mercredi, 03 juin 2009

Au Waldorf on est écolo

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Je vous ai déjà montré plusieurs photos de ma mini suite à Nouillorque, je ne vais pas recommencer, ça vous écœurerait complètement et je suis pas comme ça.

 

Néanmoins, je parlerai de notre salle de bain. C’est un sujet passionnant, on est bien d’accord. Et puis surtout, dans ce cas précis, ça va beaucoup intéresser Miss400

 

 

Voilà, quand je suis arrivée j’ai découvert ça et il y avait des peignoirs de bain dans l’un des grands placards de mon boudoir à moi.

 

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Sur les peignoirs, il était expliqué que cela faisait partie de LEUR collection (genre merci de ne pas te tirer avec) mais que si on le souhaitait, on pouvait aussi en purchaser à la boutique de l’hôtel pour la modique somme de 99 $ (prix psychologique, évidemment)

Moi, au début, comme je suis blonde, j’avais compris qu’on pouvait garder le peignoir du coup j’ai été déçue lorsque j’ai relu le carton. M'enfin en même temps des peignoirs j'en ai déjà plein à la maison et puis celui-là il était dix fois trop grand pour moi.

 

 

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Du coup je me suis intéressée à la deuxième pancarte à côté des serviettes. (Gigantesques les serviettes), pancarte que je vous laisse découvrir ci-dessous :

 

 

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 (ça dit, des fois que ce serait pas lisible : Dear Guest, Hilton Family of Brands is committed to conserving our country's (mais pas celle des autres, hein, vous l'aurez noté) natural ressources. Every day, tons of detergent and millions of gallons of water are used to wash towels wich have only been used once. Here's how you can help : A towel on the rack means "I'll use it again", a towel on the floor means "Please exchange")

 

Ouauuuh… Dis donc chez les Hilton on est committed dans la préservation de la planète, ça rigole pas !

 

Du coup, s’est posé un cas de conscience : à partir de quand je peux la jeter par terre ma towel histoire de ne pas passer pour une tueuse de planète mais pas non plus laisser croire que je suis une grosse crado ?

 

 

 

vendredi, 22 mai 2009

En différé de Nouillorque-citi : la fin de journée à Central Park

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Après une grosse première partie de journée au rythme effréné – mea culpa – mon frère visiblement exténué veut finir le moment par une pause à central park (moi, on m’avait plutôt dit de faire ça le dimanche matin mais bon, vu qu’on n’est pas sûr qu’il ne pleuvra pas des cordes dimanche matin, autant faire un maximum de choses alors qu’il fait beau : j’obtempère)

On se remonte donc tout Brodway jusqu’à central park et là, il faut bien l’admettre, cette fois, je suis rincée, les pieds en feu, le dos ruiné.

Notre premier geste une fois arrivé est de nous assoir comme des loques sur un banc.

Là, je sors mon guide pour voir ce qu’il y a de chouette à Central Park « oh ça suffit avec ton guide » me lance Raoul-Emile. Eh mais quoi, t’étais bien content de le trouver mon guide lorsque tu voulais monter dans l’empire state ou voir le Flatiron, non ?

Soit, je le range. Mais note quand même qu’il faudrait surtout aller voir la Bethesda Fountain & Terrace, le Belvedere Castle et le bow Bridge.

A la place, Raoul-Emile veut se balader au hasard et à chaque fois que je tente de prendre un chemin qui semble mener vers des trucs un peu construits (genre le Belvedere castle) il prend là où il n’y a que des arbres et de l’herbe et des cureuils qu’il pourra photographier à loisir.

Au troisième ralage « mais heuuu, on n’a même pas vu la Bethesda fountain » il finit par justifier chacune des routes qu’il prend par « mais c’est pour aller voir ta terrasse » alors qu’au fond, il ne sait même pas où il est vraiment dans le park.

 

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Pourtant, on finit par tomber dessus un peu au hasard.

C’est une fin de journée ensoleillée, les gens courent, mangent un morceau sur le pouce en discutant, décompressent après le boulot. Juste devant la fontaine il y a un groupe de Six ou sept petits jeunes qui tentent des passent de break dance devant plusieurs objectifs, ceux des touristes et celui d’un homme qui semble professionnel.

On s’assoit et on profite du spectacle en silence. Faut dire qu’on n’a le courage de rien ce soir-là.

Juste après, en repartant en début de soirée, on se fera un très bon resto grec (alors qu’on n’est pas vraiment sapé comme des princes) du tonnerre.

lundi, 18 mai 2009

Grine-ouiche, Soho et compagnie

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(c'était juste de vous montrer les fenêtres de notre chambre)

 

 

La veille ils avaient annoncé de la pluie et il avait fait beau. Ce jour-là, en descendant devant l’hôtel pour prendre un café au frais, je constate qu’il fait super lourd. Je décide donc, suite à la journée de la veille où j’avais dû me trimbaler mon matériel comme une manante toute la journée de voyager léger.

A la dernière minute, mon cher et tendre frère me conseille vivement de quand même prendre mon manteau car, selon l’expression consacrée dans la famille de la ville « on sait jamais ».

Comme je suis une petite sœur obéissante (à mes heures) j’obtempère.

A contre cœur.

Parce qu’il fait super lourd dehors et qu’en sortant du métro à Union Square, ça se confirme.

Je suis certes obéissante à mes heures mais assez pénible aussi, donc j’avoine copieusement Raoul-Emile (hé ! C’est pas son vrai nom, hein…) de m’avoir obligée à prendre ce foutu manteau de m… qui va m’encombrer toute la foutue journée.

Raoul-Emile avait à la base décidé de prendre les choses en main question visite rapport que c’était moi qui avais fait le guide la veille. Mais très vite il déclare « heuuuu on peut aller par là, ou par là, c’est comme tu veux »

 

Bin quoi, Raoul-Emile, c’est par où ? Faudrait savoir ! Tu guides ou tu guides pas aujourd’hui ?!

C’est que Raoul-Emile, sachez-le, est un dingo de photo. Il m’avait déjà grave gonflée gentiment amusée lorsqu’on était allé en Ecosse avec ses foutues vues pour lesquelles il fallait s’arrêter toutes les trente secondes.

Là, on n’est pas en voiture et je suis plus patiente alors je le laisse prendre ses photos mais ça m’agace de le voir mitrailler sans même savoir ce qu’il prend en photo (la veille il avait photographié le city hall en se doutant que c’était une mairie mais sans savoir ce que c’était… Ouais, hein, Raoul-Emile, t’as bien la honte, là ?) là, il veut partir à l’aventure, sans doute à la recherche de vues et moi je suis psychorigide, j’aime savoir ce que je vois. Et comme j’ai pas préparé d’itinéraire (je sais, je suis super chiante en vacances, sachez-le, ou alors faut me driver complet mais si vous me laissez prendre le contrôle des opérations, je deviens un vrai tyran) je reprends le train en marche un peu à l’arrache. Mais bref. Matinée très sympa dans les environs d’Union Square, puis balade encore plus sympa dans Greenwich, sorte de petite enclave de verdure aux allures de villages (justement).

 

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Le ciel se couvre, on s’arrête pour manger dans un espèce de resto péruvien – vide… - en nous moquant des pauvres gens qui se baladent et ne tardent pas à se prendre la saucée du siècle.

Qu’est-ce qu’on est malin de nous être mis à l’abri juste à ce moment-là, nous dirons-nous…

Ça nous apprendra…

La suite de la journée, c’est little italy et little china.

Little italy, c’est mignon tout plein, super vivant, un vrai moment ailleurs. Lorsque nous arrivons à little china les choses se gâtent. Déjà, c’est beaucoup moins mignon et charmant et surtout, on se prend des seaux de flotte pas possible à tel point que manteau ou pas, on se met à l’abri sous un auvent. Au bout de cinq dix minutes, on commence à saturer d’attendre à ne rien faire, décidons que ça s’est calmé et repartons. Mon œil.

 

Ce qu’il faut savoir à Nouillorque c’est que malgré tout ce que l’on peut dire, les infrastructures, c’est pas vraiment ça. Le métro est un peu pourri mais les rues sont pires : crevassées, cabossées, dégoudronnées…

Alors quand il pleut, les caniveaux se transforment en lacs.

Devant un feu rouge, ne vous avisez pas de rester trop près du trottoir c’est la douche garantie (Raoul-Emile en a fait l’expérience).

Quant au moment de traverser c’est toujours une expérience à quitte ou double. Jusqu’ici, j’avais vachement bien négocié mon affaire : jamais trop prêt de la route, toujours évité les flaques. Alors que nous attendons à un feu, mon frère me fait remarquer que c’est un vrai fleuve sous nos pieds. Et au-delà du débit, c’est surtout plutôt profond pour une petite rigole de pluie (et puis surtout c’est vachement profond pour une naine comme moi). Je trouve un passage un peu plus à sec, Raoul-Emile fait montre de passer ailleurs et me regarde avec insistance genre ne t’éloigne pas, je me rapproche, remarque que c’est pas terrible par là… hésite et là, c’est le drame. Une espèce de vieille peau me pousse et je n’ai pas d’autre choix que de sauter à pied joint dans la marre qui m’arrive à mi-mollet.

Voilà. C’est la fête, je suis trempée jusqu’aux os.

Little China donc, ce sera rapide et en claquant des dents, même.

 

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Comme la pluie ne semble pas vouloir cesser, Raoul-Emile pour détendre l’atmosphère propose un musée, justement il a entendu parler du musée d’art contemporain pas loin. Je rétorque en râlant « ouais, si on nous laisse rentrer alors qu’on dégouline et qu’on ressemble à des clodos ».

Raoul-Emile me traîne jusqu’à l’adresse du dit-musée. Qui est introuvable. Secrètement, là, maintenant tout de suite je ne rêve que d’une douche brulante, le musée je m’en cogne, je veux rentrer à l’hôtel et mettre des habits secs. Mais Raoul-Emile est du genre têtu. Il demande ma carte. Il n’a la même adresse sur son plan que sur son guide. Il ne comprend pas, s’entête et décide de s’arrêter dans un café pour qu’on se réchauffe devant ma mine renfrognée. On prend un café brulant, je montre un peu plus de bonne volonté et consulte mon guide. Et pauv’nul moi j’ai pas cette adresse, tu le sors d’où ton truc ?

Raoul-Emilie qui n’aime pas voir son orgueil de mâle bafoué surtout par sa petite sœur rétorque avec beaucoup de dignité « mais heu d’abord mon guide date un peu et puis ta carte dit la même chose, il doit y avoir une erreur ou alors le musée a fermé »

Ah oui ? Très bien, je lis : « New Museum of Contemporary Art […] le musée s’est installé depuis peu à sa nouvelle adresse depuis peu dans un bâtiment étonnant… » Mouahahahaharf ! ouh le nul !!

Bon d’accord, j’ai pas vraiment dit ça et à la place j’ai fini mon café et je l’ai suivi dans des rues plutôt glauques à Bowery street que même que j’ai cru qu’on allait nous vendre du crack.

Alors. Le musée ? Question bâtiment vraiment étonnant, je vois pas mais il faut avouer qu’on a loupé la terrasse qui était fermée. Sinon, le musée n’ayant – je cite – pas de fond permanent, il organise trois ou quatre expositions par année et celle-ci était sur le thème younger than Jesus, titre claquant s’il en est mais dont je n’ai pas bien vu le rapport avec la choucroute. Beaucoup d’image de violence, de sexe, de matraquage techno visuel et sonore, de simili reportages où on trouve toujours bien l’occasion de montrer quelques nichons et des sexes masculins de façon détachée, non, c’est pas du voyeurisme c’est de l’art.

Bref, des choses qui ne m’ont pas parlée (mais l’art contemporain et moi on est un peu fâché, je vous l’accorde) et qui m’ont davantage donné un goût de racolage facile et violent que d’art. (mais Raoul-Emile a beaucoup aimé)

La fin de la journée étant plus clémente on décide de fêter ça en se baladant dans Soho et Tribeca mais trop au pas de course pour en profiter vraiment… avant d’achever la journée par une balade dans East village que je vous recommande : notamment la balade par little ukraine et les rues autours de cooper union et saint-mark’s.

Pour nous achever, nous sommes retournés aux abords d’Union Square pour dîner dans un resto au doux nom de Colonials . Sans doute une ambiance étudiante typique : resto style hall de gare, cuisine ouverte, mais bruyante au possible. A tel point qu’il s’est agi, je crois du dîner le plus court de ma vie. (et pourtant c’était bon mais rien que pour le cadre, je déconseille fortement le resto.

 

Le lendemain, j’ai pris les choses en main, question visite, parce que bon, depuis que j’organise des évènements pour le grand Kapital Batave je suis devenue pénible question organisation (alors qu’à la base le bordel et moi, c’était une équipe qui gagnait toujours) et tout de suite, Raoul-Emile a beaucoup moins rigolé…

jeudi, 14 mai 2009

En direct live de Nouillorque city : à la conquête de la liberté

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Comme il est prévu un temps – enfin – pas trop pourri, nous avons décidé, ce troisième jour de nous tenter Lower Manhattan et la statue de la Liberté.

La veille, on s’était secrètement réjoui de ne pas tomber sur des français toutes les trente secondes. C’est sûr, les gros français, on ne risquait pas de les trouver à l’American folk art museum… (hihihihi)

Mais là, ça va changer…

On est arrivé tôt, il fait encore très frais, le temps est couvert, ça pue l’averse. Je me suis tellement caillée la veille que cette fois-ci j’ai prévu le coup : triple couches de pulls à manches longues, écharpe, casquette (de fille hein, la casquette, pas le truc de base-ball, je tiens à le préciser, je suis une touriste tout à fait sortable) et manteau. Inutile de vous dire qu’au bout de trois heures le soleil s’était levé et je crevais déjà de chaud… La blonde a toujours un flair infaillible, sachez-le.

La balade commence mal. Je n’arrive pas à récupérer une foutue MTA by pass valable une semaine dans les distributeurs de Grand Central et, une fois arrivés sur notre quai, on se rend compte qu’il y a bien deux quais mais aucun n’indique quelle ligne y passe et encore moins sa direction.

Nan mais c’est quoi ce pays ?

Dans ma ville de blonde, un quai, une direction, une ligne. Faut être débile léger pour se tromper.

Et si on complique le jeu en prenant l’exemple du RER, il y a des panneaux d’affichage qui indiquent quelles stations seront desservies ou pas.

Non mais alors.

Là, on sait qu’un métro va passer, ce sera le 4 ou le 5, on sait pas, ça dépend ça dépasse, ça desservira notre station ou pas, ça dépend ça dépasse. (bon d’accord, là où on veut aller est desservi par le 4 ou le 5 mais quand même, et puis encore oui bon d’accord, y’a qu’à regarder sur le plan quelles stations sont en train local ou express, je suis de mauvaise foi mais c’est pas de ma faute, le matin, je suis rarement d’humeur)

Coup de bol, on monte dans le bon et notre station est desservie. Mais quand même, je tiens à le dire, pour la première fois de ma vie je me suis retrouvée complètement larguée dans des transports et jusqu’ici, au hasard de mes pérégrinations, cela ne m’est jamais arrivé, même quand il a fallu prendre le bus à Dublin, le métro à Lisbonne ou à Madrid. Parfaitement.

Mais bref, je vais pas râler, hein. Je l’ai suffisamment fait sur le moment. (je suis pas du matin vous dis-je)

A l’arrivée à Withehall Street, les quelques moments de largage sont récompensés. Battery Park est un vrai nid de verdure, la ville est là, à quelques mètres et on l’entend à peine.

 

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Devant nous, on aperçoit la statue de la liberté qui nous fait coucou avec sa torche. (dites coucou à la statue de la liberté)

 

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On se promène le long du port, découvrons l’endroit où les premiers immigrants posèrent le pied, continuons la balade jusqu’à ground zero.

Honnêtement, c’est la partie de la ville la plus vilaine jusqu’à présent. C’est dû aux travaux, c’est certain, au temps boueux, au contraste avec Battery park et le port que nous venons de quitter.

Retour à l’embarcadère pour prendre le ferry jusqu’à Liberty Island. Et là, ça pullule de touristes en général et de français en particulier. A tel point qu’on se demande bien si les gens causent vraiment l’anglais dans ce pays.

 

Balade autour de la statue pause pour dénicher cette splendide boule à neige désormais propriété de Miss400 (et j’ai été sympa je ne t’ai pas prise celle qui faisait boite à musique aussi version king size modèle)

 

(version option feu d'artifice genre sous acide)DSC00123.JPG

 

petite pause sous les arbres avant de reprendre le ferry jusqu’à la terre ferme.

La blonde a été très téméraire enfant elle est devenue un peu plus craintive pour ne pas dire trouillarde en vieillissant. Autant vous dire que débarquer la dernière du ferry, elle n’a pas aimé du tout. Bin oui, une bonne centaine de gros touristes débarquant, vous le croirez ou non mais ça fait grave tanguer les ferry. Mais elle a été digne et n’a pas vomi ni hurlé « on va tous couler les blondes et les décolorées d’abord, donnez-moi un gilet de sauvetage viiiiiiite ! »

 

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En partant, dernier petit tour sur les docks et sea port (je sais j'ai pas pris le plus joli point de vue):

 

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Petite parenthèse par le Civic Center pour voir la NYSE et le City Hall, le tout histoire de rejoindre Brooklyn Bridge.

 

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Ça faisait quelques heures qu’on l’apercevait de loin en loin et mon interrogation depuis le début était : est-ce que je ne vais pas avoir la frousse de ma vie de monter sur ce truc sachant qu’à chaque fois que je mets le pied sur un pont, ma première pensée est : « et si justement ce jour-là, ce con-là lâchait et nous précipitait dans le vide ».

Réponse : non.

 

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Le panorama est impressionnant, la tranquille organisation qui y règne est amusante, les vélo d’un côté, les piétons de l’autre et personne ne sort de sa ligne (alors qu’en France je vous raconte pas le bazar que ce serait).

 

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A recommander donc dans ce parcours :

-         Battery park et la promenade le long de l’hudson River

-         Le pont de Brooklyn et la balade autours de NYSE et du city hall

 

Les guides vous parleront de Ground Zero (rien à voir à part se sentir un peu voyeur et respirer des gravats) Le world financial center, certes impressionnant mais sans intérêt ; Liberty Island qui ne vaut pas vraiment le détour (à mon sens) même si la balade en ferry fut agréable, perso, je miserai plutôt sur Statten Island que nous n'avons pas eu l'intérêt de faire.

 

Voilà, la prochaine fois nous vous causerons de pluies diluviennes (ça changera...hihihihihi)

 

 

mercredi, 29 avril 2009

Avoir la classe ou non

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Comme je vous le disais la dernière fois, après moult reports, j’avais décidé qu’en 2009, crise ou pas crise j’irai à Nouillorque en mai.

Parfaitement.

 

Et même que j’avais décidé d’y aller avec mon frère pour pouvoir profiter l’air de rien de ses miles et ne pas payer mon billet d’avion parce que c’est mon frère préféré (rapport que j’en ai qu’un).

 

Mais pour partir, il fallait d’abord commencer par :

-         refaire nos passeports (alors que j’étais si canon sur le mien)

-         réserver les billets d’avion

-         réserver notre hôtel

 

Alors les passeports, c’était pas compliqué il fallait rassembler : un extrait d’acte de naissance, l’ancien passeport, une facture prouvant où qu’on habitait, un timbre fiscal et enfin des photos d’identité.

Et des photos d’identité sur lesquelles on fait grave la tronche et où on ressemble à des repris de justice. Alors voilà faire le deuil de mon ancien passeport d’où que sur la photo d’identité on me donnait vingt ans et que j’étais même trop canon, c’était fini. J’ai pleuré.

Mais bref.

 

Les mois passent, je relance régulièrement mon frère pour qu’on réserve les billets avant qu’on ne puisse pas utiliser ses miles sur la période et l’endroit qu’on veut (je suis une fille totalement intéressée et dénuée de scrupule, sachez-le) mais le brave garçon préférait partir en déplacement en Ukraine pour acheter une fille sur catalogue son boulot, aller au ski, acheter une nouvelle voiture, repartir au ski, repartir en déplacement.

Le jour arrive où enfin je le kidnappe pour qu’on réserve nos billets.

On trouve tout bien comme il faut et au moment de cliquer sur oui il suspend son geste « t’es sûre que tu auras récupéré ton passeport à temps ? »

Rooh, ça va, on est à 6 semaines du départ tu vas pas me faire un flan. T’as plus envie d’y aller ou quoi ?

Bon finalement, je lui mets un flingue sur la tempe, menace de tuer son ordinateur et de faire bruler sa nouvelle voiture alors il clique.

 

Moi de mon côté je m’occupe de mon passeport, tout ça.

 

Sensément épuisés par toutes ces démarches difficiles, on remet à plus tard la résa d’un hôtel…

 

Moi, perso, je me suis réveillée avant lui. D’abord timidement puis avec insistance. On a tous les deux récupéré nos nouveaux passeport mais on a toujours pas d’hôtel.

Je lui envoie un mail trois semaines avant le départ, lui montrant à nouveau des hôtels potentiels. Ce petit enf… ne répond pas.

Le dimanche, par contre, il m’arrose de coup de fil pour qu’on discute de l’hôtel. Bin d'accord... quand moi je le fais, monsieur me snobe mais quand lui a décidé qu'il se sentais prêt, faut se mettre au garde à vous ? Bin non ce jour-là, j'étais pas chez moi et j'ai pas décroché sur mon portable (mais bon j'ai fini par le rappeler parce que je suis une fille polie et que j'avais moyen envie de dormir dans la rue) 

On finit par convenir de se voir le lundi pour régler ça.

Lundi matin, SMS : je suis pas dispo ce soir demain, c’est possible ?

Ouais, je ne vous le fais pas dire.

 

Du coup, comme non seulement je suis une fille sans scrupule et intéressée mais que je pratique assiduement la loi du Talion, je vais faire un tour sur internet pour voir où en sont les offres que j’avais repérées la semaine d’avant. Et notamment un truc génial pour une asociale comme moi : une suite avec deux chambres séparées.

Evidemment, quand je retourne sur le site, la suite en question n’est plus disponible.

Evidemment aussi, j’envoie un mail laconique à mon frère pour l’en informer. Crac, dans ta face.

 

Sensément, mon frère culpabilise. Bien fait. Je suis mauvaise jusqu’au trognon et j’assume.

 

Le lendemain arrive, mon frère aussi et on mate Internet. Avant j’avais fait un rapide checking des offres qui pouvaient nous intéresser. Et notamment une.

Au Waldorf.

Parfaitement les amis.

 

Et après comparaison entre plusieurs offres, bin c’est là qu’on va descendre :

 

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