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30.08.2007
Frustrée, moi ?
Toi tu commences bien : vas-y nargue moi. Tant que tu y es tu devrais ajouter : qu’il est bon de faire du shopping au bon marché quand on est pété de thune. Qu’il est magique d’avoir un petit ami et de se réveiller dans ses bras le samedi matin et de s’y endormir le dimanche soir après s’être livrés à des actes d’ordre libidineux tout le WE. Ou encore, qu’il est merveilleux de manger comme un porc et de ne pas prendre un gramme, ou enfin, qu’il est chouette de se saouler sans avoir la gueule de bois. Et j’arrête là.
Vous avez souvent tendance à privilégier les plaisirs du corps à ceux de l'esprit et c'est bien dommage !
Keuhoua ?! Les plaisirs du corps ? Hé dis donc mon petit père, tu serai pas en train de suggérer que je suis une petite traînée des bas quartier avec deux neurones qui se battent en duel, si ?
Parce que bon, je trouverai ça assez déplacé de ta part ! D’autant plus que ce n'est pas parce que tu n'es qu'un ordinateur, payé pour cracher des horoscopes bidons que tu peux te permettre de rejeter ta frustration sur les autres. Même si je comprends : c'est normal que tu en veuilles à ceux qui n'ont pas comme seule occupation de faire tourner leur moulin à plein régime 24h/24, mais c'est pas une raison pour m'insulter, pauv'mec !
Vous connaissez actuellement de nombreux manques et vous avez besoin de réfléchir...
Ah bah ça, oui, je suis bien d'accord, c'est vrai que je connais de nombreux manques, à commencer par le cul, alors bon, je suis pas sûre que la réflexion soit la meilleure solution, je crois pas que réfléchir n’ai jamais fait apparaître l’homme de sa vie par enchantement devant soi.
Contrariée, vous égrenez cruellement la liste de vos petites frustrations. Une meilleure hygiène de vie paraît s'imposer !
Une meilleure hygiène de vie ?! Tu me cherches ? Je mange sainement, je ne bois presque plus, je fais même parfois des abdos le soir, je ne baise pas, je travaille et me retourne le cerveau pour cracher cette saleté de bouquin que je ne peux plus voir en peinture...à part faire un pèlerinage à lourdes, aller à l'église, me mettre au macrobiotique, je vois pas comment je pourrais avoir une hygiène de vie plus saine ! Alors OUI JE SUIS FRUSTREE!!!!!! Et justement parce que j’ai une trop bonne hygiène de vie et que ça commence à bien faire. Ce soir je me bourre la gueule et je m’empiffre au mac do, on reparlera de la frustration demain
11:20 Publié dans L'horsocope d'une blonde vu par une blonde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
29.08.2007
les stats c'est bô comme un camion neuf
Notamment en ce qui concerne les mots clés utilisés pour arriver jusqu’au joyau de grande intelligence qu’est mon blog.
Les thématiques les plus récurrentes ? Horoscope (17%), pétasse (29%), blonde (6%). Jusqu’ici, c’est cohérent. Je suis une pétasse superficielle qui cherche à faire croire qu’elle est blonde pour justifier son Q.I. de poule.
Mais ce n’est pas tout. Nous trouvons aussi : botte (6%) et avantage célibat (avec un honorable 4%, comme quoi, il y a des gens qui se doutent que ça a des avantages, ils attendaient juste que je leur dise lesquels, je devrais ouvrir une catégorie rien que pour ça parce que la liste est longue)…
Dans les égarés, j’ai découvert un : chatières sur vitre (faudra qu’on m’explique 1) ce que c’est et 2) le rapport avec ce blog) converse pied (c’est important de préciser pied, hein, parce qu’on peut trouver des converses main, aussi, bin oui), et femmes seules non vénales (écoute, si tu veux qu’on en parle, pas de problème, mais je serais toi, je commencerais par arrêter de choisir ma future petite amie sur un catalogue de vente par correspondance russe)
Alors, les chiffres, c’est bien mais encore faut-il savoir les faire parler. Parce que la thématique pétasse, comme ça, ça parait innocent mais dans le détail, quand même on trouve :
- pétasse laure : le plus gros succès avec 5% à lui tout seul… ça laisse songeur.
- jessica pétasse : pourtant, pas besoin de chercher sur le net on le sait tous, c’est comme dire un imbécile idiot ou une blonde pétasse.
- bonne pétasse : suis bluffée. Il y a plus de gens qui recherchent des infos sur laure pétasse que sur des bonnes pétasses ? Comment se fait-ce ? Parce que les pétasses sont toutes naturellement bonnes ? Ou qu’il y a statistiquement plus de pétasses qui s’appelleraient Laure auquel cas il faudrait avertir les auteurs du guide des prénoms pour qu’ils le mentionnent.
A la case blonde, les variantes parlent d’elle-même :
- blonde : classique et pas drôle
- blonde en bottes : est-ce que brune en botte remporte autant de succès ?
et attention, le meilleur pour la fin :
- blondes bottées à la ferme : …. Des relents de simple life ? ça tombe bien j’ai déjà le portable Paris Hilton, les bottes, me manque plus que la ferme, facile…
Enfin à la case botte, thème qui semble hautement préoccuper les internautes (mais c’est normal, il fait un temps de toussaint depuis trois mois, je comprends) nous retrouvons donc
- les bottes à la ferme : cf plus haut
- la blonde en botte : un classique qui fonctionne toujours
…et…
- femmes aux superbes jambes bottées : … ah ouais… on précise que les jambes doivent être superbes mais visiblement, le reste n’a pas tant d’importance que ça, c’est bon à savoir.
Là, tout ce que je me demande c'est : est-ce qu'avoir cité toutes ces occurrences va faire péter le taux d'audience de mon site ?
16:05 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
28.08.2007
cette fois c'est pour de bon ?
Finalement, oui, évidemment, j'ai craqué avant les vacances. une nuit inoubliable, faite, enfin, de confidences de ma part sur son comportement minable des dernières semaines.
Confidences bien accueillies dans l'ensemble mais qui l’ont complètement surpris. Passons, l'égoïsme de l'Homme le fait échapper à toute logique connue sur terre, ce n'est pas la première fois que je me fais cette réflexion, il est temps d'arrêter de s'en étonner.
Malgré cela, cette réconciliation pleine de tendresse, à mon retour, beaucoup de distance de ma part. Pas envie de lui parler, rien à lui dire, pas envie de partager quoi que ce soit.
Et puis, il y a eu ce ciné. Suivi de cette soirée improvisée avec un retour à deux. Cette nouvelle nuit, ces nouvelles heures le lendemain, de plus en plus écourtée pour laisser du temps aux projets de monsieur.
J'ai pas vu venir. Je ne pensais qu'aux dits-projets en question, comprenant que ça le préoccupe, qu'il ait hâte de bosser dessus, d'y passer du temps. Ce n'était pas très grave, je préférai de toute façon le voir enfin s'enthousiasmer pour quelque chose au lieu de ruminer sa déprime habituelle.
Le projet, oui, c'est sûr, ça le préoccupe, mais me fuir, tout autant.
Quand cela a-t-il vraiment commencé ? Il y a quelques semaines d'après lui. Ma seule satisfaction a été d'avoir dégainé la première le lundi qui a suivi en lui expliquant qu'il fallait sans doute discuter parce que je sentais le besoin impérieux de mettre un terme à notre relation.
Son "je suis du même avis" m'a rassurée (pourquoi ais-je imaginé une seconde que cela risquais de lui faire de la peine ?) dans un premier temps. Par contre, son manque de volonté, à la fois pour trancher ou pour en discuter, le tout avant de se casser en vacances sans un mot ni une entrevue les jours suivants, ça, ça m'a achevée.
Voilà, a priori, on est en stand by, on sait pas trop, tout en sachant bien qu'il faut un moment ou un autre dire stop. Monsieur est lâche, il maîtrise à la perfection la procrastination ou autrement appelé le "je fais le sourd et l'aveugle en attendant, soit qu'elle prenne la décision toute seule, soit qu'elle comprenne sans que j'ai à me salir les mains" bin oui, c'est tellement plus facile.
Sauf que. Je suis pas là pour attendre le bon vouloir de monsieur, je ne l'ai déjà que trop fait.
Alors je ne fais plus rien, je ne demande, ne propose, ne lance plus rien.
Moi aussi je peux jouer la partition : "j'attends qu'il comprenne tout seul que c'est fini" parce qu'en ce qui me concerne, pour une fois, je ne me suis pas rendue malade d’angoisse en attendant qu’il me donne le verdict et le mode opératoire pour la mise à mort. J'ai déjà pris contact avec les pompes funèbres pour enfin mettre en terre cette histoire. Elle était sinistre alors les chrysanthèmes lui iront bien.
12:10 Publié dans Searching for a great guy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
27.08.2007
A questions idiotes, réponses idiotes
Comme toutes les blondes, j'aime les questionnaires idiots...
1) Quelle heure il est ? pas encore l’heure de faire une pause et pourtant…
2) Votre prénom ? j’aurai bien aimé m’appeler Clafouti, parce que c’est très chic
3) Nombre de bougies de votre dernier gâteau ? ben je sais pas, vu que mon dernier anniversaire, j'ai pas eu de gâteau, ni même de camembert d'anniversaire, j'ai pas pu compter.
4) Animaux ? pas depuis que j’ai accidentellement tué la reine mère ce la tribu de cafards qui campaient chez ouam.
5) Taille ? ben, je fais du 32, bien sûr !
6) Poids, mais on a le droit de tricher : quand j’avais 8 ans, je pesais 25 kilos, et je trouvais ça bien mais c'était peut-être déjà trop
7) Piercings ? ben non, c’est pas compatible avec mon bedon de bébé trop bien nourri à la pizza 4 fromages
8) Tatouages ? quand on souffre de la phobie de l’engagement comme moi, faire un tatouage revient à toucher une mygale pour un arachnophobe, ou à aller au printemps à 10h le premier jour des soldes pour un agoraphobe, en un mot : suicidaire et pas vraiment conseillé.
9) A quel point aimez-vous votre travail? Jusqu’à mourir pour lui, voyons, ça va de soi !
10) Avez-vous été amoureux ? oui, j’entretiens un amour inconditionnel et immodéré pour les sacs à main
11) Chose qui vous parait la plus importante a propos du courrier Électronique : ça me permet de raconter ma vie sans que l’autre puisse m’interrompre, et si je le saoule, au moins, je ne le vois pas
12) Avez-vous aimé quelqu'un au point d'en pleurer ? oui, je suis niaise, j’y peux rien même si j’en suis pas fière.
13) Avez vous été victime d'un accident d'auto ? on ne m’appelle pas le boulet pour rien. J’ai planté mon AX dans une mégane. Mégane : 0, AX : 1 par-choc et 1 capot
14) Café ou crème glacée ? Café bien sûr ! depuis que je suis une pétasse, les mots crèmes, beurre, sucre et calorie ont été supprimés de mon dictionnaire personnel
15) Couleurs préférées ? le rose comme mon téléphone de barbie pétasse à la plage
16) Vinaigrette ? keuaaaaa ????????, mais ça va pas la tête ?! rien du tout ou alors un peu de jus de citron (non mais alors !!)
16) Couleur de vos chaussettes ? depuis que j’ai perdu mes chaussettes vertes « Allez les verts » je suis en deuil, donc je ne porte que des chaussettes noires
17) Livre que vous lisez ? ben, le mien, c’est encore le mieux
18) Films préférés ? la cité de la peur, un film plein de délicatesse et d’humour très chic et léger
19) Le met préféré ? des petits fours avec du champagne, pourquoi ?
20) Fleurs ? : Officiellement, mes préférées sont les Edelweiss mais c’est une ruse visant à expliquer pourquoi on ne m’en offre jamais alors qu’en réalité même un chardon me ferait plaisir
21) Mets détestés ? le saumon cru en panini et les brocolis
22) Visites en hôpital ? non, je n’ai plus le temps de me consacrer à mes bonnes œuvres, mais lorsque j’aurai trouvé un époux riche pour subvenir à mes besoins dispendieux, pourquoi pas
23) Boissons préférées ? le champagne et le pouilly (les mauvais jours)
24) Avez-vous échoué au permis ? non, je n’ai jamais compris pourquoi et pourtant, j’ai pas couché
25) Comment vous voyez-vous dans 10 ans ? en maison de repos ou sous un pont
26) Dans quel magasin videriez-vous votre carte de crédit ? le printemps saint lazare, la maroquinerie parisienne, le bon marché, et à peu près toutes les boutiques de la rue de Sèvres
27) Que faîtes vous quand vous êtes énervé ? je jure souvent, mais après je vais me confesser
28) Quels mots ou phrases utilisez-vous le + souvent ? ce soir je me saoule la gueule et d’accord, mais je reste pas tard et je bois pas
29) Choses qui vous importunent le plus? Les gens
32) Quel était votre rêve d'enfant ? être prinfeffe ou espionesse
33) Quelle heure est-il maintenant? Toujours pas l’heure de la pause, putain, ça craint
12:30 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
24.08.2007
Episode 3 : j'ai encore inventé la poudre
Je sais, là, le suspense devient insoutenable.
Mais comme c’est furtif et lointain, je ne suis pas sûre. Et, puis, aussi, depuis le temps, j’ai arrêté de rêver, je me suis faite une raison. Bon voilà, quoi, je le sais, je ne passe jamais le cap du deuxième rencard, qu’il s’agisse des mecs ou du boulot, c’est pas super, mais c’est comme ça, doit y avoir quelque chose chez moi qui donne pas envie d’aller plus loin.
Bref, j’hésite, tergiverse et, finalement, vais quand même vérifier (les femmes et la curiosité…) et vois que... yes, j’ai un message.
De qui cela peut-il bien provenir ?
J’y pense bien un peu très fort, mais refuse absolument de l’admettre, j’aime pas être déçue (je sais, c’est incroyablement inconcevable, mais vrai, pourtant).
Voix que je ne connais pas, coupée lorsqu’elle s’annonce : « shbligbleplschrffftmont… », ça dit dans mon oreille frétillante d’impatience. Mais qui est-ce bon sang ?
« je vous appelle suite à l’entretien que vous avez passé avec Sophie biiip (responsable recrutement chez EADS, NDLR) »
Aaaah… Bon, au moins, maintenant, je sais qui c’est. Passons aux choses sérieuses : pourquoi m’appelle-t-elle ? Me dire qu’ils gardent mon CV en stand by, mais que pour l’instant, en fait, finalement ça ne va pas coller, mais que bon, peut-être, un jour, qui sait, et on vous souhaite beaucoup de courage pour votre recherche d’emploi ? Ou ?
« je voulais faire le point avec vous sur… heuuu… savoir où vous en êtes de vos recherches d’emploi...» Bin, jusqu’ici, pas très loin : j’attends ton coup de fil, la grosse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas vraiment une activité que je qualifierais de méga prenante quoi… ah si, j’ai lu trois Télé 7 jours la semaine dernière, ça m’a collé une migraine dingue (mais je suis incollable sur les transferts du PAF, maintenant, des fois que canal + m’appellerait sans que je postule)
« et parler avec vous de votre parcours, de vos aspirations… »
Là, tu m’intéresses, choupette…
« vous pouvez me rappeler au… »
Bon problème, je n’ai entendu le message que sur les coups de 11H/midi (je sais, c’est pas très réglementaire comme horaire pour se décider à prendre sa douche, mais bon, je m’étais déjà lavée la semaine dernière, faut pas pousser non plus, et puis merde, je suis au chômage j’ai le droit de traîner en nuisette sexy chez moi toute la matinée pour faire baver les gens qui travaillent dans les bureaux d’en face, non ? C’est pas chez EADS que je pourrais me permettre ce genre d’excentricité !) du coup, décemment, je ne peux pas rappeler immédiatement, ça fait la fille qui vient de se lever (et en plus c’est même pas vrai) et puis la douche m’appelle, là (il paraît qu’on pue au bout d’une semaine sans ablutions, comprends pas pourquoi).
J’attends 14 heures et je rappelle : saperlipopette ! la messagerie ! La bonne nouvelle, c’est que, du coup, j’ai l’occasion d’entendre le nom de la personne que je suis sensée rappeler (et il parait que c’est plus confortable, même si c’est une habitude, chez moi, d’appeler sans me souvenir ou connaître le prénom de mon interlocuteur mais ça concerne plus souvent les mecs) la mauvaise, c’est que, déstabilisée par une possibilité que je ne prévoyais pas, je ne laisse pas de message (boum, moins 100 points à mon capital, mais entre ça et laisser un message incohérent parce que complètement improvisé, je crois que c’est mieux).
Je laisse passer une demi heure, et rappelle, ça sonne à nouveau dans le vide avant de tomber sur la messagerie, et là, je cogite un peu sur ce que je vais dire de pas trop débile (enfin, le moins possible, quoi), alors que je ferme les yeux pour me concentrer très fort (si, je peux le faire) j’entends un bip-bip, signe de double appel, je vérifie qui c’est… Aaaah ! ma nouvelle copine me rappelle !
(je sais, que de rebondissements encore plus terrible que dans le amour gloire et beauté de ce matin mais je suis coule, je fais pas de coupures pub)Je prends le double appel et voilà, nous discutons fort plaisamment, prenons rendez-vous pour dans quelques jours…
Espérons que je rattraperais mes points perdus lors du premier entretien puisque lorsque la DRH m’a demandé les valeurs que je recherchais dans une entreprise j’ai répondu dans un terrible moment d’égarement : l’intégrité. D’accord, l’affaire clearstream est passée, je suis pas sensée savoir qu’EADS fait de la lutte d’influence un peu partout et peut-être même qu’on peut imaginer dans un moment d’égarement que j’ai dit ça parce qu’il me parait juste et bon de vendre des armes.
Là où j’ai eu du bol, mais vraiment, c’est qu’elle n’avait pas assez de subtilité pour s’imaginer que c’était ironique. Mais on a frôlé la catastrophe.
To be continued…
16:55 Publié dans The chomeuse war | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
22.08.2007
La fin d'une poubelle
Quand j’étais étudiante, il m’est arrivé de rentrer de soirée en poubelle. Bon c’était pas très pratique ces containers verts, déjà il fallait grimper dessus, une fois hissé dessus on glissait, on était mal assis, les passants nous regardaient de travers, et puis surtout certains conducteurs (dont je ne citerais pas les noms ils se reconnaîtront) étaient de vrais chauffards…
Alors voilà, le jour où j’ai hérité d’une vraie voiture, j’ai trouvé ça super.
Bon d’accord, mon nouveau carrosse n’était pas excessivement rutilant, hein, une AX, un peu vieille, immatriculée PQ 62…. j’ai eu quelques moments de gloires très savoureux sur le périph’, et en général, j’étais toute seule dans ma file, comprends pas pourquoi, les gens semblaient avoir peur de rester derrière moi...
Ensuite, il y a eu cette petite promotion sociale de PQ 62 nous sommes passés à … 92, suivi malheureusement de quelques échauffourées avec la préfecture. Hé bien oui, il paraît que c’est interdit de rester garé quatre semaines au même endroit sans bouger même si on ne se sert pas de sa voiture.
J’avais beau vouer une certaine affection à ce tas de boue, elle ne me le rendait pas vraiment, cette sale morue. Après quelques années de relations de plus en plus tendues j’ai décidé qu’il était temps de faire quelque chose. (on notera que je fais preuve de beaucoup plus de volonté avec les voitures qu’avec les hommes mais bon…)Oui mais quoi faire ? La jeter dans la Seine ? La garer devant la fourrière et partir en courrant ? L’abandonner avec sa laisse et ses croquettes sur le parking d’un inter ?
Et puis voilà, je suis faible, on sait tous ça, alors de tous les mots, j’ai choisi le moindre : la procrastination. Surtout qu’une copine venait me voir pour le WE et je me suis dit que c’était bien d’utiliser la poubelle pour aller la chercher à l’aéroport, c’est bien, ça va la faire rouler la garce, elle va arrêter de tirer la tronche parce qu’elle se sent seule et abandonnée. Reconnaissante, elle n’a fait aucun caprice : démarrage immédiat, pas de calage en plein périph ou sur l’autoroute. Super.
Mais… C’est pas le tout de sortir son tas de ferraille et de le promener à Orly pour crâner, encore faut-il pouvoir la garer au retour. La seule place que j’ai trouvé : devant l’entrée du marché, et cette rue est exclusivement réservée aux commerçants du marché. Tant pis, se garer dans cette rue je l’ai déjà fait 100 fois. Certes, pas pile poil devant l’entrée (bon, si, sauf la fois où je me suis faite enlever ma voiture, mais chuuuut) mais on n’a pas le choix, et j’aurai qu’à la déplacer demain. Avec moi, les résolutions sont sitôt oubliées une fois prises.
… Une semaine plus tard…
Je rentre d’un déjeuner avec une amie. A l’aller, j’ai vérifié d’un rapide coup d’œil qu’elle était toujours là, donc tout va bien. Je m’approche, et j’ai tout à coup la sensation qu’il y a un truc qui n’est pas comme d’habitude. Certes, ça ressemble à une voiture rouge de loin, mais j’aperçois aussi une petite bande blanche en bas, comme une voiture vraiment pourrie et faut pas pousser quand même. Avec appréhension, ke m’approche encore et… mais ? qu’est ce que c’est ? on dirait bien un truc rouge par terre… un… un pare-choc ! Le mien !
Mais que fait-il par terre ? Bon voilà, ma pauvre voiture s’est faite emboutir par une grosse brute (je vote instinctivement pour un gros naze en 4*4) Je regarde les dégâts, et aperçois un post-it posé sur le toit de mon véhicule. Un chauffard bien élevé qui aurait laissé ses coordonnées ?
Non, juste un de ces premiers de classe binoclard et mesquin qui n’a pas pu s’empêcher de dénoncer le cancre qui a mal bossé. Je trouve le mot suivant : voici le n° d’immatriculation de la voiture qui a « arraché » votre pare-choc.
Piteusement, je ramène à 30 à l’heure l’infirme jusque chez moi où je trouve juste une place en bas de mes fenêtres. Personne ne déflorera plus cette chienne en rut, c’est moi qui vous le dis : j’ai appelé la casse pour qu’ils s’occupent de la mettre au pas, on m’a dit qu’elle allait aller dans un pensionnat d’AX pour y apprendre les bonnes manières afin de se trouver une bonne situation plus tard. Je suis contente pour elle, je ne pouvais plus assumer seule son éducation.
11:45 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie
21.08.2007
Faites des gosses qu'y disaient
Et comme je suis remplie d’amour de mon prochain depuis quelques jours, hier soir, je me suis faite cette pensée très profonde : en fait si on veut des moutards, il faut avoir le budget pour la nounou à demeure qui s’en occupe matin midi soir WE compris.
Comme ça, quand on rentre du boulot on n’a pas à supporter leur cris de têtards hystériques boostés au crack et le matin, on n’a pas se palucher la course entre le réveil, le petit dej l’habillage les dents le pipi la nounou le centre aéré de l’autre. Et encore moins à supporter la petite bouille triste de mon neveu quand je l’ai laissé chez sa nounou qui m’a bien foutu les glandes alors que je suis même pas sa mère, merde !
Bref, on les voit jamais et on est vachement peinard. En fait, la maternité idéale c’est d’acheter des gosses à distance, quand on verse des sous à une ONG quelconque et qu’elle nous envoie la photo d’un p’tit somalien tous les ans pour nous montrer qu’il grandit et que notre pognon est utile à autre chose que s’acheter des sacs. (même si je préfère les sacs)
Que dieu me pardonne ces pensées si peu charitables en ce bon mardi. Promis, un jour j'arrêterai d'être affreusement cynique et dénué de tout sens moral.
17:55 Publié dans 24h de la vie d'une blonde | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.08.2007
Se souvenir du meilleur, oublier le reste
Alors, ça venait de quoi ?
Ce côté mystérieux provoqué par une indifférence naturelle. Une indépendance qui donne envie de le charmer, parce qu’on se dit qu’il ne peut pas l’être par n’importe qui. Et, sa variante plus dangereuse : le faire céder parce que cela semble trop impossible pour ne pas démanger.
Je pourrai aussi parler de son exigence esthétique et artistique. Lorsqu’il trouve une femme attirante, elle ne peut pas faire autrement qu’en être flattée : cet homme ne peut pas apprécier des choses qui ne sont pas un peu belles.
Sa tendresse aussi et je ne vais pas reparler de ses grandes mains, tantôt exigeantes et implacables pour imprimer le mouvement qu’il souhaite sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit, tantôt douces, sensuelles, affectueuses.
Pour le reste, il le sait déjà parce que je le lui ai déjà dit. Et ça ne concerne pas que ses capacités d’amant, que les choses soient claires.
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16.08.2007
Addicted
A qui s'adresse cette question ? A moi ou à lui ?
Je ne sais pas pourquoi je ne m'en suis pas tenue à mon plan initial : ne surtout pas le revoir avant mon départ en vacances. Je ne sais pas pourquoi j'ai fini par oublier en cours de route tout mon ressentiment, tout ce qui me permettait de tenir, de ne pas répondre à ses mails, de rester froide et indifférente.
Il y avait cette soirée, bien sûr, incontournable, la soirée. Si elle n'avait pas été prévue de longue date, si S ne s'était pas décommandée, que se serait-il passé ?
Je ne sais pas, après tout, j'ai accepté de venir quand même lorsque S a annoncé qu'elle n'y serait pas et qu’il me permettait de faire pareil.
Et j'ai accepté aussi le "est-ce que ça te dit qu'on rentre ensemble après ?" flattée qu'il finisse par craquer le premier quand c'est tout ce qu'il y a de plus faux ?
C'est moi qui ai craqué la première.
J'avais tout fait pour qu'il n'ait aucune raison de m'appeler, je voulais voir s'il le faisait quand même. Il n'est pas assez idiot pour ignorer que je lui en veux depuis quinze jours, il n'est pas assez courageux pour aborder le problème de front.
S'il ne m'appelait pas pour causer boutique comme c’était initialement prévu, il faudrait qu'il discute d'autre chose et c'était trop risqué pour lui ?
Je ne sais pas. A 21h30, j'ai craqué, j'ai appelé. Bien sûr, j'ai été dure, implacable, plus que d'habitude, il a bien essayé de m'apitoyer mais j'ai refusé de rentrer dans son jeu, ni celui de la mauvaise foi habituelle, ni celui des jérémiades.
C'est triste à dire mais il a encore gagné, une nouvelle manche.
Et cette semaine ? C'est la dernière ligne droite avant les vacances d'une semaine. Vais-je tenir moins de sept malheureux petits jours sans provoquer une nouvelle entrevue ou résister si lui en propose une ?
Mais faut pas rêver. J'ai replongé cette fois alors que je n'avais jamais été aussi déterminée...
14:55 Publié dans Searching for a great guy | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs
08.08.2007
Saison 5 (j’avance un peu, ça fait pas de mal), épisode 1
Jess, plaquée depuis peu par Yann semble retrouver goût à la vie, et ça fait plaisir à voir?
A quelques mètres de là au bar de la plage...
Jess : helloooo de luuuuu, ah quelle belle soleil aujourd’hui ! C’est la matelas qui veut ça ! !
Laure : teuf ! teuf ! tiens, je te passe le oinje, j’ai du mal au petit déjeuner quand même, tout ça pour arrêter la coke. Teuf ! ça vaut pas le coup ! teuf !
Jess : dis donc darling, t’as qu’à voir à le clinic si ils ont pas de la sirop , et pouis avec toutes les virus qu’il ya dans la tabac, c’est pas trop de la sérieux tout ça !
Laure : hein ? ? ?. ?comprends que dalle. Teuf !
Jess : Bon, je vais chercher ma golf, et je t’emmène à le clinic
Laure : non !. Préfère que tu me laisses à la pharmacie, c’est plus incognito.
Jess : all right, a toute !
Laure entre dans la pharmacie :
Pharmacienne : bonjour docteur, que puis je faire pour vous ?
L : ah ! madame ! c’est terrible, il me faudrait du sirop et des dolipranes, j’en peux plus, je crois que je vais faire une overdose
P : comment cela est-ce possible ? ?
L : je souffre terriblement, depuis que je suis passée au chanvre pour éviter les piqouzes. Regardez, je transpire de partout, même dessous les bras, c’est écœurant, au prix du tube Narta, aurait mieux fait d’économiser cet argent pour m’acheter du papier à cigarettes
P : madame, enfin, ce n’est pas du sérieux ! je ne peux pas vous délivrer quoi que ce soit dans l’état où vous êtes !
L : je sais, l’autre folle me l’a déjà dit, mais PUISQUE J’AI MAL, nom de dieu, et j’ai pas que ça à foutre, si vous voyez ce que je veux dire, j’ai un client à opérer à 10h.
P : Hors de question ! dehors !
L : mais heu ! si tu me donnes rien, je te traîne au tribunal, groniasse de mes deux, alors bouge un peu ton énorme trou de bal et va donc me chercher du doliprane au moins, c’est qu’elle me laisserait crever la gueule ouverte la salooope ! ! n’importe quoi les pharmacies aujourd’hui ! ! ! !
P : bouh. Voyons docteur, reprenez vos esprits.
L : VA ME CHERCHER DU PUTIN DE DOLIPRANE ESPECE DE MERDE EN POLYSTIRENE ! ! !
P : désolée madame, mais la police va venir vous chercher, je ne puis tolérer un tel comportement dans mon établissement.
L : enfer et damnation, je suis faite comme un rat !
P : non mais c’est vrai à la fin, tu leur donnes ça aux gens, ils se croivent tout permis, de gueuler comme ça, hein, et les jeunes, mon dieu, ils se droguent tous ! ah elle est belle la jeunesse ! ! !
L : pitié seigneur, mes entrailles sont affaiblies.
Policier : venez avec nous docteur, montez dans le camion.
L : je suis malade en voiture , vous auriez pas un pochon par le plus grand des hasards ? ?
Policier : non, et il n’y a que 5 minutes à tenir
L : ah?.. beeeaaaaarrrrrrkkkkkpluf !
11:55 Publié dans Sous le soleil des matelas jaunes by lolotte | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, De tout et de rien, Nouvelles et textes brefs, humour, parodie


