16.07.2008
spécial entrainement pour les nettoyages
Chez Walter, on a engagé un nouveau grand chef
Rien que pour dégraisser à fond les ballons.
Inutile de vous dire que ça va créer quelques remous.
Comme je suis pour aider les petits nouveaux à trouver leurs repères et être efficaces dans leurs missions (ouais vous z'inquiétez pas du vocabulaire bizarre type consculting à la one again qui veut rien dire, je suis en plein délire je crée plein de produits à la chaîne avec des réflexes markétés délirants sur le titre du produit, 5 ans chez les gros rats d'affaires, l'air de rien ça marque, surtout en situation d'urgence où on s'intéresse moins au fond de ce que l'on fait qu'à rattrapper le temps perdu. Mais ceci est un autre problème, j'en causerai une autre fois, je suis sûre que j'en aurai l'occas')
Bref, le nouveau, chez oualter, déjà qu'il a dû s'essuyer une kermesse, heuuu, pardon une grève, et plusieurs réunions où il a dû se fader l'explication de ce que c'était que la différence entre le service public et privé et ce que c'est qu'un client (à savoir quelqu'un qui paie, genre pas un invité) La prochaine fois, je suis sûre, y nous explique la marge, le taux retour sur les envois marketing. La dernière fois c'était encore trop tôt (et d'ailleurs, je suis pas sûre que tout le monde ait encore bien intégré la signification du mot dégager du chiffre d'affaitres) je pense qu'il est temps de lui rappeler ce que licenciement massif veut dire, à force y va finir par se laisser embrigader (comme nous tous) et oublier.
je lui ai sélectionné une p'tite vidéo qui pourrait être source d'inspiration.
Léon le nettoyeur, si tu me regardes, je suis avec toi, mon gars, courage !
12:31 Publié dans Mes vidéos de blonde | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : licenciement, fonds de pension, plan social, nettoyage, restructuration
06.06.2008
Un être s'en va et la terre... s'en moque
Ça y est, cette fois, c’est pour de bon, il nous l’a dit, GROMINET SE CASSE !!!!!!!!!!Et même qu’il organise un pot de départ aux frais de la princesse (évidemment) et dans son mail d’invit’ il ne peut s’empêcher d’utiliser comme un gros con « je m’envole vers de nouveaux horizons » alors que c’est toujours ce qu’on dit quand on s’est fait dégager à coup de lattes pour faire croire que non, c’est un vrai choix. Et puis, aussi, il en profite pour recaser une dernière fois ses expressions favorites idiotes (sauf la vente en bundle mais c’était difficile à recaser dans un mail de départ) et dire que l’humanisme des gens va lui manquer. Bin t’es bien le seul, mon grand.
Avant de conclure par « merci de me confirmer ou pas votre présence ».
A votre avis, qu’est-ce que je pourrais bien lui répondre ?
« bin justement, je te confirme pas, démerde-toi pour savoir qui vient ou pas »
« garde-moi une bouteille au frais, je passerai la prendre plus tard »
« dans ton cul »
« c’est avec grand plaisir que je viendrais fêter ton départ, depuis le temps que j’attends ça »
« je te rappelle qu’il est spécifié dans le règlement intérieur qu’il est interdit de consommer de l’alcool dans l’enceinte de l’immeuble »
« j’ai trop peur de pleurer alors je préfère ne pas être là »
« ton cadeau de départ il va pas nous coûter l’œil de la tête, tu peux en être sûr »
« et ton licenciement, il est en bundle avec celui des commerciaux ? Nan parce que bon… »
« Ecoute, je crois que je me suis suffisamment farcie de discours de trois heures made in Grominet, je suis déjà à saturation depuis un bon bout de temps, un de plus pourrait m’être fatal »
« la police m’interdit de t’approcher à plus de 30 mètres »
« j’aime pas le champagne et je suis contre l’humanisme »
« déjà pour le départ de ta copine Cruche, la bienheureuse, l’hypocrisie des discours m’avait donné envie de hurler à la mort, deux fois de suite en moins d’un an je redoute un peu l’incident meurtrier »
« va crever, abruti »
« bonne continuation tu vas vraiment nous manquer mais on ne t’en veux pas de nous abandonner, tu sais… »
« je peux pas, ce sera trop dur de te regarder t’en aller »
« j'peux pas, j'ai piscine. Trop ballot »
Si vous avez des idées, elles seront les bienvenues…
Miss 400 : c’est le moment de me suggérer tes super idées de cadeaux pourris.
07:12 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie au boulot, managment d'équipe, licenciement, pot de départ, relations de travail
21.05.2008
Le jeu du jour
Partons du principe qu’on devient chef de l’équipe dans le même contexte que celui dans lequel on travaille pour l’instant. Si j’étais Grominet 1er (dieu m’en préserve, ou alors, par pitié, si ça m’arrive vous m’achevez) qui je garderai ?
- La grande gueule au market qui sous prétexte que Grominet utilise sa faiblesse de caractère pour faire de lui son bras armé et s’imagine déjà numéro deux et passe sa journée à hurler dans les couloirs, « salut les moches ! » ou à récolter un maximum de potins pour les répéter en exagérant le trait ou relever nos compteurs de vente comme si on était ses prostiputes personnelles ? C’est nein, j’aime bosser avec des gens un peu mâtures, c’est pas ton cas, tu dégages.
- La documentaliste : boooh, allez, elle est un peu psychorigide et veut mettre des procédures tout le temps partout mais elle est efficace et pas conne (et c’est rare dans cette équipe, moi mise à part) et pis elle a un vrai bon sens de l’humour, c’est appréciable. Je garde.
- La petite nouvelle qui vient d’arriver, pas de problème mais seulement si elle prend dix kilos et des boutons d’acné, j’aime pas la concurrence
- Bon ensuite il nous reste les (vieux) piliers de l’arrière garde et entre les cotorep, les tire-au-flanc, les gens qui vivent dans un monde de fictif et s’imaginent être au pays des bisounours, ceux qui chantent tout fort dans les couloirs, les imbéciles qui n’ont jamais été en quatrième et les mi-temps thérapeutiques (je sais, notre équipe c’est un peu l’unité psychiatrique de Walter), va y avoir du ménage. Sur six personnes, j’en garde deux, les seules à disposer d’un cerveau. Mon manager direct, les poules de Grominet et l’intermittent du spectacle, hop, poubelle.
- Chez nos amies les assistantes alias les pintades qui gloussent au téléphone avec leurs mecs/mamans/copines toute la sainte journée au lieu de bosser, je n’en garde que deux, les miennes. Les autres, au shout, même en les cantonnant à des activités bassement administratives, ça sera pas possible pour leur cervelle (et puis c’est pas trop possible de faire des trucs qui demandent de la concentration si on passe sa journée pendue au téléphone à roucouler avec son chéri). Deux personnes sur six, donc.
- Alors, ensuite nous avons deux « commerciaux » (je mets entre guillemets parce que chez nous on est commercial quand on ne fait que prendre des appels entrants, genre on est standardiste, quoi) qui ne savent ni écrire ni parler français et préfèrent passer la journée à mater des sites de cul plutôt que de bosser, je pense qu’il est temps pour eux de recommencer leurs études là où ils se sont arrêtés, genre vers la sixième, allez les amis, on ramasse ses crayons, les met dans sa trousse et on s’en va, la cloche a sonné, c’est l’heure de rentrer pour faire ses devoirs. Non, non, inutile de revenir demain, y’a plus école ici.
- La responsable logistique, je la renvoie acheter ses salades au marché et préparer des soupes de cresson dans sa cuisine de manouche que son homme va bientôt refaire c’est promis, c’est là qu’est sa vraie place.
- Qui j’ai oublié ? Ah oui, la blonde idiote qui fait elle aussi un métier de potiche. Elle est bête à manger du foin mais elle bosse bien et elle est super forte en relationnel avec les avocats-caca (c’est qu’elle maîtrise bien la boite à rire idiot) donc je la garde mais je diminue son salaire et si elle râle je la menace de l’empêcher de faire des horaires aménagés pour aller chercher sa fille, de toute façon, elle est cruche, elle n’a pas fait d’étude, elle ne doit pas être bien loin de la quarantaine, ce sera difficile de retrouver un taf avec le même genre de conditions qu'elle a ici. Allez hop, au turbin, la blonde et je veux pas t’entendre.
Et pour finir, évidemment, Grominet, je le dégage, il n’aura qu’à retourner vendre des fruits et légumes sur les marchés à Madrid, c’était sa vraie vocation.Au final, si on fait les comptes : 7 sur 20, soit 65% de déchet, bon score.
Mais, bien évidemment, je ne voudrais pas prendre de décisions arbitraires sans avoir rencontré individuellement chaque personne, je suis un pdg socialement responsable.
Et vous, c'est quoi le score ?
11:36 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vie au boulot, managment d'équipe, licenciement


