lundi, 07 décembre 2009
Les DRH vont sauver le monde, c'est TF1 qui l'a dit

Vu il y a peu dans le poste : un bout du JT de 20h qui parlait des suicides à France Télécom avant de lancer son grand sujet spécial du soir « que font les DRH face à au mal-être au travail ?»
Je l’ai déjà dit dans un commentaire ici, la souffrance au travail, les risques psychosociaux, le stress, tout ça, chez Oualter, on a fait notre beurre dessus dès 2007 en organisant des conférences d’actualité sur le sujet.
Pas orientées uniquement sur la prévention, vous vous doutez, on n’est pas là pour sortir les violons mais pour donner des solutions à nos clients (les entreprises et les DRH) afin qu’ils préviennent les risques de sanctions et surtout évitent toute mise en cause de leur responsabilité. (parce que ça coûte cher ces conneries)
Et le salarié dans tout ça ?
Mais tu m’écoutes des fois quand je te cause ?
On s’en fout, du salarié, c’est pas lui qui a le pognon, c’est son pédégé.
Moi, j’avais proposé un thème de conférence sur les suicides en prenant l’angle « comment licencier pour pas cher » mais il parait que mon humour ne serait pas du goût de tout le monde.
Comprends pas, il ne s’agissait pourtant pas d’humour. Regarde chez Oualter, 187 suicides, ça arrangerait bien Amsterdam.
Bref.
Tout ça pour dire que je baigne dedans depuis deux ou trois ans.
Alors j’étais vachement curieuse de voir la solution proposée par la rédaction de TF1.
TF1, y disent que c’est la faute aux DRH.
Les DRH, c’est des méchants, ils managent par la peur. Bande de salauds, de truands, de cryptotayloristes
Enfin.
Ça, c’était avant.
Parce que depuis, tu vois, y’a eu une grande remise en question de la profession. Bientôt ils vont faire des DRH Label Rouge même.

Tu me diras, ça fait toujours plus sérieux que le label village fleuri, on est d’accord.
Mais t’inquiète, tout va changer.
Parfaitement.
C’est des gens de l’IGS (Institut de Gestion Sociale) qui le disent.
Eux ils se sentent responsables des salariés.
Selon eux, l’entreprise elle était trop grosse vilaine parce qu’elle ne plaçait pas l’humain au cœur de son business.
C’est moche, hein ?
Mais désormais, c’est ce qu’ils vont faire,
Croix de bois, croix de fer,
S’ils mentent, ils iront en enfer.
C’est donc ça la solution ?
Ben voui, ils ont vachement le pouvoir de la mettre en place concrètement dans les entreprises, soyons clairs.
C’est pas comme si c’était les actionnaires, les vrais patrons (de toute façon on ne les voit jamais donc techniquement, si on n’a jamais vu leur gueule on peut se dire qu’ils n’existent pas pour de vrai).
C’est pas comme si la logique de gains à court terme ça n’a aucune mais alors vraiment aucune incidence sur l’état de santé des salariés aujourd’hui.
Nan c’est de la faute des DRH qui n’avaient rien compris à la life avant
Moi, j’ai rien contre les DRH à la base, d’autant moins qu’ils font vraiment un job de chiens et qu’ils s’en prennent plein la tronche à longueur de journée (p’tain, dire qu’un jour j’ai voulu faire ce boulot…)
Mais, naïvement, je me dis : et si on donnait d’abord un peu de sens au boulot que chacun fait ?
Eh oh, Oualter, je t’ai entendu ricaner au fond de ton bureau, non, je te le précise : quand je parle de sens, je fais référence à autre chose que les reportings mensuels, les objectifs inatteignables, les 20% d’EBITA nécessaires à la survie d’une holding, les plans sociaux à la sauvage uniquement justifiés par « bah, c’est la crise, ma pauvre Josette ».
Tu veux vraiment que je te cause de L’open space m’a tuer, de Notre usine est un roman ouuuuuu ?
Nan, tu as raison, d’ailleurs, j’ai pas envie d’en parler, ces bouquins en plus de ce que je constate depuis le début de ma jeune carrière m’ont grave déprimée et limite donné envie d’aller élever des chèvres dans le Larzac. Alors que je déteste la montagne.
Et pis surtout que les chèvres ça pue.
La campagne j’en parle même pas.
Ouais, tu vois un peu à quoi j’en suis rendue.
Je ne te le fais pas dire.
En plus, y’a même pas de Bon Marché dans le Larzac.
EDIT de 10h33 : Merci à Hautetfort d'avoir tronqué mon billet en coupant une bonne moitié du texte
00:18 Publié dans In bed with Walter Krewure, Les pensées profondes d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (44) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 26 octobre 2009
Carnet Rose chez Oualter

Je vous en parlais là : pour essayer de mettre un peu d’ordre dans son plan de licenciement, Oualter a rangé ses salariés dans ce qu’on appelle des emplois repères, par chez nous.
Zorro étant ce qu’il est, il a mis toute son équipe dans le même emploi repère, même si on ne fait pas tous les mêmes choses, pensant ruser.
Manque de bol, sur un autre pôle, il y a un autre manager qui a eu la même idée et a mis ses gens sur le même emploi repère que nous. Et leur activité est supprimée. Paf 2 truies chefs de projet comme nous qui dégagent.
Et si elles veulent pas ?
C'est pour ma gueule et celle d'une autre chef de projet de mon équipe, rapport que les truies en question, elles ont des gniards tout ça.
C'est con, hein ?
Quand on lui en a parlé, Zorro il a dit "il faudra me passer sur le corps ! Personne ne touchera à mon équipe"
Et on s'était arrêté là dans le récit.
Depuis, les choses ont censément évolué.
Zorro a agi.
Pour sauver son équipe.
Enfin, pardon, je reprends : pour sauver une personne de son équipe.
La deuxième chef de projet menacée, son emploi repère à mystérieusement changé pour devenir un truc qui n'a pas grand chose à voir avec son taf mais qui lui n'est pas menacé (et c'est au fond tout ce qu'on demande au dit emploi repère)
Lorsque l'innocente et honnête imbécile a allerté Nono sur ce phénomène inexpliqué avant de lui dire qu'elle allait alerter la RH, il s'est faché tout rouge.
"vas pas embêter la RH avec ça" qu'y lui a dit.
Comment ?
Et moi ?
Ben moi, rien. Mon emploi repère est resté le même…
(Je crois que Zorro m’aime pas beaucoup, ch’uis triste)
Mais bon, ce billet n’a pas pour but de donner la météo de mon couple avec Zorro. (je le sais qu'il ne m'aime pas, c'est normal : je suis cynique et je mets la mauvaise ambiance dans le loft)
Non.
Et puis arrêtez de m'interrompre tout le temps.
Je reprends mon histoire : les deux truies, donc, ne veulent, visiblement, pas partir.
Depuis, elles ont fait les comptes de qui a quel âge et quelle ancienneté chez nous.
Rassurées dans un premier temps, elles se sont mises à flipper en apprenant que quelqu’un dans notre équipe était enceinte.
Elles n’y avaient pas pensé à ça !
Alors elles ont repris leur liste et épluché pour savoir qui, chez nous, était potentiellement engrossable.
Je fais partie de la liste, évidemment.
Alors depuis elles ont lancé une enquête pour savoir.
(Bientôt on va distribuer des tests de grossesse sur le parvis et aux portes coupe-coupe, ça va être d'un chic…)
Et dieu seul sait pourquoi, le bruit court que je suis enceinte.
Qu’on puisse le croire me vexe bien un peu (quoi ? J’ai grossi à ce point ?) mais m’amuse beaucoup.
Depuis, officiellement, j’ai arrêté le tabac-c’est-tabou et puis aussi l’alcool.
J’ai bien dit officiellement.
Et je compte me caresser amoureusement le ventre si je les croise. Et bourrer mon agenda outlook avec de biens mystérieux "RV obstétri."
Si c'est une fille, je l'appellerai Clafouti ou Prépuce, j'ai pas encore décidé. Parce que c'est joli, Clafouti et Prépuce.
Si c'est un garçon, je sèche un peu. Vous avez des idées ?
00:58 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 12 octobre 2009
Chez Oualter, on plaisante pas avec les conditions de travail décentes
Ce qu’il y a de bien chez Oualter c’est que non content de mettre en place une boîte à idées pour sauver le business (au lieu de nous revendre sur e-bay, franchement…) c’est qu’à chaque problème, il y a toujours quelqu’un pour proposer une solution innovante.
On n’a pas une task force payée à rien foutre pour rien.
Et pas davantage une responsable de la stratégie qui pense sauver nos fesses grâce à l’e-book. (le rapport ? cherchez pas, y’en a aucun. C’est juste qu’elle trouvait l’objet joli et parfaitement coordonné avec sa tenue ce jour-là. Si elle avait été habillée dans les tons camel, elle nous aurait probablement proposé de vendre des cendriers)
Bref.
A notre étage, on a un gros problème depuis trois jours.
Et trois jours avec un problème, c’est très long. Encore plus lorsqu’il est « gros »
Ben voui.
On n’a plus de café.
Les boules hein ?
Ouais, je sais.
Comme c’était la « journée mondiale du travail décent partout dans le monde » (je cite) mercredi 7 octobre. Oualter a décidé de ne pas nous laisser comme ça plus longtemps.
Il n’y a plus de café ? Vous êtes déprimés ?
Voilà la solution :
Oui, parfaitement, il est 24h/24 et 7 jours / 7 l’accompagnement psychologique.
Quand je vous dis qu’on se fout pas notre gueule sur les conditions décentes de travail chez Oualter…
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lundi, 21 septembre 2009
Et toi, c'est quoi ton emploi repère ?

J’vous explique rapidement.
Avant tout plan de licenciement, désormais, les entreprises se doivent de négocier un accord de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emploi et Compétences, pour les intimes). C’est la loi.
C’est pas que Oualter s’embarrasse souvent de la respecter, la loi, mais des fois, quand c’est vraiment trop gros, il le fait.
Et pour faire une GPEC il faut mettre en place ce que l’on appelle une cartographie des métiers et des emplois.
Facile, jusqu’ici, non ?
Ouais.
Sauf que, n’oubliez pas, on est chez Oualter.
Et chez Oualter, rien ne se passe jamais normalement.
Donc s’il y a des fonctions avec le même intitulé, il y a autant de façons différentes d’exercer la dite-fonction que de personnes l’occupant.
C’est logique, tout ça.
Déjà, la moitié des salariés à Oualter est dans la famille depuis minimum vingt ans. Alors en vingt ans, chacun a eu le temps de s’arranger son petit périmètre comme ça lui plait, au gré du laisser-aller total et des petits accomodements qu’on fait entre nous.
Ceci sans compter que, lorsqu’on arrive chez Oualter, on est recruté pour un poste donné avec une mission donnée. Sauf qu’on passe en moyenne entre quatre à six mois à faire tout autre chose que ce pour quoi on a été recruté à l’origine.
Dans les autres boîtes, ça s’appelle la période d’essai.
Chez nous, c’est le bizutage.
Donc autant vous dire qu’établir une cartographie des métiers et des emplois, chez Oualter, c’est coton.
Alors la RH, après avoir reculé, a décidé de s’y coller, en demandant l’aide des chefs de pôle pour leur dire ce que font leurs équipes dans leurs pôles respectifs.
Sauf que, encore.
Déjà, les chefs de pôle, la plupart du temps, ils ne savent ni combien de gens ils ont dans leur pôle, ni ce que les dits-gens y font exactement officiellement et officieusement dans la vie. Alors pour de vrai, vous imaginez bien ce que ça peut donner.
Conscients de ces problème d’approximation, la RH, qui n’est décidemment pas la moitié d’une nouille a décidé de biaiser.
On ne parlera pas de métier, ni de fonction. Non. On causera :
« d’emploi repère »
Je sais, fallait y penser, comme la boite à idées.
Dans l’emploi repère il peut y avoir plusieurs fonctions qui parfois se ressemblent vaguement mais n’ont pas du tout le même métier.
Une fois les emplois repères créés, les directeurs de département, vaguement plus au courant que leur chef de pôle, doivent dire qui est dans quel emploi repère.
Une fois ceci fait, la RH avec la direction détermine quels emplois repères sont stratégiques pour le développement de la boîte, et lesquels sont amenés à disparaître (c’est le côté prévisionnel de la GPEC)
Ça va, vous suivez toujours ?
Au moment de rentrer les gens dans les différents tiroirs emplois repères, les directeurs de département étaient bien au courant qu’il y aurait un plan social, avec une vague idée de quels emplois repères risquaient de valser.
Alors l’idée, c’était justement de mettre les gens dans les boites où il y avait des risques de suppressions de postes si on n’en veut plus, et ceux dans les postes non-menacés quand on voulait les garder.
La quoi ?
Cohérence avec le poste occupé ?
Attends, sois pas cynique non plus.
On s’en fout merde, non ?
On est d’accord.
Zorro, lui, il veut garder son équipe. Les bons comme les mauvais, il s’en tape il a trop peu de ressources pour se permettre d’en gâcher inutilement. Tant pis si certains éléments font dysfonctionner l’ensemble, c’est pas le plus important. (Ah si ? Sois pas insolent, je te prie, sinon on va te reprocher, à toi aussi, d’être cynique et de mettre la mauvaise ambiance)
Donc il a mis tout le monde ou presque de son équipe dans un même emploi repère. Disons l’emploi repère des super blondes dans la ville (je te donne un exemple facile). Même s’il y a des brunes, des bruns, des rouquin(e)s, et des blondes qui sont pas dans la ville, hop, on s’en fout.
Ce à quoi il n’avait pas pensé, le brave Zorro, c’est qu’il y a d’autres blondes qui sont presque dans la ville mais pas tout à fait, dans la boite.
Des blondes qui sont pas vraiment dans la ville mais qui font la même chose que certains postes chez lui. Sauf que c’est pas dans le même pôle. En toute logique, ils atterrissent donc dans le même emploi repère que celui de son équipe.
Et que deviennent ces presque blondes dans la ville ?
Leur poste est supprimé rapport que leur activité est supprimée.
C’est con.
Alors quand on lui en a causé, au grand Zorro, récapitulatif officiel des emplois repères supprimés à l’appui, d’abord, il n’a pas voulu nous croire.
Ensuite, quand il n’a pas pu faire autrement que de le reconnaître il a dit « je ne permettrai jamais qu’on touche à mon équipe ».
Ah.
Tu sais que lors des plans sociaux, c’est pas trop toi qui décides qui s’en va et qui reste, mon lapin ?
C’est pas comme le loft : le choix ne se fait pas grâce au vote du public mais en appliquant la loi.
Qui est très claire sur le sujet :
1/Age
2/Ancienneté
3/Situation familiale.
La quoi ?
La performance ?
Faut vraiment que t’arrête d’être insolent, mon petit.
Depuis, comme de juste, il y a de la contrebande d’emploi repère sous le manteau.
Et que je te repasse dans l’emploi repère qui va bien en échange d’un autre qu’on veut bouler même si ça n’a aucune logique, et que je tente d’aller sur un emploi repère qui est menacé histoire de profiter des conditions de départ…
Si un jour vous voyez fleurir des reventes d’emplois repères sur e-bay, faudra pas vous étonner, c’est normal.
Maintenant, je me demande juste si mon emploi repère vaut plus cher que les conditions financières auxquelles je peux partir en ajoutant le gros chèque des prud’hommes quand on aura fait invalider la légalité du licenciement après le plan social.
00:48 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 20 juillet 2009
Taux de clic-clac Kodak

La dernière fois je vous ai livré un pétage de plombs en règle sur les dernières innovations marketing de notre chef vénéré Zorro.
Aujourd’hui, je vais vous livrer l’analyse de notre marketeur de l’équipe, suite aux campagnes e-mailings de ce semestre. Parce qu’il faut le savoir, jusqu’ici, on jugeait pas utile de commercialiser nos produits, donc les campagnes de comm’, fallait pas en parler et les campagnes d’emailing encore moins, sous peine de s’entendre répondre un : « Koicé ? »
La dernière fois en réunion hebdomadaire, parce qu'on l'y a un peu forcé, Market nous a fait un dérbief de ses analyses qui lui ont demandé six mois.
Ça vaut des points (et j'ai à peine exagèré le compte rendu) :
Zorro : Justement aujourd’hui, Market va vous présenter son bilan des campagnes e-mailing.
Market : schmurf.
Zorro : c’est à toi
Market : Alors heuuuuuuuuuuu, bin, heuuuuu, schmurf… on a de très très très bons retours parce que par rapport à la moyenne du taux d’ouverture du marché des oursins vectorisé par l’intégrale limitée on est supérieur
Juriste : c'est-à-dire ?
Market : raaaah mais euh attends j’vais m’embrouiller si tu m’interromps avec ta sémantique de juriste. Alors. Schmuuuuurf. Donc les campagnes ont très bien fonctionné
La blonde : ça a été envoyé à combien ?
Market : heuuu biiiiiinnnnn sur mon petit bout de papier tout griffonné à la main tâché j’ai noté 50 000
La Blonde : mais 50 000 quoi ?
Market : bin e-mails
Juriste : certes, mais tu parles de campagnes ou de destinataires ? Parce que bon...
Market ; pfff, les contacts, quoi !
La blonde : merci, d’accord, mais sur quelles cibles concrètement ?
Market : bin les cibles
Juriste stoïque : d’accord, on va laisser tomber pour ça, et au niveau des retours ça a donné quoi ?
Market : bin ça je sais pas, je peux pas les tracer
La blonde (en train d'arracher les cables de la salle de réunion pour se pendre avec) : comment ça tu peux pas les tracer ?
Zorro tentant d’apaiser l’assistance car il sent que Market va pas tarder à se prendre un jet de pierres : allons, allons, Market ne peut pas humainement tout faire et j’en profite pour le remercier pour tout le travail qu’il fait quotidiennement
La blonde : mais quand même on n’a pas un petit détail sur la répartition du volume d’e-mailing par marché ?
Market : ah si. Schmuuurf. Attends, je regarde de nouveau sur mon torchon griffonné avec des trucs que je sais même pas trop ce que c’est à part qu’il y a ma liste de courses. Schmurf. Si, donc il y a 45 000 pour Juriste, et 100 pour ta pomme, la gamme de merde où qu't'as développé mais on n'a jamais eu le potentiel pour commercialiser et qu'on a jamais eu l'intention de le faire rapport qu'on trouve plus intelligent de baser 95% de notre business sur un marché qui va pas tarder à s'essoufler et qu'on va pas se faire chier à acheter des fichiers, merde.
Juriste : comment ça se fait ?
Market : ché po. Tout ce que je peux dire c’est que le taux de clic est supérieur à la moyenne du marché en B to B par rapport à la concurrence divisé par le cours de la tête de porc congelée sur les marchés à terme
La Blonde : et le taux de claque ?
Market : clic-clac
Zorro : Kodak. Merci market pour toutes ces précieuses informations on va pouvoir clore la réunion ici.
Market : schmurf, y’a pas de mal.
Des fois, quand même je me demande s’il n’y pas un agent de la concurrence au service recrutement qui est là uniquement pour plomber la performance de Oualter...
Déjà j'ai été embauchée, à la base, c'est louche.
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lundi, 29 juin 2009
Chez Oualter le marketing, ça nous connaît

Je vous l’avais déjà esseupliqué, on a un nouveau chef, Zorro.
Zorro vient de la concurrence et forcément il est meilleur que nous, il a la science infuse.
Au début, comme tout le monde, il est tombé du placard devant nos méthodes préhistoriques et après, comme il était encore plein d’espoir il a décidé de faire notre éducation (ouais je suis passée par là aussi et pire que tout je continue à y croire c'est vous dire mon taux de niaiserie par m² de neurone).
Moi, je suis pour. (pas la niaiserie mais : QU'ON M'APPRENNE DES TRUCS BORDEL)
Parce que c’est pas le tout d’avoir un super produit mais encore faut-il savoir le mettre en avant (bon, dans notre cas, commencer par le commercialiser mais passons, j’en parlerai une autre fois)
Donc nos produits, conférences et formations à destination de professionnels de tout bord, elles étaient mal lookées, genre on va appeler la Brigade de Répression de la Mode pour qu’ils interviennent.
On leur donnait des titres pas très bandants, genre pas problématisés, genre bof, quoi.
Mais Zorro il a la solution à tous les problèmes.
Je dis : pourquoi pas ?
Sauf que. Sa façon à lui, le truc imparable pour faire cracher du pognon au client, c'est...
...de mettre du verbe...
Ah ouais ?
Exemple : il veut qu’on mette des verbes d’action pour dynamiser le bousin (ouais j't'explique pour certains produits c'est moins une question de titre que de formateurs mais bon, je dis ça je dis rien on m'a déjà appelée Léon le nettoyeur pour avoir virer tous les presta boulets qui pourrissaient nos produits (qui n'en avaient pourtant pas besoin) à force de jouer les stars et de faire tout sauf leur boulot (qui n'est pourtant pas si compliqué à la base soit dit en passant)
Mais bref.
Revenons à nos moutons.
Dynamiser le bousin avec des verbes qu'y disait, Zorro.
Genre au lieu d'intituler un truc "Gestion des dechets dans les collectivités locales"
Il faudrait plutôt dire : "Pilotez efficacement la gestion des déchets dans les collectivités locales"
ça change rien au contenu, notez bien, mais le con client se sent tout de suite vachement plus impliqué et donc crac il achète (alors que bon, le client il regarde surtout le thème, le programme de formation et l'intervenant mais passons, Zorro n'a complètement tort dans le fond)
Moi je veux bien mais le problème, entre autre, chez nous, c'est que si certains de nos produits ne fonctionnent pas, c'est, outre un défaut de commercialisation, mais que certains sont assez pourris, genre on se moque vraiment de la tronche du client. Genre les cons clients ils sont venus une fois, c'était à chier, ils ont fait passer le message, ils ne reviennent plus et le disent à leur koupins. Bon ensuite il y a toujours un ou deux débiles légers irreductibles qui continuent à venir et se plaignent que la formation est nase et ne comprennent pas pourquoi ils n'ont pas de dédommagement (c'est pas parce qu'on représente la crème du droit qu'on le respecte, brave garçon).
Bin ouais, c'est comme ça chez oualter après si les chiffres dégringolent, moi je dis (comme le dit Zorro) c'est rien que la faute à la GPEC (ie le PSE, la GPSE, quoi) et à la crise. Sale conne de crise. Que même Zorro il a dit que le monde il marchait sur la tête rapport qu'il y avait des boites bénéficiaires qui licenciaient (pourtant, Zorro, c'est pas un gamin qui sort de l'école mais quand il parle des fois, je m'inquiète pour lui)
Bref.
Le marketing, disais-je.
Rendre les produits (donc leur titre, car ça fait tout, faut le svaoir) plus bandants
Avec des verbes d'action
Pour symboliser le plus produit me-better à donf.
Dans notre équipe, on a des personnalités. Des gens très sympas et d’autres moins :
- Une chef de projet comme moi, la phrase assassine, l’humour vif dans une tête de juriste, alias la juriste (je sais c’est original)
- Une responsable développement alias ResDev complètement azimutée qui aime couper les cheveux en quatre en se donnant l’air savant et pense avoir avalé le merkator chaque matin au petit dej (alors qu'en vrai elle ne songe qu'à comment fourguer sa mioche sans l'avoir changer depuis la veille à la nourrice à 10H et la récupérer à 16h en prétextant qu'elle a des rendez-vous pro)
- Un responsable marketing qui ne sait pas toujours de quoi il parle, un humour plus que pourri et un comportement d’ado, alias Market.
- Un commercial plutôt tourné sur la chose sexuelle et la mécanique que l’on appellera le service après vente
Et puis moi, la blonde. (bon il y en a d’autre mais ce sera tout pour aujourd’hui)
Partant de là, mon cerveau a fumé et voilà ce que j’ai imaginé comme réunion pour nos titres :
Zorro : pour l’offre 2010, avec ResDev on a repensé un peu sa présentation. Notamment, enfin, c’est pas du tout une critique, hein, mais faire un travail sur les titres, les produits en paye c’est pas normal que ça ne marche pas alors que Oualter a une vraie légitimité sur le marché. Il faudra relooker, rendre tout ça moins thématique et plus percutant
Juriste : par exemple ?
Zorro : et bien par exemple en ajoutant plus de verbes d’action
Juriste : du style déshabillez-vous en paye niveau 1 ?
La blonde : oui et faites-vous baiser en paye niveau 2
Juriste : comme ça, ce sera très cohérent avec le paye niveau 3 : faites-vous enculer à sec
La blonde : et si vous vous inscrivez à deux, le tube de vaseline est offert !
Market : pas con je vais voir à la Direction Marketing pour les ressources
La blonde : à ce moment-là, pour dynamiser encore plus on pourrait carrément dire « faites vous enculer à sec sur le paye niveau 3 », le tube de vaseline deviendrait le plus produit me-better différenciant par rapport à la concurrence ?
Service après-vente : on pourrait mettre des ispèces de counasses à poil sur le catalogue ?
Zorro : il faut peut-être en parler à la direction commerciale avant, à cause de la charte graphique du groupe
Service après-vente : et puis proposer des grilles de niveau suivant que la counasse elle avale ou pas ?
Service après-vente : et le paye niveau 2 où qu’on nique, là, je pourrais m’inscrire ? Ce sera plus facile pour conseiller les clients
Zorro : on verra mais ça peut être une bonne idée, oui. En plus ça ne nous coûtera rien.
La blonde, pensive : remarque peut-être que « Venez baiser et vous faire baiser en paye 2 » c’est plus dynamique ?
ResDev : oui, tu vois, c’est le problème de la forme passive, c’est moins incisif
Juriste : ok, va pour : « Oualter vous encule sur le paye niveau 4 »
ResDev : à sec, n’oublie pas à sec
La blonde : oui parce que sinon la vaseline offerte n’a plus aucun intérêt ou est, du moins, beaucoup moins me better
Juriste : je me demande si niquer est plus dynamique que baiser ?
Market : toi et la sémantique de juriste…
Zorro : c’est excellent, je ne pensais pas que vous seriez aussi créatifs !
La blonde : j’ai trouvé l’argument plus produit pour le catalogue : Chez Oualter on vous baise plus que les autres !
Juriste : et on pourrait ajouter : alors n’attendez plus, chez nous, on encule dès trois participants
Zorro : ça je le note c’est un super argument pour les commerciaux grand compte (ouais ch'es nous on a des commerciaux grand compte mais ils s'ennuient un peu rapport qu'on n'a ni compte et encore moins de grands comptes)
Columbine s'il y a des trucs à la con qui t'échappent je te fais l'esseuplication de texte.
00:49 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 22 juin 2009
Mon chef est vraiment un gros malin

L’année dernière, vous avez suivi de près mes relations dangereuses avec notre chef, alias Grominet 1er, empereur suprême, capitaine de frégate de notre équipe chez Oualter. En juin, il a fini par se barrer (avec un gros chèque, le veinard)
Sensément, on lui a trouvé un remplaçant qui vient de la concurrence.
Au début, notre nouveau chef, on n'aura qu'à l'appeler Zorro, on l’a trouvé certes pas très fort question intégration (c'était plutôt de la désintégration, quoi) mais assez compétent. Faut dire qu’après Grominet qui captait rien au marketing et au contrôle de gestion, faisait des discours pour ne rien dire pendant trois heures et était incapable de prendre une décision, ça nous a changé la vie…
Depuis on revoit un peu notre copie…
J’ai déjà dû le dire mais chez Oualter, il y a peu on a signé un accord GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences) visant à remettre un peu d’ordre dans le grand bordel qu’est notre belle et honorable maison.
Soit.
Bon, on ne va pas dire, surtout, que c’était avant tout le préalable nécessaire (et obligatoire) pour mettre en place ce que l’on appelle un plan de départ volontaire ou, terme encore plus édulcoré, permettre des – je cite – « mobilités externes » pour les salariés qui le souhaiteraient. Enfin qui sont sur des emplois dits « sensibles », donc de toute façon ils ont pas trop le choix.
Et c’est quoi un emploi sensible, me direz-vous ?
Par exemple, t’es au service client, tu te fais insulter à longueur de temps (parce que chez nous on oublie souvent d’enregistrer les commandes donc les ouvrages ou revues ne sont pas livrés, par contre le service client n’oublie jamais de relancer au bout de quinze jours sans paiement) et tu es devenu à fleur de peau genre hypersensible parce que se faire traiter de gros con toute la journée ça tape sur le système ?
Ça pourrait, mais non.
Ce sont plutôt des métiers sur lesquels on a oublié de former les gens pour maintenir comme on dit leur employabilité. Des fois, les métiers, crac, ils évoluent (je sais, truc de dingue) et il faut se former pour continuer à être performant ou à tout le moins, au niveau des critères d’embauche. Et je ne parle même pas des métiers qui sont appelés à disparaître. Bin oui, ça arrive.
Mais pas chez nous, faut croire, parce qu’on n’y a pas pensé.
On se retrouve donc avec une armée de gens qui sont là depuis 25 ans à faire la même chose (mais chacun à sa manière, parce que bon faut pas déconner non plus) dont les boulots sont amenés à disparaître sous peu et qui n’ont jamais été formés pour se reconvertir ou faire évoluer leur savoir-faire en même temps que le marché. (vous me direz, ils n'ont jamais pensé à le demander mais je vais pas rentrer dans un débat sur la responsabilité sociale de l'employeur sinon on y sera encore demain)
Bin voui. Oualter c’est peut-être le dernier familistère du monde mais l’anticipation c’est pas son truc. (déjà qu’il n’a pas imaginé une seule seconde qu’un truc qui marchait tout seul sans se fouler pouvait se casser la figure et que, pire que tout, on avait des concurrents qui pouvaient faire mieux que nous…)
Donc on a signé un plan de départ volontaire, disais-je.
Sauf que.
La famille à Oualter, en Hollande, comme Oualter il est pas sage, veut lui couper des vivres. Pas tout mais un peu. Histoire de lui apprendre la vie. Et le plan de départs volontaires – ils sont pas cons parfois, ces mangeurs de gouda – ils savent très bien que ce sera pas suffisant pour découenner-dégraisser la masse salariale. Les gens voudront pas partir.
Alors ils vont faire ce qu’on appelle un PSE, alias un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (j’adore comme les termes en droit sont devenus hyper positifs, on ne parle plus de licenciement mais de sauvegarde de l’emploi ou alors de mobilité externe, c’est beau) comme ça, les gens dont le poste est supprimé, ils seront bien obligés soit de souscrire au plan de départ volontaire soit de se barrer.
La première proposition de Oualter il y a deux semaines n’a pas plu à la Batavie.
Non.
Pas assez ambitieux qu’ils ont dit dans l’autre pays du fromage.
Comprenez : avec la couenne et les poignées d’amour, tu me vires aussi le cerveau, les mollets et les cuisses.
Depuis ils ont réussi à trouver un terrain d’entente.
Commentaire de Zorro, notre chef, en réunion :
« donc il y a un CE extraordinaire le 5 juin, c’est une excellente nouvelle… »
… heuuuuu… comment te dire ? En général, les PSE c’est pas trop perçu par le commun des mortels comme une bonne nouvelle mais bon, ami lecteur, tout comme moi à ce moment-là, vous vous dites : il va nous faire du management à la con du style « c’est toujours difficile pour les équipes de travailler dans l’incertitude et les rumeurs, au moins on va être fixé et puis de toute façon notre service ne devrait pas être concerné, on est les meilleurs je vous défendrai jusqu’au bout de l’enfer ».
Non.
A la place il a plutôt dit :
« avec la reprise des négociations… »
Par négociation tu entends brulage de pneus* sur le parvis avec stand merguez et séquestration du DRH ouuuuu ?
« on va pouvoir recruter de nouveau, puisqu’avant c’était gelé »
Hum. Comment te dire ? Heu, donc tu travailles pour une maison d’édition juridique. Le droit tu connais ? Tu sais qu’en cas de PSE les campagnes de recrutement c’est rarement d’actualité pour tout de suite ou bien ?
Comme dirait l’autre, ça se passe de commentaire, donc pour une fois, j’ai rien dit. Nan parce qu’il parait que des fois je suis cynique et je mets la mauvaise ambiance dans le loft… C'est Zorro qui l'a dit.
* : comme Miss400 me l'a fait remarquer, bruler des pneus est anti écolo on est à la recherche d'une solution de repli. Si vous avez des idées, on est preneur.
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lundi, 15 juin 2009
Deux fois valent mieux qu'une

Rappelez-vous, je vous en avais parlé, chez Oualter, ils s'étaient rendus compte qu'il y avait des "nuisibles" dans la maison...
Comme cela fait partie de leur travail, les moustachus des services généraux avaient dépéché une entreprise spécialisée pour éradiquer les nuisibles dans l'immeuble. Avant de nous informer des résultats de l'opération :
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : mercredi 14 janvier 2009 16:25
Objet : Traitement des nuisibles
Bonjour,
Nous vous rappelons que la société XXX est intervenue le lundi 12 janvier dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Il reste un couple de rat dans la cour intérieure, merci de ne pas ouvrir les fenêtres au premier étage.
Par ailleurs, les derniers nuisibles ont été repérés au septième étage, la société XXXX va se charger de leur éradication sous peu.
Tout est sous contrôle.
Bonne journée,
Les moustachus services généraux
Depuis, on avait retrouvé, pas loin du parking, un rat écrasé (il ne tenait pourtant pas de morceau de gouda dans ses pattes, on soupçonne Mademoiselle Rose avec sa 205GTI au -2) on avait tenté de deviner si c'était le mâle ou la femelle du couple sans y parvenir. Et après, plus de nouvelles...

Bin quoi, Miss400, t'aimes pas le rat pané ? C'est pourtant sûrement très bon...
On s'était dit : le veuf ou la veuve et peut-être mêmes les orphelins sont allés chercher leur bonheur ailleurs (et vu le nombre de boites installées à Oualter land, y'a de quoi faire son choix à l'aise) dans une maison un peu moins barbare et violente. On les comprend, nous aussi, on aimerait bien trouver notre bonheur ailleurs que chez Oualter.
Pourtant, lors de mon retour de Nouillorque et de mon premier jour de rentrée chez Oualter, au milieu de centaines de mails, dont certains étaient professionnels (je tiens à la préciser), j'ai vu ça :
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : mardi 14 mai 2009 16:46
Objet : Traitement des nuisibles - 2ème trimestre
Bonjour,
Nous vous informons que la société Hygiène 5 D interviendra le jeudi 14 mai dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Salutations,
Les services généraux
(vous remarquerez qu'après les voeux de bonne journée on est désormais passé à la simple salutation, faut dire que souhaiter une bonne journée en ce moment, à quelqu'un chez Oualter, c'est s'exposer à se voir répondre "c'est bon, te fous pas de moi")
Cela a dû être efficace, cette fois, j'espère mais pas assez puisqu'on m'annonce à l'oreillette qu'un plan social (en plus du plan de départ volontaire... heu, pardon, du plan de Mobilité externe, voilà, c'est plus joli, déjà en cours) va être annoncé sous peu.
Mais... il va rester qui dans cette boite à part Oualter à la fin de l'année ?
L'option parking se précise...
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lundi, 08 juin 2009
Chez oualter on n’a peut-être plus de pognon mais on a des idées
Un matin, en arrivant à mon bureau, j’ai découvert ceci :
Le truc, là, entouré par mes bons soins trop artistiquement en rose
(Je sais ça peut paraître en boxon sur mon bureau mais en vrai c’était rangé. Aujourd'hui, par exemple c'est pire)
Avec un petit mot : "Surprise… La suite demain sur l’intranet…"
(bin ouais parce que vu que c’est la crise, on va pas non plus nous offrir des cadeaux tous les jours et, en même temps, vu la tronche des cadeaux ça vaut mieux pour tout le monde)
Ouaaaah… c'est trop moche orginal. Une lampe. Qu'éclaire rien. (en plus, j'ai testé)
Et c’est quoi la signifiaction ?
Nan parce que les surprises chez Oualter, ça m’inquiète, c’est rarement une bonne surprise.
J’ai tiré le numéro gagnant à la loterie « bonjour vous avez 24h pour faire vos cartons et rendre vos badges d'accès et de cantine, ne passez pas par la case départ ne recevez pas 20 000 francs » ?
Après vérification, tous les autres bureaux ont aussi un petit cadeau (au passage j’aimerais bien savoir qui s’est permis de rentrer dans MON bureau sans MON autorisation), ça doit pas être ça, à moins qu’ils aient souscrit à l’idée de raser l’immeuble pour en faire un parking et je les en félicite c’est encore ce qu’il y a de plus sensé à faire.
Ah non, je sais ! C’est encore une super fête à Nœud-Nœud comme ils en avaient organisée une l’année dernière… cette fois p’tête que j’y participerai histoire de révéler à Oualter un de mes talents cachés (je sais juste pas encore lequel)
Eh bien non, toujours pas. Et effectivement ils nous en disaient un peu plus sur l’intranet le lendemain mais encore bien davantage lors de la réunion mensuelle du pôle auquel j’appartiens. (ouais on est organisé en département (sauf qu’y z’appellent pas ça comme ça mais je vous fais la grâce de la vraie dénomination) et puis après en pôle, que ça regroupe plusieurs départements qui se connaissent pas et veulent pas se connaître même s'ils sont au même étage. Mais un jour lors d’un truc team building on s’est tous retrouvé représentés par région (nous, on était les Corses rapport qu’on tape pas mal sur le système à Oualter vu qu’on est une microactivité qui fonctionne totalement différemment du reste du groupe mais je vais pas refaire l’histoire même si c'était une annecdote grave passionnante))
Où en étais-je ?
Ah oui. La réunion mensuelle de le pôle.
Les finances à Oualter ne se portent pas très bien en ce moment, c’est entendu. Après avoir été le roi du pétrole les années passées, inexplicablement, depuis deux ans, les chiffres sont en chute libre.
Et, forcément, Oualter, il n’est pas content. C’est qu’on ne rigole pas avec les sous en batavie.
Alors il a demandé à ses troupes en France de se sortir les doigts et de ramener du cash fissa.
En France, les gens se sont gratté la tête, parce qu’ils z’avaient pas l’habitude que le pognon il ne rentre pas tout seul qu’on sait même pas comment et qu’on s’en fout un peu d’ailleurs.
Alors en quatrième vitesse, quand la batavie a demandé des comptes, ils ont pondu des idées fumeuses sur un coin de table entre 18h28 et 18h30, juste avant le comittee management.
D’autres ont trafiqué les chiffres juste avant que les commissaires aux comptes ne les valident histoire que ça fasse pas trop moche à Amsterdam.
D’autres encore se sont faits virer pour avoir donné les bons chiffres aux mangeurs de gouda
Juste avant que les derniers (ceux qui avaient viré les précédents, ça va, vous suivez toujours ?) enfin, genre tout le board, quoi, se fassent virer tout bêtement parce que bon, faut arrêter de se foutre du monde de temps en temps quand même.
Et les tout-tout-tout derniers rescapés qui restaient, ils ont sorti leur botte secrète comme au milleborne avec la carte increvable, parce que ça commençait à sentir le roussi. Ils ont créé et désigné une :
« task force »
Et c’est quoi une Task force que vous me direz ?
(ou pas. Mais tout le monde maîtrise pas au poil le jargon des grosses boites toutes pourrites ou qu’on vire les gens si on fait pas assez de marges pour engraisser les gros hollandais de Floride, enfin, je veux dire les gros retraités en Floride, quoi)
Bin une task force c’est une équipe transversale qui réfléchit à la stratégie tout ça, donne des axes de développement, imput des gros chantiers à la con qui ne servent à rien mais chut faut pas le répéter, qui met en œuvre des plans dits de « rattrapage » (chez nous c’était le plan « Catch up » autrement nommé par les mamies de Oualter qui n’ont jamais causé l’english le « plan Ketchup » (véridique)), bref que des trucs méga pointus censés sauver l’univers encore plus fort que Buffy quand elle tue tous les vampires et que même que si ça marche pas c'est la task force qui dégage mais pas ceux qui les ont nommés, justement pour avoir des fusibles (pas folle la guêpe)
Parfaitement. Et autant dire que la Task force en ce moment, ils ont un peu chaud aux fesses passeke c'est les prochains sur la liste à Oualter.
Et parmi toutes les idées brillantissime que notre super task force de la mort nous a pondues il y en avait une en particulier qu'était trop innovante et géniale à croire qu'ils avaient fumé quand ils l'ont eue.
Une idée, donc disais-je, visant à mobiliser TOUS les salariés (pourquoi réfléchir quand les autres peuvent le faire à votre place, je vous le demande ?) dans un grand élan, sur le thème « il faut sauver le soldat Oualter ». Engagez-vous qu’ils disaient. Hum. Ça m’a échappé.
Et comment qu’on mobilise les salariés pour qu’ils pondent de brillantes idées, chez Oualter ?
En leur offrant une lampe moche ?
Vous brulez mais c’est pas tout à fait ça.
Non.
En créant un truc trop méga révolutionnaire de malade mental que tous les patrons du CAC40 et les gourous du management et de la stratégie et de l'intelligence économique, ils tueraient pour y avoir pensé.
(parfaitement)
En créant... TADAAAAA :
une boite à idée en ligne sur l’intranet.
Je sais.
Truc de dingue.
Allez j’vous laisse c’est l’heure d’aller poster mon idée sur la boite à idée (jusqu'ici c'est logique) : revendre toutes les lampes moches histoire de dégager un peu de chiffre sur le semestre, rapport qu’on est un peu dans le caca.
Brillant non ?
Je pense que je vais avoir une promotion.
00:08 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 22 avril 2009
Chez Oualter on éradique les nuisibles

Comme je vous l’ai déjà dit, l’ambiance en ce moment, c’est Oualter, c’est pas rose tous les jours.
Quand c’est pas la fête à nœud-nœud, les problèmes de transports ou les petits mignons qui cherchent à négocier leur départ, c’est des problèmes d’animaux pas très très clean qui traînent dans les couloirs…
Et par animaux pas très clean j’entends pas genre vers le septième étage, celui de la direction, hein, nononononon, c’est pas du tout mon genre. De toute façon, au septième, ils sont tous nouveaux, ils sont tous innocents parce que comme moi, ils croyaient avoir signé pour une super belle marque et quand y z’ont mis le nez dans les chiffres, les procédures (enfin, usages pour être vraiment précis) et tout, encore une fois comme moi, y z’ont dû manquer de faire une attaque cardiaque.
Mais bref.
Non là, je parle des souris. (et non des chats comme chez Miss400. Path, merci pour elle)
Et même des rats.
Et encore une fois aucune allusion à qui que ce soit au septième car comme chacun sait, les rats chez oualter, ils sont tous à Amsterdam. Mais chut, hein, disez pas que je vous l’ai dit, sinon, on va encore prétendre que je critique toujours les mangeurs de gouda, alors qu'en vrai je suis leur copine, la preuve, je cherche toujours des solutions innovantes pour les dépanner.
Où en étions-nous ? Ah oui. Il y a des souris chez Oualter.
Sensément, puisque c’est son job, le CHSCT (Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail, NDLR) alerte la direction qui elle-même alerte la syndic de la maison à Oualter.
Réponse du syndic :
- arrêtez de garder de la nourriture dans les bureaux (comment ça de la nourriture dans les bureaux ? Nous on stocke seulement du champagne pour les coups durs)
- on va faire une dératisation.
Tout va bien, le problème va disparaître.
Et la preuve en est, nous recevons quelques jours plus tard ce mail :
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : jeudi 8 janvier 2009 14:15
Objet : Traitement des nuisibles
Bonjour,
Nous vous informons que la société XXXX interviendra le lundi 12 janvier dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Bonne après midi,
Les moustachus des services généraux
Et là, amis lecteurs, non, ne dites pas le contraire, vous pensez à la même chose que moi : mais qui va-t-il rester dans la maison à Oualter si on traite les nuisibles ?
Et vous n’êtes pas les seuls.
Perso, j’ai hésité à envoyer une liste des zones cibles à traiter en priorité. Ce qui serait rudement bien rapport que notre nouvelle task force qui va nous sauver du caca a mis en place une idée vachement révolutionnaire : la boite à idée. (moi je dis, fallait y penser mais je vais en parler prochainement)
Mais bon, comme je suis une dégonflée je l’ai pas fait (et pourtant c'est pas faute de s'être échangé des mails avec les koupins du bureau à ce sujet). Mais j’ai pas regretté quand les moustachus des services généraux nous ont envoyé le rapport concernant le traitement des nuisibles.
De : les moustachus des services généraux
Envoyé : mercredi 14 janvier 2009 16:25
Objet : Traitement des nuisibles
Bonjour,
Nous vous rappelons que la société XXX est intervenue le lundi 12 janvier dans nos locaux pour le traitement des nuisibles.
Il reste un couple de rat dans la cour intérieure, merci de ne pas ouvrir les fenêtres au premier étage.
Par ailleurs, les derniers nuisibles ont été repérés au septième étage, la société XXXX va se charger de leur éradication sous peu.
Tout est sous contrôle.
Bonne journée,
Les moustachus services généraux
Quand je pense que j’ai toujours accusé les moustachus de manquer d’humour…
00:14 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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