mardi, 25 août 2009

Draguer une blonde dans la ville, c’est facile

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C’est une requête récurrente dans mes stats. Les gens semblent se demander furieusement comment qu’on fait pour draguer une blonde.

A chaque fois, je dis qu’il faut sortir sa gold, habiter un triplex au cœur de Paris, lui ouvrir un compte au bon marché et lui offrir une bague à vingt plaques.

Ou alors je prétends que c’est pas des questions qui se posent, que t’as qu’à faire marcher un peu ton cerveau, espèce de fainéant. Merde alors.

 

Histoire de brouiller les cartes, quoi.

Je sais, je suis pas la moitié d’une nouille.

 

Mais aujourd’hui, je vais vous lâcher un scoop de malade sur comment aborder une blonde, et pas n’importe laquelle. Une blonde dans la ville. (Mais promis, j'arrête de vous dire qu'en fait je suis Missmonde 2008, je voudrais pas donner l'air de me vanter)

 

 

La dernière fois, je rentrais de chez Oualter (ouais ça m’arrive) et dans le RER, y’avait deux types qui discutaient à côté de moi.

Je suis plongée dans mon bouquin (La physique des catastrophes dont je parlerai peut-être un de ces quatre) je suis à peine consciente de leur présence.

Quelques stations plus tard l’un des deux se lèvent et sort.

 

Quelques stations encore plus tard, c’est mon tour. Le type à côté aussi.

Alors qu’on se dirige tous deux en même temps que les autres vers le couloir de correspondances je sens qu’il me regarde avec insistance.

 

Dans ce genre de cas de figure, je choisis toujours entre deux options :

- Si je suis de mauvaise humeur, j’ignore le malappris et fais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il arrête de me dévisager et surtout par pitié qu’il n’ait pas l’idée de m’accoster.

- Si je suis dans de bonnes dispositions, je peux jeter un coup d’œil discret et évaluer rapidement la nature de son intérêt (demande de renseignement/matage intempestif/tentative de drague/…)

 

Et, toujours suivant mon humeur, des fois je tourne les talons aussi sec en faisant hop j’ai rien vu (super discret comme vous l’aurez deviné) ou alors je me fais aimable (ça m’arrive) pour aider la personne. (si c’est une demande renseignement, hein, parce que tentative de drague comme ça au débotté, j’aide jamais, faut pas pousser.  

Ma devise étant : on vit dans un monde cruel, aider les moins dégourdis n'est pas un vrai service à leur rendre, jette-toi à l'eau, on verra si je te jette une bouée.

Ouais l'égalité des chances, c'est une grosse connerie pire que le père Noël, je l'ai toujours dit et c'est pas pour rien que je travaille chez les bataves.

Bref.

Là, l’homme semble s’interroger. Je le range donc dans la case « demande de renseignement ».

Je le regarde donc et lui demande un truc du style « ouiiiii ? »

« excusez-moi, mais… Vous n’auriez pas écrit des bouquins ? »

 

Sensément stupéfaite, j’éclate de rire…

 

Comment te dire ? Disons que j’ai essayé mais JP Enthoven et consorts n’ont pas trop adhéré.

 

J’essaie d’expliquer cela en restant concise et rapidement. Donc il ne comprend pas. Il insiste

Tellement même que j’en viens à douter : quoi ? J’aurais pu publier un truc sans m’en souvenir ? C’est possible ? » (bon d'accord des fois, je suis tellement saoule que j'oublie le lendemain que je me suis tapée un méga gadin dans des escaliers mais quand même)

 

Devant mon air confondu, il reprend :

« vous êtes sûre ? Je suis persuadé de vous avoir déjà vue quelque part... à une émission… ? »

 

Ah. Cette fois, c’est clair, non, c’est pas moi.

Le seul endroit où tu as pu me voir en tête d’affiche, c’était dans mon catalogue que même j’ai écrit et signé l’édito. Mais je vois pas trop comment tu pourrais me reconnaître rapport que la photo elle a été retouchée passeque j’avais des gros cernes, ce jour-là (la dure vie de star : on fait la fête jusqu’à pas d’heure et le lendemain faut assurer en séance photo)

Et puis, je peux me tromper, mais je crois que ça n’a pas de rapport.

 

Bref, j’ai souri gentiment et je lui confirme qu’il confond.

 

Il n’empêche, je suis flattée, j’ai une tête d’écrivaine, c’est classe. Ca me change des comparaisons avec Missmonde 2008

S’il avait été canon je lui aurais proposé de boire un verre. Hélas, il était très moche alors je suis plutôt allée prendre mon métro.

Comme quoi, des fois, la blonde, pour la draguer, c'est pas compliqué, il suffit de chatouiller ses pauvres velléités littéraires. A bon entendeur, Clive, si tu me lis, tu sais ce qu'il te reste à faire...

mercredi, 12 août 2009

J'ai un aveu à vous faire

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Ami lecteur, ça fait deux ans, maintenant, qu’on se connaît. Enfin. Qu’on se connaît virtuellement, s’entend.

Parce qu’à part quelques happy fews, genre comme miss400 ou le bonbon, vous ne savez pas à quoi je ressemble.

Et, je le sais, ça vous tracasse.

 

A quoi ça ressemble, en vrai, une blonde dans ville faite de pétales de rose dans le dedans d'elle même ?

 

«Si ça se trouve c'est un gros gnome chauve avec une verrue sur le nez»

que vous vous dites.

 

Vous aves tout faux.

En vrai, voilà, j'ai décidé de lever le voile. 

Il est quand même temps que je révèle la vérité.

 

Je suis une jeune russe de 19 ans, je m’appelle Ksenya Sukhinova  et j'ai gagné le concours de miss monde en 2008.

 

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 Je suis belle hein ? Je sais, on me le dit souvent... De quoi ? Mes faux cils ? M'en parle pas je vois plus rien depuis qu'ils m'ont collé une perruque sur chaque oeil

 

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Oh my god, tu m'as bien eue, je t'ai vraiment crue quand tu m'as dit que Flipper le dauphin n'existait pas en vrai... T'es une sacrée coquinette, toua, hihihi

 

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Hihi… j’ai une jupe fendue.

Elles ont l’air intelligentes, hein, celles qui ont perdu alors que moi j’ai gagné ? Et mon siège il est léopard rose, la classe ultime

 

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C’est con, si elles avaient été blondes comme moi, elles auraient gagné. Faut pas être grand clerc pour le deviner, pourtant… Je me demande si ça se voit que j'ai fait des UV et que je suis maquillée à la truelle...

 

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Stop ! J’ai quelque chose de très important à vous dire…. Heuuu… Je suis blonde et je suis belle et je sais agiter le bras comme personne

 

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Coucou public chéri ! Tu vois que je sais agiter le bras comme personne ! Avant c'était le gauche, là, c'est le droit, je suis super forte en coordination

 

 

 

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Hihihihi ! Je viens de comprendre ta blague sur Toto de la semaine dernière, elle est trop drôle !

 

 

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P'tain, j’en peux plus de sourire comme une conne, j’ai une crampe

 

Vous ne me croyez pas ?

 

Vous voulez des preuves ?

 

Je vais vous en donner :

 

Samedi dernier je repartais d'une séance de travail sur le scénar de bd en cours. Je sors du métro de la ligne 8 et prends mon couloir de correspondance.

Un jeune garçon me précède, il se retourne régulièrement et me dévisage.

 

Et allez, encore un con qui va m'aborder pour me dire "vous êtes ravissante", pfff, y'en a marre, je vais encore lui répliquer "oui je sais" pour le rembarrer.

 

Il finit par s'arrêter dans les marches et lorsque j'arrive à sa proximité il me dit un truc. Que je ne comprends pas.

 

«Pardon ?» Que je lui réponds.

 

Il me répète «vous ressemblez beaucoup à Miss monde de l'année dernière»

 

J'aurais pu répondre :

- je te donne un point pour l'originalité mon brave, mais t'as pas l'air vraiment riche alors mon numéro de téléphone c'est dans ton cul

Ou

- c'est mon air intelligent qui te fait dire ça ? En louchant

Ou

- chut, je suis là incognito

 

A la place, j'ai gloussé et grogné un vague merci.

Merde, je suis démasquée

 

J'vous laisse y'a madame de Fontenay qui m'appelle, c'est l'heure de ma dragée fucqua

mercredi, 08 avril 2009

Episode 28 : Les feux d'l'amour à plougastel, épilogue

 

 

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Voilà, ça y est c’est la fin !

 

Le dernier épisode de la série déjà culte les Feux d’l’Amour à Plougastel comme dirait notre ami blackmilk et approuvé par la directrice artistique de ce blog très-très intelligent.

 

 

Je sais, vous êtes tristes que ce soit fini mais en même temps hyper impatients d’enfin connaître la chute…

 

Lebreton va-t-il révéler qu’en fait il est un descendant caché de Gustave F. et cela va-t-il faire immédiatement craquer la blonde à qui des détails vraiment très cons suffisent, y'a qu'à voir avec ONG man ?

 

La blonde va-t-elle revenir sur sa décision de rupture ?

 

La blonde et Lebreton, de façon aussi soudaine qu’incompréhensible, vont-ils se jeter l’un sur l’autre en s’arrachant tous leurs vêtements juste avant de se livrer à des actes que la morale réprouve ?

 

Lebreton va-t-il révéler qu’en réalité, suite à une opération chirurgicale menée à hong-kong par un spécialiste de les States on lui a retiré le foie de veau qu’il avait dans la bouche et maintenant il embrasse super top bien ?

 

Lebreton va-t-il avouer qu'il avait compris que le faux profil c'était la blonde et qu'il voulait voir jusqu'où la blonde était cap' d'aller pour le tester ?

 

Et bien c’est ce que vous découvrirez en lisant cet épisode dont j’ai laissé la chute intacte, genre sans le moindre commentaire, pour ça, je vous laisse vous en charger.

 

 

 

 

Vous nous avez quittés sur un moment hypra fort, genre un retournement de la mort qui tue : alors que la blonde, pleine de volonté prend enfin le taureau par les cornes pour quitter Lebreton, ce dernier réussi, en la flattent honteusement à la faire douter subitement.

 

Après son aveu genre comme quoi je suis une fille tellement intelligente et culturée que ça lui file des boutons complexes, un ange est passé

 

dites coucou à l’ange :

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Il me voit silencieuse et méditative il prend l’une de mes mains et me dit

« écoute, et si on se laissait un peu de temps pour réfléchir ? »

 

Là, je sais pas pourquoi ça n’a pas été le cas plus tôt mais je me rappelle brutalement qu’il n’y a pas si longtemps monsieur-impressionné-qui-veut-se-laisser-du-temps-histoire au moins de pouvoir me sauter rien qu’une fois avant d’en finir a donné son numéro de téléphone à une fille qui ne le lui avait pas demandé et qui n’existe même pas pour de vrai (pauvre nouille)

Je le regarde, esquisse un gentil sourire engageant :

« tiens, et au fait, tu y vas encore sur le site ? »

Léger tressaillement, il prend son verre et boit une gorgée pour se donner une contenance, je retiens un sourire ironique.

« heuuuu non je n’ai pas le temps en ce moment »

Conscient que c’était pas la bonne réponse il repose son verre précipitamment et reprend tout aussi précipitamment :

« enfin, j’ai pas le temps, c’est pas ce que je voulais dire, disons que non, en ce moment non, et toi ? »

(on notera au passage la tentative très subtile pour détourner le débat)

Sauf que moi, vu qu’il y a le gros maboule de l’informatique chez Oualter qui me court après depuis que je suis arrivée (visiblement, "non" est un mot qui ne fait pas partie de son vocabulaire de même que "je ne suis pas intéressée" ou "merci mais non merci") qui me harcelait sur mon (vrai) profil, je l’ai supprimé. Ce que je lui explique.

 

On ne revient pas sur le sujet j’ai la réponse que je voulais.

Le dîner se passe, on discute de tout et de rien, étrangement je le sens plus détendu que d’habitude mais je le suis aussi. Et puis, lors du dessert, il réembraye sur notre préoccupation principale, essaie de tâter le terrain.

Je lui réexplique qu’à mon avis, même sans bien se connaître, si le côté survolté des premiers débuts n’est pas là c’est que l’attirance non plus, donc oui, je suis d’accord avec lui on pourrait apprendre à mieux se connaître mais je ne vois pas cette relation déboucher sur un versant sentimental.

Gentiment, il replace ma frange au-dessus de mes sourcils me dit qu’il aime bien cette frange, et puis, ne me demandez pas pourquoi, on embraye sur le fait d’être blonde, tout ça, qu’avant je ne l’étais pas, bref. Passionnant quoi. J'ai beau me moquer mais on notera à cette occasion que mes sujets de conversations avec lui volent aussi hauts que les siens avec moi.

Voilà, il est minuit, je sais très bien qu’il aimerait bien malgré tout conclure la soirée par une prise de connaissance biblique et je lui fais comprendre diplomatiquement qu’il serait peut-être temps qu’il regagne son chez lui parce que demain il y a école.

On se lève, je l’accompagne à la porte, il sort, va appeler l’ascenseur avant de revenir sur ses pas comme d’autres l’ont déjà fait avant lui, replace une dernière fois ma frange et dit :

« en fait, tu sais, je crois que j’aurais vraiment aimé te connaître en brune »

 

 

mardi, 07 avril 2009

Episode 27 : la fin du foie de veau ?

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 MESSAGE PERSONNEL : Miss400, regarde pas l'image, tu vas vomir

 

Histoire de bien chiader mon truc, cette fois, j’ai décidé de maîtriser le cadre des hostilités pour la discussion de rupture avec Lebreton.

Nan parce que je sais, je suis une vraie merde quand il s’agit de plaquer les mecs, c’est entendu, mais je vais pas m’y reprendre cent fois et puis c’est l’occasion de m’entraîner et donc de faire des progrès.

 

J’ai donc invité Lebreton à venir dîner chez moi.

Entre temps, je ne sais pas pourquoi, je me reconnecte au site via mon faux profil.

Une intuition, comme on dit.

Et je vais voir sur son profil à lui. Comme ça, juste pour voir.

Dernière connexion ?

Il y a une heure.

Tiens, c’est dingue ça… Moi, depuis que je le connais je ne vais plus jamais sur ce site. Comprends pas.

 

Et le lendemain, vous ne devinerez jamais qui m’envoie un mail sur mon faux profil…

Notre ami Lebreton.

Mais oui parfaitement.

Et dire que j’ai pas voulu dire trop fort devant témoins que je voulais le larguer...

Si j’avais su.

Bof non, en vrai, même si j’avais su, je l’aurais pas fait quand même, comme dirait ma chère moman « c’est pas parce que ton voisin est stupide que tu as le droit d’être stupide » (l’adjectif stupide pouvant être remplacé par tout ce qui vous passe par la tête : alcoolique, gros nase, breton, radin…)

 

Bref.

 

Comme je suis joueuse, je réponds au mail, il me répond, tout ça. Alors que la conversation est engagée, je coupe court, non par calcul mais parce qu’en vrai j’ai un métier et pas que ça à foutre de jouer avec un faux profil.

 

Le lendemain, j’y reviens, dis que j’ai eu du boulot tout ça, il me répond un truc dément :

« t’inquiète pas, je comprends. On va faire plus simple : 06 45 … »

 

Nan mais je rêve.

 

Ce gros blaire est infoutu de me donner son digicode mais il refourgue son numéro de téléphone à la première greluche croisée sur un site de rencontre après seulement deux ou trois jours alors qu’il n’a même pas vu sa photo et qu’elle lui a débité des banalités sans intérêt ?

 

Le jour du dîner arrive.

Lui aussi.

On attaque par un verre de vin et quelques petits amuse-gueules tandis que le saumon finit de cuire. Et lorsqu’il pose sa main sur mon épaule avant de chercher à m’enlacer, je me recule, le regarde bien en face et lui :

« il faut qu’on discute » (ouais, je sais, trop méga originale l’entrée en matière)

Il a beau être breton et radin, il n’en connaît pas moins la signification de ce genre de phrase.

 

Comme il y a des limites aux coups de canif que je peux porter à mon ego je vous referai pas le discours (de toute façon j’ai oublié ce que j’ai bien pu raconter) qui était aussi original que son introduction. Mais en gros, l’idée générale c’est que le courant ne passe pas comme il devrait au début d’une relation, que ni l’un ni l’autre n’est empressé que par exemple un jour il ne m’a pas donné la moindre des ses nouvelles et qu’en temps normal ça aurait dû m’agacer alors que ça n’a justement pas été le cas, que donc je pourrais continuer à faire semblant, juste pour me dire j’ai un copain mais que je n’ai pas envie de me servir de lui. (je sais je suis une fille exceptionnelle avec une grandeur d'âme pas croyable)

 

Il m’écoute avec attention et me dit qu’il a ressenti aussi ce flottement, qu’il n’est pas surpris mais qu’il a l’impression, avec moi, de manquer un truc parce qu’il n’a pas réussi à me connaître vraiment, que, parfois, quand je suis détendue et que je souris, je deviens facile d’accès mais que la plupart du temps je parais tendue, sur la défensive et que c’est difficile de m’approcher et que donc c'est le stress de la pression qui fait qu'il embrasse comme un gros foie de veau pas cuit. C’est pas le premier à me le dire, et j’en suis moi-même consciente, donc tout à coup je doute.

 

Je lui renvoie donc son analyse : lui aussi, quand je pose des questions sur lui, essaie de mieux le connaître, il se referme, il change de sujet ou répond de façon tellement brève et évasive que l’on n’apprend rien.

Il l’admet et me précise d’une petite voix « en fait, je ne sais jamais quoi répondre parce que je ne suis pas sûr que ce que je pourrais dire te plairait et j’essaie de deviner »

 

Rooooh, c’est trop choupinou, malgré ses 35 balais il agit comme une fille de 15 ans qui cherche à travestir ce qu’elle est en fonction de ce qu’elle imagine de ce qu’attend l’homme qui lui plait. (ce qui souvent en plus est différent de ce qu'il attend vraiment mais je ne vous apprends rien).

 

Il ajoute : « bin oui, tu m’impressionnes un peu, tu t’intéresses à plein de trucs, tu lis vachement, t’es cultivée et je me doute à t'écouter qu’on ne vient pas trop du même univers, alors… »

 

Cette fois je reste interdite. C'est bien la première fois qu'on dit un truc pareil...

Je m'intéresse parce que je suis curieuse mais je le suis toujours moins que d'autres, certains seront à l'aise sur n'importe quel sujet, moi, c'est tout de suite vachement plus limité (tu me parles de Rugby ou de comptabilité belge, tout de suite, je suis larguée, par exemple). Je lis, certes, mais moins que d’autres et histoire de te mettre à l'aise tout de suite ça m’est même arrivé de me taper des Alexandra Ripley à la chaine (mais chut c'est secret), alors bon, genre je suis cultivée faut pas pousser non plus.

 

Bref.

Le petit con a réussi à ébranler finalement mes certitudes. Parce que oui vous jouer les violons de la grande humilité genre meuh non je suis pas si parfaite, ça va bien un moment mais il faut quand même bien avouer que j'ai déjà dû inspirer de la tendresse, de l'attachement, de l'affection, de la curiosité et même de l'attirance aux z'hommes que j'ai croisés (bon et puis aussi des vrais sentiments avec de l'amuuur dans le dedans) mais impressionner un mec au point de lui couper ses effets, jamais. Genre y'a un mec qui m'admire un peu ? Ouaouh... ça c'est classe... 

Et: je me dis, à mon tour, que si ça se trouve je l’ai condamné un peu vite, il ne s’est pas livré, moi non plus, c’était difficile de construire une complicité sur un terrain pareil...

 

La suite demain… peut-être… hihihihi

 

lundi, 06 avril 2009

Episode 26 : toujours s'y reprendre à deux fois

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La dernière fois, je vous ai abandonés sur un suspens insoutenable, je sais, je suis une pourrie mais j'assume. C'est que j'ai des espaces pub à vendre, moi.

 

Donc un bref petit (bref petit c’est pas du tout redondant, vous me direz et vous auriez raison mais je le laisse quand même j’aime pas la simplicité) rappel des faits : comme je suis peut-être lâche mais que j'aime faire les choses proprement même si je dois m'y reprendre à deux fois, j’ai donc revu notre ami Lebreton.

 

Cette occasion devait être celle de : ZE DISSE-CU-CHIONNE.

 

Genre, oui, t'es sympa même si c’est pas suffisant et que t’as pas de conversation en dehors de ton boulot, tout ça, mais tu vois, c'est pas toi, même si en vrai c’est complètement à cause de toi parce que t’es un bas du front qui s’intéresses à pas grand chose, c'est moi, j’aime pas les bretons qui embrassent comme des tranches de foie de veau, je suis pas prête à vivre une relation et surtout pas avec toi, même si j’ai voulu me convaincre du contraire, y'a un courant qui passe pas mais ça n’a rien à voir avec la mer et encore moins avec la bretagne, tout ça. Le discours, vous le connaissez par cœur.

 

Sauf que.

 

Il avait prévu un autre programme pour la soirée. Genre plutôt bar bruyant et concert dans la foulée.

 

Et, je sais pas vous, mais moi, hurler à quelqu'un qu'on veut en rester là parce que comment dire on le sent pas tout ça et qu’en plus il embrasse comme un foie de veau pas cuit, devant 100 personnes qui potentiellement risquent de s’arrêter brutalement de parler pour écouter mon joli discours, je me voyais pas trop le faire. Je sais, ça vous étonne mais que voulez-vous, chacun ses petits blocages.

 

A la place, on a bu un verre, puis deux, puisque c’était happy hour et que Lebreton s’il ne m’a jamais invitée au resto de sa vie n’est pas du genre à gâcher les opportunités d’économies, on a discuté de tout et de rien et j’ai passé mon temps à sursauter à chaque geste tendre qu’il ébauchait.

Ouais, ch’uis bien d’accord, c’est vachement discret comme attitude.

 

Et comme je suis une fille qui somatise vachement et qui avait hâte de se débarrasser de Lebreton rapport que si je pouvais pas le larguer ce soir-là, inutile de perdre du temps à se voir, j’ai même coupé court à la soirée, genre je me sens pas bien du tout (ce qui n’était pas faux) ça t’ennuie pas si je rentre chez moi ?

Bon, il a bien l’air un peu décontenancé voire déçu mais comme c’est un gentil garçon il accepte sans broncher.

Une fois chez moi, sensément soulagée, je me sens immédiatement très merdeuse d’avoir pourri sa soirée. Eh oui, car je suis du genre à culpabiliser pour un rien, c’est pas Miss400 qui vous dira le contraire.

Donc j’envoie un SMS pour m’excuser.

Réponse ?

Oui, réponse, et réponse qui vaut des points : « c’est pas grave, même si ça m’embête parce que j’ai rien à manger chez moi ».

J’en suis restée baba.

Ah ouais ?

En vrai, le seul truc qui t’ennuie dans le fait d’être rentré plus tôt chez toi c’est de rien avoir à bequeter ?

Vous le croirez ou non mais ma culpabilité et mon appréhension d’avoir à le tej s’envolent aussitôt.

 

Je fixe un deuxième rendez-vous. Et cette fois-ci chez moi, car j’ai bien l’intention d’être sur mon territoire pour dire ce que j’ai à dire. Je sais, c’est pas sympa pour lui parce qu’il va certainement s’imaginer que si je l’invite chez lui c’est pour conclure la soirée – enfin ! – par des grivoiseries sans fin jusqu’au petit matin mais tant pis. Ma priorité c’est d’en finir avec cette histoire au lieu de jouer les prolongations et s’il est déçu de pas conclure bin c’est pas mon problème, je vais quand même pas coucher avec lui pour m’excuser de le larguer, si ?

 

To be continued c’est l’heure de la pub

jeudi, 02 avril 2009

Episode 25 : la blonde prend de bonnes résolutions

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Lorsque nous nous sommes revus, avec Lebreton, le moment avait un léger goût d'oeufs de lump pourris, de chiantitude profonde et de rencontre labiale avec une tranche de foie de veau.

Moment à la suite duquel Lebreton me propose de rester dormir chez lui.

 

Et après quelques secondes d’hésitation, la voix de la raison l’emporte.

De toute façon, s’il m’embrasse encore, cette fois c’est sûr, je vomis et comme je suis polie, j’évite de vomir chez les autres alors mieux vaut déguerpir.

 

Du coup, à la place, je rentre plutôt chez moi sous un prétexte bidon.

Je sais je suis lâche mais c’est pas une nouvelle.

 

Sur le chemin, je réfléchis à tout ça et le compare (une fois de plus) avec mes ex. Et il est évident que par rapport à ces derniers, il manque quelque chose. Quelque chose d’essentiel et qui ne peut se créer artificiellement, quelque chose qui me laisse à penser que ça ne va pas marcher entre nous et je ne veux pas me forcer à essayer.

Ouais, je sais, pour vous, amis lecteurs, ça pouvait apparaître comme évident dès le début mais non seulement je suis blonde donc il faut du temps pour que les infos montent jusqu’au cerveau mais en plus j’aime bien m’aveugler et m’acharner quand ça marche pas.

 

Il n’empêche, cette histoire m’embête. Pourquoi, me dis-je, le courant ne passe-t-il pas ? Au début, c’était bien, j’ai aimé ses baisers, j’ai été contente de le voir le vendredi avant son départ, j’avais hâte de le retrouver à son retour et là, c’est la douche froide.

C’est quoi le problème ? Il est trop gentil, trop tendre et ne me sentant pas en danger ça ne m’intéresse pas ?

Ouais, ouais, ouais. Je sais, en réalité, c’est juste qu’après m’être pris plusieurs vents, je me suis davantage attachée au fait qu’un type me relance plutôt que de me demander s’il me plaisait vraiment. Peut-être même que j’ai poussé l’odieux crime jusqu’à vouloir juste un copain pour avoir un copain genre pour pas être toute seule et me livrer enfin à des actes que la morale réprouve par la même occasion tellement je suis une femelle en rut.

Je sais, c’est moche, je suis tombée vraiment bien bas.

 

J’ignore si nous allons nous revoir et encore davantage quand mais il me semble évident qu’il faudra que je lui parle et que je lui dise que ça ne fonctionne pas et qu’on va en rester là. Voilà. Ok c’est pas le genre de discussion que j’aime le plus lancer dans la vie, je les foire tout le temps souvent, même, pour être tout à fait honnête, mais sur c’t’action, mon ego ne se remettrait jamais si c’était Lebreton qui devait prendre l’initiative à ma place.

 

Bref.

Pour laisser passer le temps et sans doute aussi pour me faire un peu mariner, Lebreton, lorsqu’il me donne à nouveau de ses nouvelles soit le lendemain, propose que l’on se voie… Le samedi.

Très bien samedi. Ça sera toujours ça de jours de gagnés avant de se fader une discussion que j’ai pas envie d’avoir. Il prend l’initiative du programme. Ce sera un concert.

Ah.

Un concert ça m’arrange moyen pour tout dire. Bin voui, je peux me tromper mais je ne crois pas que ce soit l’endroit idéal pour mener un discours de rupture en bonne et due forme.

 

Mais, comme je suis faible gentille, j’accepte et propose que l’on boive un verre avant. Avec du bol, on trouvera bien un petit bar un peu tranquille sans trop de monde pour que je lui parle.

 

Le samedi arrive, je suis pile à l’heure pour le rendez-vous. Mais je suis bien la seule.

Pour sa soirée de rupture, monsieur se pointera avec une demi-heure de retard, me laissant ainsi l’occasion de faire monter la pression et donc l’appréhension. A force d’avoir répété cent fois le discours à tenir, je ne sais plus ce que je dois dire…

 

Il arrive et je m’étais dit, quand vous vous verrez, tu lui fais la bise. Déjà, ça plantera le décor.

Complètement à l’ouest, je ne tourne même pas la tête quand il me tape un smack. Bravo. Bien joué, la blonde !

Et je ne me rebelle pas davantage quand il me traîne dans un bar bondé avec de la musique qui beugle dans les hauts parleurs histoire d’arranger le tout…

 

La suite au prochain épisode, hihihi... Peut-être demain... Ah non pas demain, puisque demain c'est le jour de l'horocoperie du vendredi, alors ce sera pour la semaine prochaine...

 

 

 

mardi, 31 mars 2009

Episode 24 : où la blonde fait preuve d'une lâcheté sans faille

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Dans l’épisode précédent, la blonde s’apprêtait à fêter ses retrouvailles avec Lebreton après une semaine de séparation où elle s’était pas mal interrogée, l’air de rien, sur cette histoire ou ce qui en tient lieu parce que bon, pour l'instant, question histoire, y's'passe pas grand-chose malgré un bôgeste.

 

 

Le Jour J, faut pas croire, elle est partagée entre l’appréhension et l’enthousiasme.

Une fois en bas de son immeuble, puisque le petit bonhomme n’avait pas daigné lui donner son digicode la dernière fois, elle l’appelle, s’attendant à ce que, ce coup-ci, il la fasse monter direct.

Que nenni.

 

Le goujat lui dit qu’il descend…

 

Comment vous dire…

Les retrouvailles dans un hall d’immeuble limite en pleine rue c’est moyen intime, quoi, comme moment.

Et puis c’est quoi ce truc de pas vouloir me donner son digicode ? Il a peur que je vienne le braquer ou quoi ?

 

De la même manière, dans le métro, j’avais hâte de le retrouver.

Une fois l’un en face de l’autre bin… y’a un genre de charme un peu rompu.

Alors ok, je sais bien, le coup du digicode ça m’a refroidie mais il n’y a pas que ça…

C’est une chose de s’envoyer des SMS et de fantasmer une relation « virtuelle » et d’anticiper les joies de retrouvailles avec un parfait inconnu en se souvenant de ce qu’avaient été celles avec quelqu’un sur qui on avait déjà eu le temps de cristalliser un peu, c’est en une autre de se retrouver face à homme qui :

1/ vous accueille un peu froidement

2/ ne vous parait plus si mignon une fois devant vous (sans doute qu'il ne vous a pas accueillie avec l'enthousiasme et la chaleur qu'on attendait, j'admets).

 

Et pire que tout, quand on s’embrasse… contrairement à la dernière fois, bin j’ai vraiment pas trouvé ça agréable… Genre, je suis en train de rouler une pelle à une grosse tranche de foie de veau... Et ça, c’est un signe qui ne trompe pas. Et qui met fin direct à ma joie de le revoir. Dans quel guêpier je me suis encore fourrée ?

A peine arrivée, donc, je regarde ma montre en me demandant quand est-ce que je vais bien pouvoir m’échapper.

Sauf que.

Si je suis un peu refroidie par l’accueil c’est pas une raison pour tout bazarder sans avoir été chercher plus loin, c’est juste un léger décalage entre ce que j’ai fantasmé et la réalité, décalage qui a besoin de cette soirée pour s'estomper.

 

Bref, on discute un peu de son voyage, juste dans les bras l’un de l’autre.

Lui, il est tendre et moi je suis plus que passive. Plusieurs fois, j’hésite à lui dire : « écoute, je ne le sens pas, il y a un truc qui ne passe pas entre nous, je crois qu’on devrait en rester là ».

Et puis je manque de courage, je me dis : "tu ne vas quand même pas le planter juste le jour de son retour, alors qu’il a dressé une jolie table, préparé le dîner, ce serait super pas sympa de l’obliger à se retrouver soudain tout seul comme un con devant sa table pour deux, son dîner, fais un effort, essaie au lieu de le rejeter sans essayer un peu".

Il tente plusieurs fois de m’embrasser, je garde les lèvres obstinément closes, nous passons à l’apéro.

Sans connaître mes goûts, il tombe plutôt très juste, je m’accroche un peu à ce détail et même qu’il y a des œufs de lump. oué, je sais c'est beauf, en plus, (et Miss400 a sûrement son avis sur la question) je suis persuadée que c’est bourré de trucs répugnants mais j’aime bien ça, ça me rappelle mon enfance. Et j'assume.

Sauf que.

Sauf que c’est le drame.

Je croque dans un canapé et là… comment dire ? Un genre de goût de pourri plutôt caractéristique me retourne l’estomac. Deux minutes plus tard alors qu'on est en train de se rouler une mini pelle, qu'est-ce que je sens passer de sa bouche à ma bouche ? Un genre de grain d'oeuf de lumps

 

heeeeeeurk. Je ne te le fais pas dire. Je retiens de justesse un haut-le-coeur

 

La soirée la plus looooongue de ma vie ne fait que commencer.

 

Le dîner quant à lui est bon mais la discussion plus poussive que jamais. Parce que, disons, à part causer boulot, il a pas grand chose à dire et moi, au bout d'un moment, causer boulot ça me gonfle un peu. Je sais, c'est dingue mais c'est comme ça.

Plusieurs fois il me demande si ça va. Je réponds oui. En réalité, je suis mal à l’aise. J’ai vraiment envie de lui laisser sa chance mais quelque chose me dit que ce n’est pas la peine.

Pendant le dîner, je l’ai regardé bien en face et je me suis dit « il n’est vraiment pas vilain, pas idiot, pas inculte, au contraire, pourquoi je n’arrive pas à m’enflammer davantage ? C’est vraiment trop con »

 

Vers minuit, alors que je me dis que je peux raisonnablement m'enfuir sans passer pour une malapprise, je lui annonce gentiment qu'il serait temps de rentrer et de le laisse se reposer (ouais, je sais, c'est moche de s'échapper en l'excusant par de la fausse empathie, mais que voulez-vous, c'est comme ça, je suis une grosse hypocrite et j'assume). Le brave garçon semble surpris, c'est qu'il avait d'autres projets pour la fin de soirée (me demande bien lesquels, dis donc, surtout que moi, à la base, avant d'arriver j'en avais d'autres aussi) me demande penaudement si je ne veux pas rester dormir chez lui. J'hésite... Dormir dans les bras d'un homme ça me manque, c'est moche de se servir de ce garçon surtout que je compte pas du tout le remercier en faisant connaissance bibliquement...

 

mercredi, 18 mars 2009

Episode 22 : un inconnu vous offre des fleurs

lebret épisode 23.jpg

 

Je vous en avais déjà parlé, lorsque j’ai fait la connaissance de Scootman les circonstances ressemblaient pas mal à celles lorsque j’ai rencontré Lebreton.

 

 

 

 

Du coup, sensément, je compare les deux évènements.

De mon côté il me semble que j’étais vachement plus empressée que pour Lebreton.

Du côté de Lebreton, c’est pareil, c’est un peu timide. Et je me soupçonne d’être genre un peu en retrait à cause de ça.

 

Mais son départ et les premiers jours de son voyage troublent un peu l’analyse.

 

Car on s’envoie pas mal de SMS le D-Day, et même que c’est pas des SMS sans intérêt parce qu’il dit dans l’un d’entre eux qu’il a vachement déjà hâte de rentrer pour me serrer dans ses bras…

C’est trop choupinou…

Ma nature de blonde niaise me pousse à être touchée par ces simples petits mots hypocrites car c’est bien connu, tant qu’un homme n’a pas couché, il est prêt à débiter n’importe quelle fadaise.

Que même qu’il m’en envoie encore tout plein dès son atterrissage.

 

Le lendemain, même, il m’appelle pour prendre des nouvelles et tout et tout. Alors que bon, ça reste un séminaire de boulot et visiblement, il ne chôme pas. Techniquement, il pourrait très bien dire qu’il n’a pas le temps.

De mon côté, cette attention me flatte bien un peu et si j’ai un peu hâte de le retrouver à la fin de son séjour, je suis pas non plus méga-incroyablement-terriblement impatiente, genre il m'a trop méga grave manqué. C’est un signe. Mais comme j’aime bien m’aveugler je fais genre non ça veut rien dire.

En plus, pas de bol, Scootman me relance. Il voudrait bien qu’on dîne chez moi, il dit qu’il apportera le champagne. Et ça, je sais parfaitement ce que ça signifie...

Y’a du latex dans l’air…

 

Toujours aussi concomitamment, le surlendemain, entre deux échanges de SMS avec Lebreton, l’accueil chez Oualter (souvenez-vous Inge et Inga) m’appelle pour me dire qu’on m’a livré un crute.

 

Je me demande encore qui a bien pu m’envoyer 100 exemplaires de la revue du déchet radioactif joyeux et je descends en pestant.

 

Bin oui, je râle souvent.

 

Pourtant, cette fois, je devrais pas.

Parce qu’à l’accueil il y a un magnifique bouquet de roses qui m’attend.

Ouaouh…

 

La dernière fois que j’ai reçu des fleurs sur mon lieu de travail, c’était un prestataire pour louer mon professionnalisme tellement que j’étais la meilleure même si ça n’a pas empêché les gros rats d’affaires de me virer.

C’est vous dire mon niveau question admirateur secret.

 

Du coup, fébrilement je farfouille pour trouver la carte. Je suis sûre que c’est Clive O., enfin, qui, suite à la publication de ma photo retouchée sur nos supports de communication chez Oualter, a eu le coup de foudre (et je le comprends)

 

Raté.

 

C’est Lebreton. Me demandez pas comment il a fait des states, je sais pas. Ce que je sais en revanche, c’est que ça, c’est du genre bô-geste et que du coup, forcément, je sais pas quoi faire.

J’accepte l’invitation crapuleuse de Scootman ou j’attends le retour de Lebreton pour miser et voir ce que ça donne ?

 

Vous feriez quoi à ma place ?

lundi, 23 février 2009

Episdoe 18 : Où la blonde se remémore son passé (glorieux)

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Déjà, la dernière fois, Lebreton, au lieu de suivre le circuit traditionnel verre, puis dîner, puis dîner chez lui + galoche, m’avait un peu prise de cours.

 

 

 

Mais ce n’est que le début.

 

Et, ici, à ce stade, un parallèle s’impose.

L’année dernière, lorsque Scootman s’est mis en tête de me séduire, lui z’aussi, il était sur le point de faire un voyage.

Sauf que lui c’était au Japon et pas au States mais passons, ce n’est qu’un détail.

 

Et Scootman, lui, avait suivi le circuit traditionnel. Sauf que lors du dîner chez lui censé se conclure par de l’échange de salive, il avait été pris de timidité, tout ça, et j’ai bien cru que viendrait le moment où il me faudrait le violer si je voulais qu’il se passe des trucs.

Bref.

Voilà, on se roule de gentilles petites pelles, comme c’est un obsédé homme il essaie de me convaincre de rester "dormir" chez lui ; comme je suis une fille à principes je dis que je préfère rentrer ; il me ramène (obsédé mais galant, j’y tiens) on échange encore un peu de salive histoire d'avoir notre compte de miasme en bas de mon immeuble ; puis je remonte chez moi avec le sourire jusqu’aux oreilles comme une collégienne.

A peine mon manteau accroché, crac, SMS de Scootman me demandant si je ne veux pas le voir avant son départ, qu’il est encore dans ma rue, qu’il ne peut plus se passer de moi, tout ça. Oui, bon ok, j’exagère un peu mais c’est pour que vous compreniez l’idée.

 

Touchée, j’accepte donc qu’on se voit avant son départ pour le Japon.

Quant à l’issue de cette soirée, héhéhé, bin ça vous regarde pas, bande de malappris.

 

Le matin de son départ, j’ai droit à un SMS, juste avant il m’avait écrit un délicieux mail tout gentil et sentimental, à son arrivée, il m’appelle et il le fera régulièrement tout au long de son voyage entre deux mails enflammés.

A son retour, son premier geste est de venir me voir et de déposer à mes pieds moults présents.

Voilà.

Ça vous situe Scootman et les habitudes que j’ai prises quand un homme a l’insigne honneur de commencer une relation avec moi (faut bien préciser qu’avant, hein, genre avec L’Ex j’ai jamais eu droit à ce genre de traitement royal, je vous rassure tout de suite, mais c’est mieux dans ce sens-là que l’inverse) pourquoi vous dis-je tout cela me demanderez-vous ?

 

Eh bien c’est simple et vous le comprendrez dans le prochain épisode, coupure pub !

 

jeudi, 08 janvier 2009

Et tout à coup, un inconnu sonne à votre porte...

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Bon. En ce début d'année, je pourrais faire un billet sérieux sur Obama et Mac Cain (rien à voir avec les patates surgelées, je précise) même si c'est trop tard...

Ou engagé sur la crise financière et tout et tout, voire poétique sur le fond de l’air qu’est frais.

Même que je pourrais vous dire des trucs passionnants sur mes dernières lectures tout aussi passionnantes.

 

 

Mais je voudrais pas vous donner des complexes en vous montrant à quel point je suis plus maline et cultivée que vous. Et pis surtout, ça risquerait d'être vachement chiant, comme billet.

 

Alors à la place, je vais parler des pompiers.

 

Comment ça quel est le rapport ?

 

Ça me parait clair pourtant.

  

Faut dire que les pompiers et moi, c’est une très longue histoire.

 

Ça a commencé le week-end où j’avais soudoyé ma fratrie pour pouvoir inviter mes zamis dans la maison de famille et y faire la nouba jusqu’à pas d’heure nos cas marketing en retard et discuter de Kant.

Le soir, on avait fait un feu dans la cheminée (jusqu’ici, tout est normal) feu qui avait mal tourné rapport que des poutres dans le mur bin elles avaient commencé à prendre un petit coup de chaud, genre à fumer quoi (alors que nous même pas on avait fumé, le comble).

On avait appelé les pompiers, y z’étaient venus avec leurs gros camions, y z’avaient éteint le feu (mais éclaté une partie du mur) y z’avaient fait des grosses blagues bien lourdes, y z’étaient pas beaux mais c’était pas vraiment ce que je leur demandais (j’étais jeune et innocente)

 

Et depuis on continuait à se croiser de temps en temps, y refusaient de m’aider quand je les suppliais de me guider à la défense et je faisais exprès de pas répondre quand ils sonnaient pour avoir de la thune pour boire de la bière à la caserne leurs œuvres sociales.

 

Et puis, un jour, nos chemins se sont croisés de nouveau. On était le matin du 19 novembre 2007, j’avais un évènement, c’était les grèves, Scootman avait gentiment proposé de m’accompagner jusqu’à mon évènement en scoot, et, pas de bol, sur un passage piéton on avait glissé et je m’étais éclaté le genou.

Après avoir pris quelques minutes de trop à réaliser l’ampleur des dégâts Scootman a décidé d’appeler les pompiers.

Qui sont venus prestement dans leur beau camion rouge qui fait pimpon.

Que même c’est drôlement pratique de rouler dans un camion de pompiers quand c'est la grève et qu'il y a des embouteillages. (je vous recommande)

Et là, 3 beaux mecs m’avaient prise en charge, dorlotée, fait rire et tout et tout. (bon, Scootman, bien sûr, tu te doutes à ce moment-là je n’avais d’yeux que pour toi) et soignée et amenée à l’hôpital.

Au bureau, comme ce sont tous des chiens gens qui me connaissent bien, ils ont prétendu que j’étais prête à tout pour draguer des pompiers, même à me coucher sous les roues d’une voiture (enfin, d’un scooter en l’occurrence) ce qui est faux, bien évidemment, puisqu’à l’époque je n’avais d’yeux que pour Scootman, je le rappelle à toutes fins utiles.

 

Et depuis ?

 

Rappelez-vous, cet été, la 400 m’avait vivement conseillé d’aller faire un tour au bal classe des pompiers canons. Elle m’avait promis du sexe des conversations brillantes, de l’alcool et surtout un pestacle trop artistique quand ils se mettent tous à poil à minuit.

 

Comme je suis un boulet n’aime pas obéir bêtement aux ordres, je me suis plutôt rendue à la fête du 14 juillet de ma ville, le grand bal populaire où j’ai pu lancer des œillades aguicheuses au maire et pis guincher au son de l’accordéon et boire du rosé qui troue le bide. Le tout en me demandant, quand même, ce que ça aurait pu donner de passer la soirée entourée par des beaux mâles bien gaulés héros qui sauvent des vies tous les jours.

 

Et puis la miss400 elle m’avait vachement fait saliver sur la plastique de rêve des pompiers et comme j’aime bien vérifier ce qu’on affirme par moi-même (j’ai dû m’appeler Saint-Thomas dans une autre vie) je m’étais promis que l’année prochaine, j’irais au bal des pompiers de paris (puisqu’il est entendu que les autres sont moches avec du bide et pour avoir côtoyé les pompiers de Paris et ceux de la province profonde, je confirme)

 

Figurez-vous que pas plus tard que dimanche soir dernier. Alors qu’il était déjà 20h (bin oui c’est tard) et donc que j’étais en nuisette prête à me mettre au lit pour regarder des âneries au lieu de bosser sur la grande oeuvre, qui sonne à ma porte ?

Bin sur le moment je savais pas. (je sais, c'est dingue)

Et je me suis dit « misère, un voisin ! ». (j'aime pas les gens et mes voisins non plus, après faut se fader la conversation dans l'ascenseur et arroser leurs plantes quand ils partent en vacances)

Prudemment, j’approche du judas et regarde ce qui se passe sur mon pallier...

 

Suspens...

 

 

Il y a un homme.

 

Qui tient un grand truc rectangle devant lui.

C’est quand même pas l’heure de relever les compteurs d’eau, non ?

Mais si ça se trouve c’est vachement super important.

Alors, comme j'ai le sens du devoir et porte l'amour de mon prochain en étendard mais que je suis un peu pudique face à des inconnus, je prends un pull pour me couvrir précipitamment et j’ouvre timidement.

 

Devant moi se tenait un magnifique pompier.

Avec son calendrier de con.

 

Qui m’explique avec son plus beau sourire qu’il est là pour les calendriers.

Et moi j’aime pas ça les calendriers et j’aime encore moins qu’on profite de ma faiblesse pour me vendre des trucs de force parce que j’ose pas dire non.

Mais comme je suis faible et que j’ose pas dire non je prends quand même mon porte-monnaie. Le geste libère le pull qui me couvrait vaguement jusqu’ici.

Je farfouille dans mon porte-monnaie...

 

La vraie misère que même les retraités ils ont plus sur leur compte en banque et Natexis j'en parle même pas.

 

Je m’excuse en disant au beau pompier que j’ai pas trop de monnaie et il me répond, affable, que c’est pas grave, on peut donner ce qu’on veut.

Pendant ce temps, je comprends pas trop pourquoi mais il me demande mon nom et mon adresse que je donne docilement passeke que je suis bien élevée et que je réponds toujours aux questions qu’on me pose même les plus débiles.

Et puis, misérablement, je lui donne 1 euro.

« c’est tout ce que j’ai » dis-je piteusement.

Je vois bien qu’il fait une drôle de tête et dit merci sur un ton un peu distrait.

Après il me fait un reçu avec mon nom et mon adresse et la somme honteuse que j’ai versé et il s’en va.

 

Je referme la porte, pose mon porte-monnaie sur la commode et m’aperçois dans la glace de l’entrée.

Un sein dépassait artistiquement de ma nuisette pourtant déjà un peu serrée et courte.

 

Le truc c’est que j’arrive pas à savoir si je viens de mettre un terme à ma grande histoire avec les pompiers ou au contraire, de la renforcer pour la vie…

J'avais bien dit qu'au prochain bal des pompiers, je me mettrais à poil pour attirer leur attention et rentrer plus facilement... C'est un bon début.

 

La suite au prochain 14 juillet…

 

 

 

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