07.07.2008

De quoi nourrir votre propre réflexion personnelle intérieure métaphysique

1975096801.jpgSachez-le (mais je pense que vous le savez déjà depuis biiiiiien longtemps) je suis sympa. 

Et non seulement je suis sympa, mais j’ai à cœur de vous accompagner dans le développement de vos compétences pour être en mode projet sur la montée en puissance de votre intelligence, comme aurait pu le formuler Grominet. (ce qui est super avec les formules de Grominet c’est qu’elles ne veulent tellement rien dire qu'elles fonctionnent pour tout)

Alors voila, chaque semaine, le service Doc de Walter m'envoit une revue de presse, ou plutôt, une revue des sommaires de magazines, sélectionnés sans que je sache exactement comment. Ce qui en soi est plutôt gentil, mais, grosse flemmarde que je suis, je ne le lis presque jamais. Faut dire que la lecture s’accumule sur mon bureau, vu que mon chef a jugé utile de m’abonner à toutes les revues de la maison et entre le mensuel des déchets, l’hebdomadaire des dématérialisés ou l’essentiel de la fiscalité des baux commerciaux extracommunautaires, si vous voulez, mon cœur balance. Enfin non, pardon, c’est les publications que je balance. (sachez que je respecte l’environnement mais que pour une raison qui m’est inconnue on ne peut pas me désabonner, non, non, la dame elle a dit, pas possible, ça me demanderait trop de travail, je fais pas)

Mais bref, revenons à nos moutons.

Cette semaine, allez savoir pourquoi, j’ai décidé de jeter un œil à la revue de presse. Et figurez-vous que dans la revue de presse des sommaires, on avait celui des grands dossiers du magazine Science Humaines. Mais oui monsieur, madame, exactement. Et même qu’ils ont des grands débats, chez Sciences Humaines, oui, oui, presque aussi métaphysiques et passionnants que dans La semaine du déchet responsable, genre :

Mon chien est-il libre : oui, je l’ai abandonné sur une aire d’autoroute

La conscience est-elle un organe : ben oui, ça fait souffrir

Le bonheur est-il obligatoire : non, certainement pas, et encore moins chez moi (le bonheur ça rend crétin, rappelez-vous)

Mémoire : n’oublie pas d’oublier : de te souvenir ?

A-t-on besoin d’autrui : pas moi, en tout cas, et ça vaut mieux, j'ai pas d'ami 

Comment vivre sans dieu : achetons-nous des psy

La matière peut-être penser ? peut-on raisonnablement estimer que les ordinateurs pensent à leur manière ?

A-t-on besoin de la vérité ? : moi, pas trop en ce moment

Pouvoir : et si nous aimions être dominés ? Oh oui ! Domine-moi, Grominet !

La morale est-elle naturelle : faut croire que non mais je suis ouverte à la discussion, seulement si tu me payes. 

Sur ces bonnes paroles et ces innombrables sujets de débat sur lesquels je vous laisse rebondir à votre guise, je vous laisse, je vais lire le mensuel des annonces classées et polluantes

25.06.2008

Quand Walter se lance dans le charity business pour faire croire qu’il est humain

1492892656.jpgMoi, on m’a toujours dit, les bataves, ça n’a pas d’ami, que des intérêts (bon, d’accord, c’est plutôt aux anglais que cette maxime s’appliquait à la base mais ça marche aussi pour les mangeurs de gouda)

Il n’empêche, avec toutes ces idioties inventées par les hypocrites sur le commerce équitable, l’économie responsable (meuuuuh non, miss 400 je sais bien que c'est pas que des idioties, en vrai), toutes les world company ont décidé de prôner des valeurs (mais oui, ils en ont, figurez-vous, et pas uniquement centrée sur le double-digit et la marge, non, non) et pire encore des valeurs humanistes.
Beurk.

Et Walter, comme il est pas la moitié d’un âne, il a vite compris qu’il était temps de faire semblant comme les autres de s’engager dans ce noble combat qu’est la mise en valeur du capital humain.

Alors on a eu droit, comme vous tous, je l’imagine, à des journées solidarité pour les myopathes, les veuves de guerre, la lutte contre le concert, heuuu cancer, le tout joliment enrobé de tournois sportifs pour montrer qu’on n’est pas seulement humaniste mais sportif, en bonne santé, bref, des gens super, aussi super qu’un ricain nourri au céréales et aux steacks charal pur boeuf  du Texas.

Hélas, depuis aussi, on a viré comme un malpropre l’ancien DG et mis à la place un super détergeant'man qui va faire le ménage, alias Léon le nettoyeur. Il était temps de montrer aux milliers de gens que possède Walter en France (mais pas pour longtemps grâce à Léon) que nous sommes tous une grande famille.
Et surtout démontrer que Walter n’est pas là que pour distribuer des torgnoles à ceux qui filent pas droit et crachent pas leur 20% de marge chaque année. Non, il est là aussi pour mieux nous connaître, apprécier dans sa globalité l’être humain que nous sommes, afin de – je cite – donnner l’occasion à chacun d’exprimer et de partager ses passions, ses talents, et de découvrir les richesses cachées de ses collaborateurs…

Ouaaah… là, tout de suite, je me sens vachement appartenir à une boite qu'elle a des valeur pour de vrai.

Alors comme on organise, ici et là, la fête des quartiers, Walter, il a eu une bonne idée : organiser la teuf des talents à walter.
Et on va tous se réunir sous le haut patronage – et c’est là que ça se corse alors accrochez-vous bien – de La Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (c’est sûr, vu le nombre de COTOREP et autres débiles qui n’ont jamais été en quatrième, des recherches s’avèrent nécessaires question cerveau, je crains juste qu’à force de chercher, on finisse par trouver du pétrole), l'Association France Alzheimer, (compte tenu du nombre de vieux débris – la preuve, la dernière fois il m’a bien semblé croiser Pierre Bellemare dans l’ascenseur, c’est vous dire, ça me parait bien d'anticiper, effectivement), de la Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie (moi, je pense qu’à force de bosser ici avec Grominet, ça me guette un peu) et, enfin et non des moindres, de l'Association France Parkinson.

Allez, je sais, c’est facile de se moquer, après tout ça part d’une bonne intention, au lieu que chacun fasse ses trucs privés perso tout seul dans son bureau, on va tous se réunir pour le faire ensemble, par groupe de 1 à 8 personnes, c’est quand même sympa comme idée…

Sauf que. On est 1200, ici (ce sont les chiffres officiels du jour made in RH) et il y a 28 ateliers. Ça fait pas moins de 42 personnes par atelier… Si je fais un rapide petit produit en croix, en fait, ils tablent globalement sur un retour de 18% pour leur évènement majeur de l’année qui va tous nous cohésionner à mort… ou alors, ils comptent virer 976 personnes d’ici là…

30.05.2008

les perles du jour by Grominet

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Rassurez-vous, aujourd'hui, ce sera rapide et sans douleur... 

J’ai eu le bonheur intense et la joie immense de me faire kidnapper inviter à déjeuner par Grominet ce midi. C’est qu’il a besoin de causer en ce moment, il est passé devant le tribunal des auditeurs (alors qu’il est en pleine négo pour sa transaction, c’est ballot quand même) figurez-vous. Et même qu’il était vaaaaachement content de lui et quand on lui a demandé qui était nos concurrents il a dit qu’on était à 20% de croissance chaque année, alors les concurrents, hein, franchement qu’est-ce qu’on se tape ! Surtout quand eux ils font 40% de croissance par an mais bon, y sait pas y comprend pas y veux pas entendre.

Bref, ce midi, il voulait a-bso-lu-ment me narrer ses exploits. Et parmi toutes les indubitables crétineries affligeantes que j’ai dû entendre en restant stoïque, pour toi, lecteur, j’ai noté le best of. Allez amuse-toi c’est gratuit, la blonde est d’humeur généreuse aujourd’hui, fais-toi plais', c'est ma tournée : 

« la décision qu’il faudra être prise »

« les chefs de produits seront zaussi t’impliqués »

« dans une approche systémique grâce à des contacts en Europe je pense qu’on va faire des opportunités de business que l’édition n’a même pas idée »

« ça coûte l’œil de la tête »

« comme dirait chèquesspire, il y a un fruit pourri dans le schmillblik »

Mouais mouais, mouais… et devant nos amis auditeurs tu parles comme ça aussi ou c’est juste pour moi et mes lecteurs ?