mercredi, 08 avril 2009
Episode 28 : Les feux d'l'amour à plougastel, épilogue

Voilà, ça y est c’est la fin !
Le dernier épisode de la série déjà culte les Feux d’l’Amour à Plougastel comme dirait notre ami blackmilk et approuvé par la directrice artistique de ce blog très-très intelligent.
Je sais, vous êtes tristes que ce soit fini mais en même temps hyper impatients d’enfin connaître la chute…
Lebreton va-t-il révéler qu’en fait il est un descendant caché de Gustave F. et cela va-t-il faire immédiatement craquer la blonde à qui des détails vraiment très cons suffisent, y'a qu'à voir avec ONG man ?
La blonde va-t-elle revenir sur sa décision de rupture ?
La blonde et Lebreton, de façon aussi soudaine qu’incompréhensible, vont-ils se jeter l’un sur l’autre en s’arrachant tous leurs vêtements juste avant de se livrer à des actes que la morale réprouve ?
Lebreton va-t-il révéler qu’en réalité, suite à une opération chirurgicale menée à hong-kong par un spécialiste de les States on lui a retiré le foie de veau qu’il avait dans la bouche et maintenant il embrasse super top bien ?
Lebreton va-t-il avouer qu'il avait compris que le faux profil c'était la blonde et qu'il voulait voir jusqu'où la blonde était cap' d'aller pour le tester ?
Et bien c’est ce que vous découvrirez en lisant cet épisode dont j’ai laissé la chute intacte, genre sans le moindre commentaire, pour ça, je vous laisse vous en charger.
Vous nous avez quittés sur un moment hypra fort, genre un retournement de la mort qui tue : alors que la blonde, pleine de volonté prend enfin le taureau par les cornes pour quitter Lebreton, ce dernier réussi, en la flattent honteusement à la faire douter subitement.
Après son aveu genre comme quoi je suis une fille tellement intelligente et culturée que ça lui file des boutons complexes, un ange est passé
dites coucou à l’ange :

Il me voit silencieuse et méditative il prend l’une de mes mains et me dit
« écoute, et si on se laissait un peu de temps pour réfléchir ? »
Là, je sais pas pourquoi ça n’a pas été le cas plus tôt mais je me rappelle brutalement qu’il n’y a pas si longtemps monsieur-impressionné-qui-veut-se-laisser-du-temps-histoire au moins de pouvoir me sauter rien qu’une fois avant d’en finir a donné son numéro de téléphone à une fille qui ne le lui avait pas demandé et qui n’existe même pas pour de vrai (pauvre nouille)
Je le regarde, esquisse un gentil sourire engageant :
« tiens, et au fait, tu y vas encore sur le site ? »
Léger tressaillement, il prend son verre et boit une gorgée pour se donner une contenance, je retiens un sourire ironique.
« heuuuu non je n’ai pas le temps en ce moment »
Conscient que c’était pas la bonne réponse il repose son verre précipitamment et reprend tout aussi précipitamment :
« enfin, j’ai pas le temps, c’est pas ce que je voulais dire, disons que non, en ce moment non, et toi ? »
(on notera au passage la tentative très subtile pour détourner le débat)
Sauf que moi, vu qu’il y a le gros maboule de l’informatique chez Oualter qui me court après depuis que je suis arrivée (visiblement, "non" est un mot qui ne fait pas partie de son vocabulaire de même que "je ne suis pas intéressée" ou "merci mais non merci") qui me harcelait sur mon (vrai) profil, je l’ai supprimé. Ce que je lui explique.
On ne revient pas sur le sujet j’ai la réponse que je voulais.
Le dîner se passe, on discute de tout et de rien, étrangement je le sens plus détendu que d’habitude mais je le suis aussi. Et puis, lors du dessert, il réembraye sur notre préoccupation principale, essaie de tâter le terrain.
Je lui réexplique qu’à mon avis, même sans bien se connaître, si le côté survolté des premiers débuts n’est pas là c’est que l’attirance non plus, donc oui, je suis d’accord avec lui on pourrait apprendre à mieux se connaître mais je ne vois pas cette relation déboucher sur un versant sentimental.
Gentiment, il replace ma frange au-dessus de mes sourcils me dit qu’il aime bien cette frange, et puis, ne me demandez pas pourquoi, on embraye sur le fait d’être blonde, tout ça, qu’avant je ne l’étais pas, bref. Passionnant quoi. J'ai beau me moquer mais on notera à cette occasion que mes sujets de conversations avec lui volent aussi hauts que les siens avec moi.
Voilà, il est minuit, je sais très bien qu’il aimerait bien malgré tout conclure la soirée par une prise de connaissance biblique et je lui fais comprendre diplomatiquement qu’il serait peut-être temps qu’il regagne son chez lui parce que demain il y a école.
On se lève, je l’accompagne à la porte, il sort, va appeler l’ascenseur avant de revenir sur ses pas comme d’autres l’ont déjà fait avant lui, replace une dernière fois ma frange et dit :
« en fait, tu sais, je crois que j’aurais vraiment aimé te connaître en brune »
16:01 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague, rupture, rompre |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook
lundi, 06 avril 2009
Episode 26 : toujours s'y reprendre à deux fois

La dernière fois, je vous ai abandonés sur un suspens insoutenable, je sais, je suis une pourrie mais j'assume. C'est que j'ai des espaces pub à vendre, moi.
Donc un bref petit (bref petit c’est pas du tout redondant, vous me direz et vous auriez raison mais je le laisse quand même j’aime pas la simplicité) rappel des faits : comme je suis peut-être lâche mais que j'aime faire les choses proprement même si je dois m'y reprendre à deux fois, j’ai donc revu notre ami Lebreton.
Cette occasion devait être celle de : ZE DISSE-CU-CHIONNE.
Genre, oui, t'es sympa même si c’est pas suffisant et que t’as pas de conversation en dehors de ton boulot, tout ça, mais tu vois, c'est pas toi, même si en vrai c’est complètement à cause de toi parce que t’es un bas du front qui s’intéresses à pas grand chose, c'est moi, j’aime pas les bretons qui embrassent comme des tranches de foie de veau, je suis pas prête à vivre une relation et surtout pas avec toi, même si j’ai voulu me convaincre du contraire, y'a un courant qui passe pas mais ça n’a rien à voir avec la mer et encore moins avec la bretagne, tout ça. Le discours, vous le connaissez par cœur.
Sauf que.
Il avait prévu un autre programme pour la soirée. Genre plutôt bar bruyant et concert dans la foulée.
Et, je sais pas vous, mais moi, hurler à quelqu'un qu'on veut en rester là parce que comment dire on le sent pas tout ça et qu’en plus il embrasse comme un foie de veau pas cuit, devant 100 personnes qui potentiellement risquent de s’arrêter brutalement de parler pour écouter mon joli discours, je me voyais pas trop le faire. Je sais, ça vous étonne mais que voulez-vous, chacun ses petits blocages.
A la place, on a bu un verre, puis deux, puisque c’était happy hour et que Lebreton s’il ne m’a jamais invitée au resto de sa vie n’est pas du genre à gâcher les opportunités d’économies, on a discuté de tout et de rien et j’ai passé mon temps à sursauter à chaque geste tendre qu’il ébauchait.
Ouais, ch’uis bien d’accord, c’est vachement discret comme attitude.
Et comme je suis une fille qui somatise vachement et qui avait hâte de se débarrasser de Lebreton rapport que si je pouvais pas le larguer ce soir-là, inutile de perdre du temps à se voir, j’ai même coupé court à la soirée, genre je me sens pas bien du tout (ce qui n’était pas faux) ça t’ennuie pas si je rentre chez moi ?
Bon, il a bien l’air un peu décontenancé voire déçu mais comme c’est un gentil garçon il accepte sans broncher.
Une fois chez moi, sensément soulagée, je me sens immédiatement très merdeuse d’avoir pourri sa soirée. Eh oui, car je suis du genre à culpabiliser pour un rien, c’est pas Miss400 qui vous dira le contraire.
Donc j’envoie un SMS pour m’excuser.
Réponse ?
Oui, réponse, et réponse qui vaut des points : « c’est pas grave, même si ça m’embête parce que j’ai rien à manger chez moi ».
J’en suis restée baba.
Ah ouais ?
En vrai, le seul truc qui t’ennuie dans le fait d’être rentré plus tôt chez toi c’est de rien avoir à bequeter ?
Vous le croirez ou non mais ma culpabilité et mon appréhension d’avoir à le tej s’envolent aussitôt.
Je fixe un deuxième rendez-vous. Et cette fois-ci chez moi, car j’ai bien l’intention d’être sur mon territoire pour dire ce que j’ai à dire. Je sais, c’est pas sympa pour lui parce qu’il va certainement s’imaginer que si je l’invite chez lui c’est pour conclure la soirée – enfin ! – par des grivoiseries sans fin jusqu’au petit matin mais tant pis. Ma priorité c’est d’en finir avec cette histoire au lieu de jouer les prolongations et s’il est déçu de pas conclure bin c’est pas mon problème, je vais quand même pas coucher avec lui pour m’excuser de le larguer, si ?
To be continued c’est l’heure de la pub
06:00 Publié dans Au supermarché des mecs, Les Feux D'L'Amour à Plougastel | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : rencontres, internet, humour, sites de rencontres, blabla de filles, adopte un mec, séductions, drague, rupture, rompre |
|
del.icio.us
|
Digg |
Facebook









