30.05.2008
les perles du jour by Grominet

Rassurez-vous, aujourd'hui, ce sera rapide et sans douleur...
J’ai eu le bonheur intense et la joie immense de me faire kidnapper inviter à déjeuner par Grominet ce midi. C’est qu’il a besoin de causer en ce moment, il est passé devant le tribunal des auditeurs (alors qu’il est en pleine négo pour sa transaction, c’est ballot quand même) figurez-vous. Et même qu’il était vaaaaachement content de lui et quand on lui a demandé qui était nos concurrents il a dit qu’on était à 20% de croissance chaque année, alors les concurrents, hein, franchement qu’est-ce qu’on se tape ! Surtout quand eux ils font 40% de croissance par an mais bon, y sait pas y comprend pas y veux pas entendre.
Bref, ce midi, il voulait a-bso-lu-ment me narrer ses exploits. Et parmi toutes les indubitables crétineries affligeantes que j’ai dû entendre en restant stoïque, pour toi, lecteur, j’ai noté le best of. Allez amuse-toi c’est gratuit, la blonde est d’humeur généreuse aujourd’hui, fais-toi plais', c'est ma tournée :
« la décision qu’il faudra être prise »
« les chefs de produits seront zaussi t’impliqués »
« dans une approche systémique grâce à des contacts en Europe je pense qu’on va faire des opportunités de business que l’édition n’a même pas idée »
« ça coûte l’œil de la tête »
« comme dirait chèquesspire, il y a un fruit pourri dans le schmillblik »
Mouais mouais, mouais… et devant nos amis auditeurs tu parles comme ça aussi ou c’est juste pour moi et mes lecteurs ?08:25 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie de bureau, problèmes de langage, management, chef, humour
16.05.2008
Je rêve ou Grominet me fait du plat ?
Je lance à peine un tout petit mail pour provoquer une réunion histoire que les gens arrêtent de faire tout et son contraire chacun dans son coin sans prévenir personne et qu’après on se retrouve comme des cons devant nos prestataires. Grominet s’insère dans la boucle (sans doute parce qu’une des fayotes l’y a mis, moi j’ai rien demandé). M’en fiche, je propose mon ordre du jour ajoute quelques commentaires. Réponse à tous de Grominet : « excellente initiative » car on lui a appris que la reconnaissance avec ses collaborateurs c’est important. Même si ça fait depuis janvier qu'il m'évite soigneusement.
Juste avant d’enchaîner sur un poudrage en règle de la responsable du projet parce qu’elle n’a pas eu l’idée de provoquer cette réunion toute seule (c'est-à-dire qu’elle n’ose pas aller faire pipi si Grominet ne lui a pas soufflé que c’était une bonne idée, donc forcément…)Après moults échanges de mails (alors que nous sommes tous au même étage dans des bureaux les uns à côté des autres mais l’échange de mails groupés pour ne rien dire ici, c’est une institution, par contre quand il s’agit de prendre une décision, si ce miracle arrive, ça se fait à l’oral, histoire de pas laisser de traces) nous arrivons à caler une date et un horaire et même qu’il y a une salle de réunion disponible (c'est-à-dire que depuis qu’il y a des mangeurs de gouda qui ont débarqué pour faire un audit, ils squattent les salles afin de se mettre d’accord sur qui ils vont dégommer en premier… Ce qui est idiot, ils n’ont qu’à me demander) Je confirme donc tout ça pour que ce soit clair. Réponse de Grominet, cette fois adressée à moi-même toute seule personnellement.
Pour me dire qu’il faudrait qu’on cause avant.
Moi, jeune innocente, encore toute retournée par mes grandes problématiques opérationnelles je saute à pieds joints sur l’occasion (c'est-à-dire qu’il me fuit un peu en ce moment alors que j'ai un peu besoin qu'il me valide certaines choses vu qu'on a rien le droit de décider sans son auguste accord) et réponds que oui c’est important avant de lui lister toutes les choses qu’il faudrait traiter ensemble et que ce serait bien justement de se voir pour faire le point sur ma position par rapport aux différents projets en cours (et non ma position préférée, je tiens à préciser)
Réponse de Grominet, savoureusement énigmatique : « Je pensais à plein d’autres choses, moi..» Heuuuu… si c’est pour me demander pour la centième fois : « ça va toi ? » sur un ton paternaliste, ou « tu as des problèmes perso en ce moment ? » avec l’air très concerné ou enfin « et ton genou, comment va-t-il ? » l’œil triste, je répondrais dans l’ordre « oui, mais ça va encore mieux quand tu me parles pas, et au fait, tu te fait virer quand ? » « non, mais ça finira bien par arriver, j’aime les embrouilles. Et puis d’abord est-ce que je te demande si c’est pas difficile pour toi d’être amoureux en secret de cruche alors qu’elle s’en fout de ta gueule parce que t’es moche comme un pou que tu fais un 1m12 et qu’en plus, tu pourras bientôt plus frimer avec ta caisse de fonction pour lever des pintades gourdasses caissières au monoprix, puisque tu vas te faire virer comme un malpropre dans un mois et que tu pourras jamais bosser ailleurs tellement t’es insupportable et incompétent » , « mon genou va très bien, merci pour lui mais le tien va se prendre un coup de talon pile dans la rotule si tu continues à me fatiguer ».
En fait, j’aurais la réponse quelques minutes plus tard. Le bonhomme voulait tenter pour la millième fois de me convaincre de continuer à faire la potiche au Crillon avec les avocats quand je n’ai justement pas été recrutée pour ça et que je lui ai dit cent fois que j’avais bien voulu jouer le jeu l’année dernière pour rendre service au département mais que je voulais cette année vraiment travailler sur la mission qui m’a été confiée lors de mon embauche. Je crois qu’il a été déçu.
10:01 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie au bureau, chef, relations de travail


