lundi, 26 octobre 2009

Carnet Rose chez Oualter

 

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Je vous en parlais : pour essayer de mettre un peu d’ordre dans son plan de licenciement, Oualter a rangé ses salariés dans ce qu’on appelle des emplois repères, par chez nous.

 

Zorro étant ce qu’il est, il a mis toute son équipe dans le même emploi repère, même si on ne fait pas tous les mêmes choses, pensant ruser.

Manque de bol, sur un autre pôle, il y a un autre manager qui a eu la même idée et a mis ses gens sur le même emploi repère que nous. Et leur activité est supprimée. Paf 2 truies chefs de projet comme nous qui dégagent.

Et si elles veulent pas ?

C'est pour ma gueule et celle d'une autre chef de projet de mon équipe, rapport que les truies en question, elles ont des gniards tout ça.

C'est con, hein ?

 

Quand on lui en a parlé, Zorro il a dit "il faudra me passer sur le corps ! Personne ne touchera à mon équipe"

Et on s'était arrêté là dans le récit.

 

Depuis, les choses ont censément évolué.

 

Zorro a agi.

Pour sauver son équipe.

Enfin, pardon, je reprends : pour sauver une personne de son équipe.

 

La deuxième chef de projet menacée, son emploi repère à mystérieusement changé pour devenir un truc qui n'a pas grand chose à voir avec son taf mais qui lui n'est pas menacé (et c'est au fond tout ce qu'on demande au dit emploi repère)  

Lorsque l'innocente et honnête imbécile a allerté Nono sur ce phénomène inexpliqué avant de lui dire qu'elle allait alerter la RH, il s'est faché tout rouge.

"vas pas embêter la RH avec ça" qu'y lui a dit.

 

 

Comment ?

 

Et moi ?

 

Ben moi, rien. Mon emploi repère est resté le même…

 

(Je crois que Zorro m’aime pas beaucoup, ch’uis triste)

 

Mais bon, ce billet n’a pas pour but de donner la météo de mon couple avec Zorro. (je le sais qu'il ne m'aime pas, c'est normal : je suis cynique et je mets la mauvaise ambiance dans le loft)

 

Non.

 

Et puis arrêtez de m'interrompre tout le temps.

 

Je reprends mon histoire : les deux truies, donc, ne veulent, visiblement, pas partir.

 

Depuis, elles ont fait les comptes de qui a quel âge et quelle ancienneté chez nous.

Rassurées dans un premier temps, elles se sont mises à flipper en apprenant que quelqu’un dans notre équipe était enceinte.

Elles n’y avaient pas pensé à ça !

Alors elles ont repris leur liste et épluché pour savoir qui, chez nous, était potentiellement engrossable.

 

Je fais partie de la liste, évidemment.

Alors depuis elles ont lancé une enquête pour savoir.

 

(Bientôt on va distribuer des tests de grossesse sur le parvis et aux portes coupe-coupe, ça va être d'un chic…)

 

 

Et dieu seul sait pourquoi, le bruit court que je suis enceinte.

Qu’on puisse le croire me vexe bien un peu (quoi ? J’ai grossi à ce point ?) mais m’amuse beaucoup.

Depuis, officiellement, j’ai arrêté le tabac-c’est-tabou et puis aussi l’alcool.

J’ai bien dit officiellement.

Et je compte me caresser amoureusement le ventre si je les croise. Et bourrer mon agenda outlook avec de biens mystérieux "RV obstétri."

 

Si c'est une fille, je l'appellerai Clafouti ou Prépuce, j'ai pas encore décidé. Parce que c'est joli, Clafouti et Prépuce.

Si c'est un garçon, je sèche un peu. Vous avez des idées ?

 

 

lundi, 21 septembre 2009

Et toi, c'est quoi ton emploi repère ?

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J’vous explique rapidement.

Avant tout plan de licenciement, désormais, les entreprises se doivent de négocier un accord de GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emploi et Compétences, pour les intimes). C’est la loi.

 

C’est pas que Oualter s’embarrasse souvent de la respecter, la loi, mais des fois, quand c’est vraiment trop gros, il le fait.

Et pour faire une GPEC il faut mettre en place ce que l’on appelle une cartographie des métiers et des emplois.

Facile, jusqu’ici, non ?

 

Ouais.

Sauf que, n’oubliez pas, on est chez Oualter.

Et chez Oualter, rien ne se passe jamais normalement.

Donc s’il y a des fonctions avec le même intitulé, il y a autant de façons différentes d’exercer la dite-fonction que de personnes l’occupant.

C’est logique, tout ça.

Déjà, la moitié des salariés à Oualter est dans la famille depuis minimum vingt ans. Alors en vingt ans, chacun a eu le temps de s’arranger son petit périmètre comme ça lui plait, au gré du laisser-aller total et des petits accomodements qu’on fait entre nous.

Ceci sans compter que, lorsqu’on arrive chez Oualter, on est recruté pour un poste donné avec une mission donnée. Sauf qu’on passe en moyenne entre quatre à six mois à faire tout autre chose que ce pour quoi on a été recruté à l’origine.

Dans les autres boîtes, ça s’appelle la période d’essai.

Chez nous, c’est le bizutage.

 

Donc autant vous dire qu’établir une cartographie des métiers et des emplois, chez Oualter, c’est coton.

Alors la RH, après avoir reculé, a décidé de s’y coller, en demandant l’aide des chefs de pôle pour leur dire ce que font leurs équipes dans leurs pôles respectifs.

Sauf que, encore.

Déjà, les chefs de pôle, la plupart du temps, ils ne savent ni combien de gens ils ont dans leur pôle, ni ce que les dits-gens y font exactement officiellement et officieusement dans la vie. Alors pour de vrai, vous imaginez bien ce que ça peut donner.

 

Conscients de ces problème d’approximation, la RH, qui n’est décidemment pas la moitié d’une nouille a décidé de biaiser.

On ne parlera pas de métier, ni de fonction. Non. On causera :

« d’emploi repère »

Je sais, fallait y penser, comme la boite à idées.

 

Dans l’emploi repère il peut y avoir plusieurs fonctions qui parfois se ressemblent vaguement mais n’ont pas du tout le même métier.

Une fois les emplois repères créés, les directeurs de département, vaguement plus au courant que leur chef de pôle, doivent dire qui est dans quel emploi repère.

 

Une fois ceci fait, la RH avec la direction détermine quels emplois repères sont stratégiques pour le développement de la boîte, et lesquels sont amenés à disparaître (c’est le côté prévisionnel de la GPEC)

 

Ça va, vous suivez toujours ?

 

Au moment de rentrer les gens dans les différents tiroirs emplois repères, les directeurs de département étaient bien au courant qu’il y aurait un plan social, avec une vague idée de quels emplois repères risquaient de valser.  

Alors l’idée, c’était justement de mettre les gens dans les boites où il y avait des risques de suppressions de postes si on n’en veut plus, et ceux dans les postes non-menacés quand on voulait les garder.

La quoi ?

Cohérence avec le poste occupé ?

Attends, sois pas cynique non plus.

On s’en fout merde, non ?

On est d’accord.

 

Zorro, lui, il veut garder son équipe. Les bons comme les mauvais, il s’en tape il a trop peu de ressources pour se permettre d’en gâcher inutilement. Tant pis si certains éléments font dysfonctionner l’ensemble, c’est pas le plus important. (Ah si ? Sois pas insolent, je te prie, sinon on va te reprocher, à toi aussi, d’être cynique et de mettre la mauvaise ambiance)

Donc il a mis tout le monde ou presque de son équipe dans un même emploi repère. Disons l’emploi repère des super blondes dans la ville (je te donne un exemple facile). Même s’il y a des brunes, des bruns, des rouquin(e)s, et des blondes qui sont pas dans la ville, hop, on s’en fout.

Ce à quoi il n’avait pas pensé, le brave Zorro, c’est qu’il y a d’autres blondes qui sont presque dans la ville mais pas tout à fait, dans la boite.

Des blondes qui sont pas vraiment dans la ville mais qui font la même chose que certains postes chez lui. Sauf que c’est pas dans le même pôle. En toute logique, ils atterrissent donc dans le même emploi repère que celui de son équipe.

Et que deviennent ces presque blondes dans la ville ?

Leur poste est supprimé rapport que leur activité est supprimée.

 

C’est con.

 

 

Alors quand on lui en a causé, au grand Zorro, récapitulatif officiel des emplois repères supprimés à l’appui, d’abord, il n’a pas voulu nous croire.

Ensuite, quand il n’a pas pu faire autrement que de le reconnaître il a dit « je ne permettrai jamais qu’on touche à mon équipe ».

Ah.

Tu sais que lors des plans sociaux, c’est pas trop toi qui décides qui s’en va et qui reste, mon lapin ?

C’est pas comme le loft : le choix ne se fait pas grâce au vote du public mais en appliquant la loi.

Qui est très claire sur le sujet :

1/Age

2/Ancienneté

3/Situation familiale.

 

La quoi ?

La performance ?

Faut vraiment que t’arrête d’être insolent, mon petit.

 

 

Depuis, comme de juste, il y a de la contrebande d’emploi repère sous le manteau.

Et que je te repasse dans l’emploi repère qui va bien en échange d’un autre qu’on veut bouler même si ça n’a aucune logique, et que je tente d’aller sur un emploi repère qui est menacé histoire de profiter des conditions de départ…

Si un jour vous voyez fleurir des reventes d’emplois repères sur e-bay, faudra pas vous étonner, c’est normal.

Maintenant, je me demande juste si mon emploi repère vaut plus cher que les conditions financières auxquelles je peux partir en ajoutant le gros chèque des prud’hommes quand on aura fait invalider la légalité du licenciement après le plan social.

mercredi, 09 septembre 2009

Chez Oualter on aime le droit mais pas trop l'appliquer

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Je vous ai quitté au beau milieu d’une visite mémorable de notre inspecteur du travail dans la belle maison de Oualter.

 

Il avait commencé par le service client, dû se battre contre Connasse qui ne voyait pas d’un très bon œil la présence d’un étranger (c’est qu’on est vachement isolationniste chez Oualter) parmi ses gens.

C’t’à dire que les gens en question, ça l’aurait embêtée qu’ils balancent sur ses techniques de management néandertaliennes et puis qu’ils lâchent deux ou trois infos que personne n’a besoin de savoir (on est communistes, aussi, on aime bien cacher les trucs)

 

Aujourd’hui, on retrouve donc notre héro certes un peu secoué, mais toujours aussi imperturbable dans sa visite.

 

 

Direction le service grand compte…

Inspecteur : et vous, alors, expliquez-moi : votre travail consiste en quoi ?

Grand Compte : j'appelle nos clients grand-compte.

Inspecteur : ah. Et c’est tout ?

Grand Compte, vexée : Mais non, c’est pas tout ! C’est beaucoup plus complexe ! Je les appelle chaque mois pour leur demander s’ils veulent régler leur facture ou pas.

(Chez Oualter on est différent mais surtout déférent)

Inspecteur, cette fois, un peu déstabilisé : je ne suis pas sûr de bien comprendre...

Grand Compte : c’est pourtant simple ! Les grands comptes, ils ne sont pas obligés de payer tout de suite, c’est pour ça qu’ils sont grands comptes.

Inspecteur : ah. Si vous le dites. Et au niveau du recouvrement, ça se passe comment ?

Grand Compte : je sais pas, c’est pas mon travail.

(Chez Oualter on est certes isolationnistes mais surtout de façon individuelle)

 

 

Histoire de mieux comprendre les fonctionnements internes à Oualter, l’Inspecteur décide d’aller au service recouvrement.

 

Inspecteur : bonjour

Responsable recouvrement : heuu…salut…

Inspecteur : je viens de discuter avec le service facturation et les responsables grands comptes

Responsable recouvrement  à part « ah oui, ces emmerdeurs ? » plus haut : et alors ?

Inspecteur : je me demandais. Ça se passe comment lorsqu’un client ne veut pas payer sa facture ?

Responsable recouvrement : ben on lui envoie une lettre de relance

Inspecteur : et s’il ne paye toujours pas ?

Responsable recouvrement : on en envoie une autre ?

Inspecteur : et si ça ne fonctionne pas ?

Responsable recouvrement : heuuu, ben… on annule la facture, c'est plus simple.

Inspecteur : ah.

 

C’est là qu’on comprend un peu mieux la chute du chiffre d’affaire depuis quelques temps…

 

 

 

Clou du spectacle !

 

La salle des serveurs. Si vous n'avez jamais vu de salle de serveur, vous pouvez pas comprendre alors je vous explique : c'est une pièce où on met tous les serveurs qu'on maintient dans le froid parce que les serveurs, ça chauffe fort. Et pourquoi ca chauffe fort, me direz-vous ?

Ben parce que ça serve, quoi.

Mais comme ca serve ca fait surtout beaucoup de bruit.

En plus de celui de la clim à fond pour permettre au tout de pas surchauffer, s'entend.

Dans le local, il y a un petit bonhomme qui travaille (on sait pas trop à quoi). Le chef du service réseau arrive immédiatement, sans doute prévenu par radio moquette, tout comme Connasse quelques heures plus tôt.

Inspecteur : c'est très bruyant ici, combien de temps passent vos équipes dans cette pièce ?

Chef, sûr de lui : ah, je vous rassure tout de suite, mes gens n'y vont pas. Je ne demande qu'aux petits jeunes et aux stagiaires d'y aller !

Inspecteur, stupéfait : eeeeet combien de temps ils y restent ?

Chef : ché po.

Inspecteur : et vous avez prévu des casques antibruits ou des bouchons d'oreilles ?

Chef, se frappant le front : ah oui ! Une fois j'ai visité une entreprise de data où ils en avaient ! Ça avait l'air super !

 

 

 

 

Mais bon, comme dirait Zorro lors de la dernière réunion hebdomadaire :

 

"Le grand barnum va recommencer dès la semaine prochaine mais il ne faut pas retourner le revolver dans la plaie."

 

 

Mais oui, mais oui. T'es sûr d'être parti en vacances, toi ?

Oui ?

Nan parce que de loin, ça ressemble à du Grominet 1er cette remarque. Et ça m'inquiète. (m'enfin, depuis le temps que Miss400 prie pour le retour de Grominet, ça fera au moins une heureuse)

 

 

 

 

 

 

Et vendredi, n'oubliez pas, c'est le grand retour de l'horoscoperie avec la 400

 

 

lundi, 07 septembre 2009

Chez Oualter on aime le droit mais pas trop l'appliquer

 

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L'inspecteur du travail est venu nous rendre une visite de courtoisie y'a pas longtemps, chez Oualter...

 

Il n’a pas été déçu du voyage, vous vous en doutez. Déjà qu’il avait envoyé un courrier à la DRH rapport que le plan social il est tout mal ficelé et qu’il la rappelait à l’ordre… Il se doutait bien de ce qu'il allait découvrir sur place au rayon "on s'en fout de tout en général et de toi en particulier"

J’en connais une qui ne va certes pas faire partie du plan social mais qui va quand même chercher du boulot bientôt.

 

 

Première visite : le service client. Où ces dames sont tenues d'être loguées 80% de leur temps de travail, sinon, crac, pas de prime. (Loguées ça veut dire connectées avec leur casque à l'ordi et donc au réseau)

Les 20% restant étant réservés pour les pauses et le déjeuner sans oublier les pipis. C'est logique me direz-vous.

Oui, mais.

Chez Oualter on fait rien comme tout le monde.

Quand on fait de la réception d'appel, il arrive que les clients demandent des documents, des extraits de catalogue, des fax de confirmation, etc…

Ils sont cons les clients.

Et quand ces dames se lèvent pour la photocopie ou le fax demandé, elles sont bien obligées de se déloguer, rapport que prendre son bureau et son ordinateur avec soi c'est pas pratique pour passer le fax, vous en conviendrez.

Et ils sont où le fax et la photocopieuse ?

A l'autre bout de l'étage.

Ben oui.

C'est que la chef du département, elle en a besoin, aussi et elle ne peut pas se permettre de perdre du temps bêtement. Elle a des responsabilités, ELLE.

Alors que l'inspecteur du travail entend cette explication, qui débarque, fière comme une patronne de bar tabac ?

La chef du service client.

Que nous appellerons Connasse, parce que c'est joli et que ça lui va bien.

 

Connasse, outrée : mais ? Qui êtes-vous ?

Inspecteur : je suis l'inspecteur du travail,

Connasse encore plus scandalisée : qu'est ce que vous faites ici !

Inspecteur : je fais une inspection.

Connasse : mais comment cela se fait-ce ? On ne m'a pas prévenue !

Inspecteur : oui justement, c'est un peu le principe connasse

Connasse sonnée mais soudain mielleuse : si vous avez besoin de moi, je suis à votre entièèèèèèère disposition, n’hésitez pas.

Inspecteur : non, justement, c'est pas vous que je veux voir.

Connasse cramoisie devant l’affront : ah. Bon, ben heuuu, je suis dans mon bureau si besoin. Ne leur prenez pas trop de temps, je ne voudrais pas que MES équipes soient pénalisées sur leur prime.

Inspecteur : au revoir madame.

 

 

 

Un peu plus tard, à la RH

Intérimaire (qui remplace la rrh arrêtée pour dépression) visiblement prévenu sort de son bureau précipitamment pour accueillir l’inspecteur : bonjour, bonjour !

Inspecteur : votre DRH est là ?

Intérimaire, tout content de pouvoir répondre sans avoir à mentir : ah non elle est en vacances !

Inspecteur : et votre pédégé ?

Intérimaire, exultant : ben pareil !

Inspecteur : donc vous avez reçu délégation pour agir en leur sabsences ?

Intérimaire, totalement confiant : des quoi ? Non on ne m'a pas donné des légations. C'est quoi une légation ?

Inspecteur, imperturbable : qu'est-ce-qui se passe en cas d'incident majeur ?

Intérimaire : ben j'informe le pdg sur son blackberry…

Inspecteur : et s'il est en pleine plongée sous-marine, vous faites quoi ?

Intérimaire : beeeen... Il a peut-être un modèle waterproof ?

 

 

Allez, j’ai pitié de vous, point trop n’en faut, vous allez me faire une indigestion.

La suite bientôt, ça vaut le détour aussi.

 

 

lundi, 23 mars 2009

Vend holding hollandaise

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Aujourd’hui, j’ai décidé de faire une bonne action.

 

Oui, j'en suis capable.

 

La preuve, aujourd'hui (donc) je propose de débarrasser la batavie de notre encombrante présence rapport qu’on n’arrive pas à monter un plan social depuis 6 mois (et je vous épargne le fait que ça fait 26 mois que le plan de licenciement est dans les tuyaux mais que l'ancien board n'a pas les c... de mettre en oeuvre), que les syndicats et IRP se tapent sur la tronche et que personne n’est décidé à partir tout seul.

 

Pour résumer, on est dans le caca et les mangeurs de gouda encore plus parce qu'ils ont vu les chiffres et qu'ils sont pas bons et que c'est pas prêt de s'arranger.

 

 

Etant d'une nature fortement corporate, je ne me demande pas ce que ma boite peut faire pour moi mais ce que je peux faire pour elle (réponse : pas grand chose à l'heure actuelle) je me suis donc furieusement interrogée sur les solutions qui restaient à Amsterdam pour nous lourder sans encombre, la revente à la criée s'est imposée.

 

Mais, comme me l'a fait remarquer un collègue fort justement : pour revendre, faut avoir un truc à mettre dans le descriptif produit qui fasse envie (ouais, miss400, je sais, ça te cause) et là, tout de suite, ça s'est vachement compliqué parce que bon, des trucs alléchants genre me better, genre "oh oui achète-moi, tu ne le regretteras pas", comment dire ? ça va être difficile...

 

Parce que j'ai beau être une marketeuse de choc, rendre sexy le fait que :

- la moitié de la masse salariale est en dépression, l'autre sur le point de se suicider (et déjà que le RER il marche mal, c'est pas le moment d'en rajouter avec des accidents voyageurs)

- 90% des gens (dont la direction, eh si) sont total démotivés

- 99% des gens en charge de la prod n'ont toujours pas compris que faire un produit nécessitait de s'intéresser d'abord à la demande pour le dit-produit avant de se lancer dans un truc hyper chiadé qui n'intéresse qu'eux mais je dois en parler déjà ici

- 98.5% des salariés ne savent pas ce que signifie marge (y pensent que c'est une théorie bidon pour les obliger à faire de la daube)

- nos systèmes informatiques et autres logiciels sont pas de première efficacité

- y'a quasi plus de service marketing et commercial pour mettre nos produits sur le marché

- chez nous commercial signifie faire de la réception d'appel

...

(Et puis je vais arrêter là parce que ça y est je suis déprimée, moi aussi, en vrai, où qu'il le RER ? Où qu'il est????)

 

De vous même, vous l'aurez compris : y'a pas grand chose à faire de cette boite dans l'immédiat à part la raser pour en faire un parking.

 

Mais je suis pas du genre à me laisser aller. Non, j'ai même une idée brillante : je vais mettre Oualter aux enchères sur e-bay ! La preuve :

 

 

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J’ai donc essayé de créer un profil au nom de Oualter sur e-bay (ci-dessus) mais les saligauds, ils ont eu le culot de me demander un (vrai) numéro de téléphone qu’ils rappelleraient pour valider mon profil.

Et bon, le centre d’appel délocaliser au Maroc, déjà qu'ils ont du mal à comprendre nos produits et à répondre aux clients, je les sentais pas trop mûrs pour traiter la demande.

 

Du coup, on m’a conseillée de plutôt tenter ma chance sur leboncoin.com.

Et ça donne ça :

 

Walter.JPG

 

Pour l’instant, personne ne s’est manifesté mais je ne perds pas espoir…
Et si vous avez d'autres idées, à votre bon coeur, la Task force a décidé de lancer un projet super révolutionnaire pour booster la créativité chez Oualter : faire une boite à idées...

 

Pour toute bonne idée, un gouda offert, allez-y c'est la batavie et Oualter qui régalent !

 

 

mercredi, 16 juillet 2008

spécial entrainement pour les nettoyages

Chez Walter, on a engagé un nouveau grand chef

Rien que pour dégraisser à fond les ballons.

Inutile de vous dire que ça va créer quelques remous.

Comme je suis pour aider les petits nouveaux à trouver leurs repères et être efficaces dans leurs missions (ouais vous z'inquiétez pas du vocabulaire bizarre type consculting à la one again qui veut rien dire, je suis en plein délire je crée plein de produits à la chaîne avec des réflexes markétés délirants sur le titre du produit, 5 ans chez les gros rats d'affaires, l'air de rien ça marque, surtout en situation d'urgence où on s'intéresse moins au fond de ce que l'on fait qu'à rattrapper le temps perdu. Mais ceci est un autre problème, j'en causerai une autre fois, je suis sûre que j'en aurai l'occas')
Bref, le nouveau, chez oualter, déjà qu'il a dû s'essuyer une kermesse, heuuu, pardon une grève, et plusieurs réunions où il a dû se fader l'explication de ce que c'était que la différence entre le service public et privé et ce que c'est qu'un client (à savoir quelqu'un qui paie, genre pas un invité) La prochaine fois, je suis sûre, y nous explique la marge, le taux retour sur les envois marketing. La dernière fois c'était encore trop tôt (et d'ailleurs, je suis pas sûre que tout le monde ait encore bien intégré la signification du mot dégager du chiffre d'affaitres) je pense qu'il est temps de lui  rappeler ce que licenciement massif veut dire, à force y va finir par se laisser embrigader (comme nous tous) et oublier.

je lui ai sélectionné une p'tite vidéo qui pourrait être source d'inspiration.

Léon le nettoyeur, si tu me regardes, je suis avec toi, mon gars, courage !