’est sympa, mais une fois encore je sens quelques réticences à parler chez lui dès que le sujet flirte avec des choses personnelles. Sur le boulot, il est intarissable, sur la musique, ça se tient mais sur le reste pas trop moyen de savoir…
A recouper les mini infos qu’il me crache au compte goutte j’arrive tout juste à deviner qu’en fait il semble redouter de dire un truc qui le ferait passer pour quelqu’un de pas très intelligent/cultivé et qu’il y a quelques zones d’ombres concernant sa famille genre il n’en est pas très fier…
Une du mat’ sonne, il doit partir tôt alors je m’éclipse, il semble déçu me le dit (c’est bien, ça change) et je quitte les lieux sur un dernier baiser fougueux.
To be continued…
06:41 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
vendredi, 27 février 2009
Episode 20 : tous les hommes ne sont pas des scootman

Lebreton après m’avoir roulé sa première galoche m’avait gentiment raccompagnée chez moi sans chercher à me poursuivre dans la cage d’escalier pour me violer.
Le lendemain, alors que j’imaginais qu’il s’était eeeempressé de m’abreuver de SMS et de mails toute la nuit pour louer ma chaste beauté, je découvre que non.
Et moi j’ai pas l’habitude.
Alors forcément, je m’interroge. (et je suis sûre que toi aussi, Miss400)
En pareille situation, normalement, comme je suis niaise, je suis censée être sur un petit nuage, heureuse, contente, et en fait j’étais plutôt indifférente.
Voire même je me dis qu’échanger de la salive avec un type que je connais depuis trois jours, franchement c’est ridicule (je suis une fille à principe, je vous le rappelle) que normalement, la phase d’approche dure vachement plus longtemps et que c’est une des parties les plus agréables : quand on sait pas ce qui va se passer, quand on est content de le retrouver, quand on se demande si vraiment on n’a pas rêvé et que ce type super a bien des vues sur nous.
Là, non seulement je me suis privée de ce chouette moment mais en plus j’ai fait la fille qui cède sans se faire désirer un peu.
Quelle conne.
En plus, ce goujat n’a même pas eu la bonne idée de chercher à s’inviter chez moi pour que je puisse lui dire non et me donner bonne conscience, genre en fait, j’ai gardé total le contrôle de la situation…
Et puis, surtout, ce qui m’inquiète encore plus : tout s’est passé un peu trop simplement pour une fille compliquée comme moi. Y’a un truc qui cloche.
Evidemment, à peine arrivée au bureau je check ma messagerie. On sait jamais. Il n’a pas laissé de SMS enflammé mais m’a peut-être envoyé un mail en alexandrin pour me prouver son attachement éternel. Et ce serait bien le minimum, je trouve.
Bin non.
Toujours incrédule, je revérifie mon portable pour la centième fois.
J’ai bien fait, j’ai finalement droit à mon SMS. Monsieur est sur un petit nuage (il en a du bol) il m’embrasse et me souhaite de passer une super bonne journée.
Kouaaa ?
Nan franchement, y’a rien qui vous choque, vous ?
Pourtant ça saute aux yeux !
C’est pas déplaisant à entendre tout ça mais, normalement, Lebreton devrait menacer de se jeter d’un pont tant qu’il ne m’aura pas revue ou, à tout le moins, faire genre il se demande poliment et timidement mais néanmoins avec force d’inquiétude quand il pourrait bien avoir de nouveau le suprême honneur de goûter aux joies de ma merveilleuse présence.
Non mais je rêve.
Le lendemain, le rustre fait pire.
Il ne donne aucun signe de vie de toute la journée.
Si, c’est vrai, il ose.
Comment ça c’est normal il est sur un salon il n’a pas le temps ? Et alors ? C'est pas mon fichu problème !
J’vous rappelle qu’à l’autre bout du monde Scootman m’appelait tous les jours, et pourtant, il était en vacances il avait encore plus de bonnes raisons pour avoir autre chose à faire.
Le soir, pourtant, alors que j’avais laissé mon portable au fond de mon sac, et que finalement, je vais l'y rechercher, je découvre un message de sa part.
Pas le truc super chaleureux, espérant que je vais bien, me parlant de sa journée, avant de conclure que là il va boire l’apéro et que donc que c’est un programme sympathique que… je sais pas quoi et qu’il me fait plein de bisous et qu’on se tient au jus.
Je sais pas vous mais perso, qu’il aille boire l’apéro et qu’il trouve que c’est un programme sympathique (c’est normal, c’est un breton, j’vous rappelle) j’m’en cogne un peu. Enfin. Disons qu’à l’écoute, j’ai l’impression de recevoir le message d’un pote. Pas d’un homme qui ne trouve plus le sommeil depuis qu’il a fait ma connaissance.
Et puis en plus « on se tient au jus » c’est quoi c’t’expression ?
Mais comme je suis une fille polie, je le rappelle.
Monsieur est au resto, il ne dit pas que je le dérange mais je sens dans ses propos que bon, il aimerait bien que ça ne se prolonge pas des heures.
T’es mignon, loulou, mais c’est toi qui m’as appelée tout à l’heure, si t’avais pas envie de me causer, fallait pas le faire.
Vous l’aurez deviné, pour l’instant, notre ami Lebreton n’est pas entrain de gagner des points...
Coupure pub...
06:39 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
mercredi, 25 février 2009
Episode 19 : Où Lebreton crée le suspens

La dernière fois je vous ai fait la pub de Scootman (mais ne vous y trompez pas, scootman reste et restera un grand pervers) maintenant, revenons à notre ami Lebreton.
Lebreton, donc, m’a tripoté touché les mains lors du deuxième dîner.
J’ai posé une question vraiment interdite dans ce genre de situation.
Nous avons terminé nos assiettes et nos cafés.
Il me dit « on bouge ? »
Je ne m'appesantis pas sur la façon d'exprimer son envie d'opérer une translation de nos deux délicieuses personnes vers un autre endroit et suppose plutôt avec raison que le tripatouillage de main ne lui suffit plus, il est prêt pour l’étape "fais p’ter ta langue".
Comme toujours je sors ma carte (et non ma langue) au moment de l’addition, lui aussi et lorsque le serveur s’approche avec sa machine Lebreton dit « vous divisez par deux ? »
On l’a déjà vu, ça a été à l’origine de nombreux débats la dernière fois mais je le redis, j’ai un rapport assez trouble au concept de l’invitation. Autant à un premier rencard c’est un indicateur qui me permet de tâter le terrain, et de son savoir-vivre et de son envie de séduire, mais cela me met toujours super mal à l’aise.
Donc là, j’avais récupéré l’addition du bar pour la régler, j’étais gênée qu’il ait pris les places, et je suis tout de même un peu contente de ne pas me faire inviter en plus au resto. Néanmoins, je l’avoue, j’en suis un peu surprise, en général, mon mec m’invite toujours au resto, ou du moins, il le propose.
Bref, nous quittons donc le restaurant main dans la main et à un feu rouge, crac, y m’embrasse.
Baiser très réussi. (cela a son importance pour la suite, si, si)
Je sais qu’il est venu en voiture, qu’il va probablement proposer de me raccompagner pour prolonger l’instant mais cela ne se fait pas de considérer la choses comme acquise, genre tu es à mon service, en route, chauffeur !
Je fais donc semblant de chercher une bouche de métro. J’ai joué ma partition, il joue la sienne : « vraiment ? Tu ne veux pas que je te ramène ? »
Voilà, il me dépose en bas de chez, me laisse monter sans chercher à s’incruster mais ne propose pas davantage de me revoir avant son départ.
Moi je dis, c’est louche.
Bilan de l’opération : p’têt bin que j’ai un copain mais c’est pas sûr et si ce brave homme me plait je ne peux pas non plus dire pour autant que ce soit la grande passion déclenchée par Scootman.
Alors que va-t-il se passer ? Lebreton va-t-il me faire totalement craquer en jouant les indifférents timides ?
Ahaha… vous le saurez (peut-être) dans le prochain épisode…
12:00 Publié dans Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook










