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30.06.2008

En mai requête ce qui te plait

blonde6.jpgAllez, on ne se relâche pas, c’est l’heure des stats de mai

biotrotters : mais c’est quoi bon sang un biotrotter !!! Quelqu’un peut-il m’expliquer ? C’est comme un genre de bioman sauf qu’en fait il fait de la course hippique ? C’est ça ?

chez les grècs : ouais, c’était bien. On a causé mecs avec Aphrodite, politique avec Athéna, inconstance masculine et vengeance avec Héra, poésie et arts avec Apollon et j’ai repoussé les avances de ce vicelard de Zeus. Sinon, un animateur m’a draguée aussi, mais j’ai dit non, je suis contre les clichés, même en vacances.

colonel chabert themes balzac theatre : ça sent le bac et les branleurs du fond de la classe qui se réveillent pour trouver des commentaires de texte tout fait. Compte pas sur moi, fallait bosser, je suis pas du genre partageuse. En plus le colonel Chabert j’ai jamais fini ça m’a trop fait chier. Bon courage quand même.

grossechaude : toi-même

julie sa barbie sa copine oh ouais !  Aller on s’abonne au club des amies de barbies et après on va piquer la trousse à maquillage de maman et on se maquille à la truelle pour ressembler à des miniputes !

salaupe cherche mec : et je suppose que si elle cherche, elle va trouver, hein, comme qui fait le malin, tombe dans le ravin.

les caractére de bobo et bobette : alors bobo, il vit souvent sur la rive droite, il achète des yaourtières et fait comme s’il aimait vivre simplement alors qu’en vrai il touche vingt plaques par mois (minimum) et ne sait pas vraiment ce que c’est qu’un pauvre. Mais il n’est pas égoïste pour autant, hein, non, non, il vote à gauche et achète responsable.
Bobette, c’est la femme idéale de bob (c’est ici) et je ne la connais pas personnellement alors je peux pas trop parler d’elle.

managère promotion : ah je vois. Grominet est passé par ici, donc. Tu sais que pour ta promo au Comex, c’est un peu foutu ou tu n’as pas compris qu’à partir du moment où on négociait le montant d’une transaction ça signifiait qu’on partait de la boite, en général pour toujours. J’espère que t’as quand même pensé à négocier ta bagnole de faux riche avec le mange disque sous les fesses en même temps, au moins… Ah non ? dommage…

ouare : pas croyable… figurez-vous que c’est pas seulement l’orthographe fantaisiste de war mais aussi un lieu, un forum de jeu (le canard café et ouais !) et c’est même un ancien gardien de foute. C’est dingue, hein ?

loulou signification : heuuuu… y’en a pas vraiment en fait

pic saucisse : c’est ce qu’on dit d’un nez un peu proéminant qui tombe vers le bas (ah les lois de la gravité…)

rencontre sexe porno gratuit nice menton : heuuuu, bin là, je peux pas t’aider, je connais que les rencontres sexe porno vers paris, mais c’est payant.

réponses personnalisées du dilettante : ah, toi aussi tu t’en es pris plein la tronche ? Elle était comment la tienne, bien bien bien salée, ou un peu virulente ? Allez, tu me la montres que je me sente moins seule ?

shopingue : un vrai métier, je suis d’accord. Je te conseille le bon marché et même que je veux bien t’accompagner, seulement si c’est toi qui régales

superbes jambes bottxc3xa9es : oula, c’est un nouveau logiciel ?

superbes jambes bottées : ah non, c’est juste que rien que l’écrire te procure vraiment des sensations tellement incroyable que tu n’arrives pas à taper la fin de la phrase. Je comprends, ça me fait la même chose avec « Clive Owen est amoureux de moibfqfv46+gfd45+d54gsd(""("'(+94 »

testes de personalite : tu vas voir, celui de Match et puis aussi de sabredudésert_lascif, ils sont trop bien.

verrou cave : eh voisine, c’est toi ? Ouhouh ? Et reviens, c'était pour rire ! Si tu as suivi mes aventures de jeune délinquante qui fracasse les caves, tu te douteras que ça ne sert pas à grand-chose. Si tu n’es pas encore convaincu, bouge pas, je t’envoie L’Ex et Super blondie, ils te feront la démonstration sans problème.

marteau pour declouter : ah écoute, tu es au bon endroit. Sache néanmoins qu’on dit marteau arrache-clous, c’est mieux au Bricorama devant les vendeurs surtout si t’es blonde. Ensuite, conseil d’ami, je te suggère de te fournir aussi au préalable d’un pied de biche et éventuellement d’une superblondie. Là, tu es paré à te transformer toi z’aussi en délinquant juvénile et à fracturer toutes les caves de ton immeuble.

Ah oui, et cette fois j'ai rajouté l'image d'une blonde moche parce qu'y en a marre de la concurrence.  

25.06.2008

Quand Walter se lance dans le charity business pour faire croire qu’il est humain

1492892656.jpgMoi, on m’a toujours dit, les bataves, ça n’a pas d’ami, que des intérêts (bon, d’accord, c’est plutôt aux anglais que cette maxime s’appliquait à la base mais ça marche aussi pour les mangeurs de gouda)

Il n’empêche, avec toutes ces idioties inventées par les hypocrites sur le commerce équitable, l’économie responsable (meuuuuh non, miss 400 je sais bien que c'est pas que des idioties, en vrai), toutes les world company ont décidé de prôner des valeurs (mais oui, ils en ont, figurez-vous, et pas uniquement centrée sur le double-digit et la marge, non, non) et pire encore des valeurs humanistes.
Beurk.

Et Walter, comme il est pas la moitié d’un âne, il a vite compris qu’il était temps de faire semblant comme les autres de s’engager dans ce noble combat qu’est la mise en valeur du capital humain.

Alors on a eu droit, comme vous tous, je l’imagine, à des journées solidarité pour les myopathes, les veuves de guerre, la lutte contre le concert, heuuu cancer, le tout joliment enrobé de tournois sportifs pour montrer qu’on n’est pas seulement humaniste mais sportif, en bonne santé, bref, des gens super, aussi super qu’un ricain nourri au céréales et aux steacks charal pur boeuf  du Texas.

Hélas, depuis aussi, on a viré comme un malpropre l’ancien DG et mis à la place un super détergeant'man qui va faire le ménage, alias Léon le nettoyeur. Il était temps de montrer aux milliers de gens que possède Walter en France (mais pas pour longtemps grâce à Léon) que nous sommes tous une grande famille.
Et surtout démontrer que Walter n’est pas là que pour distribuer des torgnoles à ceux qui filent pas droit et crachent pas leur 20% de marge chaque année. Non, il est là aussi pour mieux nous connaître, apprécier dans sa globalité l’être humain que nous sommes, afin de – je cite – donnner l’occasion à chacun d’exprimer et de partager ses passions, ses talents, et de découvrir les richesses cachées de ses collaborateurs…

Ouaaah… là, tout de suite, je me sens vachement appartenir à une boite qu'elle a des valeur pour de vrai.

Alors comme on organise, ici et là, la fête des quartiers, Walter, il a eu une bonne idée : organiser la teuf des talents à walter.
Et on va tous se réunir sous le haut patronage – et c’est là que ça se corse alors accrochez-vous bien – de La Fédération pour la Recherche sur le Cerveau (c’est sûr, vu le nombre de COTOREP et autres débiles qui n’ont jamais été en quatrième, des recherches s’avèrent nécessaires question cerveau, je crains juste qu’à force de chercher, on finisse par trouver du pétrole), l'Association France Alzheimer, (compte tenu du nombre de vieux débris – la preuve, la dernière fois il m’a bien semblé croiser Pierre Bellemare dans l’ascenseur, c’est vous dire, ça me parait bien d'anticiper, effectivement), de la Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie (moi, je pense qu’à force de bosser ici avec Grominet, ça me guette un peu) et, enfin et non des moindres, de l'Association France Parkinson.

Allez, je sais, c’est facile de se moquer, après tout ça part d’une bonne intention, au lieu que chacun fasse ses trucs privés perso tout seul dans son bureau, on va tous se réunir pour le faire ensemble, par groupe de 1 à 8 personnes, c’est quand même sympa comme idée…

Sauf que. On est 1200, ici (ce sont les chiffres officiels du jour made in RH) et il y a 28 ateliers. Ça fait pas moins de 42 personnes par atelier… Si je fais un rapide petit produit en croix, en fait, ils tablent globalement sur un retour de 18% pour leur évènement majeur de l’année qui va tous nous cohésionner à mort… ou alors, ils comptent virer 976 personnes d’ici là…

20.06.2008

Episode 18 : cette fois je jette l’éponge pour de bon - Suite et fin

2111476213.JPGComme je vous l’expliquais, j’avais fait la connaissance en ce charmant samedi après-midi d’un batteur qui semblait avoir quelques problèmes avec la drague mais que je ne comptais pas vraiment laisser seul dans son océan de timidité névrotique.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais, lorsque vous dites aux gens que vous écrivez (ou du moins que vous essayez, quoi) il s’en trouve toujours un pour vous confier que lui aussi, il « écrit » et qu’il a un vieux texte pourri début de manuscrit jamais fini qui traîne au fond d’un tiroir.

C’est pas que j’ai quoi que ce soit contre les apprentis auteurs qui ne passent jamais le cap du début d’un roman le plus souvent entamé après une rupture ou pour parler de ses problèmes relationnels avec sa mère et toutes les femmes qui ne l’ont jamais aimé, non. J’ai plus de mal avec la majorité des écrivains frustrés qui hantent les couloirs des maisons d’édition mais chuuuut, c’est pas le débat du jour.
Revenons donc à nos moutons. Nous avions parlé de ce projet d’écriture avec drumsboy à plusieurs reprises, il semblait un peu motivé pour le reprendre et achever sa nouvelle.
Le sujet était tout ce qu’il y a de plus mystérieux et je ne vais pas en parler ici, sachez juste qu’il s’agissait de science fiction.

Juste avant notre rendez-vous, il m’avait envoyé son texte et semblait plutôt soulagé à l'idée que je ne le lise pas avant de le voir, visiblement gêné par sa bizarrerie (de son texte pas de lui, encore que…) J'ai trouvé son manque d'assurance confondant.

Comme je vous le disais, malgré mon gentil mail de samedi, je n’ai pas de nouvelle de drumsboy.
Pas grave, il m’avait demandé mon avis sur son texte, précisé que j’avais le droit d’être complètement impitoyable.

Lundi, je décide d’utiliser l’imprimante du bureau pour lire son incipit tranquille à tête reposée dans les transports du soir. Voilà, j’ouvre le document et là, apparaît devant moi une chose pas très jolie avec une police franchement désagréable et des tabulations pourries dans tous les sens.
Ah bien. On ne t’a visiblement pas enseigné les lois les plus élémentaires de la mise en page mais c’est pas grave, je vais t’aider.

Je change la police pour commencer et là, se produit un phénomène surnaturel pour de vrai : les trois-quart du texte se retrouvent instantanément soulignés de rouge et de vert. Je n’avais pas regardé de plus près mais c’est une longue suite de fautes de grammaire, d’orthographe, d’erreurs de ponctuation grossières et d’abomination syntaxique. Hors de question d’imprimer ça comme ça, j’arriverai pas à me concentrer sur le fond.

Je passe donc ma pause déjeuner à corriger les quatre malheureuses pages de texte, relevant au passage des erreurs mais cette fois de narration, confondant l’utilisation du narrateur omniscient à celle d’un quidam lambda qui découvrirait la situation en même temps que nous, confondant donc les points de vue, les temps, tantôt au présent tantôt au passé qui ajoute davantage à la confusion.
Bref. J’ai beau ne pas être le prix Goncourt de l’année, je n’ai pas besoin d’être directrice de collection chez Gallimard pour deviner que ce n’est pas bon du tout, ce que j’ai sous les yeux.
Alors voilà, patiemment et gentiment je relève les incohérences, corrige les fautes sans le lui dire et me permet quelques petits conseils tout ce qu’il y a de plus factuels pour lui donner des pistes d’amélioration sur la forme et sa construction narrative.

Je vous vois venir et je tiens à le préciser, non, j’ai pas joué les profs, je sais que l'ego des mâles est sensible. Je me suis donc contentée de dire comment son texte pourrait être mis en valeur avec un ou deux artifices de trois fois rien et bien évidemment, j'ai toujours remis en parallèle les erreurs que je faisais moi aussi et qui sont courantes, que l’on fait tous et lui expliquant mes propositions en prenant le point de vue du lecteur pour lui démontrer le bien-fondé de mes théories fumeuses.
Histoire de montrer qu’on est pote, tout ça, je lui envoie son texte corrigé et mes conseils littéraires du jour par mail, de ma boite pro.

Dix minutes plus tard, réponse de monsieur me remerciant très chaleureusement pour mes conseils et ma lecture. Mail hyper court et sans saveur.
Soit. Et comme je combats ma superficialité congénitale, je ne relève surtout pas son nom de famille que je découvre avec sa réponse, c'est pas Michu, ni Hénaf, mais pas loin. Et franchement, une blonde dans la ville Michu, ça le fait pas.
Quelques heures plus tard, Match m’informe qu’un nouveau mail m’attend. En provenance de drumsboy.

Evidemment, je vais voir immédiatement de quoi il retourne.

Et là, c’est le drame.

Drumsby m’explique qu’il a passé un bon moment samedi mais que bon comment dire... Il espère que je suis pas fâchée mais... Il ne voit pas notre relation aller plus loin.

Pour tout dire, mon petit, je ne suis pas fâchée mais vexée comme un pou.
Depuis quand mon charme légendaire n’agit-il plus ? C’est toi qui devrais te traîner à mes pieds pour m’offrir fleurs, chocolats, poèmes enflammés, odes à ma chaste beauté, afin de prouver ton amour inconditionnel et éternel.

L’option merci mais non merci n’était pas vraiment envisagée, tu devais me draguer pour me donner l’impression à nouveau que je suis une personne exceptionnelle même si mon grand père ne m’a jamais offert de werthers original.

Et là, les amis, c’est le coup de trop. Moi je veux bien répertorier tous les cas sociaux traînant sur meetic ou match et me moquer d’eux avec perfidie mais si en plus ceux qui ont l’air normaux à la base et que je suis allée chasser moi-même se révèlent être des types tout bizarres aussi et qui en plus me font l’insulte de ne pas avoir le coup de foudre, franchement où va-t-on ?

Alors voilà, je pourrais clôturer cette série comme dans cosmo en expliquant qu’en vrai, hihihi, j’ai rencontré l’amour par hasard quand je m’y attendais le moins, en descendant mes poubelles en tongs un matin mais non, même pas. Je ne vous ferais pas cette insulte. A la place, vous aurez droit deux billets de bonus, comme dans les DVD. Et puis bientôt, une nouvelle série verra le jour, grâce à la miss400, d'ailleurs, je profite de l'occasion pour vous annoncer très officiellement que je l'ai bombardée directeur artisitque et éditorial de ce blog, ça mérite.

EDIT DE 11h42
En en discutant avec la miss 400, on s’est dit que tous ces boulets, ça venait de mon profil qui était un peu trop lisse. Comme j’avais de toute façon décidé de liquider mon profil, je me suis dit, pour les quelques semaines qui restent, on va renouer avec le bon vieux truc du profil délirant bizarre.
vous le croirez ou pas, mais y’a des gens qui m’ont écrit les mêmes âneries préformatées sans réaliser une seconde que non mon profil n’était pas intéressant il était juste un grand n’importe quoi.
Un ou deux petits malins, seulement, ont tenté de rebondir, souvent avec humour. Mais le problème de l’humour c’est que ça n’attire pas que des gens subtils, j’en veux pour preuve le mail reçu ce matin, surfant allègrement sur la vague du second degré pas drôle.

Extraits choisis :
« Ben sinon la cuisine ça le fait un peu chez moi, le micro onde c'est un dieu vivant pour moi avec la plaque vitro céramique bien entendu, entre nous c'est fusionel, érotique, surtout platonique. »

« D'ailleurs chez moi c'est un peu comme un centre commercial j'ai une annexe de pharmacie, de bricorama, casto, confo, recel d'autos-radio et autres pièces détachées de voitures ( si tu as une renaut fais moi signe )Ben moi j'me définirais comme un grec frite, y'a à boire et à manger
Le pain c'est mon corps, la viande ce qu'il me reste cerveau, salade, tomates,oignons c'est le reste quoi, le coca c'est le liquide rachidien et bon appêtit bien sûre »

PITIEEEEEEEE, SORTEZ-MOI DU LOFT !!!!!!!!!!!

18.06.2008

Parce que pour écrire, il faut souvent lire

écrivain2.jpgAmi lecteur, une fois n’est pas coutume, je vais solliciter ton aide.

Même si j’ai reçu 15 lettres de refus plus ou moins aimables de maison d’éditions respectables, je m’obstine, je commence la deuxième grande œuvre.
Bin oui. De toute façon, j’ai pas d’ami, pas de mec, aucune vie sociale, faut bien que je m’occupe le soir, mince alors. Et j’aime pas le sudoku, alors j’écris.

Le sujet de la nouvelle grande œuvre, c’est sur le triangle amoureux (attention, j’ai pas dit triolisme, on se calme)
Genre ça parlerait d’une fille qui a préféré la stabilité et un mec gentil un jour à une vie agitée avec un type qu’était pas toujours très sympa avec elle. Et puis un jour, elle recroise son ex et puis crac, elle a une aventure, tout ça, tout ça. (aucune ressemblance avec ma vie, je tiens à le dire, j’écris pas des histoires pour parler de moi forcément)
Jusqu’ici, rien de très original, je vous le concède, mais je m’en fiche. Moi, le sujet m’intéresse (et puis je vous ai fait le pitch en version très édulcorée, vous vous doutez bien que Jean-Paul H, depuis qu’il a lu la première grande œuvre, il surveille mon blog de près pour me piquer mes idées et les donner à un nègre qui écrirait tout à ma place, tellement il a trouvé que mon histoire elle était super mais que j’écrivais comme un pied) voire même, il me fascine total.

Bin oui, moi, tromper un mec, c’est pas envisageable, c’est pas dans mon pack de base, je sais pas faire. Rien que l’idée de jouer un quart de mini poil l’allumeuse avec un autre quand je suis en couple ne me vient pas à l’idée (ça veut pas dire que dès que je suis en couple, j’arrête de chercher à être séduisante, hein, je vous vois venir, c’est juste que je concentre mes efforts sur mon mâle) et si jamais un autre devait me draguer, je me sentirais immédiatement coupable d’un crime que j’ai même pas commis. Bon ok, je sais, la culpabilité, chez moi, c’est super facile à provoquer, mais quand même.

Qu’est-ce que je disais, moi déjà ?
Ah oui, je veux écrire un truc sur l’adultère alors que :
1/ ça m’est jamais arrivé
2/ je suis sûrement incapable de le vivre un jour (déjà, pour ça, faudrait que j’ai un mec)

Même la plus blonde d’entre vous comprendra aisément que ce n’est pas sans poser de problème. Qu’est-ce qu’on ressent quand on a une vie secrète ? Comment ça arrive ? Quelles sont les conséquences ? Comment on y met un terme ? J’en passe et des meilleures.

Alors c’est sûr, je pourrais en discuter avec des gens mais dans mon entourage mais la seule personne qui ait eu une liaison prolongée, c’est un homme et c’est justement pas le point de vue d’un homme dont je veux causer, c’est celui d’une femme.

Pour l’instant, histoire de nourrir mon inspiration, je me suis tapée un pauvre essai sur les innombrables avantages des liaisons (lecture qui a fortement choquée une petite vieille dans le bus un jour) un roman qui le traite de façon secondaire (Les charmes discrets de la vie conjugale) un autre roman qui m’a grave laissée sur ma faim puisqu’il ne se passe rien, à peine si on ressent vaguement un trouble entre les protagonistes en plus c’était écrit trop z’horrible avec des incises dans tous les sens, on comprenait jamais rien) et un dernier, Love, etc, qui est plutôt bien foutu, qui m’a certes bien plu mais laissée sur ma faim.

Alors j’en appelle à votre sens littéraire, les amis, je suis sûre qu’au fond de vos mémoires, ou de vos bibliothèques, se cachent des romans que j’ai pas lu (ou que je devrais relire) parlant du sujet.

Attention néanmoins, il y a des conditions restrictives :
-          Flaubert, Stendhal, comme j’ai déjà dû le dire, je connais, et j’aimerais éviter le poncif habituel de la femme punie parce qu’elle a fauté (cela étant, je pense que je vais quand même me relire Emma Bovary pour la route)
-          Si possible, écrit par une femme pour avoir son point de vue en tant que femme (et pas un jugement de valeur d’un homme qui se sait potentiellement cocu) mais le point de vue d’un homme en tant qu’homme trompé n’est pas rédhibitoire même si c’est pas complètement l’objet du débat.
-          Si possible quelque chose d’un peu actuel mais c’est pas une absolue nécessité
-          Et puis sinon, si vous avez de bons livres lus récemment à me conseiller, n’hésitez pas, c’est toujours bon à prendre.
Bon, c'est évident, maintenant, si vous avez une histoire personnelle à raconter, n'hésitez pas à le dire, on en discute par mail.
 

A vos com’, prêts, partez !

16.06.2008

Episode 18 : cette fois je jette l’éponge pour de bon - Part I

68538306.JPGSouvenez-vous, il y a eu d’abord le deuil de ma fiche si rigolote, puis la création d’un nouveau profil tout ce qu’il y a de plus normal censé me mettre en valeur, avec le succès que l'on connait.
Et puis, mon chemin a croisé celui de Bob et j’ai eu droit à quelques remontrances concernant ma méchanceté vis-à-vis des hommes et de leur sensibilité.
Plus tard, un pouête m’a fait vibrer… de rire.
Comme si mon karma voulait se venger de toute cette indifférence cynique et ordurière j’ai connu les joies du lapin, posé par pied de porc pané, mon ami pour la vie.

Un peu déçue par le peu de proies disponibles sur Meetic, j’ai décidé de différencier mes placements pour avoir plus de rendement (je ne bosse pas au service de mangeurs de gouda pour rien) et je me suis inscrite sur Match.

Instant de grâce, je reçois des clins d’œil et des mails en pagaille à tel point que je ne sais plus où donner de la tête et pourtant, sans que je comprenne bien pourquoi, j’ai eu des rencards qui se sont annulés au fur et à mesure.
Je rencontre un homme sympa mais dont je n’ai plus de nouvelle et je renonce à la dernière minute à pousser le vice jusqu’à boire un verre avec un psychotique complètement névrosé cyclothymique. Ce à quoi il répondra : tu as peur du sexe ?
Non, non, chéri, j’ai peur de toi tout court.

Et depuis ? Depuis vous avez pu voir que le niveau ne s’améliorait pas et les rencontres ne se bousculaient pas au portillon. Sauf à aimer la paté pour chat, les hommes cherchant un utérus d'urgence, des psychopathes, les blondes qui ont visiblement un lourd passif du côté de Nice, des ricains bizarres et ceux qui cherchent l'âme soeur comme on cherche un deux pièces bien situés, sans parlé des types vraiment pas très nets dans leur tête.

Comme je ne suis pas qu’une grande gueule qui aime juste à débusquer la lie de l’humanité – sur les sites de rencontre ou ailleurs – je me suis dit qu’un peu de proactivité ne me ferait pas de mal. Je sais le terme est vilain, odieusement à la mode chez ces grandes multinationales qui ne savent plus ce qu'est esprit d'intitiative et d'équipe, vide de sens, mais je m’en fiche. C’est bien beau de se moquer des gens qui ont au moins le courage de faire le premier pas et de venir me parler même s’ils sont vilains, idiots, incultes ou qu’ils n’ont jamais été en quatrième mais c'est un peu trop facile d’attendre que les pauvres garçons se jettent le clavier le premier dans mes filets de blonde vénéneuse. Voire fielleuse, n'ayons pas peur des mots.
Et si je me mettais un peu « en danger » genre en choisissant moi-même les gens auxquels j'écrivais ? Genre à des hommes qui pourraient me plaire ?
Alors voilà, j’ai lancé plusieurs recherches, navigué de profil en profil, envoyé plusieurs mails en prenant soin à chaque fois de personnaliser mon accroche. Me voilà soudain à la place de mes chasseurs habituels, guettant les réponses de mes futures proies.

Un seul répondra, un batteur, musicien de son état. Mes mésaventures avec Cantatboy (et puis aussi L’Ex, soyons francs) m’ont un peu échaudée : les artistes (ou assimilés) franchement, merci bien, j’ai donné et c’est pas trop fait pour moi.
Mais bon. Il n’est pas inintéressant, ce brave petit, pas sexuellement agressif et on se contente donc de s’échanger de longs mails à propos de nos passions respectives. Voilà qui est reposant. Et qui titille mon esprit habituel de contradiction, si on me montre un peu trop vite son attachement, je trouve ça vachement moins drôle que si on me résiste un peu.
Comme il semble plus timide que moi, je prends l’initiative de le questionner sur sa vie, et lui tends une perche monumentale pour qu’il me propose un rencard, ce qu’il ne tarde pas à faire (timide, le garçon mais quand même pas complètement dénué de suite dans les idées. Très bien, je le note et je m'en félicite, c'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde)

Rendez-vous est pris pour un samedi après-midi et une balade dans Paris.
Le matin même, j’ai décidé de glander sur internet et il me voit sur MSN. Nous discutons un peu avant qu’il ne me pose quelques questions plus personnelles sur ma vie privée. Je réponds et retourne ses questions et là…
J’apprends que monsieur est en fait trèèèèèèès stressé devant la gent féminine, qu’il est incapable d’emmener une demoiselle à un rendez-vous galant au restaurant sans faire une crise de spasmophilie et que cela a longtemps perturbé sa vie (elle le serait à moins).

Bon, ces révélations et quelques autres que je ne vous livrerais pour ne pas non plus trahir toutes ses confidences me refroidissent quelque peu.
C’est pas que ça lui enlève de son charme, mais bon, je croyais enfin avoir rencontré un type normal et cette idée me réjouissait beaucoup.
De toute évidence, on en est loin. C’est pas grave, on verra bien.

L’après-midi se passe fort agréablement, on discute de plein de choses, je le fais causer de sa life, on se promène, on boit un café à une terrasse.
Le café n'est plus qu'un très vieux souvenir dans nos tasses, un instant de silence s'installe, c'est le moment décisif, celui où l'un des deux protagonistes propose de prolonger le moment.

Comme il me demande ce que je souhaite faire, je regarde ma montre, ça fait plus de deux heures qu’on papote, je juge utile de montrer avec un air stupéfait que je n'ai pas vu le temps passer (ce qui est le cas) et comme j'ai rendez-vous avec une copine (bin vi, superblondie m'attendait pour le débrief) pour boire un verre je lui dis qu'il faut que je file mais ajoute avec mon sourire le plus aimable et sincère que j'ai passé un très bon moment.  
On quitte donc le petit troquet, il me raccompagne jusqu’à ma ligne de métro alors que ce n’est pas son chemin et, au moment de se dire au revoir, je le sens tout troublé.
La blonde pathétique qui est en moi s’en réjouit : c’est toujours super agréable de séduire quelqu’un (ou de vérifier que ça marche toujours) et ma vie affective et sexuelle est tellement désertique en ce moment que la moindre distraction est la bienvenue. On se quitte donc sur une bise, de longs échanges de regards et comme il ne faut jamais trop en faire, je m'engouffre finalement dans le métro sur un dernier sourire.

Je regagne mes pénates dans la soirée et fais un rapide bilan de la situation. Le garçon est timide, donc si je ne lui tends pas la perche, il n’osera peut-être pas le faire. J’envoie donc un mail un peu chaleureux pour le remercier du moment et laisser l’option ouverte pour une réédition. La soirée se passera, le dimanche aussi sans avoir la moindre nouvelle. C’est pas grave, j’ai une cartouche en réserve pour le relancer l’air de rien et je ne vais pas me priver de m’en servir.

La suite au prochain épisode…

13.06.2008

L'horoscope commenté du jour : où TF1 suggère que je suis vénale... quelle blague !

1257249778.jpgBonjour Une blonde dans la ville
salut mon pote, ça gaze ?
Vous êtes Cancer
ouais, le cancer de Grominet mais plus pour longtemps, héhéhé
Voici votre horoscope pour le 13/06/2008 :
Merci, mon gars, t’es trop sympa

 

A défaut d'être heureux, vous serez heureux pour les autres aujourd'hui.
Quoi ? Mais en quel honneur ?! je suis super heureuse moi, aujourd’hui, Grominet se tire, on va fêter ça au champagne jusqu’au bout de la nuit, attends, j’ai parfaitement de quoi me réjouir sans avoir besoin des autres pour ça.

Ce n'est pas pareil évidemment, mais cela peut quand même vous faire du bien !
Alors là, je crois pas, tu vois, parce que le bonheur des autres, il aurait plutôt tendance à m’énerver : je suis du genre mesquine. Ça m’agace quand les crétins de gens y sont tout contents, ça me donne envie de leur filer des coups de pied dans les tibias pour les faire revenir à la réalité. Nan c’est vrai, quoi, il est temps que quelqu’un leur dise que le bonheur ça rend con. Et déjà qu’à la base…

Cela vous aidera à sortir de vous-même et,…
Là par contre, t’as peut-être pas tort, ça va m’aider à sortir de mes gonds alors que j’avais aucune raison pour ça (j’te rappelle que je suis super heureuse moi aujourd’hui, je te l'avais pas dit ?)

 …peut-être, à relativiser certaines choses auxquelles vous accordez bien trop d'importance.
Là aussi, je pense que t’as peut-être raison, plus je vais voir d’imbéciles heureux, plus ça va m’aider à relativiser sur ma propre crétinerie pourtant bien profonde, parce que ça, en ce moment, c’est un vrai problème de fond, je me rends compte que parfois, je suis moins intelligente que les autres et j’ai pas l’habitude (bin ouais, c’est pas facile d’être une enfant précoce croyez-moi) alors ça me mine le moral mais si je croise suffisamment de gens bêtement contents de leur sort, forcément, je vais me dire, face à tous ces cons heureux, finalement, je suis quand même un gros cerveau.

Mais il se peut aussi que vous ayez besoin des autres (de leur argent ?) pour réaliser quelque chose ; dans ce cas, n'attendez pas qu'on vienne vers vous : prenez votre courage à deux mains et demandez franchement ce dont vous avez besoin.
 ?????????, KEUOUAAAAAAA ? Attends, ça va pas là, ou quoi ? Depuis quand j’ai besoin de l’argent des autres ? Nan mais vas-y, traite-moi de prostipute complètement vénale tant que tu y es ! On croit rêver… J’ai pas besoin d’argent, moi, je suis blindée d’oseille, je travaille juste parce que chez moi je m’ennuie (surtout en ce moment vu que j’écris pas une ligne sur la deuxième grande œuvre de merde qui verra jamais le jour de toute façon et ça vaut mieux pour la littérature vu que j’ai aucun talent c’est le Dilettante qui l’a dit) donc ton petit conseil d’aller faire la manche dans le métro, tu sais où tu peux te le carrer ? Et puis tant qu’on y est, nan, j’ai pas besoin des autres, moi, je suis super indépendante, comme fille, comme ça, c’est vachement plus facile pour leur reprocher qu’ils s’occupent jamais de moi et qu’ils sont trop méchants (je sais, j’ai fait le coup à L’Ex il y a quinze jours, fallait que je trouve quelqu’un à insulter et lui, ça faisait longtemps. Ça a bien fonctionné)

Bin voilà, t'as tout gagné, je suis énervée maintenant... Il est où ce champagne ?

11.06.2008

Toute première fois, tou-toutes première fois

Parce que j’aime copiter tout ce que font les autres et que je trouve toujours qu’ils ont de plus meilleures bonnes idées que les miennes que j’aurais bien aimé avoir avant eux, j’ai décidé aujourd’hui de copiter notre ami Bernie.

Alors, mes premières fois, ça donne quoi ?

1007522868.jpgMon premier bisou avec la langue (que j'étais même pas raide ivre morte quand c'est arrivé)
J’étais jeune, j’étais curieuse, nous étions à une fête ou plein de gens d’horizons différents s’étaient mélangés, comme on dit. J’ai sympathisé avec un certain Thomas, apprenti boucher (oui, à cette époque j’avais pas conscience que le boulot de mon copain à moi que je pourrais avoir serait potentiellement un sujet de moquerie, mais depuis, je vous rassure, je suis devenue vachement plus superficielle et jamais je ne sortirai avec un boucher, un poubelleur, et d’ailleurs, puisqu'on en parle,  ni avec un éditeur ou un artiste mais ça, c’est juste parce que je sais qu’ils sont top chiants)
Bref, Thomas. On discute, de je sais plus quoi, j’avais menti sur ce que je faisais de mes journées parce que c’était le mot d’ordre, les filles qui étaient pas scolairement attardées, ça faisait fuir les mecs. Comme il était sympa et que je culpabilisais de mentir à mon futur déniaiseur de langue, j’ai fini par lui avouer, certaine qu’il me prendrais pour une débile doublée d’une menteuse.
Bin non, juste après l’aveu de ma forfaiture, il s’est penché sur moi et une grosse langue a envahi ma bouche.
Et j’ai trouvé ça dégueu beurk horrible. Le traumatisme. Longtemps j’ai refusé que les garçons introduisent leurs sales langues dans ma bouche délicate avant de finalement y prendre goût, dieu seul sait pourquoi… Question de sentiment et question de savoir-faire, sans doute. Thomas le boucher, si par le hasard tu me lis, sache que t’embrasses comme une tranche de foie de veau, j’espère pour toi que t’as fait des progrès.

159185750.JPGMon premier licenciement (où on apprend que j'ai toujours été un boulet)
Vous allez rire mais j’ai débuté ma carrière professionnelle sur les chapeaux de roue. Mon premier stage long, aux éditions B**** des trucs parascolaires trop mortel chiants. Au service commercial. A cette époque-là, en plus d’être toujours un peu jeune dans ma tête j’étais surtout vachement naïve. Dernière année d’école, j’étais un peu arrivée en sup de co par hasard mais il devenait temps de se choisir un secteur d’activité dans lequel travailler. Alors autant choisir un secteur qui nous plaise. J’hésitais donc entre les jouets (j’ai gardé une âme d’enfant) et l’édition. Et l’édition, ça me faisait grave triper, j’étais PER-SU-A-DEE que c’était plein de gens passionnés par la littérature, les vieux bouquins qui sentent le moisi, les bons auteurs, des gens cultivés et passionnants en somme.
Je suis donc arrivée au département marketing et commercial avec toutes mes illusions dans mon petit panier. Mon boss était un aigri psychopathe qui avait raté ze tournant de sa carrière en quittant le service multimédia de N**** et mon côté un peu trop littéraire m’a directement placée dans la case « petite conne qui pense qu’on va l’éditer ». De fille sérieuse et travailleuse, je suis passée direct imbécile heureuse bonne à rien qui ne sait pas écrire français. On me donnait des études à faire sans me dire quoi étudier (et je peux vous dire que c'est rudement pas facile, en vrai) avec des deadlines flottantes qui changeaient tous les jours. Et puis, une fois, la RH m’a appelée pour prendre rendez-vous. Quand j’en ai parlé à gros con il a dit « ah oui, ça doit être le rendez-vous pour faire le point en milieu de stage ».
Toujours aussi naïve, j’y suis donc allée la fleur au fusil pour me faire dégommer la face par la DRH qui m’a dit que gros con lui avait dit que j’étais un jambon qui n’avait jamais été en quatrième et n’avait rien à faire dans le marketing.
Je vous passe les détails mais je me suis faite virée comme une malpropre malgré ma contre-offensive dans les jours qui ont suivis. Evidemment, mon stage n’avait pas été assez long pour valider ma dernière année, j’ai donc dû en trouver un autre en urgence et ça m’a pas fait trop rigoler, surtout que le seul truc encore dispo, c'était un pauvre job de télévendeuse de vidéo porno pour les CE (je schématise mais c'est pas loin) et c'était ça ou vendeuse dans l'immobilier au fin fond de la banlieue et moi j'aime bien roupiller le samedi et rentrer avant 23h chez moi.
Depuis, j’ai appris, puisque sans l’avoir voulu, je bosse maintenant depuis presque 10 ans dans l’édition, qu’il y a dans ces boites surtout des frustrés de pas être écrivain, des homo en pagaille, des filles hystériques pas sympa et des milliards de crétins avec un manuscrit au fond d’un tiroir et qui restera au fond du tiroir (j’en fais partie) et au milieu quelques personnes intéressantes, sympa et même avec le sens de l'humour (si, si) Ah oui et puis aussi que si on se fait virer, y'a un gros chèque à la clé, sinon, je signe pas. Les gros rats d'affaires s'en souviennent encore.

216966786.jpgMa première cuite (car il faut bien que jeunesse se passe) 
Etonnamment pour une dépravée comme moi, je l’ai prise vachement tard, genre pas à 14 ans, quoi.
Non, même en prépa où pourtant on buvait comme des trous, j’ai été assez clean, je savais m'arrêter à temps. Je sais c'est étonnant mais c'est pourtant la réalité et c'est pas faute d'avoir multiplié les occasions pour ne pas se louper : les dîners chez les uns et les autres, les soirées de fin de coucours blancs, les vacances, les fins de trimestres, les expéditions punitives à la mer, les soirs où on s'ennuyait, la rentrée de deuxième année, la fin des concours, les oraux, les admissibilités, les admissions, les bizutages, les désintégrations... pfiouuuuh... En plus c'est pas comme si j'étais avec des enfants de coeur, à l'époque, je vous le dis...
Aussi étonnant que ça puisse paraître, j’ai attendu la première année d’école pour ça, quand on avait cette grande passion pour les téquila paf et qu’on nous a appris plein de jeux idiots pour picoler. Un conseil, si quelqu'un un jour vous propose de jouer à la pyramide, dites non.
 

 

211014884.jpgMon premier amoureux (et oui, j'en ai déjà eu un)
J’étais à la maternelle, en première ou deuxième année, je crois. Il s’appelait Pierre et il était gentil. On se faisait des bisous contre le marronnier de la cour et souvent, je faisais semblant de faire la tête pour qu’il me console et s’occupe plus de moi (j’étais déjà pénible à l’époque) ou je faisais semblant qu’on se dispute pour qu’on se réconcilie, c’était bien. Et puis un jour, il a déménagé et j’étais triste. Mais vous connaissez les blondes, aucune constance amoureuse, loin des yeux, loin du cœur, après son départ j’étais plus intéressée par la bonne méthode pour se colorier les ongles avec ses feutres rouges pour faire croire qu’on avait du verni et me déguiser avec ma couette pour faire croire que j'étais une prinffeffe avec une robe de prinffeffe. Nos mamans, cependant, ont décidé de nous réunir afin de ne pas faire d’obstacle à notre amour naissant (ce qui, connaissant ma mère était étonnant mais elle a dû s'imaginer qu'à notre âge, ma vertu ne craignait pas grand chose). Un après-midi, il est venu à la maison. On a joué à des trucs de société (et pas au docteur) et il s’ennuyait alors on a voulu faire de la balançoire dans le jardin. Ma maman nous a donné nos blousons avec la consigne de ne surtout pas les retirer parce qu’il faisait froid. On s’est amusé à la balançoire et au bout de quelques minutes il a retiré son blouson… Horreur, j’ai regardé si quelqu’un nous observait à la fenêtre, à tous les coups on allait se faire gronder. Je lui ai dit qu’on n’avait pas le droit, et il m’a regardée comme si j’étais une pauvre cloche à sa maman avant de hausser les épaules et de continuer à faire ce qu’il faisait. A cette époque, j’aimais pas encore les mauvais garçons, je ne l’ai plus jamais revu. Parfois, je me demande ce qu'il devient...

1083430581.jpgLa première fois où j’ai plaqué un homme (mais j'ai pas fait exprès)
Techniquement, ce serait avec L’Ex, mais il s’est toujours débrouillé pour me couper l’herbe sous le pied ou renverser toutes les situations en sa faveur. Au cours des trois ou quatre séparations que nous avons perpétrées pendant les 2 ans et demi de relations assez orageuses, à chaque fois, ce petit saligaud c'est débrouillé pour m'empêcher de prendre l'initiative à sa place. La dernière occasion n’a pas dérogé aux règles. Moi, gentille et plutôt inquiète pour son petit moral du moment qui le fragilisait pas mal et certaine que lui dire stop lui ferait bien un peu de peine, j’avais juste avancé que ce serait bien qu’on discute parce que je sentais qu’on devait arrêter même si j'en avais pas forcément envie, juste que cela me paraissait nécessaire mais que bon voilà, il était tellement merveilleux que je ne savais pas qu'il faudrait qu'on en discute enfin voilà quoi. Il a bien dit que lui non plus il le voulait pas mais qu'il sentait aussi que ça ne fonctionnait plus vraiment aussi bien qu'avant (c'est surtoutqu'il n'avait plus autant besoin qu'avant que je le materne) Il s’est passé quelques semaines de flou, il est venu un soir à la maison pour bosser sur des correc avec son petit balluchon pour la nuit, la bouche en cœur. Bêtement, je me suis dit, ok, ce soir, on n'en parle pas, je vais pas le foutre dehors à minuit mais demain matin, je règle le problème. Bin si, on en a parlé et il s’est débrouillé pour le faire à ma place. Saligaud jusqu’au bout. Mais c’est pas grave, me suis vengée après, il l’avait mérité. Ah tiens, non, je me suis trompée, juste avant lui, j'ai rompu avec un garçon charmant, gentil, prévenant mais qui malheureusement ne me plaisait pas tant que ça. Bin ça n'a pas été facile mais j'ai été forte, genre je m'enfuis pas ou ne disparais pas de la circulation en espérant que le garçon va comprendre tout seul, non, non.

54004445.jpgLa première fois où j’ai cessé d’habiter chez mes parents (mon rêve depuis longtemps)
Je devais avoir 17 ans tout juste et c’était pour aller en prépa. Je m’en faisais une vraie joie depuis longtemps et bin le jour J, j’ai un peu revu ma copie. Parce que tout à coup, je me suis retrouvée avec plein de gens plus vieux avec vachement plus d’expérience et de maturité et qu’ils voulaient me dévergonder et qu’on aille boire des bières et de l’alcool le soir au lieu de réviser. J’ai fait ma chochotte coincée au début mais il n’a pas fallu trop insister pour j’accepte de suivre la petite troupe dans ses pérégrinations déjantées avant de devenir moi-même une vraie pousse au crime. Peut-être que si je les avais pas connu, j'aurais fini à HEC... Nan j'déconne.

230188883.jpgMon premier ciné (où se révèle l'énorme potentiel de mon cerveau)
Je sais pas quel âge j’avais mais je devais pas être bien dégourdie, ça, c’est certain. C’était pour aller voir Bambi et, ça vous étonnera certainement pas, mais j’ai pas tout compris au truc, genre la maman qui se fait jeter par le cerf qui revient finalement s’occuper de son rejeton, sans doute que j’étais trop innocente pour imaginer
1/ comment on faisait des bébés et par extension des petits cerfs
2/ qu’un homme puisse abandonner sa femme et son rejeton (je vous rassure, depuis j’ai bien compris que c’était possible et que même ça arrivait tous les jours mais m’en fiche, moi, je veux pas de grumeau alors je me ferai pas avoir comme la mère de Bambi)

En tout cas, contrairement à ma môman, j’ai pas pleuré (c’est normal en même temps puisque j’ai rien compris) et je crois bien que je me suis même un peu ennuyée (d’où mon attention plutôt pas très soutenue) mais depuis, c'est sûr, lorsque ma douce maman a cru que je me moquais d'elle quand je lui ai avoué que j'avais pas compris, je nourris parfois quelques doutes sur mon intelligence (pourtant légendaire par ailleurs, sachez-le)

1702815139.jpgLa première fois où j’ai été blonde (car je ne l’ai pas toujours été)
Il y en a plusieurs, en fait. La première pour de faux, je devais avoir 6 ou 7 ans. Et je m’étais amusée à collecter tous les rubans jaunes des paquets cadeaux à Noël. C’était bouclé, c'était jaune, c’était joli et je me les suis collé (enfin, n’exagérons rien, fixé avec des barrettes plutôt) sur le crâne en m’imaginant que j’étais une princesse (blonde, donc) et c’était merveilleux
Ça a dû me marquer parce qu’après m’être souvent et longuement moqué des blondes, un jour, chez Jacques D. on m’a suggéré d’éclaircir un peu ma couleur naturelle, comme je voulais pas de roux, je me suis retrouvée avec des mèches claires, genre un peu blond. Et depuis, bin depuis je suis de plus en plus blonde mais j’hésite à redevenir brune en ce moment.

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Le premier roman que j'ai tenté d'écrire (parce que ma vie m'ennuyait teeeellement)

Aussi loin que je me souvienne, dès que j’ai été en âge de tenir un crayon et de faire autre chose avec que des bonshommes mutants, comme par exemple des phrases avec des vrais mots dedans, j’ai toujours été en train d’écrire des histoires. En vrai, ma première histoire de roman, j’ai eu l’idée à l’école primaire (mais je savais pas que je l’écrirais un jour) et j’ai commencé à l’écrire en sixième. Depuis, ça ne m’a jamais vraiment quittée, est-ce qu’un jour, à force de me prendre des claques par les boites d’édition j’y songerai ? En ce moment, vu ma productivité, on serait en droit de se poser la question.

 

1598988319.jpgLa première fois où j’ai été grave in looooove (ouais ça m’est arrivé)
C’était en seconde, il s’appelait Lionel, il avait des origines italiennes, c’était un redoublant et un rebelle au cœur pur et qui, en prime, était beau à se taper la tête contre le tableau de la classe pendant des heures en récitant ses déclinaisons latines.
Il est arrivé en retard le jour de la rentrée et quand je l’ai vu faire son entrée (remarquée, forcément) dans la classe, bam, coup de foudre. On n’échappe pas toujours au ridicule des poussées hormonales de l’adolescence, ce n’est pas à toi que je vais l’apprendre, cher lecteur. Son voisin de classe l’agaçait, et comme j’étais devant, il m’a proposé d’être sa voisine (j’ai plané pendant une semaine) chemin faisant, on a discuté, il m’a trouvée sympa et… c’est un mec, à son âge, on n’est pas futé. Quand il a vu que j’étais raide dingue de lui, que ses copains se moquaient de lui parce qu’il parlait un peu trop souvent de moi, il est devenu infect et a fait de ma seconde un enfer, tout en brisant mon petit cœur de midinette de douze ans d’âge mental. Depuis, je me méfie instinctivement des italiens, des beaux parleurs, des rebelles, et des mecs qui ont tout un aréopage de copains dont ils sont le chef de meute.

171149882.JPGMon premier accident (spéciale dédicace)
C’était un pâle matin de novembre. Nous étions en 2007, les grèves faisaient rage et paralysaient la Kapitale. Manque de bol, j’avais un évènement en ce triste lundi 19 novembre. Un évènement que, malgré les grèves et mes intervenants qui venaient tous de province, j’avais tenu à maintenir (c’était ça où je me faisais scharcler mes primes de fin d’année, et y’a des limites, j’ai pas fait la potiche pendant un an par plaisir).
A l’époque, Scootman et moi, c’étaient les tendres débuts d’une relation de couple. Il était gentil et attentionné, il me faisait plein de compliments, il était toujours content de me voir et de me rendre service. Alors, ce matin-là, pour me rendre service (justement), il a proposé de m’emmener en scooter. La veille, j’avais fait le point avec mes intervenants par téléphone, chacun devait me dire à peu près où il était vers 8h/8h30, histoire que je puisse m’organiser en cas d’absences ou de retard à la tribune.
Peu avant 8 heures, nous nous mettons en route. Une fine pluie rend la chaussée glissante, il y a du monde les gens sont énervés. Je sens bien que ça chasse derrière de temps à autre, mais j’ai confiance en scootman, il est prudent. Et puis, au détour d’un passage piéton alors que nous sommes presque à l’arrêt, c’est le drame. Le scooter dérape, nous nous couchons comme des merdes en pleine rue, un vélo fait un écart pour m’éviter, une voiture arrive en face… Tu l’as compris, ami lecteur, j’ai cru que ma dernière heure était arrivée.
Finalement, nous nous relevons, scootman va ranger son scooter pour le mettre à l’abris des voitures tandis que je le suis en boitillant. Je m’appuie contre un rebord de fenêtre et inspecte les dégâts : j’étais en petite robe, botte et manteau blanc. Mon manteau n’est plus qu’un énorme tas de boue, mon collant est explosé, tout comme mon genou, qui a déjà doublé de volume et saigne abondamment.
Je tente de reprendre mes esprits, Scootman me demande si ça va, il a l’air sous le choc, le pauvre, je ne sais plus ce que je réponds et il reprend aussitôt :
- Bon on se pose cinq minutes et on y retourne ?
Je le considère avec des yeux effarés (et stupéfaits aussi) hésitant à lui dire « heuuu, t’as vu que mon genou est pété, que je peux plus marcher, que je tremble comme une feuille et que je suis à deux doigts de chialer comme un mioche qui serait tombé de la balançoire ? »
A la place, je contente plutôt d’un grognement incrédule. De toute façon, il est hors de question :
1/ de remonter sur cet engin de malheur
2/ de me pointer à l’évènement dans cet état.
Scootman semble se rendre compte de la situation, il propose « tu veux que j’appelle les pompiers ». Réponse piteuse « voui, je veux bien ». Evidemment, j'étais dans le grand camion rouge lorsque mes intervenants m'ont tous appelée, avant que finalement Grominet ne le fasse aussi car il avait appris la nouvelle, dieu seul sait comment et après j'ai été la star de Walter pendant 15 jours. (et puis surtout, j'ai eu droit à une semaine d’arrêt maladie (hop j'évite les grèves) shootée aux anti-douleurs et un genou qui me fera boiter pendant trois semaines et puis un scootman pétri de remords, aussi)

1916572694.jpgMes premières expériences culinaires difficiles
Si ma mère était branchée à fond sur la meilleure éducation, mon père, lui, son truc, c’était plutôt, repartons à la découverte des saveurs dégueulasses oubliées on se demande bien pourquoi. Au programme : topinambour, navets, salade cuite au pin, brocolis bio (comprendre avec des bêtes en pack groupé parce que mon père, il était contre les pesticides, donc pas de traitement, tout naturel), pissenlit au lard (mais oui ça existe), salade composée aux fleurs, soupe de poix cassés (j’ai vomi à l’issue du repas, et pourtant j’ai toujours eu l’estomac bien accroché, surtout à cette époque où je picolais pas) les courgettes vermicelles (bon c’était pas mauvais mais juste bizarre), je vous en passe et des meilleures. Alors pour certaines choses, c’était grave un visionnaire, parce que des produits du bon vieux temps reviennent à la mode mais ça nous a quand même occasionné quelques chocs gustatifs dont le premier est le plus marquant : les topinambours. J’ai cru qu’une horde de rats avaient envahi la maison et qu’ils avaient tous choppé une gastro monumentale avant de se suicider tellement ça sentait trop beurk horrible à se taper la tête contre la cocotte minute. Au goût, j’avoue que j’ai plus trop de souvenir, je crois que c’était spongieux et sans trop de saveur. De toute façon, ça aurait pu avoir le goût du chewing-gum à la fraise, rien qu’à l’odeur, ça m’avait soulevé le cœur à vie. Les topinambourgs, un jour, sans faire exprès, je les ai rasé avec la tondeuse, oups désolée. Fallait pas me demander de participer aux travaux du jardin.

67398369.jpgLa première fois où j’ai vomi sur mon lieu de travail
C’était chez les éditions B**** fallait quand même que je leur laisse un petit souvenir avant de partir, je suis pas du genre ingrate, non, non, pas mon style du tout. Et la reconnaissance, après tout, ça fait toujours plaisir. Et puis c'était pas de ma faute, je m'étais quelque peu saoulée la veille de façon un peu trop violente et mon café du matin n'est pas passé. Ce sont des choses qui arrivent, après tout.

(je sais l'illustration est crade mais on parle de vomi, alors j'allais pas vous montrer des p'tites fleurs tout ça, tout ça)  

 

2123782921.jpgMa première proposition très sexuellement explicite (je dois avoir une tête de chaudasse)
C’était l’année dernière, figurez-vous. Alors je vous rassure, hein, jusqu’ici, j’avais déjà noté au détour d’une phrase, attention, parole, discussion ou regard que je suscitais la convoitise des hommes (pas tous mais quelques uns). Et je vous rassure encore, on ne m’a pas toujours fait la cour (de façon plus ou moins adroite) rien qu’à cause de mon cerveau ou parce qu’on venait de tomber – bing – raide dingue amoureux de moi, non. Parfois, les hommes, ils en avaient seulement après mes fesses, allez comprendre pourquoi, les hommes pourtant c’est pas leur genre, y sont si fleur bleue.
Mais l’année dernière, je dois bien avouer que j’ai rencontré un chouette spécimen.
J’ai croisé un soir dans un dîner chez un ami, au milieu de plusieurs personnes que je ne connaissais pas un scénariste/réalisateur de film. Pas spécialement beau, mais une certaine forme de charme, en tout cas pour moi. Le type il avait tout plaqué pour faire des films et il y était arrivé, moi, j’ai jamais eu ce cran. En plus, ça tombait pile à l’époque où je voulais absolument prendre mon indépendance vis-à-vis de l’L’Ex et pouvoir enfin trouver un autre interlocuteur sur ma prod que lui, c’était pile parfait ce que je recherchais. Bref. Pendant la soirée nous discutons de plein de choses, dont la façon dont nous envisagions le métier « d’artiste ». J’ai bien senti des regards appuyés, une ou deux allusions finement sexuelles et je me suis dit en bonne cynique que je suis « toi mon coco, tu prétends être cinéaste pour lever facile de la dinde, mais je suis prête à parier que tes projets ne sont jamais devenus autre chose que des projets au fond d’un tiroir ». A la fin de la soirée nous échangeons nos adresses mails, le lendemain, il m’envoie un mail, me parlant de sa dernière aventure sexuelle et de sa conception du sexe (à savoir très libre, vous l’aurez deviné) J’ai pas fait gaffe, ce qui m’intéressait, c’était son nom communiqué en même temps que son mail : ni une ni deux, je l’ai googeulisé. Hé bin figurez-vous qu’il avait fait trois courts métrages, le petit. Et les critiques étaient même pas trop dégueu. Censément, il est remonté dans mon estime.
Pas pour longtemps
Au troisième mail, réalisant que je jouais les gourdasses qui ne voyait pas où il voulait en venir, il a abattu son jeu, m’expliquant très clairement qu’il était en couple, avait un enfant mais voulait sauter la terre entière et que cette semaine, coup de bol, c’était ma fête, ses talents sexuels étaient à ma disposition. Tout ce que j'avais à faire, c'était choisir le scénario de cette soirée forcément magie et donc, unique. Je sais, ça va vous surprendre, mais n’étant par nature pas spécialement attirée par les plans culs (je trouve ça frustrant et pas très positifs pour l’image que je me fais de moi-même, pour être précise) j’ai répondu merci mais non merci.
Vous le croirez ou pas, mais j’ai jamais plus eu de nouvelles. Ce qui m’a arrangée parce qu’il m’avait envoyé un scénar pour que je donne mon avis et j’avais pas trouvé ça terrible et c’est jamais un truc facile à dire, surtout quand on est un pisse-copie comme moi qui n’a même pas encore fait ses preuves.

 

307744048.jpgMa première rébellion (car je n'ai pas toujours été casse-pieds)
Vous le croirez ou pas mais petite, j’étais plutôt du genre disciplinée, contrairement à mes grandes sœurs (enfin, surtout l’aînée qu’était une vraie rebelle de chez rebelle que même une fois elle s’est enfermée dans sa chambre et elle a jeté des livres par terre, je sais ça calme à mort) et quand on me donnait un ordre, hé bin j’obéissais bêtement sagement ou alors je me débrouillais pour pas obéir mais sans que ça se voit beaucoup pour pas me faire gronder. Et là où j’étais encore plus super disciplinée, c’était pour la nourriture. Pas difficile, la gamine, elle mangeait même la couenne de son jambon sans broncher. On aurait pu m’appeler poubelle de table.
De son côté, ma mère avait lu tous les J’élève mon enfant de la terre, alors elle tenait à nous nourrir sainement avec des choses qui nous rendraient beaux, forts et trèèèèèèèès n’intelligents (surtout n’intelligent elle devait encore être préoccupée à mon sujet après l'épisode de Bambi) et dans son guide pourri qu’on devrait mettre en prison son auteur tellement j’ai dû me baffer des trucs atroces dans ma vie plein de bons conseils pour élever comme il faut ses rejetons, il était noté que les enfants devaient manger de la cervelle. Ma maman savait bien qu’on allait tordre le nez dessus alors pour nous acheter amadouer elle avait fait des frites, à côté. Bien évidemment j'ai mangé les frites. Les cinq heures les plus longues de ma vie. Et même quand on m’a menacée de me priver de Starsky et Hutch, ça n’a pas fonctionné. Ma Mère n’avait jamais vu ça. En tout cas, avec moi, parce que mes sœurs, et surtout l’aînée, vous vous en doutez, elle aimait rien et même qu’elle mettait du poulet dans ses poches pour pas le manger mais chut, c’est secret, faut pas le répéter. Alors elle a employé les grands moyens : si tu finis pas ton assiette, tu vas à l’école avec demain.
Et vous le croirez ou pas mais il a bien fallu que je trouve une solution à mon furieux problème parce que le coup de nous amener à l’école avec notre gamelle, elle l’avait déjà fait, même si on n’y avait pas cru lorsque la menace était tombée.
Comme je suis du genre à prendre exemple sur mes grandes sœurs, j’ai tout fourré dans mes poches et je l’ai donné au chien qui a été ravi. Parce que je suis pas la moitié d’une rebelle, moi.

 

1273078832.jpgMes premières cornes (et dernières jusqu'à aujourd'hui du moins à ma connaissance...)
Entre deux ruptures (je pense que ça devait être après la deuxième) et trois engueulades, avec L’Ex, j’ai fait la connaissance, un jour d’un certain José. José avait 39 ans, il était DAF chez Valeo, plutôt canon et j’ai appris lorsque nous avons dîné ensemble (chez George, histoire de m’impressionner) pour la première fois qu’il était divorcé et avait deux enfants. Comme je suis du genre à calculer, je me suis dit « il a déjà des gamins, c’est super, malgré son âge il ne m’obligera pas à pondre des gniards en quatrième vitesse, c’est parfait, il me demandera peut-être même jamais d’en faire ce qui est encore mieux ». Au deuxième rendez-vous, je ne sais plus ce que nous avons fait et au troisième, le grand classique, nous nous sommes roulées des galoches. Comme j’ai des principes dans la vie (mais oui, toute blonde sois-je) quand j’ai senti des mains un peu trop baladeuses, je me suis éclipsée. Déjà, se rouler de grosses pelles alors qu’on avait passé trois soirées ensemble, et que je ne savais pas grand-chose sur lui, ni lui de moi (ce qui ne l’a pas empêché de me décréter intelligente pour essayer de m’amadouer. J’ai été sage, j’ai pas éclaté de rire mais le cœur y était) ça me posait un peu problème (je suis une fille à principes, vous dis-je, surtout à l'époque).
Bref. Nous sommes sortis ensemble pendant un mois, à peu près. Mais c’était un peu bizarre, pour un début de relation c’était genre plutôt plat, y’avait pas d’empressement particulier, ni de son côté, ni du mien. Alors que je revenais d’un oui-kend à Madrid, il m’a invitée chez lui, pour voir la finale de la coupe du monde France-Italie (était-ce la finale, d’ailleurs ? Je crois même pas, je sais juste qu'on a perdu comme des cons avec superbe). Et je m’étais dit, pendant le oui-kend au loin « ma petite, cette relation c’est sympa mais soit tu t’engages, soit tu le quittes parce que là, ça mène à rien ». Donc ce soir-là, j’étais vachement moins sur la défensive, et même qu’un genre de climat de complicité à la limite de l’intime s’était crée. On discute de plein de choses et notamment de mon oui-kend à Madrid où il s’était déjà rendu (avec son ex-femme, vous vous en doutez mais j’étais même pas jalouse) je lui parle de la soirée où nous avions atterri en boîte avec ma copine et où nous avions dû essuyer la drague lourde et collante des madrilènes. Craignant soudain de passer pour la petite pouffe qui cherche à rendre jaloux son mec, j'ai voulu me rattraper mais il ne m'en a pas laissé le temps : « et alors, tu n’as même pas essayé ? ». Là, je me sens un poil déstabilisée et bêtement, j'imagine que c'est une façon subtile de tester ma fidélité, genre l'homme il attend que je le rassure, alors je réponds avec beaucoup d'assurance : « heuuu, non, quand je sors avec quelqu’un, en général, je considère cela comme exclusif. Pourquoi, toi non ? » il a eu l’air gêné, a gigotté un peu dans son canapé avant de grommeler un « pourquoi, c’est important ? » La douche froide. Mais oui, mon petit bonhomme, c’est important, je suis cap’ d’entendre beaucoup de chose mais je tolèrerai jamais le mensonge, que ce soit clair. Ce à quoi il a répondu « bin non, c’est pas exclusif, tu sais, je plais beaucoup ». Sa justification m’a achevée. Et quand cinq minutes plus tard il a proposé qu'on aille se coucher j'ai éclaté de rire et j'ai dit que j'allais plutôt rentrer. Depuis, pas de nouvelles.  

Et pourquoi je vous dis tout ça, moi, en plus de me laisser aller à mon vice du copitage ? Hé bien parce que depuis le début de l’année, je suis d’humeur nostalgique et encline à faire des bilans et tout et tout. Bin voui, dans un mois, tout pile, je souffle mes 30 bougies, pour les bilans et la nostalgie à deux balles, c'est la dernière ligne droite, non ?

09.06.2008

Tri sélectif sur Mitik et Match, mode d’emploi

A la demande d’un lecteur qui se reconnaîtra, j’en suis sûre, voici un petit précis du tri sélectif à opérer sur les déchets traînant chez Mitik et autres match. Après tout, depuis le temps que je traque les annonces foireuses, dézingue les nases, décortique les annonces, mails et autres tentatives de se trouver une partenaire pile pour la saison de la reproduction, si je n’ai pas réussi à identifier quelques profils types, franchement…

Bien évidemment, je tiens à le préciser, cette rapide petite étude ne tient compte que de mes paramètres à moi, c'est-à-dire le genre de profils (tocards ou non) que moi, la blonde, j’attire, tout ceci est donc bien loin d'être exhaustif mais si vous avez des profils à rajouter, à votre bon coeur...
Autre précision à l'attention de mes quelques lecteurs mâles : ceci est complètement et totalement subjectif, inutile de venir chouigner à nouveau sur le thème et ses variations "la blonde elle est croooo méchante et c'est une vieille peau aigrie qui mérite de crever seule au fond d'un canniveau" : je suis déjà au