lundi, 26 octobre 2009
Carnet Rose chez Oualter

Je vous en parlais là : pour essayer de mettre un peu d’ordre dans son plan de licenciement, Oualter a rangé ses salariés dans ce qu’on appelle des emplois repères, par chez nous.
Zorro étant ce qu’il est, il a mis toute son équipe dans le même emploi repère, même si on ne fait pas tous les mêmes choses, pensant ruser.
Manque de bol, sur un autre pôle, il y a un autre manager qui a eu la même idée et a mis ses gens sur le même emploi repère que nous. Et leur activité est supprimée. Paf 2 truies chefs de projet comme nous qui dégagent.
Et si elles veulent pas ?
C'est pour ma gueule et celle d'une autre chef de projet de mon équipe, rapport que les truies en question, elles ont des gniards tout ça.
C'est con, hein ?
Quand on lui en a parlé, Zorro il a dit "il faudra me passer sur le corps ! Personne ne touchera à mon équipe"
Et on s'était arrêté là dans le récit.
Depuis, les choses ont censément évolué.
Zorro a agi.
Pour sauver son équipe.
Enfin, pardon, je reprends : pour sauver une personne de son équipe.
La deuxième chef de projet menacée, son emploi repère à mystérieusement changé pour devenir un truc qui n'a pas grand chose à voir avec son taf mais qui lui n'est pas menacé (et c'est au fond tout ce qu'on demande au dit emploi repère)
Lorsque l'innocente et honnête imbécile a allerté Nono sur ce phénomène inexpliqué avant de lui dire qu'elle allait alerter la RH, il s'est faché tout rouge.
"vas pas embêter la RH avec ça" qu'y lui a dit.
Comment ?
Et moi ?
Ben moi, rien. Mon emploi repère est resté le même…
(Je crois que Zorro m’aime pas beaucoup, ch’uis triste)
Mais bon, ce billet n’a pas pour but de donner la météo de mon couple avec Zorro. (je le sais qu'il ne m'aime pas, c'est normal : je suis cynique et je mets la mauvaise ambiance dans le loft)
Non.
Et puis arrêtez de m'interrompre tout le temps.
Je reprends mon histoire : les deux truies, donc, ne veulent, visiblement, pas partir.
Depuis, elles ont fait les comptes de qui a quel âge et quelle ancienneté chez nous.
Rassurées dans un premier temps, elles se sont mises à flipper en apprenant que quelqu’un dans notre équipe était enceinte.
Elles n’y avaient pas pensé à ça !
Alors elles ont repris leur liste et épluché pour savoir qui, chez nous, était potentiellement engrossable.
Je fais partie de la liste, évidemment.
Alors depuis elles ont lancé une enquête pour savoir.
(Bientôt on va distribuer des tests de grossesse sur le parvis et aux portes coupe-coupe, ça va être d'un chic…)
Et dieu seul sait pourquoi, le bruit court que je suis enceinte.
Qu’on puisse le croire me vexe bien un peu (quoi ? J’ai grossi à ce point ?) mais m’amuse beaucoup.
Depuis, officiellement, j’ai arrêté le tabac-c’est-tabou et puis aussi l’alcool.
J’ai bien dit officiellement.
Et je compte me caresser amoureusement le ventre si je les croise. Et bourrer mon agenda outlook avec de biens mystérieux "RV obstétri."
Si c'est une fille, je l'appellerai Clafouti ou Prépuce, j'ai pas encore décidé. Parce que c'est joli, Clafouti et Prépuce.
Si c'est un garçon, je sèche un peu. Vous avez des idées ?
00:58 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : plan social, licenciement, critère d'ordre, vie au bureau, entreprise, management, conflits |
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lundi, 21 septembre 2009
Et toi, c'est quoi ton emploi repère ?

J’vous explique rapidement.
Avant tout plan de licenciement, désormais, les entreprises se doivent de négocier un accord de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emploi et Compétences, pour les intimes). C’est la loi.
C’est pas que Oualter s’embarrasse souvent de la respecter, la loi, mais des fois, quand c’est vraiment trop gros, il le fait.
Et pour faire une GPEC il faut mettre en place ce que l’on appelle une cartographie des métiers et des emplois.
Facile, jusqu’ici, non ?
Ouais.
Sauf que, n’oubliez pas, on est chez Oualter.
Et chez Oualter, rien ne se passe jamais normalement.
Donc s’il y a des fonctions avec le même intitulé, il y a autant de façons différentes d’exercer la dite-fonction que de personnes l’occupant.
C’est logique, tout ça.
Déjà, la moitié des salariés à Oualter est dans la famille depuis minimum vingt ans. Alors en vingt ans, chacun a eu le temps de s’arranger son petit périmètre comme ça lui plait, au gré du laisser-aller total et des petits accomodements qu’on fait entre nous.
Ceci sans compter que, lorsqu’on arrive chez Oualter, on est recruté pour un poste donné avec une mission donnée. Sauf qu’on passe en moyenne entre quatre à six mois à faire tout autre chose que ce pour quoi on a été recruté à l’origine.
Dans les autres boîtes, ça s’appelle la période d’essai.
Chez nous, c’est le bizutage.
Donc autant vous dire qu’établir une cartographie des métiers et des emplois, chez Oualter, c’est coton.
Alors la RH, après avoir reculé, a décidé de s’y coller, en demandant l’aide des chefs de pôle pour leur dire ce que font leurs équipes dans leurs pôles respectifs.
Sauf que, encore.
Déjà, les chefs de pôle, la plupart du temps, ils ne savent ni combien de gens ils ont dans leur pôle, ni ce que les dits-gens y font exactement officiellement et officieusement dans la vie. Alors pour de vrai, vous imaginez bien ce que ça peut donner.
Conscients de ces problème d’approximation, la RH, qui n’est décidemment pas la moitié d’une nouille a décidé de biaiser.
On ne parlera pas de métier, ni de fonction. Non. On causera :
« d’emploi repère »
Je sais, fallait y penser, comme la boite à idées.
Dans l’emploi repère il peut y avoir plusieurs fonctions qui parfois se ressemblent vaguement mais n’ont pas du tout le même métier.
Une fois les emplois repères créés, les directeurs de département, vaguement plus au courant que leur chef de pôle, doivent dire qui est dans quel emploi repère.
Une fois ceci fait, la RH avec la direction détermine quels emplois repères sont stratégiques pour le développement de la boîte, et lesquels sont amenés à disparaître (c’est le côté prévisionnel de la GPEC)
Ça va, vous suivez toujours ?
Au moment de rentrer les gens dans les différents tiroirs emplois repères, les directeurs de département étaient bien au courant qu’il y aurait un plan social, avec une vague idée de quels emplois repères risquaient de valser.
Alors l’idée, c’était justement de mettre les gens dans les boites où il y avait des risques de suppressions de postes si on n’en veut plus, et ceux dans les postes non-menacés quand on voulait les garder.
La quoi ?
Cohérence avec le poste occupé ?
Attends, sois pas cynique non plus.
On s’en fout merde, non ?
On est d’accord.
Zorro, lui, il veut garder son équipe. Les bons comme les mauvais, il s’en tape il a trop peu de ressources pour se permettre d’en gâcher inutilement. Tant pis si certains éléments font dysfonctionner l’ensemble, c’est pas le plus important. (Ah si ? Sois pas insolent, je te prie, sinon on va te reprocher, à toi aussi, d’être cynique et de mettre la mauvaise ambiance)
Donc il a mis tout le monde ou presque de son équipe dans un même emploi repère. Disons l’emploi repère des super blondes dans la ville (je te donne un exemple facile). Même s’il y a des brunes, des bruns, des rouquin(e)s, et des blondes qui sont pas dans la ville, hop, on s’en fout.
Ce à quoi il n’avait pas pensé, le brave Zorro, c’est qu’il y a d’autres blondes qui sont presque dans la ville mais pas tout à fait, dans la boite.
Des blondes qui sont pas vraiment dans la ville mais qui font la même chose que certains postes chez lui. Sauf que c’est pas dans le même pôle. En toute logique, ils atterrissent donc dans le même emploi repère que celui de son équipe.
Et que deviennent ces presque blondes dans la ville ?
Leur poste est supprimé rapport que leur activité est supprimée.
C’est con.
Alors quand on lui en a causé, au grand Zorro, récapitulatif officiel des emplois repères supprimés à l’appui, d’abord, il n’a pas voulu nous croire.
Ensuite, quand il n’a pas pu faire autrement que de le reconnaître il a dit « je ne permettrai jamais qu’on touche à mon équipe ».
Ah.
Tu sais que lors des plans sociaux, c’est pas trop toi qui décides qui s’en va et qui reste, mon lapin ?
C’est pas comme le loft : le choix ne se fait pas grâce au vote du public mais en appliquant la loi.
Qui est très claire sur le sujet :
1/Age
2/Ancienneté
3/Situation familiale.
La quoi ?
La performance ?
Faut vraiment que t’arrête d’être insolent, mon petit.
Depuis, comme de juste, il y a de la contrebande d’emploi repère sous le manteau.
Et que je te repasse dans l’emploi repère qui va bien en échange d’un autre qu’on veut bouler même si ça n’a aucune logique, et que je tente d’aller sur un emploi repère qui est menacé histoire de profiter des conditions de départ…
Si un jour vous voyez fleurir des reventes d’emplois repères sur e-bay, faudra pas vous étonner, c’est normal.
Maintenant, je me demande juste si mon emploi repère vaut plus cher que les conditions financières auxquelles je peux partir en ajoutant le gros chèque des prud’hommes quand on aura fait invalider la légalité du licenciement après le plan social.
00:48 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : licenciement, plan social, gestion prévisionnelle des emplois et compétences, gpec, vie de l'entreprise, management |
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lundi, 15 juin 2009
Deux fois valent mieux qu'une

Rappelez-vous, je vous en avais parlé, chez Oualter, ils s'étaient rendus compte qu'il y avait des "nuisibles" dans la maison...
Comme cela fait partie de leur travail, les moustachus des services généraux avaient dépéché une entreprise spécialisée pour éradiquer les nuisibles dans l'immeuble. Avant de nous informer des résultats de l'opération :
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : mercredi 14 janvier 2009 16:25
Objet : Traitement des nuisibles
Bonjour,
Nous vous rappelons que la société XXX est intervenue le lundi 12 janvier dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Il reste un couple de rat dans la cour intérieure, merci de ne pas ouvrir les fenêtres au premier étage.
Par ailleurs, les derniers nuisibles ont été repérés au septième étage, la société XXXX va se charger de leur éradication sous peu.
Tout est sous contrôle.
Bonne journée,
Les moustachus services généraux
Depuis, on avait retrouvé, pas loin du parking, un rat écrasé (il ne tenait pourtant pas de morceau de gouda dans ses pattes, on soupçonne Mademoiselle Rose avec sa 205GTI au -2) on avait tenté de deviner si c'était le mâle ou la femelle du couple sans y parvenir. Et après, plus de nouvelles...

Bin quoi, Miss400, t'aimes pas le rat pané ? C'est pourtant sûrement très bon...
On s'était dit : le veuf ou la veuve et peut-être mêmes les orphelins sont allés chercher leur bonheur ailleurs (et vu le nombre de boites installées à Oualter land, y'a de quoi faire son choix à l'aise) dans une maison un peu moins barbare et violente. On les comprend, nous aussi, on aimerait bien trouver notre bonheur ailleurs que chez Oualter.
Pourtant, lors de mon retour de Nouillorque et de mon premier jour de rentrée chez Oualter, au milieu de centaines de mails, dont certains étaient professionnels (je tiens à la préciser), j'ai vu ça :
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : mardi 14 mai 2009 16:46
Objet : Traitement des nuisibles - 2ème trimestre
Bonjour,
Nous vous informons que la société Hygiène 5 D interviendra le jeudi 14 mai dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Salutations,
Les services généraux
(vous remarquerez qu'après les voeux de bonne journée on est désormais passé à la simple salutation, faut dire que souhaiter une bonne journée en ce moment, à quelqu'un chez Oualter, c'est s'exposer à se voir répondre "c'est bon, te fous pas de moi")
Cela a dû être efficace, cette fois, j'espère mais pas assez puisqu'on m'annonce à l'oreillette qu'un plan social (en plus du plan de départ volontaire... heu, pardon, du plan de Mobilité externe, voilà, c'est plus joli, déjà en cours) va être annoncé sous peu.
Mais... il va rester qui dans cette boite à part Oualter à la fin de l'année ?
L'option parking se précise...
00:10 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : vie de bureau, problèmes de langage, management, chef, humour, licenciement, fonds de pension, hygiène et sécurité, chsct |
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mercredi, 22 avril 2009
Chez Oualter on éradique les nuisibles

Comme je vous l’ai déjà dit, l’ambiance en ce moment, c’est Oualter, c’est pas rose tous les jours.
Quand c’est pas la fête à nœud-nœud, les problèmes de transports ou les petits mignons qui cherchent à négocier leur départ, c’est des problèmes d’animaux pas très très clean qui traînent dans les couloirs…
Et par animaux pas très clean j’entends pas genre vers le septième étage, celui de la direction, hein, nononononon, c’est pas du tout mon genre. De toute façon, au septième, ils sont tous nouveaux, ils sont tous innocents parce que comme moi, ils croyaient avoir signé pour une super belle marque et quand y z’ont mis le nez dans les chiffres, les procédures (enfin, usages pour être vraiment précis) et tout, encore une fois comme moi, y z’ont dû manquer de faire une attaque cardiaque.
Mais bref.
Non là, je parle des souris. (et non des chats comme chez Miss400. Path, merci pour elle)
Et même des rats.
Et encore une fois aucune allusion à qui que ce soit au septième car comme chacun sait, les rats chez oualter, ils sont tous à Amsterdam. Mais chut, hein, disez pas que je vous l’ai dit, sinon, on va encore prétendre que je critique toujours les mangeurs de gouda, alors qu'en vrai je suis leur copine, la preuve, je cherche toujours des solutions innovantes pour les dépanner.
Où en étions-nous ? Ah oui. Il y a des souris chez Oualter.
Sensément, puisque c’est son job, le CHSCT (Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail, NDLR) alerte la direction qui elle-même alerte la syndic de la maison à Oualter.
Réponse du syndic :
- arrêtez de garder de la nourriture dans les bureaux (comment ça de la nourriture dans les bureaux ? Nous on stocke seulement du champagne pour les coups durs)
- on va faire une dératisation.
Tout va bien, le problème va disparaître.
Et la preuve en est, nous recevons quelques jours plus tard ce mail :
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : jeudi 8 janvier 2009 14:15
Objet : Traitement des nuisibles
Bonjour,
Nous vous informons que la société XXXX interviendra le lundi 12 janvier dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Bonne après midi,
Les moustachus des services généraux
Et là, amis lecteurs, non, ne dites pas le contraire, vous pensez à la même chose que moi : mais qui va-t-il rester dans la maison à Oualter si on traite les nuisibles ?
Et vous n’êtes pas les seuls.
Perso, j’ai hésité à envoyer une liste des zones cibles à traiter en priorité. Ce qui serait rudement bien rapport que notre nouvelle task force qui va nous sauver du caca a mis en place une idée vachement révolutionnaire : la boite à idée. (moi je dis, fallait y penser mais je vais en parler prochainement)
Mais bon, comme je suis une dégonflée je l’ai pas fait (et pourtant c'est pas faute de s'être échangé des mails avec les koupins du bureau à ce sujet). Mais j’ai pas regretté quand les moustachus des services généraux nous ont envoyé le rapport concernant le traitement des nuisibles.
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : mercredi 14 janvier 2009 16:25
Objet : Traitement des nuisibles
Bonjour,
Nous vous rappelons que la société XXX est intervenue le lundi 12 janvier dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Il reste un couple de rat dans la cour intérieure, merci de ne pas ouvrir les fenêtres au premier étage.
Par ailleurs, les derniers nuisibles ont été repérés au septième étage, la société XXXX va se charger de leur éradication sous peu.
Tout est sous contrôle.
Bonne journée,
Les moustachus services généraux
Quand je pense que j’ai toujours accusé les moustachus de manquer d’humour…
00:14 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 23 mars 2009
Vend holding hollandaise

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire une bonne action.
Oui, j'en suis capable.
La preuve, aujourd'hui (donc) je propose de débarrasser la batavie de notre encombrante présence rapport qu’on n’arrive pas à monter un plan social depuis 6 mois (et je vous épargne le fait que ça fait 26 mois que le plan de licenciement est dans les tuyaux mais que l'ancien board n'a pas les c... de mettre en oeuvre), que les syndicats et IRP se tapent sur la tronche et que personne n’est décidé à partir tout seul.
Pour résumer, on est dans le caca et les mangeurs de gouda encore plus parce qu'ils ont vu les chiffres et qu'ils sont pas bons et que c'est pas prêt de s'arranger.
Etant d'une nature fortement corporate, je ne me demande pas ce que ma boite peut faire pour moi mais ce que je peux faire pour elle (réponse : pas grand chose à l'heure actuelle) je me suis donc furieusement interrogée sur les solutions qui restaient à Amsterdam pour nous lourder sans encombre, la revente à la criée s'est imposée.
Mais, comme me l'a fait remarquer un collègue fort justement : pour revendre, faut avoir un truc à mettre dans le descriptif produit qui fasse envie (ouais, miss400, je sais, ça te cause) et là, tout de suite, ça s'est vachement compliqué parce que bon, des trucs alléchants genre me better, genre "oh oui achète-moi, tu ne le regretteras pas", comment dire ? ça va être difficile...
Parce que j'ai beau être une marketeuse de choc, rendre sexy le fait que :
- la moitié de la masse salariale est en dépression, l'autre sur le point de se suicider (et déjà que le RER il marche mal, c'est pas le moment d'en rajouter avec des accidents voyageurs)
- 90% des gens (dont la direction, eh si) sont total démotivés
- 99% des gens en charge de la prod n'ont toujours pas compris que faire un produit nécessitait de s'intéresser d'abord à la demande pour le dit-produit avant de se lancer dans un truc hyper chiadé qui n'intéresse qu'eux mais je dois en parler déjà ici
- 98.5% des salariés ne savent pas ce que signifie marge (y pensent que c'est une théorie bidon pour les obliger à faire de la daube)
- nos systèmes informatiques et autres logiciels sont pas de première efficacité
- y'a quasi plus de service marketing et commercial pour mettre nos produits sur le marché
- chez nous commercial signifie faire de la réception d'appel
...
(Et puis je vais arrêter là parce que ça y est je suis déprimée, moi aussi, en vrai, où qu'il le RER ? Où qu'il est????)
De vous même, vous l'aurez compris : y'a pas grand chose à faire de cette boite dans l'immédiat à part la raser pour en faire un parking.
Mais je suis pas du genre à me laisser aller. Non, j'ai même une idée brillante : je vais mettre Oualter aux enchères sur e-bay ! La preuve :
J’ai donc essayé de créer un profil au nom de Oualter sur e-bay (ci-dessus) mais les saligauds, ils ont eu le culot de me demander un (vrai) numéro de téléphone qu’ils rappelleraient pour valider mon profil.
Et bon, le centre d’appel délocaliser au Maroc, déjà qu'ils ont du mal à comprendre nos produits et à répondre aux clients, je les sentais pas trop mûrs pour traiter la demande.
Du coup, on m’a conseillée de plutôt tenter ma chance sur leboncoin.com.
Et ça donne ça :
Pour l’instant, personne ne s’est manifesté mais je ne perds pas espoir…
Et si vous avez d'autres idées, à votre bon coeur, la Task force a décidé de lancer un projet super révolutionnaire pour booster la créativité chez Oualter : faire une boite à idées...
Pour toute bonne idée, un gouda offert, allez-y c'est la batavie et Oualter qui régalent !
09:35 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 16 juillet 2008
spécial entrainement pour les nettoyages
Chez Walter, on a engagé un nouveau grand chef
Rien que pour dégraisser à fond les ballons.
Inutile de vous dire que ça va créer quelques remous.
Comme je suis pour aider les petits nouveaux à trouver leurs repères et être efficaces dans leurs missions (ouais vous z'inquiétez pas du vocabulaire bizarre type consculting à la one again qui veut rien dire, je suis en plein délire je crée plein de produits à la chaîne avec des réflexes markétés délirants sur le titre du produit, 5 ans chez les gros rats d'affaires, l'air de rien ça marque, surtout en situation d'urgence où on s'intéresse moins au fond de ce que l'on fait qu'à rattrapper le temps perdu. Mais ceci est un autre problème, j'en causerai une autre fois, je suis sûre que j'en aurai l'occas')
Bref, le nouveau, chez oualter, déjà qu'il a dû s'essuyer une kermesse, heuuu, pardon une grève, et plusieurs réunions où il a dû se fader l'explication de ce que c'était que la différence entre le service public et privé et ce que c'est qu'un client (à savoir quelqu'un qui paie, genre pas un invité) La prochaine fois, je suis sûre, y nous explique la marge, le taux retour sur les envois marketing. La dernière fois c'était encore trop tôt (et d'ailleurs, je suis pas sûre que tout le monde ait encore bien intégré la signification du mot dégager du chiffre d'affaitres) je pense qu'il est temps de lui rappeler ce que licenciement massif veut dire, à force y va finir par se laisser embrigader (comme nous tous) et oublier.
je lui ai sélectionné une p'tite vidéo qui pourrait être source d'inspiration.
Léon le nettoyeur, si tu me regardes, je suis avec toi, mon gars, courage !
12:31 Publié dans Mes vidéos de blonde | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 06 juin 2008
Un être s'en va et la terre... s'en moque
Ça y est, cette fois, c’est pour de bon, il nous l’a dit, GROMINET SE CASSE !!!!!!!!!!Et même qu’il organise un pot de départ aux frais de la princesse (évidemment) et dans son mail d’invit’ il ne peut s’empêcher d’utiliser comme un gros con « je m’envole vers de nouveaux horizons » alors que c’est toujours ce qu’on dit quand on s’est fait dégager à coup de lattes pour faire croire que non, c’est un vrai choix. Et puis, aussi, il en profite pour recaser une dernière fois ses expressions favorites idiotes (sauf la vente en bundle mais c’était difficile à recaser dans un mail de départ) et dire que l’humanisme des gens va lui manquer. Bin t’es bien le seul, mon grand.
Avant de conclure par « merci de me confirmer ou pas votre présence ».
A votre avis, qu’est-ce que je pourrais bien lui répondre ?
« bin justement, je te confirme pas, démerde-toi pour savoir qui vient ou pas »
« garde-moi une bouteille au frais, je passerai la prendre plus tard »
« dans ton cul »
« c’est avec grand plaisir que je viendrais fêter ton départ, depuis le temps que j’attends ça »
« je te rappelle qu’il est spécifié dans le règlement intérieur qu’il est interdit de consommer de l’alcool dans l’enceinte de l’immeuble »
« j’ai trop peur de pleurer alors je préfère ne pas être là »
« ton cadeau de départ il va pas nous coûter l’œil de la tête, tu peux en être sûr »
« et ton licenciement, il est en bundle avec celui des commerciaux ? Nan parce que bon… »
« Ecoute, je crois que je me suis suffisamment farcie de discours de trois heures made in Grominet, je suis déjà à saturation depuis un bon bout de temps, un de plus pourrait m’être fatal »
« la police m’interdit de t’approcher à plus de 30 mètres »
« j’aime pas le champagne et je suis contre l’humanisme »
« déjà pour le départ de ta copine Cruche, la bienheureuse, l’hypocrisie des discours m’avait donné envie de hurler à la mort, deux fois de suite en moins d’un an je redoute un peu l’incident meurtrier »
« va crever, abruti »
« bonne continuation tu vas vraiment nous manquer mais on ne t’en veux pas de nous abandonner, tu sais… »
« je peux pas, ce sera trop dur de te regarder t’en aller »
« j'peux pas, j'ai piscine. Trop ballot »
Si vous avez des idées, elles seront les bienvenues…
Miss 400 : c’est le moment de me suggérer tes super idées de cadeaux pourris.
07:12 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 21 mai 2008
Le jeu du jour
Partons du principe qu’on devient chef de l’équipe dans le même contexte que celui dans lequel on travaille pour l’instant. Si j’étais Grominet 1er (dieu m’en préserve, ou alors, par pitié, si ça m’arrive vous m’achevez) qui je garderai ?
- La grande gueule au market qui sous prétexte que Grominet utilise sa faiblesse de caractère pour faire de lui son bras armé et s’imagine déjà numéro deux et passe sa journée à hurler dans les couloirs, « salut les moches ! » ou à récolter un maximum de potins pour les répéter en exagérant le trait ou relever nos compteurs de vente comme si on était ses prostiputes personnelles ? C’est nein, j’aime bosser avec des gens un peu mâtures, c’est pas ton cas, tu dégages.
- La documentaliste : boooh, allez, elle est un peu psychorigide et veut mettre des procédures tout le temps partout mais elle est efficace et pas conne (et c’est rare dans cette équipe, moi mise à part) et pis elle a un vrai bon sens de l’humour, c’est appréciable. Je garde.
- La petite nouvelle qui vient d’arriver, pas de problème mais seulement si elle prend dix kilos et des boutons d’acné, j’aime pas la concurrence
- Bon ensuite il nous reste les (vieux) piliers de l’arrière garde et entre les cotorep, les tire-au-flanc, les gens qui vivent dans un monde de fictif et s’imaginent être au pays des bisounours, ceux qui chantent tout fort dans les couloirs, les imbéciles qui n’ont jamais été en quatrième et les mi-temps thérapeutiques (je sais, notre équipe c’est un peu l’unité psychiatrique de Walter), va y avoir du ménage. Sur six personnes, j’en garde deux, les seules à disposer d’un cerveau. Mon manager direct, les poules de Grominet et l’intermittent du spectacle, hop, poubelle.
- Chez nos amies les assistantes alias les pintades qui gloussent au téléphone avec leurs mecs/mamans/copines toute la sainte journée au lieu de bosser, je n’en garde que deux, les miennes. Les autres, au shout, même en les cantonnant à des activités bassement administratives, ça sera pas possible pour leur cervelle (et puis c’est pas trop possible de faire des trucs qui demandent de la concentration si on passe sa journée pendue au téléphone à roucouler avec son chéri). Deux personnes sur six, donc.
- Alors, ensuite nous avons deux « commerciaux » (je mets entre guillemets parce que chez nous on est commercial quand on ne fait que prendre des appels entrants, genre on est standardiste, quoi) qui ne savent ni écrire ni parler français et préfèrent passer la journée à mater des sites de cul plutôt que de bosser, je pense qu’il est temps pour eux de recommencer leurs études là où ils se sont arrêtés, genre vers la sixième, allez les amis, on ramasse ses crayons, les met dans sa trousse et on s’en va, la cloche a sonné, c’est l’heure de rentrer pour faire ses devoirs. Non, non, inutile de revenir demain, y’a plus école ici.
- La responsable logistique, je la renvoie acheter ses salades au marché et préparer des soupes de cresson dans sa cuisine de manouche que son homme va bientôt refaire c’est promis, c’est là qu’est sa vraie place.
- Qui j’ai oublié ? Ah oui, la blonde idiote qui fait elle aussi un métier de potiche. Elle est bête à manger du foin mais elle bosse bien et elle est super forte en relationnel avec les avocats-caca (c’est qu’elle maîtrise bien la boite à rire idiot) donc je la garde mais je diminue son salaire et si elle râle je la menace de l’empêcher de faire des horaires aménagés pour aller chercher sa fille, de toute façon, elle est cruche, elle n’a pas fait d’étude, elle ne doit pas être bien loin de la quarantaine, ce sera difficile de retrouver un taf avec le même genre de conditions qu'elle a ici. Allez hop, au turbin, la blonde et je veux pas t’entendre.
Et pour finir, évidemment, Grominet, je le dégage, il n’aura qu’à retourner vendre des fruits et légumes sur les marchés à Madrid, c’était sa vraie vocation.Au final, si on fait les comptes : 7 sur 20, soit 65% de déchet, bon score.
Mais, bien évidemment, je ne voudrais pas prendre de décisions arbitraires sans avoir rencontré individuellement chaque personne, je suis un pdg socialement responsable.
Et vous, c'est quoi le score ?
11:36 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : vie au boulot, managment d'équipe, licenciement |
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