mercredi, 03 juin 2009
Au Waldorf on est écolo
Je vous ai déjà montré plusieurs photos de ma mini suite à Nouillorque, je ne vais pas recommencer, ça vous écœurerait complètement et je suis pas comme ça.
Néanmoins, je parlerai de notre salle de bain. C’est un sujet passionnant, on est bien d’accord. Et puis surtout, dans ce cas précis, ça va beaucoup intéresser Miss400
Voilà, quand je suis arrivée j’ai découvert ça et il y avait des peignoirs de bain dans l’un des grands placards de mon boudoir à moi.
Sur les peignoirs, il était expliqué que cela faisait partie de LEUR collection (genre merci de ne pas te tirer avec) mais que si on le souhaitait, on pouvait aussi en purchaser à la boutique de l’hôtel pour la modique somme de 99 $ (prix psychologique, évidemment)
Moi, au début, comme je suis blonde, j’avais compris qu’on pouvait garder le peignoir du coup j’ai été déçue lorsque j’ai relu le carton. M'enfin en même temps des peignoirs j'en ai déjà plein à la maison et puis celui-là il était dix fois trop grand pour moi.
Du coup je me suis intéressée à la deuxième pancarte à côté des serviettes. (Gigantesques les serviettes), pancarte que je vous laisse découvrir ci-dessous :
(ça dit, des fois que ce serait pas lisible : Dear Guest, Hilton Family of Brands is committed to conserving our country's (mais pas celle des autres, hein, vous l'aurez noté) natural ressources. Every day, tons of detergent and millions of gallons of water are used to wash towels wich have only been used once. Here's how you can help : A towel on the rack means "I'll use it again", a towel on the floor means "Please exchange")
Ouauuuh… Dis donc chez les Hilton on est committed dans la préservation de la planète, ça rigole pas !
Du coup, s’est posé un cas de conscience : à partir de quand je peux la jeter par terre ma towel histoire de ne pas passer pour une tueuse de planète mais pas non plus laisser croire que je suis une grosse crado ?
14:10 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 02 juin 2009
Mon New-York à moi
Bon je vous ai déjà fait une longue série sur mes super vacances à Nouillorque, si je vous raconte journée par journée ce qu’on a fait, en plus d’achever de vous écœurer, je vais finir par vous lasser…
On va plutôt se la jouer thématique.
Genre, les endroits, les gens, l’ambiance, tout ça.
Pour les endroits j’en ai déjà un peu causé précédemment. J’ai évidemment eu un trèèèès gros coup de cœur pour Greenwich et East Village. J’ai bien aimé Central Park mais ça n’est pas non plus mon lieu préféré (trop de verdure, j’aime le bitume) cela étant, le dimanche matin, s’y promener avant d’y faire un piquenique est un régal, je vous le recommande. Nous, on a ajouté l’option gros cons de touristes : la balade en barque. Et franchement, j’ai pas regretté (j’ai même réussi à chopper un coup de soleil comme les allemandes, la honte) une fois la masse de crétins qui restent tous au même endroit, on s’est un peu éloigné et on a fait le tour.
Evidemment, je recommande aussi Bryant Park, juste derrière la bibliothèque, au centre de tout, on peut prendre une petite pause au soleil ou à l’ombre.
Sinon, endroit toujours, dans la catégorie musée :
- Le Guggenheim avait la moitié de ses galeries fermée, donc décevant même si le bâtiment reste quand même un très chouette endroit
- Le MoMa sera l’un de mes meilleurs souvenirs de la ville, des collections d’une richesse impressionnantes, une stupéfaction ravie tout au long du parcours. Nous l’avons fait en une fois, il aurait peut-être fallu en compter deux

- La Frick collection, dans le quartier des musées est une ancienne demeure (de Sieur Frick, brave homme très fortuné dont le portrait orne l’une des cheminées) que l’on peut visiter. La maison est très belle et la collection de tableau plutôt impressionnante (c’est rapide à faire et pour ceux qui ne sont pas fan de toiles de maîtres, ça peut sembler ne pas valoir le coup)
- Le musée de la ville de New York (au-dessus de Museum Miles, donc au nord de Manhattan) va retracer pendant un petit film l’histoire de la ville, vous faire découvrir à travers des reproductions comment la vie économique s’est développée et la place du port dans ce développement, puis vous aurez droit aussi aux occupations des petits New-Yorkais, donc des anciens jeux (et surtout des maisons de poupée totalement incroyables). Quand nous y étions, il y avait une rétrospective d’une ancienne actrice devenue styliste et donc une exposition de ses création, je ne suis pas sûre que l’expo soit permanente. Typiquement un musée de gonzesse, je pense, mais moi j’ai bien aimé (bin voui, je suis une fille)
- Et enfin, last but not least, Le Muséum d’histoire naturelle (vous savez, là où Ross Geller travaillait) vaut vraiment le coup. Pas forcément pour les dinosaures (perso, je m’en suis toujours grave cognée des dinosaures) mais pour les différentes galeries retraçant toute l’histoire de la vie (humaine, animale, végétale) qui est franchement super bien fichue avec des reconstitutions parfois super bluffantes.
Dans la catégorie Shopping
Je ne vous apprends rien, la cinquième avenue n’a pas plus d’intérêt que nos Champs Elysées locaux, sauf si on aime se balader devant des boutiques de luxe (ce qui personnellement me fait moyen fantasmer) En revanche, Brodway street, aux alentours de l’empire state et de time square, ça commence à valoir le coup, je recommande. De la même manière, la septième vaut aussi le coup (c’est pas rebaptisé Fashion avenue pour rigoler)
Question grands magasins, Macy’s est bien évidemment une institution. C’est gigantesque, tous les étages n’ont pas un intérêt délirant mais perso, après un premier repérage, ma deuxième visite de courtoisie dans le magasin s’est avéré plutôt fructueuse (moins pour mon banquier) à ne pas louper : les escalators centraux d’origine, encore en bois,

et la rayon robe de soirée pour futures participante à un bal de promo. Il y a du très moche comme du pas mal du tout et à des prix plutôt variés.

Perso, j’ai vu un intérêt plutôt limité à Bloomingdale et je suis en revanche un peu déçue de ne pas avoir mis les pieds chez Saks ou Bergdorf.
Enfin, pour les solderies, il y en a deux plutôt réputées : Century 21 dans le lower manhattan, pas loin de Ground zero. Trop grand, trop de monde, c’est pas le mieux même si le plus connu. Je vous recommande plutôt Loehman’s dans l’upper east side
La prochaine fois on causera p'têt des blondes nouillorquaise dans leur ville ou alors du Waldorf... J'ai pas encore décidé...
03:31 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 22 mai 2009
En différé de Nouillorque-citi : la fin de journée à Central Park
Après une grosse première partie de journée au rythme effréné – mea culpa – mon frère visiblement exténué veut finir le moment par une pause à central park (moi, on m’avait plutôt dit de faire ça le dimanche matin mais bon, vu qu’on n’est pas sûr qu’il ne pleuvra pas des cordes dimanche matin, autant faire un maximum de choses alors qu’il fait beau : j’obtempère)
On se remonte donc tout Brodway jusqu’à central park et là, il faut bien l’admettre, cette fois, je suis rincée, les pieds en feu, le dos ruiné.
Notre premier geste une fois arrivé est de nous assoir comme des loques sur un banc.
Là, je sors mon guide pour voir ce qu’il y a de chouette à Central Park « oh ça suffit avec ton guide » me lance Raoul-Emile. Eh mais quoi, t’étais bien content de le trouver mon guide lorsque tu voulais monter dans l’empire state ou voir le Flatiron, non ?
Soit, je le range. Mais note quand même qu’il faudrait surtout aller voir la Bethesda Fountain & Terrace, le Belvedere Castle et le bow Bridge.
A la place, Raoul-Emile veut se balader au hasard et à chaque fois que je tente de prendre un chemin qui semble mener vers des trucs un peu construits (genre le Belvedere castle) il prend là où il n’y a que des arbres et de l’herbe et des cureuils qu’il pourra photographier à loisir.
Au troisième ralage « mais heuuu, on n’a même pas vu la Bethesda fountain » il finit par justifier chacune des routes qu’il prend par « mais c’est pour aller voir ta terrasse » alors qu’au fond, il ne sait même pas où il est vraiment dans le park.
Pourtant, on finit par tomber dessus un peu au hasard.
C’est une fin de journée ensoleillée, les gens courent, mangent un morceau sur le pouce en discutant, décompressent après le boulot. Juste devant la fontaine il y a un groupe de Six ou sept petits jeunes qui tentent des passent de break dance devant plusieurs objectifs, ceux des touristes et celui d’un homme qui semble professionnel.
On s’assoit et on profite du spectacle en silence. Faut dire qu’on n’a le courage de rien ce soir-là.
Juste après, en repartant en début de soirée, on se fera un très bon resto grec (alors qu’on n’est pas vraiment sapé comme des princes) du tonnerre.
06:53 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 21 mai 2009
La journée de la mort qui tue
(et cette fois-ci, vous aurez droit à mon boudoir perso à moi que j'ai)
Le jeudi, il avait plu des cordes, on était rentré lessivé de chez lessivé…
Vendredi matin… il est 6 heures du mat passés et j’ouvre un œil… Mais… dis donc il fait vachement jour et en plus c’est de la vraie lumière, là, genre il ferait pas un genre de petit rayon de soleil ?
Je me lève pour aller vérifier, ouvre un rideau, lève les yeux vers le bout de ciel au-dessus du building qui nous fait face… OUI !!!! Si Dieu existe il est américain, les ricains ont raison : il fait beau !!
Comme je suis une blonde, malgré notre levé plutôt matinal, je mets des plombes à choisir ma tenue pour la journée.
Bin oui, un premier rayon de soleil ça se fête, merde !
Au programme de la journée :
Gramercy, Flatiron, Chelsea et leurs environs ; l’empire state building, Macy’s, New York Library, Bryant Park, le tout pas forcément dans cet ordre.
La veille, Raoul-Emile devait nous driver mais ça l’a vite gonflé, cette fois-ci, pour éviter tout malentendu on a décidé de faire l’itinéraire grosso modo avant ensemble et après, je prenais les choses en main.
Je vous l’ai déjà dit, question visite, je suis un tyran, je veux tout voir et tout comprendre (ou presque)
Le matin, Raoul-Emile se montre vachement coopératif, le beau temps sans doute, et je le traîne partout : la maison de Theodore Roosevelt, the Library at the players (club s’adressant aux acteurs comptant parmi ses membres Mark Twain, Thomas Nast et Churchill) The National Art club – juste à côté – (club regroupant des artistes qui en échanges d’un tableau ou d’une sculpture étaient membre à vie ce qui a permis au National Art Club de se constituer un fond conséquent mais qu’il ne montre au public qu’en de rares occasions) les bâtiments sont chouettes à voir, ont une certaine signification mais ça s’arrête là.
Devant la bonne volonté évidente de mon frère, je continue : Gramercy Park, très agréable quand il y a un petit rayon de soleil et que l’on veut faire une petite pause après avoir admiré :
Le flatiron building
Le Metropolitan life insurance company et Le new york life insurance company
Et la cour d’appel de l’Etat de New York qui a vu passer entre ses murs Charlie Chaplin, Fred Astair, Harry Houdini ou Edgar Allan Poe PHOTO
Ther little church around the corner qui doit son nom au pasteur d’une église voisine, refusant de célébrer les funérailles d’un acteur tombé dans l’oubli depuis avait lancé « on n’a qu’a l’enterrer dans la petite église, là, au coin de la rue » depuis c’est devenu l’église des gens de théâtre et, au-delà de cela, un très chouette bâtiment.
Là-dessus je décide – erreur fatale – d’enchainer avec l’immeuble général des postes qui est censé être vachement beau. Beau certes mais excentré, Raoul-Emile en a déjà plein les pieds.
Et puis surtout, lui, ce qu’il trépigne de voir depuis le début, c’est l’empire state (pour la vue, vous comprenez) et puis l’endroit, là, où qu’il y a plein de lumières partout (Time square, quoi) Soit.
Va pour l’empire state.
Têtu le grand frère mais sympa, il se demande si vertigeuse comme je suis-je vais supporter de monter 86 étages. Bof, moi, du moment que l’ascenseur n’est pas panoramique, tout va bien.
Si j’avais su…
C’est là que commence une insupportable attente. D’abord pour la fouille (on n’y coupe à aucune visite) puis pour les tickets, puis pour prendre l’ascenseur.
Et l’air de rien, entre crapahuter des heures sur le bitume et attendre en file indienne, perso, j’ai choisi mon camp.
Au bout de deux heures, ascenseurs, attente, re-ascenseur du 80 au 86ème étage puis re-attente et enfin l’observatoire…
Cela valait-il le coup ? Oui même si une grosse foule compacte est à déplorer pour en profiter vraiment et je n’ai aucune idée du meilleur créneau horaire pour l’éviter… Mais le panorma, l'air de rien, coupe assez le souffle :
Après ces longues heures, vers 16heures, en hypoglycémie sévère ça a été mon tour de taper un caprice : je voulais un hot dog et un bretzel, là, maintenant tout de suite.
On s’est néanmoins traîné jusqu’au Bryant park pour dévorer notre festin.
Avant d’aviser de la suite des opérations.
Mon frère était mort, moi un peu aussi mais pas encore rassasiée de tout ce qu’il y avait à voir dans le quartier.
On décide donc un compromis : il ira à un magasin de photo pas loin et moi chez Macy’s.
Et là, c’est la découverte d’un monde à part : le rayon robe de princesse… des trucs parfois très beau, parfois ultra kitch ou tout simplement minipute mais j’y suis restée des heures (oui parce que le reste m’avait pas trop tapé dans l’œil) mais j’ai résisté.
Retour à Bryant park vers 16heures et direction Time Square.
Et là question lumières partout qui clignotent on a été servi. Moi qui ne suis franchement pas déco racoleuse, j’ai trouvé ça… comment dire… intéressant…
Ensuite je voulais continuer par le Rockfeller center, Raoul-Emile beaucoup moins et il a préféré me traîner de force à Central Park
La suite au prochain épisode
04:46 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 18 mai 2009
Grine-ouiche, Soho et compagnie
(c'était juste de vous montrer les fenêtres de notre chambre)
La veille ils avaient annoncé de la pluie et il avait fait beau. Ce jour-là, en descendant devant l’hôtel pour prendre un café au frais, je constate qu’il fait super lourd. Je décide donc, suite à la journée de la veille où j’avais dû me trimbaler mon matériel comme une manante toute la journée de voyager léger.
A la dernière minute, mon cher et tendre frère me conseille vivement de quand même prendre mon manteau car, selon l’expression consacrée dans la famille de la ville « on sait jamais ».
Comme je suis une petite sœur obéissante (à mes heures) j’obtempère.
A contre cœur.
Parce qu’il fait super lourd dehors et qu’en sortant du métro à Union Square, ça se confirme.
Je suis certes obéissante à mes heures mais assez pénible aussi, donc j’avoine copieusement Raoul-Emile (hé ! C’est pas son vrai nom, hein…) de m’avoir obligée à prendre ce foutu manteau de m… qui va m’encombrer toute la foutue journée.
Raoul-Emile avait à la base décidé de prendre les choses en main question visite rapport que c’était moi qui avais fait le guide la veille. Mais très vite il déclare « heuuuu on peut aller par là, ou par là, c’est comme tu veux »
Bin quoi, Raoul-Emile, c’est par où ? Faudrait savoir ! Tu guides ou tu guides pas aujourd’hui ?!
C’est que Raoul-Emile, sachez-le, est un dingo de photo. Il m’avait déjà grave gonflée gentiment amusée lorsqu’on était allé en Ecosse avec ses foutues vues pour lesquelles il fallait s’arrêter toutes les trente secondes.
Là, on n’est pas en voiture et je suis plus patiente alors je le laisse prendre ses photos mais ça m’agace de le voir mitrailler sans même savoir ce qu’il prend en photo (la veille il avait photographié le city hall en se doutant que c’était une mairie mais sans savoir ce que c’était… Ouais, hein, Raoul-Emile, t’as bien la honte, là ?) là, il veut partir à l’aventure, sans doute à la recherche de vues et moi je suis psychorigide, j’aime savoir ce que je vois. Et comme j’ai pas préparé d’itinéraire (je sais, je suis super chiante en vacances, sachez-le, ou alors faut me driver complet mais si vous me laissez prendre le contrôle des opérations, je deviens un vrai tyran) je reprends le train en marche un peu à l’arrache. Mais bref. Matinée très sympa dans les environs d’Union Square, puis balade encore plus sympa dans Greenwich, sorte de petite enclave de verdure aux allures de villages (justement).
Le ciel se couvre, on s’arrête pour manger dans un espèce de resto péruvien – vide… - en nous moquant des pauvres gens qui se baladent et ne tardent pas à se prendre la saucée du siècle.
Qu’est-ce qu’on est malin de nous être mis à l’abri juste à ce moment-là, nous dirons-nous…
Ça nous apprendra…
La suite de la journée, c’est little italy et little china.
Little italy, c’est mignon tout plein, super vivant, un vrai moment ailleurs. Lorsque nous arrivons à little china les choses se gâtent. Déjà, c’est beaucoup moins mignon et charmant et surtout, on se prend des seaux de flotte pas possible à tel point que manteau ou pas, on se met à l’abri sous un auvent. Au bout de cinq dix minutes, on commence à saturer d’attendre à ne rien faire, décidons que ça s’est calmé et repartons. Mon œil.
Ce qu’il faut savoir à Nouillorque c’est que malgré tout ce que l’on peut dire, les infrastructures, c’est pas vraiment ça. Le métro est un peu pourri mais les rues sont pires : crevassées, cabossées, dégoudronnées…
Alors quand il pleut, les caniveaux se transforment en lacs.
Devant un feu rouge, ne vous avisez pas de rester trop près du trottoir c’est la douche garantie (Raoul-Emile en a fait l’expérience).
Quant au moment de traverser c’est toujours une expérience à quitte ou double. Jusqu’ici, j’avais vachement bien négocié mon affaire : jamais trop prêt de la route, toujours évité les flaques. Alors que nous attendons à un feu, mon frère me fait remarquer que c’est un vrai fleuve sous nos pieds. Et au-delà du débit, c’est surtout plutôt profond pour une petite rigole de pluie (et puis surtout c’est vachement profond pour une naine comme moi). Je trouve un passage un peu plus à sec, Raoul-Emile fait montre de passer ailleurs et me regarde avec insistance genre ne t’éloigne pas, je me rapproche, remarque que c’est pas terrible par là… hésite et là, c’est le drame. Une espèce de vieille peau me pousse et je n’ai pas d’autre choix que de sauter à pied joint dans la marre qui m’arrive à mi-mollet.
Voilà. C’est la fête, je suis trempée jusqu’aux os.
Little China donc, ce sera rapide et en claquant des dents, même.
Comme la pluie ne semble pas vouloir cesser, Raoul-Emile pour détendre l’atmosphère propose un musée, justement il a entendu parler du musée d’art contemporain pas loin. Je rétorque en râlant « ouais, si on nous laisse rentrer alors qu’on dégouline et qu’on ressemble à des clodos ».
Raoul-Emile me traîne jusqu’à l’adresse du dit-musée. Qui est introuvable. Secrètement, là, maintenant tout de suite je ne rêve que d’une douche brulante, le musée je m’en cogne, je veux rentrer à l’hôtel et mettre des habits secs. Mais Raoul-Emile est du genre têtu. Il demande ma carte. Il n’a la même adresse sur son plan que sur son guide. Il ne comprend pas, s’entête et décide de s’arrêter dans un café pour qu’on se réchauffe devant ma mine renfrognée. On prend un café brulant, je montre un peu plus de bonne volonté et consulte mon guide. Et pauv’nul moi j’ai pas cette adresse, tu le sors d’où ton truc ?
Raoul-Emilie qui n’aime pas voir son orgueil de mâle bafoué surtout par sa petite sœur rétorque avec beaucoup de dignité « mais heu d’abord mon guide date un peu et puis ta carte dit la même chose, il doit y avoir une erreur ou alors le musée a fermé »
Ah oui ? Très bien, je lis : « New Museum of Contemporary Art […] le musée s’est installé depuis peu à sa nouvelle adresse depuis peu dans un bâtiment étonnant… » Mouahahahaharf ! ouh le nul !!
Bon d’accord, j’ai pas vraiment dit ça et à la place j’ai fini mon café et je l’ai suivi dans des rues plutôt glauques à Bowery street que même que j’ai cru qu’on allait nous vendre du crack.
Alors. Le musée ? Question bâtiment vraiment étonnant, je vois pas mais il faut avouer qu’on a loupé la terrasse qui était fermée. Sinon, le musée n’ayant – je cite – pas de fond permanent, il organise trois ou quatre expositions par année et celle-ci était sur le thème younger than Jesus, titre claquant s’il en est mais dont je n’ai pas bien vu le rapport avec la choucroute. Beaucoup d’image de violence, de sexe, de matraquage techno visuel et sonore, de simili reportages où on trouve toujours bien l’occasion de montrer quelques nichons et des sexes masculins de façon détachée, non, c’est pas du voyeurisme c’est de l’art.
Bref, des choses qui ne m’ont pas parlée (mais l’art contemporain et moi on est un peu fâché, je vous l’accorde) et qui m’ont davantage donné un goût de racolage facile et violent que d’art. (mais Raoul-Emile a beaucoup aimé)
La fin de la journée étant plus clémente on décide de fêter ça en se baladant dans Soho et Tribeca mais trop au pas de course pour en profiter vraiment… avant d’achever la journée par une balade dans East village que je vous recommande : notamment la balade par little ukraine et les rues autours de cooper union et saint-mark’s.
Pour nous achever, nous sommes retournés aux abords d’Union Square pour dîner dans un resto au doux nom de Colonials . Sans doute une ambiance étudiante typique : resto style hall de gare, cuisine ouverte, mais bruyante au possible. A tel point qu’il s’est agi, je crois du dîner le plus court de ma vie. (et pourtant c’était bon mais rien que pour le cadre, je déconseille fortement le resto.
Le lendemain, j’ai pris les choses en main, question visite, parce que bon, depuis que j’organise des évènements pour le grand Kapital Batave je suis devenue pénible question organisation (alors qu’à la base le bordel et moi, c’était une équipe qui gagnait toujours) et tout de suite, Raoul-Emile a beaucoup moins rigolé…
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jeudi, 14 mai 2009
En direct live de Nouillorque city : à la conquête de la liberté
La veille, on s’était secrètement réjoui de ne pas tomber sur des français toutes les trente secondes. C’est sûr, les gros français, on ne risquait pas de les trouver à l’American folk art museum… (hihihihi)
Mais là, ça va changer…
On est arrivé tôt, il fait encore très frais, le temps est couvert, ça pue l’averse. Je me suis tellement caillée la veille que cette fois-ci j’ai prévu le coup : triple couches de pulls à manches longues, écharpe, casquette (de fille hein, la casquette, pas le truc de base-ball, je tiens à le préciser, je suis une touriste tout à fait sortable) et manteau. Inutile de vous dire qu’au bout de trois heures le soleil s’était levé et je crevais déjà de chaud… La blonde a toujours un flair infaillible, sachez-le.
La balade commence mal. Je n’arrive pas à récupérer une foutue MTA by pass valable une semaine dans les distributeurs de Grand Central et, une fois arrivés sur notre quai, on se rend compte qu’il y a bien deux quais mais aucun n’indique quelle ligne y passe et encore moins sa direction.
Nan mais c’est quoi ce pays ?
Dans ma ville de blonde, un quai, une direction, une ligne. Faut être débile léger pour se tromper.
Et si on complique le jeu en prenant l’exemple du RER, il y a des panneaux d’affichage qui indiquent quelles stations seront desservies ou pas.
Non mais alors.
Là, on sait qu’un métro va passer, ce sera le 4 ou le 5, on sait pas, ça dépend ça dépasse, ça desservira notre station ou pas, ça dépend ça dépasse. (bon d’accord, là où on veut aller est desservi par le 4 ou le 5 mais quand même, et puis encore oui bon d’accord, y’a qu’à regarder sur le plan quelles stations sont en train local ou express, je suis de mauvaise foi mais c’est pas de ma faute, le matin, je suis rarement d’humeur)
Coup de bol, on monte dans le bon et notre station est desservie. Mais quand même, je tiens à le dire, pour la première fois de ma vie je me suis retrouvée complètement larguée dans des transports et jusqu’ici, au hasard de mes pérégrinations, cela ne m’est jamais arrivé, même quand il a fallu prendre le bus à Dublin, le métro à Lisbonne ou à Madrid. Parfaitement.
Mais bref, je vais pas râler, hein. Je l’ai suffisamment fait sur le moment. (je suis pas du matin vous dis-je)
A l’arrivée à Withehall Street, les quelques moments de largage sont récompensés. Battery Park est un vrai nid de verdure, la ville est là, à quelques mètres et on l’entend à peine.
Devant nous, on aperçoit la statue de la liberté qui nous fait coucou avec sa torche. (dites coucou à la statue de la liberté)
On se promène le long du port, découvrons l’endroit où les premiers immigrants posèrent le pied, continuons la balade jusqu’à ground zero.
Honnêtement, c’est la partie de la ville la plus vilaine jusqu’à présent. C’est dû aux travaux, c’est certain, au temps boueux, au contraste avec Battery park et le port que nous venons de quitter.
Retour à l’embarcadère pour prendre le ferry jusqu’à Liberty Island. Et là, ça pullule de touristes en général et de français en particulier. A tel point qu’on se demande bien si les gens causent vraiment l’anglais dans ce pays.
Balade autour de la statue pause pour dénicher cette splendide boule à neige désormais propriété de Miss400 (et j’ai été sympa je ne t’ai pas prise celle qui faisait boite à musique aussi version king size modèle)
petite pause sous les arbres avant de reprendre le ferry jusqu’à la terre ferme.
La blonde a été très téméraire enfant elle est devenue un peu plus craintive pour ne pas dire trouillarde en vieillissant. Autant vous dire que débarquer la dernière du ferry, elle n’a pas aimé du tout. Bin oui, une bonne centaine de gros touristes débarquant, vous le croirez ou non mais ça fait grave tanguer les ferry. Mais elle a été digne et n’a pas vomi ni hurlé « on va tous couler les blondes et les décolorées d’abord, donnez-moi un gilet de sauvetage viiiiiiite ! »
En partant, dernier petit tour sur les docks et sea port (je sais j'ai pas pris le plus joli point de vue):
Petite parenthèse par le Civic Center pour voir la NYSE et le City Hall, le tout histoire de rejoindre Brooklyn Bridge.
Ça faisait quelques heures qu’on l’apercevait de loin en loin et mon interrogation depuis le début était : est-ce que je ne vais pas avoir la frousse de ma vie de monter sur ce truc sachant qu’à chaque fois que je mets le pied sur un pont, ma première pensée est : « et si justement ce jour-là, ce con-là lâchait et nous précipitait dans le vide ».
Réponse : non.
Le panorama est impressionnant, la tranquille organisation qui y règne est amusante, les vélo d’un côté, les piétons de l’autre et personne ne sort de sa ligne (alors qu’en France je vous raconte pas le bazar que ce serait).
A recommander donc dans ce parcours :
- Battery park et la promenade le long de l’hudson River
- Le pont de Brooklyn et la balade autours de NYSE et du city hall
Les guides vous parleront de Ground Zero (rien à voir à part se sentir un peu voyeur et respirer des gravats) Le world financial center, certes impressionnant mais sans intérêt ; Liberty Island qui ne vaut pas vraiment le détour (à mon sens) même si la balade en ferry fut agréable, perso, je miserai plutôt sur Statten Island que nous n'avons pas eu l'intérêt de faire.
Voilà, la prochaine fois nous vous causerons de pluies diluviennes (ça changera...hihihihihi)
04:25 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 12 mai 2009
En dircet de Nouillorque city : la déconfiture
Après une arrivée sous le signe de l’émerveillement, nous partons pour notre première virée dans la grande pomme.
Ce matin, il pleut. Mon frère veut voir les nations unies, ce n’est pas loin nous y allons donc. (qu’est-ce que je suis sympa comme fille, quand même vous remarquerez)
La veille, au hasard, de notre promenade nous étions tombés sur Grand central station, sorte de gare saint Lazare si on doit donner un équivalent parisien mais en deux fois plus beau, clean et impressionnant (et visiblement plus grand aussi). Nous repassons devant ce matin, retrouvons le Chrysler Building entr’aperçu aussi la soirée précédente.
La veille j’avais entendu avec bonheur ma première sirène de police et d’ambulance avec bonheur, ces bruits-là étaient, pour moi, typiques des US et de cette ville. Le lendemain, au bout du dixième hurlement de sirène en moins de soixante minutes j’ai déjà les oreilles qui bourdonnent. Sans parler de la pluie qui est maintenant battante et que le vent rend encore plus agressive.
A quelques rues des nations unies petit détour par Tudor city en bas duquel on a une très chouette perspective sur l’Empire State.
Voilà, ce sera le moment calme de la journée car après, ce sera la grande solitude. J’ai beau avoir deux pulls, mon manteau, une écharpe et une casquette pour me protéger du froid, je suis frigorifiée et trempée jusqu’aux os. Se réfugier dans l’aile à touristes des nations unies ne suffit pas à me dérider.
Nous décidons de continuer notre exploration et d’aller se réchauffer au MoMa.
Bonne idée.
Sauf que. A blonde, blonde et demi, nous ne faisons pas gaffe, nous gourons d’entrée et atterrissons au musée folklorique (American Folk Art Museum). Ne me demandez pas pourquoi, les absents ayant toujours tort, je désignerai donc mon frère comme le coupable impardonnable de cette erreur grossière.
Pensant vraiment être au Moma on se demande bien en quoi ce musée peut être aussi réputé alors que s’entassent guenilles, tapisseries de grands-mères et autres vieilleries qui, si elles témoignent sans aucun doute du folklore américain ne nous paraissent pas avoir grand-chose à voir avec ce que nous nous attendions à trouver au Modern Museum of Art. Nous ressortons passablement déroutés. Avant de comprendre notre bévue.
Il est 16 heures, un peu tard pour attaquer le vrai MoMa, nous nous échouons donc dans un coffee shop sans âme.
Cette deuxième journée s’achèvera sur un léger goût d’échec.
03:55 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 29 avril 2009
Avoir la classe ou non

Comme je vous le disais la dernière fois, après moult reports, j’avais décidé qu’en 2009, crise ou pas crise j’irai à Nouillorque en mai.
Parfaitement.
Et même que j’avais décidé d’y aller avec mon frère pour pouvoir profiter l’air de rien de ses miles et ne pas payer mon billet d’avion parce que c’est mon frère préféré (rapport que j’en ai qu’un).
Mais pour partir, il fallait d’abord commencer par :
- refaire nos passeports (alors que j’étais si canon sur le mien)
- réserver les billets d’avion
- réserver notre hôtel
Alors les passeports, c’était pas compliqué il fallait rassembler : un extrait d’acte de naissance, l’ancien passeport, une facture prouvant où qu’on habitait, un timbre fiscal et enfin des photos d’identité.
Et des photos d’identité sur lesquelles on fait grave la tronche et où on ressemble à des repris de justice. Alors voilà faire le deuil de mon ancien passeport d’où que sur la photo d’identité on me donnait vingt ans et que j’étais même trop canon, c’était fini. J’ai pleuré.
Mais bref.
Les mois passent, je relance régulièrement mon frère pour qu’on réserve les billets avant qu’on ne puisse pas utiliser ses miles sur la période et l’endroit qu’on veut (je suis une fille totalement intéressée et dénuée de scrupule, sachez-le) mais le brave garçon préférait partir en déplacement en Ukraine pour acheter une fille sur catalogue son boulot, aller au ski, acheter une nouvelle voiture, repartir au ski, repartir en déplacement.
Le jour arrive où enfin je le kidnappe pour qu’on réserve nos billets.
On trouve tout bien comme il faut et au moment de cliquer sur oui il suspend son geste « t’es sûre que tu auras récupéré ton passeport à temps ? »
Rooh, ça va, on est à 6 semaines du départ tu vas pas me faire un flan. T’as plus envie d’y aller ou quoi ?
Bon finalement, je lui mets un flingue sur la tempe, menace de tuer son ordinateur et de faire bruler sa nouvelle voiture alors il clique.
Moi de mon côté je m’occupe de mon passeport, tout ça.
Sensément épuisés par toutes ces démarches difficiles, on remet à plus tard la résa d’un hôtel…
Moi, perso, je me suis réveillée avant lui. D’abord timidement puis avec insistance. On a tous les deux récupéré nos nouveaux passeport mais on a toujours pas d’hôtel.
Je lui envoie un mail trois semaines avant le départ, lui montrant à nouveau des hôtels potentiels. Ce petit enf… ne répond pas.
Le dimanche, par contre, il m’arrose de coup de fil pour qu’on discute de l’hôtel. Bin d'accord... quand moi je le fais, monsieur me snobe mais quand lui a décidé qu'il se sentais prêt, faut se mettre au garde à vous ? Bin non ce jour-là, j'étais pas chez moi et j'ai pas décroché sur mon portable (mais bon j'ai fini par le rappeler parce que je suis une fille polie et que j'avais moyen envie de dormir dans la rue)
On finit par convenir de se voir le lundi pour régler ça.
Lundi matin, SMS : je suis pas dispo ce soir demain, c’est possible ?
Ouais, je ne vous le fais pas dire.
Du coup, comme non seulement je suis une fille sans scrupule et intéressée mais que je pratique assiduement la loi du Talion, je vais faire un tour sur internet pour voir où en sont les offres que j’avais repérées la semaine d’avant. Et notamment un truc génial pour une asociale comme moi : une suite avec deux chambres séparées.
Evidemment, quand je retourne sur le site, la suite en question n’est plus disponible.
Evidemment aussi, j’envoie un mail laconique à mon frère pour l’en informer. Crac, dans ta face.
Sensément, mon frère culpabilise. Bien fait. Je suis mauvaise jusqu’au trognon et j’assume.
Le lendemain arrive, mon frère aussi et on mate Internet. Avant j’avais fait un rapide checking des offres qui pouvaient nous intéresser. Et notamment une.
Au Waldorf.
Parfaitement les amis.
Et après comparaison entre plusieurs offres, bin c’est là qu’on va descendre :

00:46 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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