lundi, 20 juillet 2009
Taux de clic-clac Kodak

La dernière fois je vous ai livré un pétage de plombs en règle sur les dernières innovations marketing de notre chef vénéré Zorro.
Aujourd’hui, je vais vous livrer l’analyse de notre marketeur de l’équipe, suite aux campagnes e-mailings de ce semestre. Parce qu’il faut le savoir, jusqu’ici, on jugeait pas utile de commercialiser nos produits, donc les campagnes de comm’, fallait pas en parler et les campagnes d’emailing encore moins, sous peine de s’entendre répondre un : « Koicé ? »
La dernière fois en réunion hebdomadaire, parce qu'on l'y a un peu forcé, Market nous a fait un dérbief de ses analyses qui lui ont demandé six mois.
Ça vaut des points (et j'ai à peine exagèré le compte rendu) :
Zorro : Justement aujourd’hui, Market va vous présenter son bilan des campagnes e-mailing.
Market : schmurf.
Zorro : c’est à toi
Market : Alors heuuuuuuuuuuu, bin, heuuuuu, schmurf… on a de très très très bons retours parce que par rapport à la moyenne du taux d’ouverture du marché des oursins vectorisé par l’intégrale limitée on est supérieur
Juriste : c'est-à-dire ?
Market : raaaah mais euh attends j’vais m’embrouiller si tu m’interromps avec ta sémantique de juriste. Alors. Schmuuuuurf. Donc les campagnes ont très bien fonctionné
La blonde : ça a été envoyé à combien ?
Market : heuuu biiiiiinnnnn sur mon petit bout de papier tout griffonné à la main tâché j’ai noté 50 000
La Blonde : mais 50 000 quoi ?
Market : bin e-mails
Juriste : certes, mais tu parles de campagnes ou de destinataires ? Parce que bon...
Market ; pfff, les contacts, quoi !
La blonde : merci, d’accord, mais sur quelles cibles concrètement ?
Market : bin les cibles
Juriste stoïque : d’accord, on va laisser tomber pour ça, et au niveau des retours ça a donné quoi ?
Market : bin ça je sais pas, je peux pas les tracer
La blonde (en train d'arracher les cables de la salle de réunion pour se pendre avec) : comment ça tu peux pas les tracer ?
Zorro tentant d’apaiser l’assistance car il sent que Market va pas tarder à se prendre un jet de pierres : allons, allons, Market ne peut pas humainement tout faire et j’en profite pour le remercier pour tout le travail qu’il fait quotidiennement
La blonde : mais quand même on n’a pas un petit détail sur la répartition du volume d’e-mailing par marché ?
Market : ah si. Schmuuurf. Attends, je regarde de nouveau sur mon torchon griffonné avec des trucs que je sais même pas trop ce que c’est à part qu’il y a ma liste de courses. Schmurf. Si, donc il y a 45 000 pour Juriste, et 100 pour ta pomme, la gamme de merde où qu't'as développé mais on n'a jamais eu le potentiel pour commercialiser et qu'on a jamais eu l'intention de le faire rapport qu'on trouve plus intelligent de baser 95% de notre business sur un marché qui va pas tarder à s'essoufler et qu'on va pas se faire chier à acheter des fichiers, merde.
Juriste : comment ça se fait ?
Market : ché po. Tout ce que je peux dire c’est que le taux de clic est supérieur à la moyenne du marché en B to B par rapport à la concurrence divisé par le cours de la tête de porc congelée sur les marchés à terme
La Blonde : et le taux de claque ?
Market : clic-clac
Zorro : Kodak. Merci market pour toutes ces précieuses informations on va pouvoir clore la réunion ici.
Market : schmurf, y’a pas de mal.
Des fois, quand même je me demande s’il n’y pas un agent de la concurrence au service recrutement qui est là uniquement pour plomber la performance de Oualter...
Déjà j'ai été embauchée, à la base, c'est louche.
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lundi, 29 juin 2009
Chez Oualter le marketing, ça nous connaît

Je vous l’avais déjà esseupliqué, on a un nouveau chef, Zorro.
Zorro vient de la concurrence et forcément il est meilleur que nous, il a la science infuse.
Au début, comme tout le monde, il est tombé du placard devant nos méthodes préhistoriques et après, comme il était encore plein d’espoir il a décidé de faire notre éducation (ouais je suis passée par là aussi et pire que tout je continue à y croire c'est vous dire mon taux de niaiserie par m² de neurone).
Moi, je suis pour. (pas la niaiserie mais : QU'ON M'APPRENNE DES TRUCS BORDEL)
Parce que c’est pas le tout d’avoir un super produit mais encore faut-il savoir le mettre en avant (bon, dans notre cas, commencer par le commercialiser mais passons, j’en parlerai une autre fois)
Donc nos produits, conférences et formations à destination de professionnels de tout bord, elles étaient mal lookées, genre on va appeler la Brigade de Répression de la Mode pour qu’ils interviennent.
On leur donnait des titres pas très bandants, genre pas problématisés, genre bof, quoi.
Mais Zorro il a la solution à tous les problèmes.
Je dis : pourquoi pas ?
Sauf que. Sa façon à lui, le truc imparable pour faire cracher du pognon au client, c'est...
...de mettre du verbe...
Ah ouais ?
Exemple : il veut qu’on mette des verbes d’action pour dynamiser le bousin (ouais j't'explique pour certains produits c'est moins une question de titre que de formateurs mais bon, je dis ça je dis rien on m'a déjà appelée Léon le nettoyeur pour avoir virer tous les presta boulets qui pourrissaient nos produits (qui n'en avaient pourtant pas besoin) à force de jouer les stars et de faire tout sauf leur boulot (qui n'est pourtant pas si compliqué à la base soit dit en passant)
Mais bref.
Revenons à nos moutons.
Dynamiser le bousin avec des verbes qu'y disait, Zorro.
Genre au lieu d'intituler un truc "Gestion des dechets dans les collectivités locales"
Il faudrait plutôt dire : "Pilotez efficacement la gestion des déchets dans les collectivités locales"
ça change rien au contenu, notez bien, mais le con client se sent tout de suite vachement plus impliqué et donc crac il achète (alors que bon, le client il regarde surtout le thème, le programme de formation et l'intervenant mais passons, Zorro n'a complètement tort dans le fond)
Moi je veux bien mais le problème, entre autre, chez nous, c'est que si certains de nos produits ne fonctionnent pas, c'est, outre un défaut de commercialisation, mais que certains sont assez pourris, genre on se moque vraiment de la tronche du client. Genre les cons clients ils sont venus une fois, c'était à chier, ils ont fait passer le message, ils ne reviennent plus et le disent à leur koupins. Bon ensuite il y a toujours un ou deux débiles légers irreductibles qui continuent à venir et se plaignent que la formation est nase et ne comprennent pas pourquoi ils n'ont pas de dédommagement (c'est pas parce qu'on représente la crème du droit qu'on le respecte, brave garçon).
Bin ouais, c'est comme ça chez oualter après si les chiffres dégringolent, moi je dis (comme le dit Zorro) c'est rien que la faute à la GPEC (ie le PSE, la GPSE, quoi) et à la crise. Sale conne de crise. Que même Zorro il a dit que le monde il marchait sur la tête rapport qu'il y avait des boites bénéficiaires qui licenciaient (pourtant, Zorro, c'est pas un gamin qui sort de l'école mais quand il parle des fois, je m'inquiète pour lui)
Bref.
Le marketing, disais-je.
Rendre les produits (donc leur titre, car ça fait tout, faut le svaoir) plus bandants
Avec des verbes d'action
Pour symboliser le plus produit me-better à donf.
Dans notre équipe, on a des personnalités. Des gens très sympas et d’autres moins :
- Une chef de projet comme moi, la phrase assassine, l’humour vif dans une tête de juriste, alias la juriste (je sais c’est original)
- Une responsable développement alias ResDev complètement azimutée qui aime couper les cheveux en quatre en se donnant l’air savant et pense avoir avalé le merkator chaque matin au petit dej (alors qu'en vrai elle ne songe qu'à comment fourguer sa mioche sans l'avoir changer depuis la veille à la nourrice à 10H et la récupérer à 16h en prétextant qu'elle a des rendez-vous pro)
- Un responsable marketing qui ne sait pas toujours de quoi il parle, un humour plus que pourri et un comportement d’ado, alias Market.
- Un commercial plutôt tourné sur la chose sexuelle et la mécanique que l’on appellera le service après vente
Et puis moi, la blonde. (bon il y en a d’autre mais ce sera tout pour aujourd’hui)
Partant de là, mon cerveau a fumé et voilà ce que j’ai imaginé comme réunion pour nos titres :
Zorro : pour l’offre 2010, avec ResDev on a repensé un peu sa présentation. Notamment, enfin, c’est pas du tout une critique, hein, mais faire un travail sur les titres, les produits en paye c’est pas normal que ça ne marche pas alors que Oualter a une vraie légitimité sur le marché. Il faudra relooker, rendre tout ça moins thématique et plus percutant
Juriste : par exemple ?
Zorro : et bien par exemple en ajoutant plus de verbes d’action
Juriste : du style déshabillez-vous en paye niveau 1 ?
La blonde : oui et faites-vous baiser en paye niveau 2
Juriste : comme ça, ce sera très cohérent avec le paye niveau 3 : faites-vous enculer à sec
La blonde : et si vous vous inscrivez à deux, le tube de vaseline est offert !
Market : pas con je vais voir à la Direction Marketing pour les ressources
La blonde : à ce moment-là, pour dynamiser encore plus on pourrait carrément dire « faites vous enculer à sec sur le paye niveau 3 », le tube de vaseline deviendrait le plus produit me-better différenciant par rapport à la concurrence ?
Service après-vente : on pourrait mettre des ispèces de counasses à poil sur le catalogue ?
Zorro : il faut peut-être en parler à la direction commerciale avant, à cause de la charte graphique du groupe
Service après-vente : et puis proposer des grilles de niveau suivant que la counasse elle avale ou pas ?
Service après-vente : et le paye niveau 2 où qu’on nique, là, je pourrais m’inscrire ? Ce sera plus facile pour conseiller les clients
Zorro : on verra mais ça peut être une bonne idée, oui. En plus ça ne nous coûtera rien.
La blonde, pensive : remarque peut-être que « Venez baiser et vous faire baiser en paye 2 » c’est plus dynamique ?
ResDev : oui, tu vois, c’est le problème de la forme passive, c’est moins incisif
Juriste : ok, va pour : « Oualter vous encule sur le paye niveau 4 »
ResDev : à sec, n’oublie pas à sec
La blonde : oui parce que sinon la vaseline offerte n’a plus aucun intérêt ou est, du moins, beaucoup moins me better
Juriste : je me demande si niquer est plus dynamique que baiser ?
Market : toi et la sémantique de juriste…
Zorro : c’est excellent, je ne pensais pas que vous seriez aussi créatifs !
La blonde : j’ai trouvé l’argument plus produit pour le catalogue : Chez Oualter on vous baise plus que les autres !
Juriste : et on pourrait ajouter : alors n’attendez plus, chez nous, on encule dès trois participants
Zorro : ça je le note c’est un super argument pour les commerciaux grand compte (ouais ch'es nous on a des commerciaux grand compte mais ils s'ennuient un peu rapport qu'on n'a ni compte et encore moins de grands comptes)
Columbine s'il y a des trucs à la con qui t'échappent je te fais l'esseuplication de texte.
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lundi, 24 novembre 2008
Size matters
Il n’y a pas longtemps, alors qu’on causait grec ancien et phénoménologie de la perception du point de vue de Kant avec la 400clics, la conversation a logiquement dévié sur les préservatifs.
C’est que la miss400 est une vraie mère poule pour moi, je vous l’ai déjà dit. (Et même que c'était pas plus tard que la semaine dernière) Et notamment, elle se préoccupe de mes fréquentations, de ma santé, tout ça, tout ça.
Et alors même qu’elle me recommandait de surtout bien penser aux Mannix si je voulais pas devoir faire face à l'arrivée impromptue d'une misscaca des conséquences fâcheuses qu'après on est obligé de partir au couvent pendant quelques mois pour éviter que le scandale ne rejaillisse sur notre famille, je lui confiais que personnellement, sans raison objective et longue étude comparative fiable, j’avais une très nette préférence pour les Durex, imaginant que ça venait sans doute d’un marketing plus efficace chez Durex que Mannix que du coup ça avait influencé mon esprit sans que j’en sois consciente. Ou alors que ça venait juste des chefs de produits de Durex qui casaient avec plus d’efficacité leur capotes dans les linéaires que les confrères de Mannix.
S’en est suivi un long débat passionné et passionnant sur le marketing des marques de la préhistoire à nos jours pour conclure que si je préférai Durex à mannix, selon miss400, ce n’était pas une question de marketing.
Non, non.
En fait, à en croire la très sage et cultivée miss400 si je préfère Durex, c’est pour une raison très prosaïque.
Parfaitement.
Selon une étude de grande envergure validée par Greenpeace et la DGCCRF et même la COB, il paraîtrait que les diamètres de base varient selon la marque.
Je sais c’est dingue.
Et le plus incroyable dans tout ça ?
C’est que, toujours à en croire la miss 400, il paraîtrait aussi qu’en fait, Durex, c’est fait pour les hommes bien membrés.
Sans blague ?
La miss400 surestime ma dévergonderie, moi j’étais pas au courant, pauvre innocente que je suis.
Et je suis sidérée d’avoir choisi la marque des gagnants de façon instinctive, sans doute un de mes super-pouvoirs de blonde que de faire le bon choix en matière de capotes…
Parce que pour ceux à qui les dites capotes ont servi, le moins que l'on puisse dire c'est que je sais vachement moins faire preuve de discernement... M'enfin, on peut pas tout avoir dans la vie, hein... Faudrait que je demande une formation là-dessus en janvier à Oualter… J'espère que c'est difable
Mais ne nous égarons pas. Parce que quand même.
Si on pousse un peu le raisonnement.
Sachant qu'encore aucun de mes ex amants ne s’est perdu dans l’un de mes préservatifs Durex, cela signifie-t-il donc que j’ai eu l’heur d’avoir à ma dispo des amants dans la moyenne haute question diamètre ?
Et est-ce que cela expliquerait pourquoi je n’ai pas souvenir d’avoir eu d’amants vraiment nuls au lit ? (bon en même temps, je suis du genre sélective d'entrée de jeu (t'embrasses mal, tu dégages, c'est la règle de la maison) et si ça n’évite pas les erreurs de casting, ça limite un peu les risques) Et si oui, cela signifie-t-il que la taille, en vrai, ça compte vachement ?
Question hautement métaphysique à laquelle je vous invite à répondre... (je sens que le débat va être passionné)
08:51 Publié dans Les pensées profondes d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 03 novembre 2008
Paye ton générateur de connerie

Bon, ben moi, je connaissais déjà le générateur d’insultes, alias l’insultron, le générateur automatique de déclarations d’amouuuur, alias la DAO, mais on en rêvait tous, Walter l’a fait : il existe désormais un générateur automatique de mailing tout calibré comme il faut comme si c’était un vrai service PAO qui l’avait fait alors qu'en fait c'est nous et on peut virer tous les gens de la PAO pour faire des économies et rendre heureux les bataves.
C’est beau le progrès quand même…
En plus, quand on sait que ça a été créé pour nous faire gagner du temps, être plus réactif dans nos campagnes marketing, franchement je trouve que c'est hyper touchant, comme attention.
Ben oui, avant c’était long :
- il fallait descendre le programme au 2ème étage, et vu qu’on est au 4ème, et que l’ascenseur est toujours en panne, bonjour la baisse de productivité
- en plus comme on est tatillon on fait toujours plein de corrections inutiles, et nos chefs en rajoute toujours une ou deux à la dernière minute pour faire bonne mesure, le chef de la PAO, ça le gonflait
- et puis comme la PAO c’est pas un centre de profit (=qui rapporte du CAAAAA$$$$$$$$$$$$HHHH) on passait son temps à embaucher des intérimaires incompétents pour pas grever la masse salariale (oui, oui, c’est bien connu les intérimaires, ça coûte peut-être plus cher mais ça compte pas dans la masse salariale alors comme ça on se fait bien voir chez les bataves), bref, le temps qu’ils sachent et comprennent nos procédures à la con, leur contrat était fini et on se retrouvait comme des nases à signer un BAT alors que le produit dont il faisait la promo était déjà passé de mode.
Maintenant, on n’aura plus jamais ces problèmes d’insécurité dans les ascenseurs, ou d’intérimaire à la rue, on fera tout nous même.
Attention, là, je vois déjà d’ici les mauvais esprits marmonner mesquinement : « ah ouais, gagner du temps ? Mon œil, c’est surtout pour réduire les effectifs de la PAO, puisque c’est un centre de coût et pas de profit ». Et là, je dis : non ! Enfin, sauf pour la stratégie de Walter, c’est bien vu, l’analyse du business model, je met 20 sur 20 à tes objectifs quali, mais comme t’as pas fait ton quanti, je peux pas te donner de prime, tu comprends, ce serait pas très logique.
Bref, tout ça pour dire que maintenant, il a été créé un genre d’interface dans laquelle on pourra modifier nous même nos « mailing », avec tout plein de réactivité et de rapidité, pour piquer les parts des concurrents qui sont de toute façon meilleurs que nous rapport qu’ils conçoivent des produits pour leur client et non pour faire des produits et faire du double digit comme des gros malades et redevenir les chouchous des mangeurs de gouda.
Soit.
Entre temps, on nous a installé une première version d’interface pour mettre tous nos produits en ligne sur notre site internet qu’on croirait que c’est un projet de classe de 4ème tellement il est moche et mal foutu (et je parle même pas des erreurs genre mauvais numéro de téléphone ou de fax) sans avoir à passer par la PAO, genre pour gagner du temps (et le temps…)
Moi, je suis une grosse raclure de capitaliste alors je suis toujours pour gagner en réactivité et en temps et plus de pognon aussi.
Mais y’a des limites.
Parce que l’interface est très capricieuse quand on veut rentrer un produit. Genre :
- toujours cliquer sur enregistrer après chaque action, sinon, la suivante annulera peut-être la précédente, encore que c’est pas sûr, des fois oui, des fois non, mais bon, dans le doute…
- cliquer sur enregistrer toutes les 10 secondes parce que comme on est pauvre (ben oui, avec 5 millions de marge c’est quand même la misère par chez nous) des fois, ça coupe, ou les plombs sautent, ou alors c’est encore des blagues des concurrents qui décidemment ont vachement peur de nous alors qu’ils ne savent même pas qu’on existe tellement on est peanuts et qu’on n’a jamais communiqué sur nos produits (on sait jamais, des fois que sur un malentendu ils se vendraient, ça ferait du boulot pour les équipes de relation client et ils ont pas le temps) même si maintenant ça va changer grâce à l'interface
- cliquer sur enregistrer régulièrement parce qu’au bout d’un certain temps, on est éjecté de l’interface et on doit se reconnecter sans qu’aucune des modif faites jusqu’ici ne soit prise en compte. (ce serait moins drôle, sinon, quand même)
En gros, le mot d'ordre, vous l'aurez compris, c'est qu'il faut enregistrer tout le temps et c'est quand même une activité hyper épanouissante intellectuellement.
Pourtant, même si c’est un peu pénible, cet outil, à force on s’y fait, et on oublie presque que c’est vraiment con une interface.
Depuis, devant notre acclimatation à ce truc qui marche jamais comme on veut le succès de ce nouveau process, on a décidé de passer au stade deux : l’interface, le retour. Maintenant, avec on peut tout faire : mettre en ligne, créer un mailing, un faxing et même que ça fait micro-onde parfois.
Mais attention, il y a des petites choses à savoir là aussi :
Le calibrage du détail du produit, mais on ne sait pas à combien il est limité, et tant que ça rentre pas dans la maquette, ça fait « la page est introuvable » quand on clique sur « générer le mailing » pour voir à quoi il ressemble.
Mais des fois, ça marque ça aussi parce qu’il y a trop de gens connectés à l’interface (environ 30 personnes en comptant très très large), du coup, à force de réduire le texte, quand ton aperçu s’affiche enfin, tu as pour présenter ton produit 3 pauvres lignes insignifiantes, genre pas très me-better comme positionnement
Autre astuce : normalement, sur la une du mailing, on a le visuel qui s’affiche. Et ben là, il ne s’affiche pas si les caractéristiques du produit dépasse 600 signes (bien évidement il aura fallu s’exciter 3 heures sur l'interface et avoir appelé 10 personnes différentes pour avoir la réponse, parce que bon, comme ça, moi, ça ne m’est pas apparu comme hyper évident et logique comme relation de cause à effet, mais il parait pourtant que si)
N’envoyez jamais de mail aux responsables du projet, ils ne vous répondront pas. Et lorsque vous les croiserez 3 jours plus tard, et que, aimable vous leur direz « au fait, j’ai trouvé la réponse à mon problème » ils te diront « ah bon ? je sais pas, j’ai pas lu ton mail » Heureusement que basculer tous les mailings sur l’interface c’est ZE TOP PRIORITY, parce que là tout à coup, j’ai eu un doute
Pareil, pas de messages sur le répondeur, il faudra appeler environ toutes les 2 minutes, jusqu’à obtenir gain de cause, et surtout, surtout NE JAMAIS demander « je te dérange ? »
Dernière petite trouvaille, dans nos mailing nous faisons des lettres de marketing direct pour expliquer au con qui a déjà reçu au moins 10 fois la pub par fax, mail et courrier, et qui ne l’a toujours pas acheté (ou déjà, d’ailleurs, on sait jamais, sur un malentendu) pourquoi il doit acheter notre produit, censément vachement meilleur que celui des autres. Bien évidemment, les arguments tels que « pitié, j’ai besoin de tunes », « t’es pas obligé de t’en servir, envoie moi ton chèque, ça suffira bien », « tu t’en fous que ça soit nul et cher, c’est remboursé par ta boite », et « si tu continues à pas acheter je prends ton N° de portable et je le rentre dans la base de donnée en Numéro de fax » sont formellement interdits.
Ça correspond pas aux valeurs à Oualter.
Du coup, il faut broder un peu.
Genre faire des jolies phrases pour appâter le chaland, avec de la mise en forme qu’elle est trop classe : des petits tirets, des trucs en gras, en souligné, en italique, tout ça.
Le problème ? Bin l’interface, elle reconnaît pas le copié collé de Word, ça la fait planter, et du coup, ça ne retient aucune des corrections que tu as faites. Et inutile de dire que ça parait évident pour tout le monde aussi, sauf pour les utilisateurs.
Mais attention, tout n’est pas nul, dans cette interface, non !
Conscient de ce problème de copié collé, on a investi dans un super développement : l’option « Word clean ».
Tu cliques dessus et ça nettoie ton texte.
Génial, non ?
Ok, je clique là-dessus, et que vois-je ? Ben plus rien, il clean tellement super bien word que ça efface tout, ta lettre, ton visuel, et toutes les caractéristiques que t’as passé trois à rentrer entre quatre plantages. J’A-DO-RE !
Bon, à part ça, je me suis posée une question hyper fondamentale. Qu’est-ce qui gagne entre le calibrage du produit trop long et la lettre copié collé de word pas word cleanée ?
C’est vrai, quoi : qui fout le plus le bordel sur ce générateur de connerie ?
La lettre de marketing direct ou le produit ?
le fond ou la forme ?
Après vérification, il semblerait que ce soit le produit qui gagne.
Comme quoi, finalement, on ne se fout pas de la gueule du client chez nous, le contenu importe plus que la mise en page, et ce malgré le nouveau crédo en cours chez Oualter « mieux vaut un client mécontent, que pas de client du tout ». C'est beau
12:07 Publié dans In bed with Walter Krewure | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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