20.06.2008

Episode 18 : cette fois je jette l’éponge pour de bon - Suite et fin

2111476213.JPGComme je vous l’expliquais, j’avais fait la connaissance en ce charmant samedi après-midi d’un batteur qui semblait avoir quelques problèmes avec la drague mais que je ne comptais pas vraiment laisser seul dans son océan de timidité névrotique.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais, lorsque vous dites aux gens que vous écrivez (ou du moins que vous essayez, quoi) il s’en trouve toujours un pour vous confier que lui aussi, il « écrit » et qu’il a un vieux texte pourri début de manuscrit jamais fini qui traîne au fond d’un tiroir.

C’est pas que j’ai quoi que ce soit contre les apprentis auteurs qui ne passent jamais le cap du début d’un roman le plus souvent entamé après une rupture ou pour parler de ses problèmes relationnels avec sa mère et toutes les femmes qui ne l’ont jamais aimé, non. J’ai plus de mal avec la majorité des écrivains frustrés qui hantent les couloirs des maisons d’édition mais chuuuut, c’est pas le débat du jour.
Revenons donc à nos moutons. Nous avions parlé de ce projet d’écriture avec drumsboy à plusieurs reprises, il semblait un peu motivé pour le reprendre et achever sa nouvelle.
Le sujet était tout ce qu’il y a de plus mystérieux et je ne vais pas en parler ici, sachez juste qu’il s’agissait de science fiction.

Juste avant notre rendez-vous, il m’avait envoyé son texte et semblait plutôt soulagé à l'idée que je ne le lise pas avant de le voir, visiblement gêné par sa bizarrerie (de son texte pas de lui, encore que…) J'ai trouvé son manque d'assurance confondant.

Comme je vous le disais, malgré mon gentil mail de samedi, je n’ai pas de nouvelle de drumsboy.
Pas grave, il m’avait demandé mon avis sur son texte, précisé que j’avais le droit d’être complètement impitoyable.

Lundi, je décide d’utiliser l’imprimante du bureau pour lire son incipit tranquille à tête reposée dans les transports du soir. Voilà, j’ouvre le document et là, apparaît devant moi une chose pas très jolie avec une police franchement désagréable et des tabulations pourries dans tous les sens.
Ah bien. On ne t’a visiblement pas enseigné les lois les plus élémentaires de la mise en page mais c’est pas grave, je vais t’aider.

Je change la police pour commencer et là, se produit un phénomène surnaturel pour de vrai : les trois-quart du texte se retrouvent instantanément soulignés de rouge et de vert. Je n’avais pas regardé de plus près mais c’est une longue suite de fautes de grammaire, d’orthographe, d’erreurs de ponctuation grossières et d’abomination syntaxique. Hors de question d’imprimer ça comme ça, j’arriverai pas à me concentrer sur le fond.

Je passe donc ma pause déjeuner à corriger les quatre malheureuses pages de texte, relevant au passage des erreurs mais cette fois de narration, confondant l’utilisation du narrateur omniscient à celle d’un quidam lambda qui découvrirait la situation en même temps que nous, confondant donc les points de vue, les temps, tantôt au présent tantôt au passé qui ajoute davantage à la confusion.
Bref. J’ai beau ne pas être le prix Goncourt de l’année, je n’ai pas besoin d’être directrice de collection chez Gallimard pour deviner que ce n’est pas bon du tout, ce que j’ai sous les yeux.
Alors voilà, patiemment et gentiment je relève les incohérences, corrige les fautes sans le lui dire et me permet quelques petits conseils tout ce qu’il y a de plus factuels pour lui donner des pistes d’amélioration sur la forme et sa construction narrative.

Je vous vois venir et je tiens à le préciser, non, j’ai pas joué les profs, je sais que l'ego des mâles est sensible. Je me suis donc contentée de dire comment son texte pourrait être mis en valeur avec un ou deux artifices de trois fois rien et bien évidemment, j'ai toujours remis en parallèle les erreurs que je faisais moi aussi et qui sont courantes, que l’on fait tous et lui expliquant mes propositions en prenant le point de vue du lecteur pour lui démontrer le bien-fondé de mes théories fumeuses.
Histoire de montrer qu’on est pote, tout ça, je lui envoie son texte corrigé et mes conseils littéraires du jour par mail, de ma boite pro.

Dix minutes plus tard, réponse de monsieur me remerciant très chaleureusement pour mes conseils et ma lecture. Mail hyper court et sans saveur.
Soit. Et comme je combats ma superficialité congénitale, je ne relève surtout pas son nom de famille que je découvre avec sa réponse, c'est pas Michu, ni Hénaf, mais pas loin. Et franchement, une blonde dans la ville Michu, ça le fait pas.
Quelques heures plus tard, Match m’informe qu’un nouveau mail m’attend. En provenance de drumsboy.

Evidemment, je vais voir immédiatement de quoi il retourne.

Et là, c’est le drame.

Drumsby m’explique qu’il a passé un bon moment samedi mais que bon comment dire... Il espère que je suis pas fâchée mais... Il ne voit pas notre relation aller plus loin.

Pour tout dire, mon petit, je ne suis pas fâchée mais vexée comme un pou.
Depuis quand mon charme légendaire n’agit-il plus ? C’est toi qui devrais te traîner à mes pieds pour m’offrir fleurs, chocolats, poèmes enflammés, odes à ma chaste beauté, afin de prouver ton amour inconditionnel et éternel.

L’option merci mais non merci n’était pas vraiment envisagée, tu devais me draguer pour me donner l’impression à nouveau que je suis une personne exceptionnelle même si mon grand père ne m’a jamais offert de werthers original.

Et là, les amis, c’est le coup de trop. Moi je veux bien répertorier tous les cas sociaux traînant sur meetic ou match et me moquer d’eux avec perfidie mais si en plus ceux qui ont l’air normaux à la base et que je suis allée chasser moi-même se révèlent être des types tout bizarres aussi et qui en plus me font l’insulte de ne pas avoir le coup de foudre, franchement où va-t-on ?

Alors voilà, je pourrais clôturer cette série comme dans cosmo en expliquant qu’en vrai, hihihi, j’ai rencontré l’amour par hasard quand je m’y attendais le moins, en descendant mes poubelles en tongs un matin mais non, même pas. Je ne vous ferais pas cette insulte. A la place, vous aurez droit deux billets de bonus, comme dans les DVD. Et puis bientôt, une nouvelle série verra le jour, grâce à la miss400, d'ailleurs, je profite de l'occasion pour vous annoncer très officiellement que je l'ai bombardée directeur artisitque et éditorial de ce blog, ça mérite.

EDIT DE 11h42
En en discutant avec la miss 400, on s’est dit que tous ces boulets, ça venait de mon profil qui était un peu trop lisse. Comme j’avais de toute façon décidé de liquider mon profil, je me suis dit, pour les quelques semaines qui restent, on va renouer avec le bon vieux truc du profil délirant bizarre.
vous le croirez ou pas, mais y’a des gens qui m’ont écrit les mêmes âneries préformatées sans réaliser une seconde que non mon profil n’était pas intéressant il était juste un grand n’importe quoi.
Un ou deux petits malins, seulement, ont tenté de rebondir, souvent avec humour. Mais le problème de l’humour c’est que ça n’attire pas que des gens subtils, j’en veux pour preuve le mail reçu ce matin, surfant allègrement sur la vague du second degré pas drôle.

Extraits choisis :
« Ben sinon la cuisine ça le fait un peu chez moi, le micro onde c'est un dieu vivant pour moi avec la plaque vitro céramique bien entendu, entre nous c'est fusionel, érotique, surtout platonique. »

« D'ailleurs chez moi c'est un peu comme un centre commercial j'ai une annexe de pharmacie, de bricorama, casto, confo, recel d'autos-radio et autres pièces détachées de voitures ( si tu as une renaut fais moi signe )Ben moi j'me définirais comme un grec frite, y'a à boire et à manger
Le pain c'est mon corps, la viande ce qu'il me reste cerveau, salade, tomates,oignons c'est le reste quoi, le coca c'est le liquide rachidien et bon appêtit bien sûre »

PITIEEEEEEEE, SORTEZ-MOI DU LOFT !!!!!!!!!!!

16.06.2008

Episode 18 : cette fois je jette l’éponge pour de bon - Part I

68538306.JPGSouvenez-vous, il y a eu d’abord le deuil de ma fiche si rigolote, puis la création d’un nouveau profil tout ce qu’il y a de plus normal censé me mettre en valeur, avec le succès que l'on connait.
Et puis, mon chemin a croisé celui de Bob et j’ai eu droit à quelques remontrances concernant ma méchanceté vis-à-vis des hommes et de leur sensibilité.
Plus tard, un pouête m’a fait vibrer… de rire.
Comme si mon karma voulait se venger de toute cette indifférence cynique et ordurière j’ai connu les joies du lapin, posé par pied de porc pané, mon ami pour la vie.

Un peu déçue par le peu de proies disponibles sur Meetic, j’ai décidé de différencier mes placements pour avoir plus de rendement (je ne bosse pas au service de mangeurs de gouda pour rien) et je me suis inscrite sur Match.

Instant de grâce, je reçois des clins d’œil et des mails en pagaille à tel point que je ne sais plus où donner de la tête et pourtant, sans que je comprenne bien pourquoi, j’ai eu des rencards qui se sont annulés au fur et à mesure.
Je rencontre un homme sympa mais dont je n’ai plus de nouvelle et je renonce à la dernière minute à pousser le vice jusqu’à boire un verre avec un psychotique complètement névrosé cyclothymique. Ce à quoi il répondra : tu as peur du sexe ?
Non, non, chéri, j’ai peur de toi tout court.

Et depuis ? Depuis vous avez pu voir que le niveau ne s’améliorait pas et les rencontres ne se bousculaient pas au portillon. Sauf à aimer la paté pour chat, les hommes cherchant un utérus d'urgence, des psychopathes, les blondes qui ont visiblement un lourd passif du côté de Nice, des ricains bizarres et ceux qui cherchent l'âme soeur comme on cherche un deux pièces bien situés, sans parlé des types vraiment pas très nets dans leur tête.

Comme je ne suis pas qu’une grande gueule qui aime juste à débusquer la lie de l’humanité – sur les sites de rencontre ou ailleurs – je me suis dit qu’un peu de proactivité ne me ferait pas de mal. Je sais le terme est vilain, odieusement à la mode chez ces grandes multinationales qui ne savent plus ce qu'est esprit d'intitiative et d'équipe, vide de sens, mais je m’en fiche. C’est bien beau de se moquer des gens qui ont au moins le courage de faire le premier pas et de venir me parler même s’ils sont vilains, idiots, incultes ou qu’ils n’ont jamais été en quatrième mais c'est un peu trop facile d’attendre que les pauvres garçons se jettent le clavier le premier dans mes filets de blonde vénéneuse. Voire fielleuse, n'ayons pas peur des mots.
Et si je me mettais un peu « en danger » genre en choisissant moi-même les gens auxquels j'écrivais ? Genre à des hommes qui pourraient me plaire ?
Alors voilà, j’ai lancé plusieurs recherches, navigué de profil en profil, envoyé plusieurs mails en prenant soin à chaque fois de personnaliser mon accroche. Me voilà soudain à la place de mes chasseurs habituels, guettant les réponses de mes futures proies.

Un seul répondra, un batteur, musicien de son état. Mes mésaventures avec Cantatboy (et puis aussi L’Ex, soyons francs) m’ont un peu échaudée : les artistes (ou assimilés) franchement, merci bien, j’ai donné et c’est pas trop fait pour moi.
Mais bon. Il n’est pas inintéressant, ce brave petit, pas sexuellement agressif et on se contente donc de s’échanger de longs mails à propos de nos passions respectives. Voilà qui est reposant. Et qui titille mon esprit habituel de contradiction, si on me montre un peu trop vite son attachement, je trouve ça vachement moins drôle que si on me résiste un peu.
Comme il semble plus timide que moi, je prends l’initiative de le questionner sur sa vie, et lui tends une perche monumentale pour qu’il me propose un rencard, ce qu’il ne tarde pas à faire (timide, le garçon mais quand même pas complètement dénué de suite dans les idées. Très bien, je le note et je m'en félicite, c'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde)

Rendez-vous est pris pour un samedi après-midi et une balade dans Paris.
Le matin même, j’ai décidé de glander sur internet et il me voit sur MSN. Nous discutons un peu avant qu’il ne me pose quelques questions plus personnelles sur ma vie privée. Je réponds et retourne ses questions et là…
J’apprends que monsieur est en fait trèèèèèèès stressé devant la gent féminine, qu’il est incapable d’emmener une demoiselle à un rendez-vous galant au restaurant sans faire une crise de spasmophilie et que cela a longtemps perturbé sa vie (elle le serait à moins).

Bon, ces révélations et quelques autres que je ne vous livrerais pour ne pas non plus trahir toutes ses confidences me refroidissent quelque peu.
C’est pas que ça lui enlève de son charme, mais bon, je croyais enfin avoir rencontré un type normal et cette idée me réjouissait beaucoup.
De toute évidence, on en est loin. C’est pas grave, on verra bien.

L’après-midi se passe fort agréablement, on discute de plein de choses, je le fais causer de sa life, on se promène, on boit un café à une terrasse.
Le café n'est plus qu'un très vieux souvenir dans nos tasses, un instant de silence s'installe, c'est le moment décisif, celui où l'un des deux protagonistes propose de prolonger le moment.

Comme il me demande ce que je souhaite faire, je regarde ma montre, ça fait plus de deux heures qu’on papote, je juge utile de montrer avec un air stupéfait que je n'ai pas vu le temps passer (ce qui est le cas) et comme j'ai rendez-vous avec une copine (bin vi, superblondie m'attendait pour le débrief) pour boire un verre je lui dis qu'il faut que je file mais ajoute avec mon sourire le plus aimable et sincère que j'ai passé un très bon moment.  
On quitte donc le petit troquet, il me raccompagne jusqu’à ma ligne de métro alors que ce n’est pas son chemin et, au moment de se dire au revoir, je le sens tout troublé.
La blonde pathétique qui est en moi s’en réjouit : c’est toujours super agréable de séduire quelqu’un (ou de vérifier que ça marche toujours) et ma vie affective et sexuelle est tellement désertique en ce moment que la moindre distraction est la bienvenue. On se quitte donc sur une bise, de longs échanges de regards et comme il ne faut jamais trop en faire, je m'engouffre finalement dans le métro sur un dernier sourire.

Je regagne mes pénates dans la soirée et fais un rapide bilan de la situation. Le garçon est timide, donc si je ne lui tends pas la perche, il n’osera peut-être pas le faire. J’envoie donc un mail un peu chaleureux pour le remercier du moment et laisser l’option ouverte pour une réédition. La soirée se passera, le dimanche aussi sans avoir la moindre nouvelle. C’est pas grave, j’ai une cartouche en réserve pour le relancer l’air de rien et je ne vais pas me priver de m’en servir.

La suite au prochain épisode…

28.04.2008

Episode 12 : Irénée traîne sur Meetic, faites gaffe les filles il a des trucs dans la poche

503213731.jpgRappelez-vous, il y a quelques mois, un chevalier servant m’avait écrit un mail délicieux, comme à la plupart d’entre nous d’ailleurs. C’est ici.

Eh bien je crois que face à mon silence, il a décidé de me poursuivre sur meetic, jugez-en plutôt :

Email de : Irénée incognito
Date : 2 Avril 2008 - 17:35
Sujet : bonjour;

bonjour;
voila j'ai trouver ton annonce dans ce vsite et je souhaite lier amitie durable et abouttissante avec toi, je vous trouve trop cool, et atttirante je suis a la recherche dse mon ame soeur, je suis une type trop gentil et respctueux,voila mon email si tu souahite me connaitre de plus
irénéeincognito@hotmail.fr
j'attends avec impatiente tes messaj  

M’en fous de ton respect, moi, je suis sur meetic pour coucher, pas pour me faire des amis, c’est dommage, on va pas s’entendre. En plus les relations durables et aboutissantes, c’est pas mon truc, ça m’est jamais arrivé, tu comprends, alors ça me fait un peu peur, je pense que je ne suis pas prête. Allez t’impatiente pas trop quand même hein, tu risques de te faire du mal.

Et comme il sentait que ce n’était pas suffisant, il a demandé à son frère de tenter le coup aussi, pour voir si ça marchait mieux :
Email de : frèred'irénée_459
Date : 2 Avril 2008 - 13:04
Sujet : faisons connaissance

Bonjour
Je t’envoi ce ti message pour te faire remarquer que ton pseudo et fiche m’a aiguise ma curiosité et qui m’a tout de suite suscite mon intérêt par sa simplicité de tes propos!!!!
Merci de me faire remarquer, mon vieux, j’ai bien choisi le pseudo et la photo dans ce but, comme à peu près 100% des filles qui ont un profil sur ce site.
Bon par contre, tu permets que je m’y reprenne à deux fois pour lire ta phrase d’introduction ? Elle est un peu compliquée pour la blonde que je suis. Alors, ça a aiguisé ta curiosité qui elle-même à suscité ton intérêt par la simplicité de propos que mon pseudo et ma photo avait déjà aiguisé très beaucoup fort. Waoow… t’as une vie intérieure vachement riche, toi…

Que dit la suite ?

Donc je vais faire de même pour me présenter en toute simplicité vers toi :
Ok, je crois pouvoir avancer sans trop me tromper que la simplicité, chez toi, c’est essentiel. Tu devrais appliquer ce saint principe à ta façon d’écrire, je te jure que tu y gagnerais en efficacité.

frère d’Irénée, 33ans, 173, 80kg, cheveux châtains, yeux marron, célibataire sans enfants et habitant en région parisienne dans le Val de Marne et plus précisément a Nogent sur marne !!!
ouais !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! super nouvelle. Nan franchement, la façon que tu as de ponctuer la révélation, c’est énorme, je devrais en prendre de la graine pour intensifier l’ironie dramatique dans mes grande œuvre, je le note et je m’en félicite.

J’apprécie le cinéma, la musique, le théâtre, les musées, les soirées entre amis et à deux bien sur, le shopping, les voyages, les restos, la nature, le sport et bien d’autres choses…..
T’aime bien la chasse aussi ?

Voilà pour le moment je garde un peu de mystère sur ma petite personne et si tu veux en savoir d’avantage sur moi envoi moi ton mail et de la je t’en dirais d’avantage…
Ouaaah, ça si c’est pas de la stratégie de marketing, je ne m’y connais pas. Je devrais faire ça avec les éditeurs aussi, envoyer une simple lettre disant que ça parle de cul, d’histoire d’amour, des filles, des garçons mais que je garde un peu la mystère pour le moment et que s’ils veulent en savoir plus, il faut m’envoyer leur numéro de tel direct…

De plus t’enverrai par mail ma photo car g un peu d’appréhension sur le fait de garder en permanence une photo sur le site car l'idée que ma photo reste ainsi en "vitrine" me dérange un peu, j’espère en tout cas que tu m’en voudras pas de ce léger contretemps ????
Non ?????????????????????, Je suppose que si tu redoutes d’avoir ta photo sur internet c’est à cause de ton physique de rêve… je comprends c’est pas facile, j’ai le même problème.

Au plaisir d’avoir de tes nouvelles…… 
Au plaisir de ne pas t’en donner. Allez, tchusse !

23.04.2008

Episode 11 : étude de la concurrence sur Match

1494899720.jpgComme je vous le disais il y a peu, une femme m’a écrit sur match. Eh ouais, c’est comme ça, je suis tellement géniale que j’attire tout le monde, même les filles. C’est comme ça d’être blonde, on est le centre de toutes les attentions et de toutes les convoitises.

Que dit le mail ?

salut,

Quel charme je trouve en toi !!

avant de te poser trop de questions, je t'avoue que je suis un homme qui passe par le profil d'une amie pour découvrir ce site avant me lancer...

on doit inventer une élection de MISS CHARME, et je te propose d'y participer :)

j'espère lire une réponse de ta part

à bientôt, peut-être

bises

Raaaah zuteu ! C’est rien qu’un mec, je suis déçue, moi !

Allez, c’est l’occasion ou jamais de tester la concurrence, c’est vrai quoi, j’épingle systématiquement tous les abrutis qui traînent ici mais je n’ai jamais montré l’autre côté, la foire aux femelles.

Je me suis souvent moquée des mecs qui mettent des photos d’eux suggestivement dénudés mais il faut croire que les femmes n’hésitent pas à afficher la marchandise pour appâter le chaland si j’en crois les 5 photos de la demoiselle (sans doute une niçoise compte tenu de la grande classe des photos, du look et des poses adoptées, que les niçois me pardonnent cet accès de racisme primaire)

Allons voir sur la fiche de canon décolorée (elle aussi)

C’est une femme de 36 ans (qui en fait moins) et qui vit à Paris (ah j’me suis trompée mais ça veut pas dire qu’elle n’a pas habité Nice un jour) et comme elle aime bien mettre toutes les chances de son côté, elle cherche un homme (ce qui est étonnant sur ce site, vous en conviendrez) dans un périmètre de 1000 km autours de Paris (Nice c’est à combien de bornes de Paris ?)

En ce qui concerne son descriptif produit elle se déclare célibataire sans enfant mais à la question « veut des enfants » elle a la sagesse de répondre « peut-être » histoire de ne pas effrayer la proie potentielle par un désir de maternité affichée (quand les hommes font semblant de vouloir des enfants pour attirer de la minette facile, j’aime beaucoup) elle ne boit pas elle ne fume pas et quant à ses pratiques religieuses elle répond : aucune réponse. Sans doute que la question était trop compliquée pour elle.

A propos d’elle et de ce qu’elle recherche, nous trouvons :

la vie est faite à 2 et pour 2 quel que soit la forme, puis le cercle agrandit avec les amis et l'entourage, alors, laissons se connaître pour faire le premier pas, et on verra si le premier courant passe ou passe moins ;-)

heuuuu, je sais pas pour vous mais pour quelqu’un qui n’aime pas le tabac, je trouve ça un peu fumeux, non ? Le moins que l’on puisse dire c’est que la demoiselle semble être une vraie philosophe de la vie, si, si.

Poussons l’investigation un peu plus loin et voyons voir un peu la colonne de gauche où le texte est assez libre pour répondre à des questions va-che-ment originales (si, si)

Mes hobbies
j'aime sortie avec les amis partout sans compliquer la vie, la vie est simple, et il faut mieux la prendre comme elle vient sinon le regret sera trop tard. on vit une seul fois, donc il faut la vivre à fond ...
Oulaaaa, alors toi, tu affiches copieusement un bac+5 mais c’est clairement pas grâce au français que tu l’as eu ton bac (justement) et ton +5. Ou alors tu as été élevée à l’étranger (à Nice, donc) et forcément, c’est difficile pour toi de bien maîtriser le français, je comprends, je juge pas.

Mes vacances préférées
les vacances à la mer, à la montagne, dans la nature parmi la nature et les gens, la jungle, la fôret. tout est vraiment beau si on veut le voir beau...
ouais ouais ouais… C’est bien ça, tu n’as pas l’air difficile comme fille et tu as bien raison, si on est trop difficile le regret sera trop tard on vit qu’une fois tout ça, tu l’as dit plus haut.
Cela étant, dans la nature parmi la nature et les gens… je sais pas vous mais ça me fait penser à un camp de naturistes à la grande motte… A ta palce, je l’aurais affiché clairement, ça aurait fait monter la température…. (il y a des camps de naturistes à Nice ?)

Et le mailleur pour la presque fin :  

Mes objets préférés
ma voiture
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!! Super ! C’est vrai, chez une blonde, la voiture c’est l’endroit où on passe le plus de temps, c’est bien connu puisqu’il parait que pour allumer la lumière après avoir fait l’amour, la blonde ouvre la portière.

Enfin dernier texte libre sur ce qu’elle aime, veut, désire (c’est le moment de demander un aller simple pour Nice, ma fille) :
j'aime la vie et j'aime la croquer et je voudrais trouver quelqu'un qui aime la vie autant ou plus que moi por partager ...

Partager, tu as raison, il n’y a que ça de vrai.

Voilà, je voulais jeter un coup d’œil à la concurrence, ma curiosité est satisfaite, finalement tout ceci explique pourquoi meetic et match existent encore malgré la misère intellectuelle que l’on croise chez les hommes, cette misère est parfaitement partagées par le camp adverse, je suis rassurée, ils ne finiront pas seuls tous les pauvres garçons que je vitriole ici, je peux continuer à le faire sans le moindre remord.

14.04.2008

Episode 9 : fifi, riri et loulou sont dans un bateau

1867176484.JPGBon, voilà, ça faisait plusieurs semaines que j’avais complètement laissé de côté le meetic project, c’est que j’ai du boulot, moi, en ce moment et pas trop de temps (ni même d'envie) pour la gaudriole.

Et puis, cette semaine, je me suis dis, allez, bouge-toi un peu les fesses, après tout, ça reste un moyen de rencontrer des gens comme un autre, à condition de le faire un peu sérieusement.

J’ai donc envoyé quelques mails, me suis pris une fin de non-recevoir merci mais non merci et même pas non merci, j’ai déjà trouvé l’âme sœur mais non merci, t’es trop moche la grosse.
Allez, ramasse tes dents la blonde. (vous aurez ainsi l'occasion de noter que je suis capable d'autant de sévérité envers moi-même qu'envers mon prochain)

Mais il m’en faut plus pour me décourager, moi. Je tombe même sur quelques autres profils plutôt intéressants. Néanmoins, ma présence sur le site suscite des convoitises, je reçois plusieurs messages.
Pour la plupart inintéressants.

L’un d’entre eux m’envoie un mail court : « bonjour ? »

Il est moche comme un cul et il a 39 ans. Je sais que je suis toujours sortie avec des gens plus âgés que moi mais 39 ans, moi, ça me fait pas super envie là comme ça tout de suite maintenant qu'on en parle et puis de toute façon, il est vraiment trop moche et puis son mail est nase et puis c'est comme ça.

N’empêche, je sais pas pourquoi, prise d’un élan aussi incompréhensible que brutal de magnanimité, je me suis dit : c’est pas bien de juger les gens comme ça sur des critères aussi futiles, vas au moins voir sa fiche, p’têt qu’il y a des trucs biens. (nan, en vrai, je suis pas toujours une abominable petite garce superficielle)

Et très franchement, je regrette pas le voyage.

Alors comme toujours, afin de préserver l’anonymat de notre brave tête de con homme, nous allons lui donner un pseudo différent du sien réel (qui est rien débile mais c’est un autre sujet) et nous l’appellerons : tête de con.

Tête de con à donc 39 ans.

Et son annonce attaque très dur :

39 ans, j'aimerai te connaître pour une complicité et sincérité si tu as moins de – de 40 ans.

Moins de moins ça donne quoi ? La femme de tête de con, à n’en point douter…

Bon, les mecs qui choisissent les femmes en tenant compte l’âge, je peux le comprendre, moi-même c’est un critère qui, sans être prioritaire, reste quand même surveillé quand je chasse puisque l’expérience faisant, je me suis rendue compte que j’étais plus facilement attirée par des hommes plus âgés que moi (sans que je prémédite quoi que ce soit l’année 1972 remporte un très grand succès auprès de ma délicieuse personne, sachez-le, avis aux amateurs) Cela étant, il ne me viendrait pas à l’idée de commencer mon annonce par « j’ai 29 ans et je cherche quelqu’un entre 31 et 36 ans, surtout pas plus jeune et encore moins plus vieux que 40 ».

Déjà parce que c’est pas mon obsession ensuite parce que je trouve pas ça très classe (bin oui, je suis hypocrite, et alors ?)

Ça part bien voyons voir la suite.

Il est donc célibataire sans enfant mais en veut. Ça sent le mec qui se rend compte tout à coup que les années ont passé et qu’il n’a pas fondé de famille alors que c’était pourtant prévu dans son programme et puis que moman s’impatiente, c'est trop ballot il est temps de se bouger les miches et d'acheter une mère porteuse pour pas cher d'aller sur un site pour rencontrer la future femme de sa vie et mère de ses enfants idiots. Bien, bien, bien…

Voici son annonce :

A propos de moi et de qui je recherche
En pleine force de l'âge, plutôt agréable à regarder, honnête, complice et sincère, j'aime les femmes assez jeunes, entre 22 et 40 ans. Mais la meilleure description n'est-elle pas celle que l'on perçoit lorsque l'on se rencontre ?...

Pleine force de l’âge, ouais... Tu sais que c'est plutôt une expression employée par Charlotte Brontë il y a sacré paquet d'années, ouuuu ? Je sais pas trop ce que tu cherches à mettre en valeur en disant ça mais passons, moi ce qui m’a fait hurler c’est « plutôt agréable à regarder » nan mais de qui se moque-t-on ? Déjà c’est rare d’avoir l’outrecuidance de le dire quand c’est justifié mais là, ça frise le grotesque…

Et puis je ne reviendrai pas sur « j’aime les femmes assez jeunes ». Moi j’aime les mecs bien élevés, ça va être un problème entre nous, je pense.

Mon profil
Cheveux: Châtain
Yeux: Noisette
Point fort: Mains

C’est un truc sur lequel je fantasme grave, les mains, un des premiers trucs que je regarde chez un homme pour confirmer ou non un début d'attirance, mais là, je soupçonne plutôt tête de con d’avoir choisi cela, le reste étant trop vilain pour oser être décemment cité comme un point fort (même s’il s’estime plutôt agréable à regarder) Rien à dire de plus sur son profil il prétend faire du sport mais ne veut pas dire lequel, je suppose que le sport pour lui consiste à aller de sa voiture à l’ascenseur voire parfois de pousser un caddy rempli de plats surgelés tout préparés pour une personne dans un supermarché même s'il prétend manger équilibré la plupart du temps (genre le dimanche pour le déjeuner chez moman avec plein de saucisson et de chips en apéro, une bonne dose de paté en entrée, une blanquette pour le plat et une bonne grosse tarte à la rhubarbe en dessert, sans oublier le coulomier et le claquos entre les deux)

Par contre, fait troublant, il ne s’étend pas sur son salaire et compte tenu du bonhomme et de ce que je perçois de sa douce personnalité, ça m’étonne qu’il ne cherche pas à se vanter. J’en déduis donc qu’en plus d’être moche comme un cul et prétentieux sans rien pour le justifier, il est radin. Rien à garder, quoi…

Aller, histoire de continuer la rigolade, jetons un œil sur la femme idéale selon lui...

Monsieur est exigeant en terme d’âge, nous l’avons déjà vu mais pour le reste... absolument pas.

Tous les critères sont en peu importe sauf trois choses fondamentales, jugez-en plutôt :

Ma recherche
Cheveux: Peu importe
Yeux: Peu importe
Taille: 152.0 cm à 183.0 cm
Physique: Mince, Normal(e), Quelques formes
Langues: Peu importe
Origine éthnique: Peu importe
Religion: Peu importe
Niveau d'instruction: Niveau lycée et inférieur
Secteur d’activité: Peu importe
Salaire: Peu importe
Tabac: Peu importe
Alcool: Non
Situation de famille: Peu importe
A déjà des enfants: Peu importe
Veut avoir des enfants: Oui

Voilà ce que tête de con recherche, si je résume bien : une inculte jeune qui ne boit pas mais qui veut avoir des enfants (parce que c’est bien connu, l’alcool c’est mauvais pour la reproduction) ensuite, qu’elle soit mariée, divorcée, séparée, avec vingt mouflets à charge, qu’elle soit toiletteuse pour chien et ne gagne pas un rond et fume comme un pompier, ça, c’est pas très grave.

Mon diagnostic : je rangerais tête de con dans la catégorie « cherche mère porteuse d’urgence qui sera pas trop en mesure d’ouvrir sa gueule et se contentera d’être reconnaissante parce que tête de con l’aura sortie de son ruisseau et permis d’engendrer des mochetés comme lui » C’est dommage, je pense qu’on aurait pu être très heureux ensemble mais malheureusement pour moi, je bois et je veux pas de grumeau… tristesse… En plus, je suis trop petite pour lui... A un centimètre près, c'est ballot quand même...
La suite au prochain numéro, j’ai reçu un mail... d'une femme... (ou alors d'un transessouel, je suis pas allée vérifer ça encore mais je sens que j'ai ferré du lourd)

09.04.2008

Episode 8 : mon ami wiskas, pour l’aimer comme il vous aime

1986418467.JPGFigurez-vous que ronron_297 m’a écrit sur Match.

Et oui, ronron, c’est dingue, non ?

Plus sérieusement, c’est pas tant le fait qu’on ai l’idée de s’appeler ronron qui m’a stupéfaite, mais davantage celle qu’il y a eu plusieurs grands penseurs pour l’avoir au point qu’il faille lui adjoindre un numéro derrière.
Décidément, y’a vraiment du beau linge qui traîne sur Match, je vous le dis. (en plus de Vince, s’entend).

Bon, le début du mail (plutôt long ce qui est surprenant mais pas forcément désagréable) est très politicaly correct, présentation succincte de sa démarche, tentative d’humour (pas très réussie mais bon, ce n’est pas un exercice facile dans ce contexte alors je dis rien) suivie d’une autre sur sa personne qu’il conclut par « les autres détails insignifiants se trouvent dans mon portrait »
Bien, bien, bien. Toi, tu as une haute estime de ta personne et tu ne fais même pas l’effort de t’en cacher.

Passons, on va te laisser le bénéfice du doute et dire que c’est genre de l’autodérision tout ça. Voyons voir la suite.
S’en suit un truc assez peu clair sur le fait qu’il vienne d’emménager à Paris même s’il y travaillait avant et donc qu’il connaît déjà mais pas tout mais quand même un peu parce qu’il y travaillait (oui, oui deux fois valent toujours mieux qu’une) et qu’un jour il en a eu assez de verser tout son salaire au site de la SNCF pour renflouer les caisses de ces vauriens. Oula. Toi tu as été traumatisé par les grèves, mon jeune ami. Mon conseil : la prochaine fois, demande à scootman de te péter le genou juste avant, tu verras, les grèves, tu les passera dans un état second flottant, complètement shooté par les anti-inflammatoires et même que scootman, il passera te voir et vous mangerez des sushis.

Quoi d'autre? Il rentre davantage dans les détails de sa personnalité et se décrit comme plutôt calme et réservé ce qui – je cite – déroute un peu au premier abord. Heuuu… moi aussi je suis plutôt réservée mais ce qui déroute surtout les gens c’est mon humour de sniper qui dégomme en trente seconde (je vous rassure tout de suite, j’ai appris avec le temps à canaliser mes pulsions) pas ma « réserve ». Et toi, qu’est-ce qui déroute vraiment les gens ?
Il va me le dire une seconde plus tard : « j’apprends à être amical au fur que se développe la relation ». Avant d’estimer nécessaire d’ajouter « je suis aussi un monstre de timidité ».

Ok. Bon, si je comprends bien, le terme en trop dans ta phrase, c’est timidité, et en vrai, tu t’appelles Shrek mais tu as trouvé plus prudent de te cacher sous un pseudo de chaton innocent, pas bête, je vais faire pareil : brune sans humour un peu conne qui aime être un paillasson. C'est pas un peu trop long, ça, comme pseudo ?

En fait, mon nouvel ami Sheba pour dire je t’aime a des problèmes de confiance. Et ça le traumatise encore vraiment très beaucoup puisque le paragraphe suivant, ce monstre de timidité s’enflamme en tentant de m’expliquer qu’il est attentionné et dévoué … « trop bonne poire aussi ce qui m’a valu de me faire marcher dessus et pas mal de revers ». Je sais pas pour toi, wiskas chaton, mais en ce qui me concerne, mes casseroles relationnelles j’évite de les jeter à la tronche de mon interlocuteur au bout de deux minutes d’entretien, surtout quand c’est dans un objectif de séduction assumée. Mais bon, nous, les filles, on a un instinct maternel hyper développé, parait-il (sauf chez moi) alors peut-être que des fois, ça doit marcher...

Et puis, je le rappelle pour la millième fois, je ne suis ni une réparatrice de mecs endommagés (enfin, je suis à la retraite, pour être exacte) ni une psy (sauf pour mes copines et encore j’ai décidé de réduire mes horaires d’ouverture et d’augmenter mes tarifs) ni une assistante sociale, et encore moins une fille sympa. Les gens dans le besoin ce n’est pas mon problème, c’est dit, y’a pas marqué armée du salut sur mon tee-shirt Prada.

Bon je vous fais marcher. En vrai, Felix le chat, il était vraiment trop moche de chez moche, de toute façon, premier mail intelligent ou pas, je lui aurai quand même répondu merci mais non merci.

Ah oui, parce que non seulement je suis égoïste sans une once d’empathie pour mon voisin, mais je suis odieusement superficielle, aussi. Je vais pas me mettre à sortir avec des boudins, quand même.

28.01.2008

Episode 4 : mon premier râteau sur meetic - PART II

Dimanche soir.

Je rentre chez moi après un oui-kend effectivement très occupé.
Message sur mon portable. J’ai la flemme d’écouter, je regarde le numéro d’appel, inconnu au bataillon, donc sans doute mon ami pied de porc. J’écouterai ça plus tard, là, j’ai pas envie.

Lundi, pause entre mes miards d’obligations (oui, j’en ai) je me dis, tiens, je vais écouter le message de pied de porc pané.
Alors y’a un truc incontournable dans ce genre de situation, c’est que les hommes se sentent obligés de resituer le contexte, genre salut, c’est pied de porc pané, de meetic, avant de dire ce qu’ils ont à dire. Comme si on avait 20 000 mecs différents inconnus au bataillon qui s’appelaient tous pieds de porcs panés qui nous appelaient chaque jour et qu’il était d’autant plus important de rappeler le site de rencontre, des fois qu’on naviguerait sur 30 sites en même temps (qui a le temps de ça, qui ?)

Mais bon, c’est sans doute urbain, alors je vais pas critiquer, sinon, blackmilk il va encore dire que je suis une méchante.
Message assez tradi, rappel des circonstances du crime, proposition du lieu et heure du châtiment : un verre à saint-germain, mercredi, 21H.
Saint-germain, ça me va, 21 heures, ça me va aussi, je bosse bien plus efficacement au bureau sur mes projets perso en ce moment. (mais des fois je bosse pour le boulot au boulot aussi, si, si, promis)
Pleine de bonnes z’intentions, je rappelle le soir, la discussion sera rapide, limite administrative malgré mon intention d’y distiller un peu de complicité histoire d’amoindrir le malaise évident face à la rencontre de deux inconnus qui se sont si peu livrés comme nous. On se met d’accord sur le lieu de rendez-vous et hop on raccroche.
Ok, garçon, si je te dérange, tu le dis, c’est toi qui voulais entendre ma voix avant d’aller boire un verre, je te rappelle. Mais bon, j’ai pas que ça à foutre alors c’est pas très grave.

Mardi soir. Je dîne avec mon frère et ma sœur (oui, je suis une sociopathe mais j’ai une famille pour de vrai et même qu’ils m’apprécient. Des fois), la soirée est sympa mais par réflexe, je regarde mon téléphone, sans doute un vieux manque mal guéri de l’époque où scootman m’envoyait des SMS tout le temps et que je lui répondais discrètement si j’étais en société (alors, tu vois, tu deviens ex après avoir été petit-ex, soulagé ?) et que je trouvais ça coule d’avoir une vie secrète mais néanmoins un poil excitante.

Surprise, j’ai un SMS en attente.
Bon, pour vous, communs des mortels, avoir des SMS c’est normal, pour moi, éduquée à L’Ex anti matérialiste refusant de posséder un mobile, ou pire un blackberry, j’ai été habituée à ce qu'il ne soit pas joignable tout le temps, alors je le laissais faire sa vie sans poser de questions (une bonne fille bien docile, à cette époque, ça a changé depuis, je vous rassure) et d'ailleurs, tant qu'on en parle, amoureux des blackberry, pensez-y, ça ruine votre liberté et pas que vis-à-vis du boulot, c’est dit. Juste après, donc, j’ai découvert qu’on pouvait joindre l'hommes partout pour peu qu’il soit bien équipé et que s’il répondait (ou mieux, prenait l’initiative de la communication) c’était bon signe (bon par contre, s'il répondait pas ça sentait le roussi).  J’ai ainsi découvert sur le tard la joie des SMS et de leur surnombre dans mon téléphone, exactement proportionnel à l’intensité, sinon de la qualité, de ma vie amoureuse (et je ne parle pas d’orgasme, scootman, tiens-le toi pour dit) ok, je connais pas le numéro de l’expéditeur, mais j’ai beau être blonde, j’ai un vague sens de la déduction : le numéro est inconnu au bataillon, c’est donc pied de porc pané. 
J’ai beau me forcer à le voir, ça me fait bien plaisir qu’il me déclare d’ores et déjà sa flamme, sa hâte de me rencontrer, je suis déjà la femme de sa vie, la remplaçante idéale de sa mère et bien plus encore même si je sais pas cuisiner (sauf picard) il est cuit (comme un macaroni), le bougre.
Le sms disait cela (je l’ai recopié car j’ai une vraie déontologie journalistique à défaut d’un vrai cerveau de scientifique) :
« Salut biiiip. Après réflexion c peut etre un peu lache de ma part mais je suis peut etre allé un peu vite pour te rencontrer des demain.je me sens un peu un mal a l aise pour le moment par ce nouveau concept de rencontre que je connaissais pas.encore désolé mais bonne chance en tout cas pour toi. Pied de porc pané »

J’ai laissé les oublis d’accent, accent flêxe, traits d’union, espace manquant et majuscule oubliés exprès, par pure mesquinerie. Vous me connaissez, maintenant, inutile de mentir. Alors, ma n’alyse de fond du fond :

-          misscatcent qui me poussait à rencontrer un cas social pour vous amuser, c’est fait, même si c’est pas trop abouti (mais je suis une dilettante alors c’est cohérent, j’aime)

-          « c’est un peu lâche de ma part » : hum, hum, je sais pas si c’est structurel chez les hommes en général, ou structurel chez les hommes que je croise tout court (je sais, c’est pas vrai, mais j’aime faire la mesquine parfois) voire conjoncturel chez les hommes que je rencontre, en tout cas, ça me laisse songeuse -          Tu es peut-être allé un peu loin mais je ne t’ai pas forcé, que je sache.

-          Ce nouveau concept de rencontre ? tu étais où les dix dernière années ? Nan, parce que, j’en parlais il n’y a pas si longtemps mais les rencontres sur minitel dont on vantait les mérites sur des cat’ par trois dans les rues, ça date de ma jeunesse et je suis pas si vieille. Alors bon. Je veux bien, ça te mine d’être parti de chez moman, voire de surfer en loucedé sur internet pendant qu’elle dort mais y’a des limites, tout de même, non ?

-          C’est nouveau pour toi, certes. Tu es mal à l’aise, d’accord. Pourquoi ne pas avoir laissé le doute, le jeu, un poil de séduction s’installer, bref avoir pris ton temps ? (diagnostic : mauvais amant, pas de préliminaire et éjaculation précoce, mais je suis mesquine et puis rancunière aussi, j’avais pas dit, ça, encore, c’est fait, cette fois) Dans mon souvenir, quand j’ai fait mes débuts balbutiants sur meetic, il ya deux ans, et encore en dilettante, j’ai pas fait des trucs que je voulais pas faire : filer mon mail perso (ni de mail tout court) ni mon vrai nom, et encore moins mon téléphone (quant à sous-entendre un rencard, n’en parlons pas) au bout d’un quart d’heure. Ok, c’est facile de dire ça pour une fille, elle n’a pas à être pro-active dans la drague, mais quand même, un homme comme une fille peut faire sentir facilement ses hésitations, ses doutes, ses timidités et ça reste touchant, mieux, troublant (si tu veux, scootman peut te donner des cours il est très fort et d’autant plus qu’il ne le calcule pas). Personne ne t’a obligé par règlement intérieur de Meetic à proposer un rencard absolument au bout de 4 mails échangés.

-          Bonne chance pour toi : merci choupette. Nan, vraiment, ça me touche, cette compassion digne de mère Thérésa (promis, j’appuis ta demande de canonisation à Rome dès que tu poses ta candidature) je reconnais bien là l’influence d’une moman qui souhaite que son fiston soit respectueux des filles. Cela étant, petite confidence entre amis, à défaut de sur l’oreiller (et cela aurait pu être un vrai privilège pour toi) ta petite pitié tu peux te la garder pour toi, je suis pas là par désespoir/rupture traumatisante/solitude infernale/enfoirage affectif (oui, ça arrive aux filles)/grands manques sexuels (j’ai une liste d’attente longue comme le bras en cas de besoin urgent, merci pour moi)/j’en passe et des meilleures. Non mais alors ! 

En conclusion :
-          c’est l’arroseur arrosé et mon sens inné de l’ironie en a intensément ri très fort en se grattant les côtes avec bonheur.

-          Le temps passant, le structurel s’aggrave : maintenant, on ne se contente plus de juste vouloir coucher avec moi sans plus, on ne veut même plus me rencontrer. Merde, k’esski cloche ?

-          Et sinon, je peux parler à ta mère pour qu’elle me donne des recettes de cuisine ? (parce que le ginette matiau, je comrpends rien)

-          La suite au prochain numéro…

27.01.2008

Episode 4 : mon premier râteau sur meetic - PART I

Choqués de la première heure, flagellateurs de mon cynisme éhonté, âmes sensibles pleurant sur le triste sort de bob, vous allez vous réjouir, j’ai été victime d’un juste retour karmique des choses. 

Me prendre un râteau avec un mec, ça a dû m’arriver quoi… Une fois ? Deux ?  L’avantage, c’est que j’ai jamais été une chasseresse obstinée, alors ça limite le nombre de déconvenues, quand on tente rien, on perd encore moins que rien à part des regrets. Comme quoi le vieux dicton qui ne tente rien n’a rien n’est pas complètement exact : qui ne tente rien ne risque rien, c’est différent. (ouais, je suis philosophe, aussi, à mes heures)
Mais bon, ce n’est pas le jour des considérations métaphysiques sur la proactivité sentimentale. Halte à la digression, revenons à nos moutons. Premier râteau, ça m’a fait mal.

Justement parce que c’est tombé pile à l’époque où j’ai miraculeusement découvert que je pouvais tenter et que ça marchait à chaque fois. Tout de suite ça ouvre des horizons nouveaux : j’étais devenue la reine des abeilles, c’était la fête, et pourtant, j’étais pas encore blonde à l’époque (juste du cerveau)

Et puis, un jour, mettre un franc dans la machine n’a pas suffit, la friandise est restée bloquée dans le distributeur. Bing, la reine des abeilles s’est prise une veste.

Et le deuxième ratal (bin oui des râteaux un ratal, c’est logique pourtant) il était un peu plus sentimental alors c’est différent. Je vais pas m’étendre trois plombes parce que si je fais l’historique, on y est encore demain, petit jeu de séduction, pas en avant, reculade, avec un copain d’un copain, quand il voulait, je voulais pas, quand je voulais, y voulait pas mais il finissait toujours par vouloir et du coup je voulais plus. Lorsque, lassée du petit jeu, j’ai fait de timides z’appels du pied pour passer aux choses sérieuses, genre au moins, on sera fixé, on tente pour de vrai, on risque pas grand-chose. Il s’est contenté galamment de faire le type qui n’avait pas compris et m’a fuie pendant les deux ou trois mois qui ont suivi. Pas aussi clairement humiliant qu’une rebuffade en public mais jamais bon pour l’ego non plus.

Pourquoi vous raconte-je tout ça, déjà ?

Ah oui ! Mon premier râteau sur Mitik.

Rappel des faits, c’est ici

Tête de pied de porc, nous l’appelleront ainsi pour préserver son anonymat (sachez que son pseudo n’est pas plus flatteur, même s’il l’a choisi lui même) est un des premiers à m’avoir envoyé un mail.

Bonsoir une blonde dans la ville (NDLR : vous vous doutez bien que je n’ai pas ce pseudo sur mitik, je vous connais bande de vicelards, vous vous seriez précipités pour m’envoyer des mails bidonnés et des flashs tout aussi bidons et ça aurait faussé le protocole scientifique)

Tout d'abord, tous mes meilleurs voeux, bonheur et santé pour 2008.

En quelques mots, je suis célib..bip (il précise le nom de sa ville de résidence, des fois que je serais blonde, NDLR) et je cherche une relation sérieuse avec une demoiselle.
Je t'invite donc à dialoguer avec moi si tu es partante pour faire connaissance avec un petit gars sympa que je suis ,et plus si affinités...
PS : Pour la cuisine, on peux s'y mettre à deux car je ne suis pas non plus un grand chef cuistot !(je ne tiens pas de ma mère pour cela)
Peut être @+

Pied de porc panné.

Mon diagnostic :

-          Meilleurs vœux, blabla, il parait que ça se fait, cela ne m’empêche pas de me dire que cette tradition est ridicule, pourquoi bonne année en janvier et pas en mars puisque c’est là que le vie reprend, et puis pourquoi pas souhaiter ça lors de l’anniversaire de chacun, parce que c’est une vraie nouvelle année, ou pourquoi ne pas le dire chaque jour à minuit – l’heure du crime – parce qu’on dit toujours bonne année à minuit, hein, pourquoi ? Mais bon, je vais pas lui reprocher d’être normalement poli et urbain, sinon, je vais encore me faire traiter.

-          En quelques mots, il est célib. Excusez-moi de faire ma fermée d’esprit, mais célibataire, ça fait un mot. Pas quelques (et d’ailleurs, quelques, ça commence quand ? à deux ? trois ? à partir de cinq ? tout dépend de quand commence plusieurs ? refermons la parenthèse) mais je vais pas pinailler, y'a pas de quoi pousser des hurlements choqués.

-          Il cherche une demoiselle. Bin écoute, ça me rassure, parce que si tu cherchais un homme, j’aurais pu me sentir vexée, un peu. Parce que sur ma photo, j’ai pas l’impression d’avoir trop l’air masculine malgré mon col roulé (faut dire que j’ai des cheveux longs, ça aide) et puis je crois que je suis identifiée comme une fille qui cherche un mec, pas un mec qui distille gratos des conseils pour rencontrer des mecs ou des filles, sinon, j’aurais ouvert mon agence matrimoniale. Mais bon.

-          Je ne vais pas revenir cent fois sur l’intérêt de l’utilisation du bon français bien syntaxé quand on drague sur internet mais dire que tu es un petit gars qu’il est bien sympa qu’il est. Non. A la place de un petit gars sympa que je suis, c’est le petit gars sympa que je suis. La prochaine fois je ferai un cours sur les différences entre le mode personnel et impersonnel et la concordance souvent nécessaire dans les relatives, tout ça (merde, quand on sait que je me suis arrachée les cheveux à gommer toutes les erreurs de syntaxe du premier jet de la grande œuvre par respect du lecteur potentiel, si j’avais su, je me serai lâchée plus souvent sur la grammaire, l’orthographe, et les approximations lexicales, sans parler de mon goût immodéré des adverbes) mais j’admets, j’ai vu pire, pour l’instant, tu es toujours en piste, choupette, grâce à Bob, certes, mais toujours en piste quand même.

-          Tu n’es pas comme ta mère. Ça pourrait être un bon point mais ton urgence à en parler tout de suite parce que ce sujet t’obsède reste inquiétant, cher pied de porc. Tu plaisantes mais ça sent le vieil oedipe mal digéré. Tu veux qu’on en cause ? Je suis psy de bazar/ assistante sociale à mes heures, vas-y fais-toi plais’. Boooh, aller, je sais que c’est du second degré tout ça, je me moque pour de faux, Blackmilk, rilaxe !

-          Tu ne tiens pas de ta mère pour la cuisine, ie, c’est bien le seul point de discordance. Et tu lui ressembles sur quoi ? nan, parce que le prochain roman, y’aura un personnage masculin avec une mère très présente, je sens qu’il y a là un cas d’étude sérieux et intéressant. Tu peux développer ?

-          Par pitié pour vous, je vais relever toutes les fautes d’otrthographe et de grammaire, je m’appelle pas bescherelles et c’est pas le but de l’étude, mais le cœur y est (surtout quand on sait que je suis pas la dernière à truffer mes posts de fautes)

S’en suit un échange de mails, plus ou moins banal ou je joue tantôt la fausse mystérieuse tantôt la fille qui s’assume (notamment lorsque j’explique que si les hommes ne considèrent pas les soldes (c’était de saison) comme une orgie d’instincts féminins meurtriers complètement gerbant (j’exagère, mais l’idée est là) c’est juste parce qu’inconsciemment ils s’imaginent être à la place du pantalon que les harpies s’arrachent. Moi, j’avais trouvé ça drôle) avec plus ou moins de répondant en face. C’est pas la grande éclate mais c’est le moins crétin des mecs auquel je parle depuis ma réinscription (mon ancien profil me manque, je vous le dis, j’ai pas cartonné en tant que star de mitik mais au moins je parlais à des gens pas idiot avec un vrai sens de l’humour).

Petit échange à la suite duquel il me propose assez rapidement que l’on se boive un verre. C’est le moins dérangé des mecs qui me propose un rendez-vous, il a beau être vilain pas beau, si je veux avoir des choses à vous raconter, faut bien que je paye un peu de ma personne.

Ok, j’accepte. Dans la foulée, il me donne son numéro de téléphone, me proposant qu’on discute et qu’on se fixe un rendez-vous pour boire un verre (genre, j’aimerais bien entendre ta voix avant de décider si je te rencontre ou pas ce que je ne peux pas fondamentalement critiquer, une voix est lourde de séduction intime instantanée comme de rejet tout aussi instantané). Comme je maîtrise bien l’option « je filtre » sur mon portable, je lui donne le mien aussi, lui expliquant que mon oui-kend sera chargé mais que s’il tombe sur mon répondeur lorsqu’il m’appelle, faudra pas s’inquiéter (jusqu’où va mon urbanité, des fois…)

Coupure pub... la suite dans quelques instants (ou jours, j'ai pas encore décidé)

 

21.01.2008

Episode 3 : y’a pas que des lourds sur meetic, y’a aussi des pouêtes

Ah, ça y est, j’ai pas encore changé de photo que j’ai des amis qui se manifestent, dis donc.

Un nouveau mail (et une fois de plus, j’ai changé le pseudo, je suis pas complètement garce en vrai).

Email de : Gégépasfédansmaculotte
Date : 11 Janvier 2008 - 16:28
Sujet : hola

Bonjour
Je viens de consulter ta fiche et je l ai trouvé très bien et j aimerais bien faire connaissance avec toi si tu le désires, je recherche une relation stable sincère et durable, regarde la mienne si elle serait susceptible de t intéresser et si c est le cas ben apprenons à nous connaitre et voyons ce que l avenir nous réserve
A bientôt 

Voilà un mail très très soft et standard, je mise sur un arroseur de base, genre j’envoie à 20 000 filles le même e-mails sans me gonfler à le personnaliser, et sur le tas, je peux espérer peut-être un p’tit taux de retour de 1%, ce serait déjà pas mal. Je sais, c’est du marketing direct, on faisait tout pareil, nous, chez les gros rats (étant entendu que chez Walter, on fait pas de marketing malgré ce que peut prétendre Grosminet 1er mais ce n'est pas l'objet du débat actuel).

Alors, voyons voir ta photo : déjà, t’as moins une face de raie que les autres (nan mais en vrai, je suis pas une fille difficile qui mise tout sur le physique, loin de là mais depuis le début c’est la fête aux thons chez les gens qui m’écrivent et y'a des limites tout de même, ne pas tout miser sur le physique ne signifie pas pour autant avoir mauvais goût)

Pour le reste… On t’a jamais dit que les si n’aimaient pas les raies ? Donc ton serait, là, sur ta fiche perso et mon intérêt potentiel, tu me le changes, et tu me mets ça au présent ou tu retournes ta phrase ou tu te débrouilles, mais tu laisses pas ça devant mes chastes yeux de noble lettrée que je suis (si, si, si, farpaitement).

Comme je suis pas du genre à condamner sans savoir et que je suis parfois docile, je vais voir la fiche du boudin de Gégé.

L’annonce... Je commence... Et là, c’est le drame :

Bonjour a tous :
tous ? tu sais qu’on met tous quand on s’adresse autant aux hommes qu’aux femmes ouuuu ?

Je vais essayé de faire simple et vite :
fais plutôt ça mais tu peux mettre essayer à l’infinitif, ce sera mieux, surtout quand on songe que c’est ta première phrase… Mais passons.

Dans le rôle principal il y a la providence, pour aider à l intrigue il y a le facteur chance, les décors sont des décors naturels, et le casting est fait de personnages réels. Mais la réalité dépasse la fiction, s il s agit de c½ur et de séduction, tout est possible quand on est la cible de cupidon.
Ouaaaaah… monsieur est pouête, dis donc… Toi, tu t’es arraché pour nous pondre ça, ch'uis bluffée, vraiment…

Ouvrir la porte aux sentiments c est, peut être l ouvrir au bon moment, c est en tout cas le début de ce scénar. Quand viendra le mot fin commencera notre histoire.
Nan, sans rire, tu fais des vrais rimes de ouf qu’on dirait grand corps malade qui parle, je kiffe trop, t’es trop blingbling pour moi, mec, arrête tout, j’en peux plus, c'est trop frais.

Cette planète est grande mais la ville est petite, seules les montagnes ne se rencontrent pas.
Là, par contre, ça pourrait être du jean-claude, pas mal. Nan franchement, c’est beaucoup mieux que « c’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur », sans dec’, je suis déjà fan, continue…

Mais dans le monde réel on n?en fait jamais trop.
T’es vraiment sûr ? Parce que là, en te lisant, j’ai justement vaguement l’impression du contraire.

Vous l aurez sûrement compris
Bin non, pas encore, mais je sens que ça va pas tarder, vas-y accouche, grand, tu y es presque

je ne suis pas la dans le but de m amuser ou de passer du bon devant mon ordi ma démarche est simple rechercher une relation stable sincère et durable.
Ah bon, t’es pas là pour t’amuser et passer du bon temps (car je suppose que c’est ce que tu voulais dire) devant ton ordi ? Zut, moi c’est mon cas, mais bon, promis, je rigolerai pas trop fort pour ne pas te déranger, ça a l’air très sérieux et moi je respecte beaucoup les premiers de classe travailleurs, si, si. Ta démarche est simple, il t’a quand même fallu 20 ligne pour nous la cracher ta démarche, mais passons. J’ai quand même un souci, moi, lorsque je lis rechercher une relation stable sincère et durable. Parce que tout le monde le dit et trop peu le font… Ch’ais pas pourquoi, mais je sens bien la c