14.03.2008

L'horoscope commenté du jour : de qui se moque-t-on ?

D'humeur égale, vous serez tout sourire
D’humeur égale ? MOI ???? Mais t’as vu ça où espèce de débile profond ? Ça fait une semaine que je suis d’une humeur massacrante et que j’ai envie de péter la gueule de tout le monde ! Alors le sourire, tu peux oublier tout de suite, mon p’tit bonhomme, c’est pas au menu, le plat du jour, ce serait plutôt la soupe à la grimace.

et viendrez en aide de manière très efficace à l'un de vos amis.
Ouais, ça je suis déjà au courant, je passe ma vie à ça et moi j’en ai marre d’aider les autres, j’aimerais que ce soit le contraire, de temps en temps, si assistante sociale avait été ma vocation, ça se saurait depuis longtemps. En plus j’aime pas les gens, alors leur venir en aide, à d’autres, tu peux toujours rêver… Et pourtant, je l’admets, c’est bien le cas, je comprends pas pourquoi c’est toujours comme ça.

Surtout parce que vous aurez une vision très claire de sa situation.
Bin oui, ça analyser intelligemment la vie des autres, être lucide pour eux, leur donner des conseils bienveillants, je suis super forte. Je devrais penser à me faire payer maintenant.

C'est fou comme vous pouvez être de bon conseil pour les autres. et pas du tout pour vous !
Merci d’appuyer là où ça fait mal, enfoiré. L’année dernière je me suis tapée la déprime de L’Ex et je l’ai porté à bout de bras pendant des mois et des mois. Et qu’est-ce qu’il fait quand il va mieux, le petit saligaud ? Il prend ses distances ! Et moi, là, aujourd’hui alors que j’ai le moral dans les chaussettes qui va me porter à bout de bras et soigner mes coups de calgon et me rassurer et me dire mais non t’es géniale trop super parfaite, tu verras ça va passer, tu devrais faire ça pour casser le cercle vicieux, voir telle personne, te mettre à telle activité quitte à ce que je te fouette un peu pour que tu le fasses vraiment même si tu préfèrerais plutôt te vautrer dans ta grosse déprime d’enfant gâté qu’à rien de mieux à faire de ses journées que de s’apitoyer sur soi-même ( je reprends mon souffle) qui ?

Pourquoi ne pas appliquer à vous-même ce que vous préconisez pour vos amis, à vos enfants ou même votre conjoint ?
bin parce que c’est facile d’être lucide pour les autres mais vachement plus compliqué de l’être pour soi, ça te parait pas un peu logique espèce de crétin ?

Vous voyez bien que cela marche sur eux, alors pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas sur vous ? Peut-être parce que, au fond, vous ne le voulez pas ?
Bin voyons ! Je veux pas quoi ? Etre lucide ? Savoir prendre les bonnes décisions ? Entendre de bons conseils ? Bin si, je voudrais bien tout ça… Mais pas aujourd'hui car je me casse à Rome, et toc !

13.02.2008

Grominet 1er est mon ami

Comme je vous en parlais, il n’y a pas longtemps, Grosminet Ier – mon chef, donc – a voulu me faire quelques remontrances dans son bureau, à cinq minutes du départ groupé pour aller boire un verre entre collègues (il a un don particulier pour sentir ce genre de chose).
A sa décharge, j’admets que mon dernier recours pour ne plus faire un boulot pour lequel je n’ai pas été embauchée et qui m’ennuie mortellement a été… de ne plus le faire. Et ça l’a choqué. C’est pas très corporate.
Manque de bol pour lui, je ne suis guère patiente et il n’aurait pas dû insister pour que je lui livre le fond de ma pensée et ce que j’avais sur le cœur. L’a vite changé de couleur, le pauvre, quand il s’est pris une grosse volée de bois vert en travers de la face dans l’enceinte pourtant censément protectrice de son bureau clos de grand chef.
Mais comme il aime bien le management paternaliste, il a décidé de m’inviter à déjeuner 48 heures plus tard. Le management dans cette boite, c’est un vrai poème… Jugez-en par vous-même.

Ça commence dès l’attente de l’ascenseur, où on m’explique que l’on est trèèèèèèèès fatigué parce qu’on n’a pas bien dormi du tout la veille. Genre, on se pose en innocente victime que moi, l’odieuse vilaine subordonnée, je traite avec vilenie quand on m’a pourtant sortie du caniveau. Et comme en vrai je suis vilaine et pas du tout préoccupée par le sort de mon prochain et celui de Gromsminet Ier moins que les autres, je fais semblant de pas avoir entendu, limite de m’en cogner comme de l’an 40 s’il insiste sur ses trop malheurs de managères, dissimulant très mal un léger sourire ironique.

Et puis, on s’enquiert de mes envies pour le lieu du crime (ça s’appelle du management participatif), me laisse galamment la banquette (c’est marqué dans son guide pratique du managère galant) et, après quelques mots d’usage sur mon genou éclaté par un scooter fou il y a pourtant trois mois (l’empathie, c’est vachement important avec ses collaborateurs, si, si, c’est dans le guide aussi) il se lance, et ça donne ça, à peu près…

En plus, tu sais, j’ai vraiment une grosse pression…
Ah bin ça doit te changer du quotidien, coco, l’était un peu temps, non ? Remarque, peut-être que comme ça tu arrêteras de perdre ton temps à pinailler sur des virgules dans mes programmes, et on pourra avancer, genre s’attaquer à de vrais chantiers. Tu verras, ce sera un peu dur pour toi au début parce qu’il faudra prendre des décisions et tu as un peu de mal avec ça, mais ça viendra avec le temps. Mais bon, toi qui adores passer ton temps à te vanter, pour une fois, ce sera un peu justifié.

Et puis, vraiment, j’ai trèèèèès mal dormi cette nuit, tellement j’ai cogité
Bin écoute, moi aussi, j’ai pas beaucoup dormi, j’te f’rai dire mais je te fatigue pas avec ma vie privée et ta façon, l’air de rien de glisser que c’est un peu à cause de ce dej que tu as passé une sale nuit, je ne me sens coupable de rien, même si je t’ai incendié la face mardi dernier c’était mérité, et largement, et encore rien par rapport à ce que je peux faire quand je suis trèèèèèèès calme.

Et puis, ce projet de réorganisation, on m’a collé une vraie pression et j’ai dû tout faire moi-même.
Pour commencer, tu aurais mieux fait de t’y coller de suite quand on te l’a demandé il y a six mois au lieu d’attendre qu’on te tape sur la tronche parce que tu n’as toujours rien fait à part arrêter tous les projets qui dépassaient un peu tes compétences (autant dire la majorité). Pour continuer, tu aurais pu demander l’avis de certains de tes collaborateurs qui ont fait d’autres boites dans leur vie et qui t’ont déjà fait des propositions pas trop connes dans ce sens. Bon, ensuite, c’est sûr, ton problème, c’était surtout de trouver la case chef dans l’organigramme pour y griffonner ton nom en loucedé alors que tu sais que le comex est pas trop d’accord.

Sans compter que cette réorganisation, c’est vraiment difficile
M’étonne pas, pour que ce soit facile, faudrait que tu aies l’esprit d’analyse et de synthèse, choupette, et te connaissant ça doit être un vrai défi, si tu veux je t’apprends. Bon et puis je reviens pas sur tes ambitions personnelles irréalistes, hein…

Et puis j’ai une problématique importante sur la cellule backoffice, puisque j’ai deux personnes potentielles pour l’administrer. Je fais monter qui ? La fille à l’ADV ou celle à la logistique ?
C'est-à-dire que si tu avais commencé par ne pas faire monter l’idiote qui est à la logistique qui ne comprend rien à rien, ne s’intéresse qu’à son marché du samedi matin et à la déco de sa cuisine ou comment faire sécher son linge le dimanche, tu n’en serais pas là, mais je vais pas encore t’expliquer la différence entre promotion pour raison professionnelle et promotion pour être sûr qu’on est entouré de gens plus incompétents que soi et qui, en plus de nous être éternellement reconnaissants de la chance qu’on leur donne, ne risquent jamais de nous faire de l’ombre, je voudrais pas te donner trop d’info en même temps, ça pourrait faire court-circuit.

Et… en fait…surtout…(j’ai gardé le meilleur pour la fin) j’ai un vrai problème avec ta gamme.
Sans blague ? Tu veux dire outre le fait que tu n’y comprennes rien et m’empêches depuis un an de mettre en œuvre mes plans d’actions (que tu as d’ailleurs présenté au Comex avec les taux de croissance que t'avais bidouillé le soir sur un coin de table au doigt mouillé comme un con en février) et qu’un jour où l’autre, on va te demander des comptes et que ça va barder ?

…Attention, attention, attention, roulement de tambour…

Je sais pas qui mettre dessus
Là, j’avoue, je suis restée sans voix…

Est-ce que je met R*** (mon manager hiérarchique actuel qui travaille sur une pauvre gamme qui se casse la figure et cherche à me piquer la mienne depuis le début parce qu’il sent bien qu’il va se faire virer un jour ou l’autre mais dont la préoccupation principale dans la vie est de savoir s’il doit envoyer ses vœux à ses clients plutôt par mail ou plutôt par courrier et s’il doit mettre bien devant cordialement avant de signer ou non NDLR) ou est-ce que je te mets dessus de façon autonome ?
Heuuuuu… hum, hum. Rappelle-moi juste un truc, là, tu te souviens quand je t’ai dit en juin, en juillet, en septembre, en octobre, novembre et puis aussi pas plus tard que mardi dernier que j’en avais marre de ne pas travailler sur mon poste parce que tu m’en imposais un autre ? Tu te rappelles quand tu m’as ordonné de ne pas lancer de nouveaux produits sur cette gamme pour me concentrer sur les colloques « parce qu’il faut faire du chiffre » ? Maintenant, si malgré mon business plan, mon plan d’action à court moyen terme, les premières propositions de développement et de produits, c’est toujours pas suffisant, je sais plus trop quoi dire… Enfin, en tout cas, je ne te dirai sûrement pas ce que tu veux entendre depuis presque un an : « faire des colloques, c’est si parfait, j’adore être une potiche blonde qui fait un métier idiot sans intérêt ni intellectuel ni professionnel, et j’aimerais faire ça toute ma vie tu es si beau et si intelligent Grosminet Ier, je suis secrètement amoureuse de toi depuis toujours et je voudrais que tu me fouettes tous les jours pour me prouver à quel point tu m’es supérieur en tout, grâce à toi, je suis enfin quelqu’un, avant, je n’étais rien »

Nan.

A la place, je lui ai demandé plutôt ce qu’il attendait comme argument/action/proposition pour prendre sa décision. Ça l’a un peu déstabilisé, c’est un peu too much concret pour lui, ça lui fait peur. Il s’est contenté de répondre doucettement que bon, heuu, voilà, heu, en fait, il avait besoin d’avoir le sentiment que je pouvais être autonome.

Et concrètement, il voulait que ça se manifeste comment ? (nan, parce que question autonomie, j’ai été lâchée dans la nature sur un job sans personne pour m’aiguiller ou aucune règle n’est gravée dans la pierre mais avec des coutumes bien précises que personne ne se donne la plein de vous expliquer, alors il est mignon, mais on peut en reparler)

Je voudrais retrouver la femme que j’ai connue.
Ça tombe bien, j’aimerais trouver le poste qu’on m’a vendu, si je passe une annonce sur l’intranet, on peut faire un pack avec la tienne ?

Je voudrais te voir davantage accrochée à ton siège.
Bin ouais, mais en même temps, j’aime bien aller bavasser dans le bureau des autres… ah… tu voulais plutôt dire que tu aimerais bien me voir à nouveau rester jusqu’à 21h au boulot pour que tu puisses venir me squatter parce que toi tu t’embêtes et que t’as pas de vie privée et qu’à partir de 20h30, tu cherches des amis dans les bureaux pour leur causer de tout et de rien – surtout de rien – jusqu’à ce que les lumières s’éteignent et qu’ils lâchent les chiens sur le parvis ? J’aimerais bien aussi rendre ce service à l’humanité mais figure-toi que j’ai une vie en dehors du bureau et qu’en plus, en hiver, il fait nuit super tôt et moi, dans le noir, j’ai peur

Encore un entretien dont il est ressorti hyper fier (je l’ai recadrée, elle va filer droit maintenant) et moi un peu plus désespérée. Mais qu’est-ce que je fous dans cette boite ?

11.02.2008

Note pour plus tard : se rendre avec un GPS en rendez-vous

Depuis quelques semaine, j’ai décidé de renouer avec les bonnes vieilles habitudes professionnelles : partir à la rencontre de mes partenaires. C’est important d’entretenir son réseau.

Hier, donc, c’était le rendez-vous pour causer nouveaux projets avec Maître Jobart, grand manitou du Cabinet Pot-de-vin & Associés (vous vous en doutez, le nom des figurants à été changé pour protéger leur anonymat)

J’avais bien managé mon truc : réussi à échapper au déjeuner où on parle de tout sauf de ce pour quoi on est venu, on se fait saouler à mort et lutte vaillamment tout l’après midi qui suit contre la somnolence, ou les ricanements intempestifs suivant le degré de griserie et fixé le rendez-vous à 16h, cela veut dire : partie du bureau à 15h, dans les magasins à 17 et chez moi à 19h maxi.

Le pied.

Comme je suis une fille plutôt rigoureuse – des fois – je prépare mon rendez-vous et surtout les plans d’accès de la Défense (introuvable évidemment ce jour là) Ce qui m’arrange pas trop, la Défense , alias le quartier le plus bordélique du monde : impossible de se repérer, indications fantaisistes, rue qui débouchent sur rien, j’en passe et des meilleures. Bref, vous l’aurez deviné, je déteste cet endroit : je passe mon temps à m’y perdre, à pester, à me pointer en retard à mes rendez-vous car le plan m’avait indiqué un autre passage qui n’était en fait qu’un dédale de passages tous plus glauques les uns que les autres au milieu desquels, bien évidemment on finit par se perdre pour finalement revenir à son point de départ.

Pas grave, pendant le trajet en métro, je pratique assidûment la méthode coué : « tout va bien, je vais trouver l’endroit facilement grâce aux multiples plans qui fleurissent partout et de toute façon, il y a toujours des panneaux qui t’indiquent les rues vers lesquelles tu te diriges, aller, courage, tu vas y arriver ! »

Inutile de digresser sur l’impossibilité de trouver la sortie Grande arche, alors que c’est censé être la première. Pas grave, je prends les premiers escaliers qui se présentent, tel que c’est parti, je vais être un peu en retard, mais rien de catastrophique.
Je sors, il pleuviotte un peu et je me félicite d’avoir pris mon parapluie. Là, je me jette sur le premier plan que j’aperçois, repère le cours Valmy. Donc ok, facile, il faut aller à gauche de la grande arche, je vérifie plusieurs fois, histoire d’être sûre de mon affaire, et j’y vais.

Comme toujours, il y a un vent à se croire sur un Ferry en direction de l’Irlande  et je lutte pour éviter d’avoir la honte de ma vie : la robe retournée au dessus de la tête et une vision panoramique sur ma petite culotte. Pourtant, je sens bien, lorsque je croise le regard éteint de cadres moribonds et visiblement mortellement saoulés par leur vie que c’est un peu leur souhait secret, que ça égaillerait leur journée. A moins qu’ils ne me regardent avec insistance parce que je suis la seule à batailler dehors contre la pluie et le vent alors qu’ils utilisent, eux, un genre de passage secret couvert qui longe exactement le chemin que j’ai pris et qui leur permet de faire le trajet à sec. Plusieurs fois, j’hésite à utiliser des portes d’accès, avant de renoncer. Je sais parfaitement bien que si j’arrivais à rejoindre l’autoroute mystère à sec pour piéton de la défense, je n’en trouverai jamais la sortie, ou alors à l’autre bout du site, ce qui m’obligerait à refaire le même trajet en sens inverse, le vent dans le dos, cette fois (et donc avec l’impossibilité de mettre la main d’un geste anodin devant la robe, ou de la redescendre, l’air de rien, et encore moins de vérifier à quel niveau elle est remontée et si j’ai besoin d’initier une action de recadrage urgente)

Bref, je suis donc les panneaux indicateurs, et miracle, oh miracle, je tombe pile poil dans le cours valmy. Génial, il ne me reste plus qu’à trouver le N°3, et c’est GAGNE !!!!!!!!

Je cherche donc les N° qui ne sont indiqués nulle part, sauf soudain… Au N°11. Je regarde l’immeuble suivant, priant secrètement pour que les N° soient décroissants. Raté, le suivant est le N°13.
Ok, soit, pas de problème, je vais rebrousser chemin, sauf que, comme d’habitude dans ce genre de cas, je ne vois pas d’immeuble avant le N°11.

C’est ce moment que choisit la pluie pour se transformer en averses diluviennes, et bientôt en grêle.

Je repère tant bien que mal dans la purée de pois un autre plan, pensant que c’est celui du susdit cours Valmy dans lequel je me trouve, je me précipite. Aucune trace de ce foutu cabinet Pot-de-vin & Associés de m…, bien évidemment ! Et hors de question de rêver à un monde idyllique où les N° d’immeubles seraient indiqué sur les plans, histoire de faciliter la vie des handicapées profondes dans mon genre.

Là, deux pompiers me voyant m’énerver me demandent gentiment si je cherche quelque chose. Désespérée je miaule un « oui, je cherche le cabinet Pot-de-vin, c’est au N°3 du cours Valmy, mais je ne trouve pas l’immeuble, vous ne sauriez pas où c’est ? » d’une voie suppliante en m’agrippant comme s’il s’agissait de mon premier sac Chanel à mon parapluie pourri prêt à rendre l’âme d’une minute à l’autre.

Comme toujours, lorsqu’une femme montre trop clairement à quel point elle a besoin d’un homme, celui-ci s’empresse de prendre la tangente. C’est qu’avoir des responsabilités, c’est difficile et stressant.

Les deux héros ne font pas exception à la règle : mon enthousiasme à répondre à leur proposition d’aide dépasse très largement leurs attentes qui devaient plutôt approcher du néant, vu leurs têtes désarmées. Après une courte hésitation, ils me demandent d’aller voir au bâtiment Actys (????!!!!! Cékoiça ?) en baragouinant une vague explication de lieu et s’empressent de se carapater sans demander leur reste.

Ha ouais d’accord. Merci les gars ! J’y repenserais lorsque vous passerez avec vôt’ sale calendrier présentant soit des petits chiens stupides en train de dégommer une pelote de laine, des chats sous acides en pleine descente dans leur panier, ou des moutards abrutis par une génétique défaillante de parents alcooliques en train de regarder d’un air vide l’objectif de la caméra, et que vous tenterez de m’extorquer mes euros. L’année prochaine, je vous dirais d’aller plutôt voir au bâtiment Actys si j’y suis.

Je décide du coup de ne pas suivre leur conseil, tout en sachant très bien que suivre mon instinct qui me pousse à retourner sur mes pas me vaudra certainement de me perde encore plus.

Tandis que je formule à l’avance mes excuses rigolardes de tout à l’heure, quand je serai arrivée « désolée pour le retard, mais j’avoue que la Défense , je m’y perds à chaque fois » en évitant de penser que j’ai passé une heure à choisir ma tenue ce matin histoire de donner l’image parfaite de la jeune cadrette dynamique ayant des responsabilités, mais sachant faire preuve autant d’originalité que de rigueur, de jeunesse que de bouteille. Tout ça pour arriver au rendez-vous avec les cheveux plaqués dégoulinant de pluie malgré le parapluie, les chaussures qui font floc floc à chaque pas, un début de rhume et mon porte document éclaté par la grêle.

Et là, enfin, mes efforts sont récompensé, un seul immeuble (estampillé d’un autre nom que mon cabinet) en gros sur le fronton, ce qui explique pourquoi je ne me suis pas arrêtée devant tout à l’heure) indique en tout petit au dessus de sa porte : N°1-9

Soulagée, je pousse la porte et demande le cabinet Pot-de-vin & Associés, au N°3 du cours Valmy, à l’accueil.

La demoiselle qui m’accueille fait semblant de ne pas remarquer mon air de vagadonde et me dit tout de go que le cabinet Pot-de-vin & Associés, non, non, ce n’est pas ici, ils ont été transférés à la place ronde, au N°33. Je retiens une bordée d’injure à faire rougir un chauffeur routier et demande le plus poliment du monde ou cela se trouve.

« A gauche en sortant » m’indique-t-on en pointant le doigt tout droit.
J’essaie de faire préciser, à gauche-gauche, ou dans les immeubles tout droit, un peu sur la gauche.
Non, non, sur la gauche. Ok.

Une fois de plus, j’enregistre à gauche et me dirige à droite, ce qui débouche sur une place ronde, c’est sûr, mais vide,  je râle, je peste, et lâche mon millième juron de l’après midi
Je re-retourne sur mes pas, et tente de l’autre coté, en réalisant que la gauche, c’est plutôt ce chemin là, effectivement, un panneau indicateur me l’indique (pas la gauche mais la place ronde). Je regarde ma montre : génial, une ½ heure de retard, la méga classe. Nouvelles salves de pluie (sans grêle cette fois, c’est coule !), et là, c’est définitif, je ressemble à une serpillière humaine.
Enfin, mon Eden se dresse devant moi : 33 place ronde.

Je m’engouffre dans le bâtiment, faisant visiblement peur aux gens que je croise. C’est que j’ai une touche vraiment terrible dans mon tailleur mouillé, mon air furibard, mon parapluie retourné et mon porte documents trempé. Une fois devant l’accueil Pot-de-vin & Associés, je demande Maître Jobart.

Minute de silence angoissante. On me demande si je suis sûre d’être à la bonne adresse et par miracle je contrôle mes nerfs vaillamment et réponds gentiment que oui. Evidemment, on ne trouve pas de Jobart, on me demande si ça s’écrit avec un d, pleine d’espoir je réponds non, avec un T.

Vous avez cru vous aussi, que ce petit détail allait tout changer ?

Non ?

Vous aviez raison. En fait, Maître Jobart est dans les bureaux de Pot-de-vin & Associés, mais à Neuilly. On me demande si je souhaite qu’on me communique son adresse pour m’y rendre.

Je regarde pour la 100ème fois ma montre : il est 16h45.

Le temps que je reprenne le métro sous une pluie certainement à nouveau battante, pour sortir à Neuilly, m’y perdre, avec un peu de chance, à 19h, je peux enfin rentrer dans le bureau de Jobart…

Je renonce et lui laisse piteusement un message pour lui expliquer le problème d’adresse et lui proposer de me rappeler pour que l’on fixe un autre rendez-vous. Inutile de vous dire qu’il ne m’a jamais rappelée.

Foutu pour l’image de cadrette dynamique, en ce qui me concerne, ce sera plutôt la lopette qui renonce plus vite que son ombre. Bilan crédibilité de la journée : 0.

08.02.2008

En avant pour les stats de janvier, y'a du lourd

elle porte une mini jupe pour se faire mater : roooh la salaupe ! Et ça marche ? (nan parce que bon, si ça marche, ça vaut peut-être le coup d’essayer, hein, je suis plus à ça près. Et pour mettre toues les chances mon côté, je rajoute un gros décolleté bien plongeant de ouf)

voire des ponne : et mourir ? et des pas mûres ? et c’est quoi des ponnes ?

allez tous crever : ah tiens, ma réplique fétiche… c’est pas que je la sors quotidiennement (nan, je suis pas du genre colérique du tout) mais ça m’arrive souvent, quoi…

astigmatie tare : effectivement, c’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler une qualité, surtout si tu veux être super fort en tennis et que tu n’aimes pas porter de lunettes, humiliation garantie quand tu loupes la balle à un centimètre près alors que tu as l’air très concentré. Et puis ne sois pas comptable non plus, lire les bilans et les interpréter risque de te donner beaucoup de peine. Et puis si tu as besoin d’autres conseils, n’hésite pas à mon contacter.

blondes with buts : alors… buts like goals, you mean ? Effectivement, les blondes ont toutes des buts, dans la vie, c’est pas parce qu’on est des idiotes caractérisées complètement superficielles et nympho que nous ne pouvons pas faire de projets dans la vie. Du style ? me direz-vous. Eh bien du style : avoir une belle maison (avec femme de ménage, évidemment) qu’on serait pas obligées de travailler pour la payer ou l’entretenir), un appartement avec des bô volumes, bien situé (pas trop loin du printemps ou du bon marché ou de la rue de Rivoli parce qu’on est feignasse et qu’aller faire du shopping en talons aiguilles, c’est douloureux, nous on dit ça, c’est pour éviter de prendre le taxi et de participer à la réduction du trou de la couche d’ozone), épouser un homme riche qui travaille beaucoup et ne nous embête pas trop et qui claquera assez vite histoire de faire de nous une veuve encore décente, avoir des bijoux et surtout une belle bagouse à 100plaques qui brille pour faire baver d’envie les gens. Pouvoir tout s’offrir au Bon Marché sans avoir à coucher avec notre banquier pour qu’il ferme les yeux sur notre découvert. Faire des bonnes œuvres pour dire des méchancetés avec nos bonnes amies des bonnes œuvres sur nos bonnes amies des bonnes œuvres, coucher avec le prof de tennis (ou de yoga, enfin, le prof que vous voulez, quoi, mais pas celui des enfants), ne pas travailler mais envier ceux qui le doivent, avoir un fils drogué et une fille anorexique et quelques amis gays pour faire in. Et puis encore plein d’autres trucs mais que je ne vais pas révéler parce que c’est top secret entre blondes et qu’on le dit pas aux autres parce que ça ruinerait un peu de nos super pouvoirs de blondes.

clive owen : OU ????? OU QU’IL EST ??????????? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE ? CLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVEU !!!!

deathpoe : heuuuu… Deftone ?

egd recrute : c’est bien les seuls… nous, on dégraisse…

elle a des bottes a talons aiguilles : ouuh la salaupe ! (encore une) Tu as raison, il était temps de la dénoncer la petite garce !

femme en culotte sur le blog a rennes : pas mal. Nan, vraiment, il y a là un sens du détail qui me séduit beaucoup… Et en plus, ce qui est bien c’est que c’est déclinable à l’infini : femme en string sur la colline de Bourg-en-Bresse (ça doit cailler méchant). Homme en caleçon sur le blog du caribou, lutin en peau de léopard sur le traîneau du père noyel…

filles sexy intermarché : bin écoute, j’y vais souvent à l’Intermarché (enfin, pardon, disons que j’ai une amie qui va souvent à l’Intermarché, le truc pour les pauvres, là, sachez que je n’y mets jamais les pieds) et cette amie, donc, m’a rapportée qu’on n’y vendait pas de filles sexy, tu devrais écrire à la direction, y’a un marché, là…

fucas com : c’est une nouvelle insulte ? Yo, foucasse kom ta mère, là, t’es trop physique touaaaa.
Allez, retourne danser la tektonique et laisse-nous tranquille, le jeune.

je me confesse : je t’écoute mon enfant. Parle sans crainte, l’amour de dieu est infini même pour les pêcheurs.

je ne veux plus voir ma fille : ah bah ça ma brave dame, tu ne dois pas être la seule et c’est pas faute de répéter à qui veut l’entendre que faire des mioches c’est une mauvaise idée. Vends-là sur E-bay, si tu fais un lot avec des strings de Britney et quelques jeux wii à un euro, elle peut partir très vite pour un prix raisonnable.

je ve etre pauvre : je te propose de prendre contact avec moi pour que je te fournisses mes coordonnées complètes afin que tu me libelles un chèque très vite et puisses ainsi te libérer sans tarder de ce fardeau qui te pèse tant. Je suis toujours prête à rendre service aux âmes d’exception et je sens que tu en es une, faut pas rester comme ça.

mini-jupes plissés soleil : c’est mieux, les mini-jupes plissées (courtes, je suppose, hein, pourquoi se priver) avec un peu de soleil, sinon ça fait froid, surtout si la fille ne porte pas de culotte (parce que j’imagine que tu préfères, hein, tant qu’on y est, autant faire la totale). Mais y’a pas ça ici, désolée. Va voir à l’intermarché, à défauts de filles sexy, ils ont peut-être ça qui traîne au fond d’un rayon.

nanas à poils : si tu veux, j’ai de très bonnes adresses d’esthéticienne, faut pas rester comme ça, les poils, c’est moche.

potiche blonde humour : c’est tout moi…

Mon analyse du mois de janvier : un très bon cru, continuez comme ça.

18.01.2008

Les avantages (soupçonnés ou non) du célibat

Chose promite, chose dute (et oui, quitte à mal parler la France, autant le faire avec style, s'pas, Bobounet ?) j’ai senti dans mes requêtes depuis presque toujours un vif intérêt pour tous les grands et petits moments de bonheur que procurent le célibat.
C’est sûr, j’avais déjà fait quelque chose sur le sujet (c’est ici) mais ça restait limité comme avantage et je crains que mes lecteurs ne restent sur leur faim.

Et comme j’ai largement été plus longtemps célibataire qu’en couple, je pense que je suis super bien placée pour en parler (je sais, célibataire et blonde, ça choque certains, mais sachez que je n’ai pas toujours été une blonde ravageuse, non, non. Un jour, peut-être, je vous parlerai de mon adolescence ingrate que j'assume totalement car c’est bien connu, c’est dans les plus vilaines chenilles qu’on fait les plus jolis papillons. Et ouaip)

Bref, revenons à nos moutons. Le célibat et ses privilèges :

 -          On a le droit d’avoir mauvaise haleine le matin sans avoir à se précipiter dans la salle de bain pour un rafraîchissement discret mais néanmoins nécessaire. (mais comme vous vous en doutez, une jeune fille délicate et bien née comme moi a toujours une haleine douce et fruitée et sent toujours les fleures délicates car je suis constituée à l’intérieur de moi-même de pétales de roses. Si, si)

-          On peut manger comme un cochon devant la télé (mais cela ne m’arrive jamais, évidemment, de toute façon, je ne mange jamais, je peux, parfois, porter de façon élégante et délicate des mêts, tout aussi délicats, à mes lèvres, comme ça, pour la beauté du geste et rien d'autre)

-          On peut dormir en travers du lit, parler pendant son sommeil, ronfler, bouger cinquante fois dans la même nuit sans que qui que ce soit ne nous le reproche. (moi je récite des sonnets parfois mais je grogne jamais des trucs incompréhenssibles, non, non, non. Et évidemment, je ne causerai pas somnembulisme, après tout, ça ne m'est pas arrivé depuis 10 ans, je dois être guérite)

-          On peut mater outrageusement les bômecs dans la rue sans risquer la moindre scène de ménage alors que si on mate, nous, c’est par pur besoin de raffinement esthétique et qu’il n’y a vraiment pas de raison d’être jaloux.

-          On peut vivre une très belle histoire d’amour avec soi-même (hier soir, par exemple, je me suis invitée à dîner, c’était très sympa, conversation fine, plaisanteries hilarantes, jeux de mots très spirituels, idées très métaphysiques et intelligentes. Mais j’ai pas couché, faut pas abuser, j’ai des principes, dans la vie. Je vais néanmoins m’envoyer des fleurs aujourd’hui pour me remercier du bon moment et proposer un ciné)

-          On peut traîner en nuisette toute la journée si ça nous chante et même que si on a froid, on peut mettre un jean en dessous et des grosses chaussettes bien vilaines. (on peut aussi traîner en pilou pilou mais je déconseille, mieux vaut ne pas prendre de mauvaises habitudes et puis c’est moche le pilou pilou et si on a décidé de vivre une belle histoire d’amour avec soi même c’est mieux de se trouver canon pour se lancer des clins d’œil ravageurs dans la glace)

-          On peut se faire les ongles en regardant un navet sentimental à trois francs à la télé sans casser le mythe de la femme parfaite (il est bien évidemment entendu que je ne fais jamais cela, j’ai les ongles naturellement manucurés et je ne regarde qu’Arte, quelques fois le câble lorsqu’il y passe des séries qui seront à la mode dans 1 an ou deux mais que j’aurais découvertes avant tout le monde)

-          On peut cracher dans son évier quand on se lave les dents (mais c’est seulement pour rire, hein, en vrai, cela ne se fait pas)

-          On peut céder à la tentation d’un soir avec un homme, on ne trompe personne pas même nous, puisqu’on sait que c’est que pour un soir. (ça non plus, je ne le fais jamais, bien évidemment)

-          On peut bavasser des heures avec ses copines sans essuyer le moindre haussement de sourcils impatienté ou le plus petit soupir agacé. (mais bon, moi, je ne parle que de littérature, de Kant et d'art avec mes copines, jamais de cul, non, non, ni des hommes, ni du dernier trop beau sac qu'on a repéré au Printemps, ni de boulot et encore moins de grosminet 1er)

-          On peut parler de nos ex avec ses copines au téléphone pendant des heures et même comparer longuement leurs performances et atouts respectifs sans faire de peine à qui que ce soit.

-          On peut accumuler autant de sacs que l’on veut sans avoir à se justifier sur l’importance d’en acquérir un nouveau. (alors que ça coule pourtant de source)

-          On peut se changer vingt fois avant de sortir sans provoquer de railleries.

-          On peut sortir de chez soi avec une petite chose un peu trop courte sans avoir à essuyer un « tu vas vraiment sortir comme ça ? » apeuré par les risques de duels potentiels.

-          On n’a pas à se battre pour garder un morceau de couette ou un peu de place dans le lit. Et même que si on quitte son lit quelques minutes, personne n'en profitera pour le coloniser, genre s'étendre bien en travers bien enroulé de toute la couette. (mais ça ne m'est jamais arrivé, hein, bien, sûr, tous mes ex et surtout L'Ex, préféraient priviliger mon sommeil au leur, puisque j'étais leur princesse, tout ça, c'est bien connu)

-          On n’a pas à subir d’haleine fétide le matin (bin, oui, les hommes aussi, ils puent du bec le matin, parfois)

-          On peut se promener nue dans son appartement sans risquer de se faire violer à tout instant.

-          On peut enguirlander le présentateur du JT pour son amateurisme et son manque d’objectivité sans risquer de passer pour une folle dingue hystérique bonne pour l’asile (on pourra néanmoins se dire que l’on ressemble de plus en plus à notre mère et que c’était justement ce qu’on s’était promis de ne pas faire et qu’il est temps de se reprendre)

-          On ne risque pas de se faire piquer notre magazine féminin et on peut répondre aux tests direct dessus sans avoir à craindre que des yeux indiscrets ne tombent sur nos réponses.

-          On n’est pas jalouse des femmes que L’homme mate outrageusement. (que des pintades avec une tête de bonnasse idiote, de toute façon)

-          On n’est pas triste de l’égoïsme pourtant naturel à son sexe (et son caractère) de L’homme.

-          On n’est pas vexée par une remarque désobligeante de L’homme qui, en plus d’être égoïste, n’est pas toujours délicat.

-          On ne s’énerve pas parce que L’homme ne nous appelle pas et ne nous a pas donné de signe de vie de toute la journée et que c’est pas normal, et qu'il abuse vraiment ce chien, et qu'il le fait exprès ou pire, qu'il s'en fout de nous et que ça va barder et qu'on mérite vraiment pas d'être traitée comme ça et lorsqu'il va donner enfin signe de vie, on répondra pas et toc il fera moins le malin, cette petite ordure. Je reprends mon souffle. (vous l'aurez deviné, je ne me suis jamais emportée de la sorte contre qui que ce soit car je n'ai jamais connu d'homme indifférent égoïste pas délicat, non, non, jamais et puis c'est vraiment pas mon genre de m'emporter pour des vétilles)

-          On ne sombre pas dans la niaiserie caractérisée et répugnante en contemplant L’Homme tandis qu’il se réveille avec des étirements de chats.

-          On n’est pas obsédée par L’Homme et uniquement préoccupée par ses passions et centres d'intérets à lui, on se construit les notres à notre goût à nous et ça nous rend plus intéressante qu’une groupie de base. (et j'ai pas dit de basse)

-          On ne se demande pas en permanence si L’homme nous trouve toujours aussi jolie et s’il a remarqué nos quelques défauts, on s’aime comme on est (puisqu’on vit une histoire d’amour avec nous-même, je vous le rappelle)

-          On apprend à venir et repartir seule aux fêtes au lieu de prendre de mauvaises habitudes et de ne plus savoir se montrer seule en public sous peine de se sentir nue lorsque L’Homme nous aura quittée ou qu’on l’aura quitté (bin oui, on n’est pas toutes des victimes vilement plaquées, et puis quoi, encore ?)

-          On ne contemple pas avec attendrissement des points noirs sur L’Homme (premier défaut qu’on lui voit) alors qu’en vrai, c’est dégueu, les points noirs, même sur cet être parfait qui ne l’est de toute façon pas. Vas chez l’esthéticienne, vilain !

-          On ne risque pas de tomber dans la routine sexuelle.

-          Quand on a une conversation intelligente avec soi-même, personne ne nous contredit sur un ton péremptoire et condescendant pour nous rabattre notre caquet.

-          Evidemment, on n’a pas à se farcir les copains idiots, pénibles, prétentieux, lourds, snobs ou pousse-au-crime de L’Homme, ni à douter de son envie de nous les présenter parce qu’il a honte de nous (ceci fonctionne aussi avec sa famille, ses collègue de boulot, etc, etc)

-          On ne traîne pas d'interminables (et savoureuses) minutes sur le pas de la porte à échanger de la salive avec L'Homme, avec de moins en moins d'envie de le quitter pour aller bosser, mais de plus en plus de nécessité de le pousser dans son appart' pour le violer une dernière fois avant d'y aller. Ca laisse plus de temps pour se pomponner et on va au boulot avec la niaque parce qu'on est super belle et qu'on le sait, ça fait plus de primes à la fin de l'année (et avec, on peut s'acheter des sacs longchamps, alors que les triples salto arrières lutz piqués de langues avec doudou, ça se revend pas sur E-bay)

Bon, je sais, je pourrais encore continuer la liste pendant des plombes et des plombes mais c’est qu’en réalité, je n’en ai pas très envie.
Parce que c’est chouette aussi, de se tenir la main dans la rue, de se rouler des galoches en catimini au ciné, de s’endormir dans les bras de son homme, de partager plein de petits et grands moments intimes et complices avec L’Homme ou juste d'avoir un big smile indécrochable et le coeur qui bat quand on le retrouve ou les yeux dans le vague et un sourire bêtement heureux quand on vient de quitter son appartement au petit matin.
Mais bon, je crois qu’avant de savoir vivre une relation avec une personne, c’est mieux de savoir vivre avec soi-même, sinon, on ne fait qu’utiliser quelqu’un pour combler un manque. Mais ce n’est que mon point de vue.

Allez hop, je me suis suffisamment faite mariner après mon super rendez-vous avec moi-même, il est temps maintenant de m’envoyer des fleurs avec une carte bourrée de compliments et quelques allusions cochonnes pour me faire rougir.

19.12.2007

Blond power !

Bonjour la blonde dans la ville
Salut, ça gaze ? quoi de neuf ?
Vous êtes Cancer
Oup’s ! j’avais oublié, merci du rappel

Voici votre horoscope pour le
19/12/2007 :

Comme les Gémeaux vous serez combatif,
ah bon, y sont combatifs, les gémeaux ? C’est pour ça que j’ai jamais le dernier mot avec ma sœur ? T’aurais pu me le dire plus tôt, j’aurais pas perdu 29 ans à tenter de lui tenir tête pour faire ma vie sans qu’elle y fourre son grain de sel à chaque fois…

mais il y aura un enjeu important à vos yeux.
Ah. Parce que d’habitude, tu veux dire que les gémeaux y sont combatifs même si l’enjeu n’est pas important ? Comme par exemple si mes z’amis sont fréquentables ou non et si ma jupe est trop courte et si je suis bien sage à l’école au travail et si je suis pas insolente ?

Ce qui accentuera les aspects dynamiques et conquérants de votre personnalité.
Ouaiiiiis ! Ça c’est super coule, j’ai toujours voulu être une conquérante qui botte les fesses des gens qui m’embêtent, l’est temps de faire une liste (encore une !) des choses et des gens que je veux dynamiquer et conquérir !

Né entre le 7 et le 11 juillet,
Ouais, ouais, ouais !!!! C’est moi, ça, c’est pile poil moi ! D’habitude, quand ils donnent des dates, je suis jamais dedans, cette fois, on y est ! Alors, qu’est-ce qui va m’arriver, moi qui ai vu le jour entre un 7 et un 11 juillet ?

Vénus et Uranus étant à votre service depuis quelques jours, il se peut que vous parveniez à séduire quelqu'un qui ne voulait pas de vous au départ !
Séduire quelqu’un ? ouaaaaaah…. C’est qui, c’est qui ? Clive Owen ? Quelqu’un a son numéro ? Faut que je lui parle d’urgence… Ah mince, j’ai pas lu jusqu’au bout. Donc je reprends, séduire quelqu’un qui ne voulait pas de moi. Fuck, c’est L’Ex. Et si j’en veux plus, moi, de L’Ex, je vais le séduire quand même ? Rien que pour le plaisir de décliner ses avances et sa déclaration d’amuuuur inconditionnel éternel pour toujours ? Et j’arriverai à lui résister, pour de vrai pour la première fois de ma life ? Ouaaaah, ce serait chouette, dis donc… Ou alors c’est le bôchef de projet congrès trop canon que j’en ai presque bavé la dernière fois quand il est venu dans mon bureau, faut que je réserve une salle de réunion vite fait et trouve une raison valable de lui proposer de se réunir avec moi, après me restera plus qu’à le violer en tout bien tout honneur.

Ou que vous arriviez à conclure un accord pas facile.
Ah. Ça veut dire que peut-être je peux convaincre Grosminet Ier de me lâcher la grappe sur les colloques à monter à la chaîne et retrouver mon job à 100% que j’en ai tellement assez de bosser ici que j’ai même plus envie ? Ou alors ça veut dire que je peux chopper un contrat d’édition sur le roman que j’ai pas fini de corriger parce que j’ai 3 scènes à changer dans la dernière partie et que ça me fatigue de le faire parce que j’aimerai bien passer au deuxième direct qui m’amuse beaucoup plus. Ou alors un CDI chez FHM pour faire une rubrique de blonde ?

Dans tous les cas de figure, vous serez fier de vous et de votre détermination.
C
rotte ! ça veut qu’il va falloir que je me bagarre et tout et tout alors que j’ai la flemme et que j’aimerais plutôt me glisser sous ma couette pour me retaper ? pfff… moi je pensais que ça se ferait tout seul hop comme ça sans avoir à se fatiguer, c’est nul.

15.12.2007

Les 10 mensonges que les hommes vous servent pour enfiler une capote dans votre lit

« Tu sais, je suis vraiment pas un dragueur »
(non, je veux juste du sexe, la drague n’a rien à voir là-dedans)

« Les plans d’une nuit, ça n’a jamais été mon truc »
(bin non, je préfère débiter des âneries pour parvenir à mes fins, alors, forcément, ça me prend un peu plus de temps que la moyenne)

« Plus que de faire l’amour avec toi, c’est de prolonger cette soirée en ta compagnie dont j’avais envie »
(mais bon, si j’avais pu conclure, hein, j’aurais préféré)
 

« En fait, je ne veux pas d’autres bras que les tiens »
(pour l’instant, mais ça ne va pas durer, c’est juste le temps que tu acceptes de coucher avec moi, au moins une fois)

« Je n’arrête pas de penser à toi »
(et surtout au moment où je pourrais t’honorer avec forces de râles)

« tu me manques »
(je suis en manque de sexe, tu veux pas me dépanner ?)

« Tu es belle »
(surtout tes seins)

« ma petite puce, tu es toute légère »
(est-ce que je risque quand même de me casser le dos si je te transporte d’autorité jusqu’au lit ?)

« tu es super mignonne dans cette tenue, ça mériterait que tu ne l’enlèves pas »
(mais je compte bien te l’enlever quand même dans trente secondes)

« Elle est sympa ta copine… elle a un copain ? »
(tu crois qu’un plan à trois serait envisageable ?)

La liste reste ouverte à toute proposition, l'idée est de fabriquer un petit précis à destination des hommes cherchant une façon délicate d'arriver à leurs fins, certains ont plus de mal que d'autres et moi, j'aime rendre service, ça doit être mon esprit de noyel à moi...

Bon oui-kend à tous. Même les hommes (si, si, même à toi, lecteur anonyme qui se reconnaîtra)

12.12.2007

Episode 21 : je me confesse à Dieu tout puissant

Ami lecteur – mais qui ne va pas le rester très longtemps – il est temps que je te confie ma forfaiture.
C’est vrai, je vis dans le mensonge – à défaut du péché – depuis trop longtemps et cela me pèse. Il est temps que j’avoue mes crimes et que tu décides de mon châtiment.
Alors voilà. Il y a un an, je passais des entretiens pour faire des formations auprès de mon nouveau bienfaiteur adoré : Walter K.
Oui, comme tu n’es pas blonde tu as compris, en fait, la série the chomeuse war, c’est du réchauffé pour qui cuisine pas.

Je m’explique ?
Allez, je m’explique quand même. La série existe donc depuis plus d’un an et quand j’ai ouvert mon blog, j’ai trouvé dommage de ne pas faire profiter mes nouveaux lecteurs de mes aventures chomagiesque qui avaient taaaant fait rire mes amis (qui eux en avaient profité en leur temps) et puis je voulais avoir d'autres avis que ceux de mes amis sur mes aventures et puis c'était plus facile de se lancer dans l'aventure blog avec un fond de texte déjà existant et puis...
Pourquoi l’avoir mis au présent au lieu de communiquer immédiatement sur l’aspect passé des choses ? La question mérite d'être posée, je sais, mais quand vous aurez lu la réponse, ça vous apportera rien : hé bien… parce que je n’y ai pas pensé (n’oublions pas que je suis blonde) tout bêtement.
Après, j’aurais pu, mais ça aurait sans doute un peu cassé le suspense.

Et alors, me diras-tu, que s’est-il passé depuis ? Nan parce que ça vaut le coup de le savoir, quand même (enfin, si tu me lis toujours ami lecteur, parce que là, tu aurais tout aussi bien pu décider d’arrêter là de perdre ton temps avec une intrigante dans mon genre) parce que depuis, moi qui devais reprendre en main un portefeuille de formation sur plein de domaines hyper sexy et glamour, j’ai un peu dévié de trajectoire, comme dirait l’autre.

Mon chef a commencé par dire « tu pourras monter quelques événements pour pallier le départ d’une personne en congé sabbatique, le temps qu’on recrute un CDD pour la remplacer »

Inutile de vous dire que le CDD n’est jamais arrivé et que la personne en congé sabbatique n’est jamais revenue. De ponctuelle, ma mission est devenue, comment dire… permanente.

Alors, c'est sûr, c’est rigolo de monter des événements dans de grands hôtels parisiens avec les croulants de la cour de Cass’ et tout plein d’avocat-ca-ca et des salles pleines à craquer de participants (c’est que j’avais pas l’habitude chez les gros rats, quand j’avais 20 inscrits sur mes événements, c’était déjà bien, alors là, forcément 100 crétins dans une salle, c’est limite orgasmique mais passons) mais c’est que c’est un peu chiant quand même, à force. Genre un boulot de potiche. Genre un boulot d'idiote de douze ans d'âge mental incapable de prendre l'initiative de bouger une virgule toute seule sur une foutue phrase qu'elle n'a pas eu davantage le droit de rédiger toute seule. Et je veux bien être blonde, mais y’a des limites.

Lundi, j’ai décidé, c'était mon dernier événement. Après, j’en fais plus et même que je me rebelle et que je dis que c’est TER-MI-NE. Si, j’en suis cap’, d’abord, je f’rai dire.
Même que j’ai décidé que j’enverrai un mail à mon chef qui n'est pas vraiment mon chef mais qui me manage quand même parce qu'ici, c'est le bonheur matriciel, pour dire que j’ai été recrutée pour faire un certain boulot, boulot que je ne fais pas aujourd’hui, que je veux bien rendre service mais qu’il y a des limites et qu’à partir de janvier, je travaille sur mon marché et mes produits et que c’est comme ça parce que de toute façon, on a prévu de faire 20% de croissance sur mon marché avec tout plein de nouveaux produits trop de ouf qui vont ratisser la concurrence mais qu’il faudra bien les lancer un jour ou l’autre, ces produits de ouf qui vont ratisser la concurrence. Et que c’est pas en montant des événements bidons sur l’avenir de la recodification du code du travail ou sur la détaxation des heures d’astreintes pour les conventions collectives de la boulangerie dans le cadre de la Loi TEPA et ses petites sournoiseries, hihihihihi, entre spécialistes, on se marre bien, enfin bref des produits qui n'ont rien à voir avec mon marché, qu'on va y arriver. 

Voilà, ami lecteur, tu sais tout, désormais. Enfin presque tout, parce que j'ai pas encore dit qu'en fait j'étais un homme, chauve, qui habitait dans la creuse et qui avait 15 ans et encore plein d'acné, mais je pense que ça ferait un peu trop d'un coup pour toi. (oui, on peut être chauve à 15 ans, j'en suis sûre)
Et puis de toute façon, tu sais pas non plus que je suis en train de faire des démarches pour divorcer de Walter après même pas un an d'union plus qu'orageuse... (dire que je me plaignais des gros rats)

09.12.2007

La revanche d'une blonde

On venait de m’annoncer que j’étais embauchée chez Walter. Le soir même, direction les gros rats d’affaires pour aller boire un verre avec une ancienne collègue comme on l'avait convenu une semaine plus tôt. Et ça tombait si bien...

Sur place, j’ai pas résisté, j’ai profité du badge d’une autre ancienne collègue pour monter au cinquième. Je me sentais en forme.

C'était pas la grande foule mais une ancienne homologue sur les marchés sur lesquels j'allais être amenée à bosser chez les Krewures me saute dessus pour demander de mes nouvelles. "oh, bah écoute pas grand chose de neuf, je finis une mission chez les gaziers et début janvier, je vais devenir ton pire cauchemar avec une marque canon et des gens qui savent ce que formation professionnelle veut dire". Ouaouh, Walter ? C'est vrai ? c'est génial !
Petit sourire modeste. Bin ouais cocotte. Toi tu viens peut-être de passer manageuse mais je préfère être à ma place qu'à la tienne (en tout cas pour l'instant)
Bref, je vais pas vous le refaire pour tout les gens que j'ai croisé, y’en a eu un paquet et j’ai eu un mini orgasme devant leur mine déconfite à chaque fois que j’ai annoncé la nouvelle. Faut dire que faire sa pétasse, ce sont des préliminaires efficaces pour ça et je ne me suis pas privée de me la jouer hyper sûre de moi, genre j'ai une vie vraiment parfaite depuis ma plus tendre enfance (et c'est terrible, mais ils étaient tous tellement déprimés qu'ils y ont cru).

Et puis on est parti boire une coupette dans un bar pas loin du boulot. L’histoire pourrait s’arrêter là, ça aurait déjà été une soirée agréable.

Alors que nous discutons, rigolons innocemment, nous racontons nos vies, tout à coup, j'entends mon prénom dit très fort dans le café. Je me retourne et qui vois-je ?
A****, l’ancienne RH (la dame qui m’a virée, donc, mais qui m’a toujours a-do-rée… moins quand j’ai négocié ma transac comme une pourrie, j'admets) qui hurle à la cantonade :

"comme tu es bêêêêêêllheuuuuu !"

Ouais, je sais. Mais faut arrêter de me le dire tout le temps, ça va vraiment finir par faire des jaloux. Et puis, tu sais, A*****, la beauté vient aussi de l'intérieur c'est danone qui l'a dit.

Contrairement à ce que j'avais supposé elle se contente de s'installer à une autre table avec d’autres gens que je ne connais pas.

C’est pas grave. On finit nos verres, et comme je suis dans une veine pouffe qui aime bien se vanter ce soir, je vais saluer A**** en partant, quand même. Elle me demande donc ce que je deviens, je lui dis que je vas bosser chez Walter sur un ton détaché très bien imité. Je le vois déglutir avec peine pendant une seconde et je laisse échapper un trèèèès léger sourire en coin (tu la regrettes hein ta clause de non concurrence pas valide parce que tu étais trop radin pour payer un vrai juriste ? Réponse : oui, dans les semaines qui ont suivi, de nouvelles clauses de non-concurrence ont été négociées dans les équipes dite « sensibles ») Préférant jouer la carte de l’affect (son grand truc) elle change de sujet : « J’aimerais bien te voir plus souvent, tu sais, depuis ton départ c'est plus vraiment pareil »
Je m’empêche de répliquer que si vraiment se faire à mon absence est si terrible, fallait pas me virer, c’est simple pourtant. Faut savoir assumer, les amis, on ne peut pas tout avoir dans la vie. Comme je ne réponds pas, elle tente le tout pour le tout :
« Et puis, vraiment, tu es trop superbe »
Je souris gentiment et réponds doucereusement :
- Merci A*****, toi aussi (mon hypocrisie de ce soir-là m'a payé une place direct pour l'enfer, je pense, mais bon, de toute façon, elle m'attendait bien au chaud depuis longtemps, alors autant en profiter pour s'amuser en attendant)
- Mais non, voyons, je ne suis vraiment pas magnifique, mais je me demande vraiment ce que tu as bien pu faire pour avoir l’air aussi radieuse, aussi belle, etc, etc (...) (je vous passe les détails, mon humilité légendaire en a rougi de confusion) mais dis-moi, quelle est donc ta recette ?

Hmmmm, là, j'ai hésité, pesé la nécessité de retenir un « boh, tu sais, une bonne histoire de cul, ça fait toujours du bien, tu devrais essayer aussi » finalement préféré ne pas trop abuser de la provocation et me suis contentée de miauler un : "C'est le chômage !" avec un air radieux de jeune mariée en battant des cils.
Ma copine a éclaté de rire, A***** s’est dandinée d’un pied sur l’autre, hésitant, avant de l'imiter tout en me regardant bizarrement, l'air de se demander avec raison à quel point je me foutais de sa gueule.
Et puis on a eu droit aux violons habituels : « aaah, je l'adore cette fille, elle est vraiment géniale » a-t-elle susurré en me caressant les cheveux. Et, comme on restait silencieuse, l’air dubitatif, elle a ajouté : « mais elle le sait... hein, je te l'ais déjà souvent dit, non? ». J'ai hoché la tête poliment et me suis mordue les lèvres pour ne pas répliquer avec un grand sourire « oui, c'est vrai, tu me l’as dit lors de mon entretien préalable de licenciement, choupette, je m'en souviens parfaitement bien, c'était juste avant que tu fasses semblant de chialer pour tenter de m'attendrir »
Finalement, de bonne soirée, c'est devenu une soirée fantastique. C'est sûr, quand j'ai reçu le mail de Miss Salami pour m'annoncer fièrement que j'étais embauchée pour un CDD, je l'ai un peu regrettée, mon arrogance de parvenue revencharde... Mais bon c'est comme dans tous les vrais bons comptes de fée, ça se finit bien à la fin, même pour les vilaines filles comme moi.

06.12.2007

Episode 20 : laste beute not liste

Cette fois on y est les amis, la der des der !  

Je vous resitue les épisodes précédents : un premier rencard Walter qui se passe bien. Suivi d’un deuxième un peu moins bon mais que je rattrape plutôt élégamment, un petit test suivi d’un rappel par Miss Salami pour que je rencontre le grand chef. J’admets, je commençais à saturer des 20 000 entretiens où on m’a posé à chaque fois les mêmes questions :
-  vous vous voyez où dans un an ? en maison de repos si on m’interroge encore une fois à ce sujet
-  et dans 3 ans ? maître du monde incontesté élu à la majorité même pas relative
-  les raisons de votre départ de chez les gros rats ? un divorce, c’est toujours moche, alors mieux vaut ne pas en parler tant qu’on n’en est qu’à la parade nuptiale entre nous parce que si tu savais la pension que je leur ai extorquée tu t’en étoufferais avec ton gouda et ça m'ennuierait que tu me claques entre les doigts avant d'avoir signé mon contrat.

Dans le même temps, un autre soupirant s’était déclaré, envoyant Sergeï pour me présenter ses respects et sa pré-proposition de mariage. L’entrevue n’avait pas été très concluante, je le sentais pas, cet autre prétendant. De moins bonne extraction que mon petit Walter, il semblait en prime ne pas bien savoir ce qu’il voulait (espèce masculine courante. Diagnostic : se tirer tout de suite, s'il ne le sait pas aujourd'hui, il ne le saura pas davantage dans 6 mois) et puis surtout, il ne m’avait pas parlé de contrat prénuptial et moi, vous le savez, sans grosse bagouze à 20 plaques, des comptes en suisse, un appart rue de vaugirard dernier étage avec vue à 360 sur Paris à mon nom et l'assurance de vivre confortablement une fois unie pour le meilleur et pour le pire, je couche pas et je signe rien.

Bref, on s’est rapproché avec Walter, faut dire que je passais tous mes lundi chez lui, forcément, ça crée des liens. Et puis un jour, après la quatrième rencard (parce que conclure au troisième, c'est hasbeen, il est temps que quelqu'un le dise) j’ai eu un coup de téléphone.

Miss Salami au téléphone… Qui me fait mariner, la petite garce, avant de m’annoncer qu’elle est très heureuse de m’intégrer dans les équipes de Walter et me propose qu’on passe devant le notaire sous quinzaine… Cela pourrait être une happy end, me direz-vous... 

Sauf que... Je sais pas pourquoi mais je me suis dit que Sergeï allait sortir une contre-propale de son chapeau rien que pour me faire douter de la légitimité de mon choix quand pourtant, les choses se décantaient enfin. Et bien non, ce n'est pas du côté de Sergeï que le danger me guettait... C’est miss Salami qui m’a offert un splendide rebondissement.
Deux jours après m’avoir confirmé mon mariage imminent (donc un beau CDI) avec Walter avec méga liste au printemps et assur