mercredi, 04 juin 2008

Vidéo : vive les JO de Pékin, vive le Tibet

Une fois n’est pas coutume, voilà une petite vidéo dont vous me direz des nouvelles (promis, celle-ci, elle n’est pas chez toi, miss400, tu pourras pas m’accuser de plagiat) c’est mignon, doux, sucré et plein de bons sentiments, enjoy…

 


vendredi, 02 novembre 2007

Les blondes ne sont pas féministes

Je regardais il n’y a pas longtemps une émission de Taddei sur le divorce de Cecilia. Je ne reviendrai pas sur la façon dont on a qualifié de courageuse la décision de Cecilia de quitter son nabot de président, ce n'est pas l'objet de ce post (le jour où je manquerai vraiment cruellement d'inspiration, nous verrons si je me rabats piètrement sur ce thème sans intérêt) mais plutôt à la brillante assemblée réunie pour gloser à l'infini - et l'emploi d'un terme féminin n'est pas innocent - et se gargariser sans fin du rôle de la femme en politique. Majorité de poules historiennes ou avocates, toute adepte de la défense envers et contre tous de la grande cause qu’est La Femme. Au milieu de la basse cours en pleine ébullition, quelques coqs dégarnis et craintifs pour assurer le respect des quottas.

Et allons-y pour le quart d’heure féministe sans peur et sans reproche. Pitié ! Pourquoi lorsque ces dames défendent un point de vue, se sentent-elles obligées d’utiliser le nous – sous entendu la communauté des femmes – pour énoncer des avis plus que personnels ? Ton avis n’engage que toi, choupette, inutile d'utiliser la première personne du pluriel pour faire croire que ce que tu dis est irréfutable puisque partagé par la majorité (si la majorité détenait la vérité universelle, ça se saurait depuis longtemps) majorité que tu n'as même pas pris le soin d'interroger mais ce n’est pas utile, n’est-ce pas, puisque tu es là pour les sauver de leur triste condition, contre leur gré s’il le faut. Moi quand je dis que ça me plait d’être blonde et superficielle, je ne parle qu’en mon nom et pas en celui de toute les blondes et encore moins de toutes les femmes, tu saisies la nuance ? Et bien évidemment, je ne fais référence ici qu’à la nuance lexicale, hein, le second degré, on verra ça un autre jour, faut pas trop en faire trop vite, je crains la rupture d’anévrisme.

Et puis tiens, une fois cette nuance posée, tant qu’on y est, l’être humain ne se résume pas qu’à son sexe ou, pour être plus précise, à sa possession ou non d’un pénis. Visiblement, c’est une tare qui te préoccupe beaucoup mais en ce qui me concerne, l’absence chez moi d’excroissance dont je ne maîtriserais pas toujours le volume me laisse assez indifférente. Parce qu’avant de représenter une caste ou une catégorie de la population, je me représente moi-même en tant que personne, avec des idées (si, si) des opinions ou des systèmes de valeurs qui, certes hérités d’une éducation ou de l’appartenance à une culture ou un sexe, n’en sont pas moins les miennes à moi que j’ai. Et tu saisis comme j’emploie le je au lieu du nous ? Parce que j’assume mes idées et que parallèlement, je respecte les tiennes même si je ne suis pas d’accord avec ce que tu racontes. Et pour me faire entendre et imaginer que j’ai raison je n’emploie pas de nous abusif et racoleur.

Bref, une fois tout ceci posé, comme si ce n’était pas suffisant, nous (donc toutes les femmes) sommes censées gouverner et agir exactement tout pareil que les hommes. Une question d'impose : manquerions-nous à ce point de personnalité ? Nan, parce que si mes souvenirs sont bons, c'est le singe qui imite l'homme, pas la femme... (mais bon, j'ai peut-être pas vu passer la brève à ce sujet dans Elle, hein...) Et puis faudrait savoir, si nous sommes tous pareils, pourquoi nous bassiner avec la cause des femmes, elles n’en ont pas besoin ? Si tu te sens obligée de défendre les femmes, c’est bien parce que tu les estimes lésées, quelque part, et donc, techniquement, pas vraiment l’égale de l’homme (en fait, la macho réac, c’est toi, madame la féministe) allez, dernière pensée profonde de moi-même pour la route à l’attention des féministes : Nier la différence ce n’est pas effacer le racisme. Les femmes sont différentes des hommes et c’est en cela que la pluralité est riche.

Comment ont réagi les hommes présents sur le plateau ? Timidement. De toute façon, ils étaient en minorité alors ils ont vite compris que leur intérêt était bien évidemment de louer l’arrivée au pouvoir des femmes, comme s’ils craignaient de s’en prendre une s’ils avaient le malheur de penser le contraire. Là où le débat a dérapé c’est lorsque l’un d’entre eux à glissé, l’inconscient, : « je suis pas sûr que ce gommage de la différence homme/femme soit une bonne chose »
Tollé général dans la basse cours. Comme si elle s’était sentie personnellement agressée, l’une des poules en furie a répliqué « mais bien sûr que non, elles ne gouvernent pas différemment ! Et c’est un faux débat d’en discuter » (technique infaillible, ça, pour éviter de discuter d’un truc qui gêne, je le note et je m’en félicite)

Et comme je suis pas un homme, j'ai le droit de le dire sans passer pour un macho : je ne suis pas d’accord et c’est peut-être un faux débat, mais je vois pas en quoi renvoyer l’autre dans ses buts résout la question, bien au contraire. En plus, ça reste un débat. Il y a l’idéologie, j’admets, il y’a la compétence, d’accord, mais il y a aussi la personnalité et je suis navrée mais une femme ne dirige certainement pas de la même manière qu’un homme et c'est certainement une bonne chose. Faire de son appartenance à un sexe la base de toute sa compétence (ou même incompétence) dans un domaine est ridicule mais pourquoi nier ce qui fait notre particularité et bien souvent aussi notre force ? Je trouve pas ça courageux pour tout dire, ça fait limite : j'assume pas d'être une femme et si on m'avait donné le choix, j'aurais préféré être un mec parce que ça a l'air plus facile.

Les femmes, comme les hommes, ont leurs caractéristiques, leurs forces, leurs faiblesses, le nier est une erreur. Ce n’est pas en niant les différences entre chacun d’entre nous que nous supprimerons le racisme, l’ostracisme, bien au contraire, pour être un peu provocante, je dirais même que ce genre d’attitude est le berceau de l’intégrisme.