25.06.2008

Quand Walter se lance dans le charity business pour faire croire qu’il est humain

1492892656.jpgMoi, on m’a toujours dit, les bataves, ça n’a pas d’ami, que des intérêts (bon, d’accord, c’est plutôt aux anglais que cette maxime s’appliquait à la base mais ça marche aussi pour les mangeurs de gouda)

Il n’empêche, avec toutes ces idioties inventées par les hypocrites sur le commerce équitable, l’économie responsable (meuuuuh non, miss 400 je sais bien que c'est pas que des idioties, en vrai), toutes les world company ont décidé de prôner des valeurs (mais oui, ils en ont, figurez-vous, et pas uniquement centrée sur le double-digit et la marge, non, non) et pire encore des valeurs humanistes.
Beurk.

Et Walter, comme il est pas la moitié d’un âne, il a vite compris qu’il était temps de faire semblant comme les autres de s’engager dans ce noble combat qu’est la mise en valeur du capital humain.

Alors on a eu droit, comme vous tous, je l’imagine, à des journées solidarité pour les myopathes, les veuves de guerre, la lutte contre le concert, heuuu cancer, le tout joliment enrobé de tournois sportifs pour montrer qu’on n’est pas seulement humaniste mais sportif, en bonne santé, bref, des gens super, aussi super qu’un ricain nourri au céréales et aux steacks charal pur boeuf  du Texas.

Hélas, depuis aussi, on a viré comme un malpropre l’ancien DG et mis à la place un super détergeant'man qui va faire le ménage, alias Léon le nettoyeur. Il était temps de montrer aux milliers de gens que possède Walter en France (mais pas pour longtemps grâce à Léon) que nous sommes tous une grande famille.
Et surtout démontrer que Walter n’est pas là que pour distribuer des torgnoles à ceux qui filent pas droit et crachent pas leur 20% de marge chaque année. Non, il est là aussi pour mieux nous connaître, apprécier dans sa globalité l’être humain que nous sommes, afin de – je cite – donnner l’occasion à chacun d’exprimer et de partager ses passions, ses talents, et de découvrir les richesses cachées de ses collaborateurs…

Ouaaah… là, tout de suite, je me sens vachement appartenir à une boite qu'elle a des valeur pour de vrai.

Alors comme on organise, ici et là, la fête des quartiers, Walter, il a eu une bonne idée : organiser la teuf des talents à walter.
Et on va tous se réunir sous le haut patronage – et c’est là que ça se corse alors accrochez-vous bien – de La Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (c’est sûr, vu le nombre de COTOREP et autres débiles qui n’ont jamais été en quatrième, des recherches s’avèrent nécessaires question cerveau, je crains juste qu’à force de chercher, on finisse par trouver du pétrole), l'Association France Alzheimer, (compte tenu du nombre de vieux débris – la preuve, la dernière fois il m’a bien semblé croiser Pierre Bellemare dans l’ascenseur, c’est vous dire, ça me parait bien d'anticiper, effectivement), de la Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie (moi, je pense qu’à force de bosser ici avec Grominet, ça me guette un peu) et, enfin et non des moindres, de l'Association France Parkinson.

Allez, je sais, c’est facile de se moquer, après tout ça part d’une bonne intention, au lieu que chacun fasse ses trucs privés perso tout seul dans son bureau, on va tous se réunir pour le faire ensemble, par groupe de 1 à 8 personnes, c’est quand même sympa comme idée…

Sauf que. On est 1200, ici (ce sont les chiffres officiels du jour made in RH) et il y a 28 ateliers. Ça fait pas moins de 42 personnes par atelier… Si je fais un rapide petit produit en croix, en fait, ils tablent globalement sur un retour de 18% pour leur évènement majeur de l’année qui va tous nous cohésionner à mort… ou alors, ils comptent virer 976 personnes d’ici là…