mercredi, 24 décembre 2008

Joyeux noyel à tous et paix sur le monde

Je sais, le titre peut paraître trompeur, et j'ajouterai que c'est pire que cela.

En effet il est carrément mensonger. 
Mais c'est normal. C'est le jour pour ça : c'est Noël.
Le jour où on fait croire aux enfants qu'un vieux con habillé en rouge existe et qu'il va passer par la cheminée même s'il n'y en a pas dans l'appartement (alors qu'on apprend à ces mêmes enfants à ne jamais mentir, franchement c'est moche) et que quand bien même, vu sa corpulence, jamais il ne passera dans le conduit (en pleine campagne manger bouger, je pense qu'il est temps de faire quelque chose)
Le jour où, aussi, on fait semblant de tous s'aimer alors qu'en vrai on se déteste cordialement.

En vrai, j'aime bien Noël mais c'est juste parce que je suis sûre de bien manger à l'oeil ce soir-là et d'avoir des cadeaux.

Allez joyeux noyel quand même !
Et, pour fêter ça, une petite vidéo tout ce qu'il y a de plus sympathique.

Enjoy c'est mon cadeau de noyel à moi, la blonde.

 

lundi, 22 décembre 2008

Les stat de novembre, c'est avant celles de décembre

 

girard.jpg

avoir plusieurs amants : mon rêve depuis longtemps

 

celibateire.ch : Même en suisse, c’est pas drôle, hein ?

 

chatter avec femme mure qui se confesse : parce que dans confesse, il y a…

 

emballe sa copine en boite : tant que c’est la sienne, moi je dis, y’a pas de lézard

 

femmes salaupe : toutes les mêmes

 

grande salaupe : change de disque

 

julie dubois nue : julie dubois n’existe pas, en tout cas, ce n’est pas moi, alors inutile de rêver. Remarque, il me vient une idée : et si je googueulisais Julie Dubois ?

 

salaupe en ligne : ça devient lassant

 

tonvoisin debureau : c’est une voisine et elle sent le moisi (A., ma voisine préférée spécialiste de l'espionnage sur la toile que même on pourrait croire que tu bosses pour la NSA et que t'es cap' de détourner des satellites, saches que, si tu me retrouves par le plus grand des hasards, sache que je... rooh pis non, t'es même pas cap'). Sinon, Tonvoisin Debureau tu peux aussi le trouver  

 

René Girard : enfin une requête intelligente ! Gentil petit internaute même si tu as tapé juste avant grande salaupe, je te pardonne et même que si tu ne l'as pas tapé je suis prête à ce qu'on boive un déca un jour en terrasse pour causer mimétisme, mensonges romantiques, principe de bouc émissaire. (bon si c'est une coupe de champagne à la place du déca, je ne t'en voudrai pas)

 

grosse salaupe : c’est pas très sympa de dire à une fille qu’elle est grosse, je trouve. Même si c’est vrai, ça se fait pas. (gentil petit internaute si tu es l'auteur de René Girard, finalement, je suis pas d'accord pour boire un déca ou même une coupette au Crillon, je suis surveillée de près pour discrimination et je suis pas sûre que tout ceci ne soit pas un piège finalement et on se méfie jamais assez)

 

je ne regrette pas d'avoir repete : ouf. Sur le moment j’ai cru que tu ne regrettais pas d’avoir pété et je trouvais ça quand même très moyen classe, pour tout te dire… Mais avoir fait de la délation, je ne te félicite pas pour autant, c’est très mal, c’est un coup à se prendre des pierres.
Néanmoins, moi, petite, je caftais souvent auprès de mes parents pour fayoter, et histoire de rendre ça moins moche, je ne disais pas répéter, et encore moins cafter, non, je disais que je témoignais. Je te recommande, ça passe mieux. Et après tu peux dire que tu ne parleras qu'en présence de ton avocat (attention néanmoins seulement devant un public averti vis-à-vis des profs je crois que ça passe moyen mais Miss Lolotte en témoignera mieux que moi)

 

jeux gratuits maquille est fait tomber amoureuse barbie : ohlala, ça m'a l’air super compliqué ton affaire. Alors je vais pas chercher à comprendre et plutôt me pencher sur un vrai débat de fond qui me turlupine depuis que je regarde mes stats. Pourquoi la moitié des requêtes gougueule contiennent le mot « gratuit » ? Et ça date pas de l’effondrement de la bourse. Cela signifie-t-il que les trois quart des utilisateurs de google, l’un des symboles du capitalisme triomphant, sont des gros radins ? Ptain c'est trop moche... mais que va devenir le Bon Marché ????????????

 

ville d est-jérome : et oui, c’est moi Jérome et je n’ai pas changé… hum, hum, pardon.

 

adresse msn de chaudasse : nan sans rire, ça devient très lourd

 

blonde sur plage de reve : ah… c’était moi en Sicile cet été… Si tu m’envoies des billets d’avion (plus la résa de l’hôtel 5 étoiles, évidemment) je veux bien t’envoyer une photo dédicacée. (nan parce que j'ai oublié cet été y'avait trop de paparazzi)

 

lulu la chaudasse : quelle salaupe, cette lulu !

 

quand repasse la comète de haley : elle ne passera pas par moi

 

bon et puis sinon y’avait d’autres horreurs sur le thème de bob l’éponge, la salaupe en ligne ou non, les chaudasses mais j’ai pas mis parce que vraiment, j’aime pas la vulgarité, c’est trop beurk. Et autant que ça soit clair tout de suite, le mois prochain, je passe à la trape les trucs sur les salaupe qu'elles soient chaudasses ou en ligne ou tout ce que vous voulez.  

mercredi, 17 décembre 2008

Episode 9 : la blonde et le barde

pouète.jpg

Le barde, un jour, m’a envoyé un charme.

 

La photo n’était pas vilaine, alors je suis allée voir sur sa fiche.

 

Alors (je la consulte en ce moment même pour me rappeler pourquoi diantre j’ai bien voulu lui causer)

 

A la réflexion, je suis bien incapable de vous dire pourquoi.

 

C’est vrai, ce brave homme sur le papier n’a pas grand-chose pour lui.

 

Il est musicien : et moi, depuis cantat-boy, depuis drumsboy, les muzicosses, j’ai compris que ça fonctionnait mal avec mon karma. Et je parle même pas des artistes – ou assimilés - en général : égocentriques, égoïstes, d’humeur changeante, de santé fragile, un ego démesuré qu’il faut prendre soin de flatter tout le temps sans avoir l’air de faire de la charité (alors que pourtant, c’en est souvent) c’est la plaie de vivre avec ces gens-là. Et je suis d'autant mieux placée pour le savoir, parce qu'avec L'Ex, ça va, j'ai donné. (miss400, je t'oublie pas pour le grand palmarès des enfoirages affectifs, je bosse dessus, promis)

 

Mais reprenons : pourquoi le Barde ?

Il aime se déplacer en moto et moi, les deux roues, depuis que Scootman a cherché à me tuer un jour de grève, franchement, je suis allergique

 

Il est vieux. Bin oui, quoi, huit de plus que moi c’est vieux…comment ça c’est à peine deux ans de plus que l’âge de mes copains en général ? Non, ONG man, il n’avait qu’un an de plus que moi (ceci explique peut-être d'ailleurs cela... après, je dis ça, je dis rien)

 

Il habite dans le trou du cul du monde de la banlieue et c’est trop loin de la rue de Rivoli   

 

Il doit passer ses soirées dehors et moi, j’aime que mon homme soit à la maison pour honorer ma délicieuse présence, pas qu’il traîne des heures dans des bars louches avec ses potes muzicosses à boire de la bière et à reluquer les groupies

 

Son annonce est franchement pas originale (et en plus y’a des fautes d’orthographe dedans)

 

Bref.

Me demandez pas pourquoi, je devais être grave en manque beaucoup m’ennuyer ce jour-là, du coup, j’ai dit que oui, je voulais bien qu’il me parle.

 

Suite au prochain numéro... (ouais, je sais, question teasing, je me suis pas foulée)

 

 

lundi, 15 décembre 2008

Petit hommage discret

blind date.jpg

Elle surfe de ci de là, parfois silencieusement, sans laisser de trace, parfois elle dépose un commentaire, se moque, interroge, relance le débat ou y participe.

 

Elle ne tient pas de blog mais je la soupçonne d'en lire pas mal

 

Elle a sûrement un prénom mais ne signe que Columbine.

 

Je ne sais plus comment elle a atterri ici mais le fait est que je ne le regrette pas.

 

L’année dernière, je désespérais de mon coiffeur qui massacrait ma belle tignasse tous les trois mois au point que je repoussais toujours plus le moment du sacrifice, au point d’avoir des racines toujours plus longues. Devant mon désespoir, elle a donné une adresse. Un coin de Paris que j’affectionne car c’est là que j’ai fait mes débuts professionnels (si on oublie l'épisode des Editions B***), des gens charmants qui nous chouchouttent, un moment de calme dans une vie qui va à 200 à l’heure et surtout, de vrais professionnels qui savent ce que coloration veut dire et parlent le même langage que moi : effiler les cheveux, c’est un crime.

Il n’empêche, depuis, aller chez le coiffeur est un bonheur et j’ai enfin récupéré une tête normale, merci !

 

La fois suivante, c’était il y a quelques mois. Je galérais dur sur la seconde grande œuvre. Faut dire que les lettres d’insultes de refus des éditeurs reçues pour la première avaient bien un peu refroidi ma belle ardeur. On disait que j’écrivais comme un gros pied gauche moldave sans grand style et ça m’avait déprimée (on se demande pourquoi). Pire, complexée. J’osais plus écrire, trop consciente de ma médiocrité. Alors en attendant, je me suis dit, lisons. Et quoi de mieux pour favoriser l’inspiration sur un sujet que de lire ce que les autres ont déjà écrit sur ce même sujet ?

J’avais donc lancé une grande enquête sur vos conseils lecture

Et à cette occasion, de nouveau, elle a fait mouche en me conseillant de lire le dernier roman d’une auteur israélienne : Zeruya Shalev. J’ai suivi le lien qu’elle m’avait donné et devant l’article élogieux, les quatrième de couv’ plutôt alléchantes, au lieu de me contenter de Thera, initialement recommandé, qui était le dernier d’une trilogie, je me suis pris en plus Vie amoureuse, et Mari et femme. C’était risqué de commander autant de choses sans connaître mais j’aime prendre des risques dans la vie... du moins, en littérature. Et comme je suis un peu du genre psychorigide organisée, tant qu’à faire, j’ai commencé par le premier, à savoir Vie amoureuse, que je me suis dévoré cet été, un vrai régal. C’est fin, c’est très juste sur la lucidité dont une femme peut faire preuve sur l’homme qu’elle aime, les choses qu’elle accepte de faire tout en étant consciente qu’elle n’en a pas vraiment envie, les contradictions intimes, la mauvaise foi, bref, une histoire d’adultère très, très bonne. Et si les deux romans suivants de la dame sont aussi bons, ça va être très chouette. Merci, donc, encore.

 

Alors voilà, depuis le début, ce blog m’a donné l’occasion de croiser plein de gens, soit par blog interposés, soit pour de vrai. Et en général, aussi, d’entendre plein de conseils censés et intelligents (j’ai même gagné une directrice artistique) et quand j’ai quelque chose à leur dire, c’est facile, d’un coup de commentaire ou de mail hop l’affaire est réglée parce qu’ils ont tous un blog, Columbine n’en ayant point, je lui dédie donc ce billet, c'est mérité.

 

 

jeudi, 11 décembre 2008

Episode 8 : la blonde et le lapin farceur

bblapinou3.jpg

La dernière fois je vous ai parlé d’un beau mec qui m’a plu et qui m’a fait l’affront de ne pas se prosterner à mes pieds pour me déclamer sa flamme au bout de cinq minutes, cette fois-ci, on va revenir aux valeurs sûres : les boulets.

 

Pourquoi j’ai accepté qu’un type dont le pseudo est bblapinou me parle ?
Je sais pas.

P’têt parce que sa photo était pas si moche ?

après vérification, en fait, c’est pas terrible

ou que son profil ne m’a pas déplu…

Mouais, ça part pas trop mal et puis très vite ça file en quenouille et moi, je me dis, les hommes qui tiennent pas la distance rien que sur une annonce ça présage pas d'exploits inoubliables sous la couette ou alors seulement pendant quelques secondes.

Et bon, comment dire... sans vouloir faire la fille qui juge les mecs sur leurs performances, disons que quelques secondes c'est un peu court.


Comme s'il s'imaginait que les femmes ont peur de lui parler (ce qui peut se comprendre quoiqu'à mon avis c'est moins une question de peur que de manque d'envie) il s’acharne à répéter que parler n’engage à rien (parle pour toi ça dépend avec qui on le fait, perso, l'informaticien chez Oualter, j'aurais mieux fait de jamais lui causer, tellement il a décidé ce jour-là qu'en revenant à la charge tous les trois mois je finirai forcément par craquer et lui dire "bien sûr, en vrai, j'ai toujours fantasmé sur toi, tu es l'homme de ma vie") ce qui est bien un peu perturbant et c’est sans doute pour ça que je n’ai jamais répondu à son mail… Ou plus simplement parce que vu le mail en question c'était juste pas possible.

 

13 août – 14h59

Mes hommages du jour charmante demoiselle

c’est bien, t’as raison d’utiliser un terme générique, c’est plus facile pour envoyer le même messages aux 10 pauvres greluches qui ont bien voulu que tu leur adresses la parole mais dans le genre tu aurais pu te fouler un peu plus.

 

Etant fraîchement sorti d’un asile pour Bonobo et aspirant à parler de tout et de rien avec qqun qui me ressemble un peu, j’avoue que j’ai été aspira par ton profil.

Ah bin merci, ça fait plaisir. En gros, non seulement t’es pas foutu de personnaliser les mails que t’envoies mais en plus tu attaques direct par une insulte ? Et t'arrives vraiment à emballer avec ça ? Nan parce qu'avec moi, tu pars avec des points en moins (et je passe sur ta tentative d'être drôle qui reste sans effet, j'ai jamais accroché aux hommes qui attaquent directement en se dévalorisant pour faire pitié)

Merci de me laisser une chance de te parler

Y’a pas de mal, je le regrette déjà. Mon sens de la charité me perdra

et j’espère que j’en serais digne

ça n’a pas l’air d’être parti pour (ah oui, tant que j’y suis, quand tu conjugues au futur, tu ne mets pas de s à la première personne du singulier et quand tu utilises le conditionnel, là, tu mets un s. Ici, il s’agit d’un futur (et si t'as un doute tu conjugues à la première personne du pluriel, s'il y a un i qui se rajoue avant le ons, ça veut dire que c'est du conditionnel, tu vois c'est facile) tu me vires ce s, merci d’avance)

Comment allez vous ? La journée se déroule bien ? (celà dit était elle enroulée à la base)

Ohohohohohohoho ! ah non, arrête, par pitié j'ai failli me faire pipi dessus de rire tellement elle est trop bonne ta blague. T'es le roi du calembour, toi. Et sérieusement, sans vouloir me répéter : T'EMBALLE VRAIMENT AVEC DES TRUCS PAREILS ? Nan parce que tu sais la blague sur femme qui rit à moitié dans ton lit tout ça, il ne faut pas retenir juste l'idée de faire des blagues débiles toutes les deux minutes, le but c'est de faire rire avec ta blague, pas de susciter la pitié, tu saisis ouuuu ?

En tout cas, pour être un peu terre à terre ton profil me plait bien

Ouaaah, j'y crois pas, l'autre eh, comment il est trop terre à terre, là ! Et puis entre nous, mon profil tu ne l’as pas lu alors me fais pas rire. Déjà que tu as failli me tuer avec ta blague de la journée qui s’enroule avant de se dérouler, faut pas abuser des bonnes choses

et j’aimerai bien apprendre à te connaître plus.

T’es ni le premier ni le dernier (tu vois, là, tu aurais pu mettre un s, cette fois, à "j’aimerai", ça aurait été vachement plus mieux)

Ormis mon pédigré présent sur le site si jamais tu as des questions à me poser n’hésite pas j’ai rien à cacher

Heuuu… alors hormis ça s’écrit pas vraiment comme ça mais bon, chut, mettons que j’ai rien dit, on va encore trouver que je chipote. A vrai dire, j’ai pas de questions à te poser dans la mesure où j’ai la sensation d’en connaître déjà plus sur toi que ce que je suis prête à entendre ou lire. Enfin si, j'en ai bien une mais ça fait déjà deux fois que je la pose alors tu vas finir par me trouver lourde. Non, allez, sérieusement, t'as vraiment réussi à emballer avec ton mail automatique ? Nan parce que ça me travaille quand même vachement c't'affaire.. allez, balance, promis, je le répèterai pas.

Sinon que dire

heuuu... bin rien, c'est possible ?

je suis benjamin, je vais avoir 30 ans, je suis un mélange de tout et de rien

Eh merde ! j'ai espéré pourtant que ça se finirait là...Surtout pour dire ça... Magnifique, comment se tirer une balle dans le pied en une seconde. Toi, je sens un énorme potentiel de cas social déprimé qui va me demander de jouer les infirmières les psy et les assistantes sociales… C’est niet, j’ai déjà dit que je retapais plus les mecs cassés…

un peu comme les mac burns j’ai tout dedans et rien à l’extérieur J

les mac quoi ? C’est un nouveau sandwich mac do avec des explosifs dans le dedans que quand tu croques dedans, bam ça brûle ? C’est une super idée de régime, ça.

J’espère que ce mail ne t’aura pas fait fuir

L’espoir fait vivre

et que j’aurai la chance d’avoir de tes nouvelles

Tu peux crever.

 

13août – 15h

(fin de mon précédent message)

Bisous

Benji

 

Ah ouais… non, t’as raison, c’est tellement capital comme info que tu as bien fait d’envoyer un deuxième mail pour préciser tout ça. Là, à tous les coups je vais changer d'avis et répondre.

Hihihihihi, nan, j'rigole ! (tu vois moi aussi je suis super forte en blague)

 

 

 

5 septembre – 14h

Salut ça va ?

 

Heuuu… oui ça allait bien jusqu’à ce que tu me parles

 

6 septembre – 16h

Comment ça va aujourd’hui ?

 

Mal. On va tous crever, j’ai vu les chiffres et ils sont pas bons, la vie est sans intérêt, j’arrive pas à écrire, notre planète est une poubelle géante, mon boulot me gonfle et j’aimerais bien être en vacances mais je peux pas parce que je suis fauchée et puis aussi que j’ai grossi et c’est très mal, les impôts vont me ratisser sévère et j’ai les charges de l’immeuble à payer et puis j’aime pas les transports en commun sans compter que je peux plus faire de shopping rapport que j'ai plus un rond et puis que de toute façon c'est la récession et on va tous finir à la rue à cause de ces gros cons de banquiers qui ont prêté plein de thunes aux pauvres alors qu'ils savaient bien que les pauvres y pourraient jamais rembourser parce qu'ils sont pauvres et que c'est nous qu'on va devoir payer pour eux sans compter qu’il faudrait que je me mette au régime alors que j’ai tout le temps faim et puis que parfois je me demande si être blonde c’est vraiment mon destin et puis le nouveau chef n’a pas encore viré tous les nuls comme j’espérais pourtant qu’il le ferait alors qu'il y a urgence et puis j'en ai marre des transports en commun qui fonctionnent jamais et puis j'aime pas les gens, y'en a trop dans cette ville. En conclusion : la vie c’est de la merde.

Et toi, ça va comment ?

 

 

lundi, 08 décembre 2008

Chroniques siciliennes : typologie des vacanciers

 

J'avais dit que je vous raconterai mes vacances en Sicile (en plus vu le froid, c'est de saison) et puis voilà, une chose en entraînant une autre, j'ai fini par oublier. Mais quand même.

Je suis une femme qui tient (parfois) parole.

Alors même si je risque de ne jamais vous raconter mes tribulations siciliennes, je vous livre au moins mon analyse de fond de mes co-vacanciers. Parce que j'aime bien dire du mal des autres.

 

Je sais pas si vous avez déjà remarqué mais quand vous avez la faiblesse de partir en club pour les vacances, suivant la destination, le voyagiste, l'époque de l'année et le prix du voyage, vous avez droit à des vacanciers types que vous retrouverez à chaque fois dans des conditions similaires.

Dans notre cas, fin de vacances scolaires, prix modéré compte tenu du marché, on a eu droit à un panel plutôt désespérant mais qui, malheureusement se retrouve trop souvent

 

Au programme, nous avions :

  

happy couple.jpg

Monsieur et Madame parfait :

siglés de la tête au pied, monsieur et madame Parfait affichent une nonchalance appuyée en toute circonstance, même lorsqu’il s’agit de se vautrer esthétiquement dans les transat pour jeter aux yeux du monde entier la perfection de leur complicité. Jamais un sourire, même lorsqu’ils échangent des confidences entre eux, le geste toujours mesuré, la tenue savamment déstructurée et négligée. Résultat, on les déteste mais on ne peut pas s’empêcher de les regarder et ça nous énerve encore plus.

 

 

copine en goguette3.jpgLes demoiselles qui sont en goguette sans avoir l’air d’y toucher :

elles sont en bande de deux ou quatre, jouent les mijaurées, critiquent vertement le cadre, l’animation idiote et les gens. Mais sont les premières à s’inscrire pour la pire animation possible : le défilée de mode avec élection de la plus belle (ça s’est pas appelé miss camping mais l’esprit y était) ça bat des cils devant les animateurs qu’elles ont traité d’homo deux minutes plus tôt, ça reste affalé sur son transat pendant des heures en faisant les tests de cosmo au lieu de partir à la découverte de l’endroit dans lequel elles sont allées, ça ricane bêtement, ça fait la chichitteuse sur la nourriture quand elles ont surtout peur de prendre un gramme en mangeant des pâtes et préfèrent donc dire que c’est mauvais, ça diminue leur frustration. Bref, des vraies filles dont on a envie de devenir la copine.

 

abusive mother4.jpg

Les mères abusives : 

ça critique vertement sa gamine devant des tiers, tout en faisant semblant d’en être très fière, ça insiste lourdement sur le fait que si elles sont en club c’est vraiment pour faire plaisir à leur fille mais qu’à la base, elles aiment plutôt les expéditions sac à dos, ça se vante sur les sommes astronomiques que ça a pu déjà dépenser en voyage (alors qu'en vrai tout le monde s'en fout pas mal), ça critique tout le monde, de l’hôtel aux touristes en passant par les locaux, ça se vante d’avoir un bac +30 quand ça sait à peine parler français sans faire de fautes, ça parle fort, ça se fait remarquer et surtout ça cherche à s’incruster par tous les moyens alors qu’on veut pas voir leur gueule

 

  

mal élevé.jpg

Les familles avec les grumeaux mal élevés piaillards :  

on les repère dès l’enregistrement, en général. Quand on fait la queue pendant trois plombes parce qu’il y a une cotorep à l’un des comptoirs (le notre, bien évidemment) qui retarde tout. On est déjà fatigué et énervé et à trois rangs de nous : un petit animal blond avec une couette ridicule au milieu de la tête pousse des hurlements stridents toutes les deux minutes ce qui nous colle un mal de crâne terrible et la brusque envie de rentrer chez soi tout de suite. Ça a beau être tout petit, ça fait plus de bruit qu’une troupe de chanteuse d’opéra. Ces choses-là, c’est comme les chiens : plus c’est petits et plus c’est hargneux. Ça continue pendant l’embarquement, ils passent forcément en premier parce que vous comprenez, hein, avec la petite… Bin tu la laisses à ta mère, la baveuse ou tu l’abandonnes sur une aire autoroute, je m’en cogne, mais tu ne nous rends pas sourds avec ses piaillements hystériques. Puis dans l’avion où l’atterrissage est toujours gratiné question modulation des hurlements stridents. Et ça ne s’arrête pas davantage pendant le transfert, où ils font exprès de se mettre juste devant toi pour que tu profites biens du son et lumière. Mais attention, le chérubin a beau faire plus de bruit que 10 avions à réaction, les heureux parents de la boule puante trouvent tout de même le moyen de critiquer les autres géniteurs à voix basse sur leur sens de l'éducation tout relatif et à quel point les autres gamins semblent vraiment attardés et bruyant. Bi oui, c'est que de nos jours, à part eux, les gens ne savent plus tenir leur gamin, c'est moche.
Une fois sur place, ne rêvez pas, ça ne s’arrangera pas. Les petiots aiment à hurler pendant le repas pour attirer l’attention ou parce que c’est pas bon ou parce qu’il y a du bruit ou parce qu’ils aiment le son de leurs propres voix odieuses. Les plus grands s’amusent à faire des plongeons qui vous éclaboussent et vous réveillent en pleine sieste méditation, courent dans tous les sens pendant l’apéro à vous en donner le tournis, vous bousculent au restaurant, imitent le bruit de la mitraillette à toute heure, se rendent intéressants auprès de leur copain. Et si vous pensez avoir la paix le soir, détrompez-vous, parce qu’en général, les parents ne se contentent pas laisser leur progénitures à elle-même ou de s’attendrir devant leur accès de sauvagerie, non, ils estiment qu’il est bien normal de les laisser veiller jusqu’à 4 heures du mat. C’est qu’ils sont drôlement responsables, ils ne vont tout de même pas laisser leur loupiot tout seul dans une chambre ! Et ils ne comptent pas davantage se priver des joies de se coucher tard parce que c’est les vacances. Résultat : les mômes sont épuisés et deux fois plus infernaux que la journée. Et inutile de penser à jeter le plus petit regard courroucé, parce que ça signifierait qu’on est une vieille fille aigrie qui jalouse les heureux parents d’avoir réalisé le rêve de toute personne normalement constituée : devenir le possesseur d’un affreux moutard braillard qu’il faudra se coltiner jusqu’à ses 30 et même après. Je me suis donc contenter de grogner à plusieurs reprises « s’il continue, je le jette à la baille le crapaud, on verra s’il beugle autant » et autres « p’tain je vais en prendre un pour taper l’autre »

 

 

  

beauf.jpg

Les inévitables couples de beauf’ qui partent à plusieurs :

dès le trajet en avion ils s’interpellent et rient grassement d’une rangée à l’autre. Ils te bourrent le siège de coups de genoux pour te fracasser le dos, ou alors ils baissent leur siège pour bien t’écraser les genoux, c’est selon ta position par rapport à eux. Dans le bus, même topo, ça braillent, ça fait des concerts de hurlements de rires gras et idiots. Et ça sera comme ça tout du long. Ils sont comme les thons, il se déplacent en banc, jamais les uns sans les autres, sauf si c’est pour séparer les femmes des hommes, les première vont bronzer et comparer leur cellulite au bord de la piscine tandis que les autres vont faire du sport pour voir qui est le plus fort d’entre eux. Le soir ça picole dès l’apéro, histoire de faire monter leur niveau sonore et au restaurant ça enquille les pichets de rosé pas bon. Le genre de gens qui vous fait vous dire « punaise, si je deviens comme ça avec mes amis, vous m’euthanasiez direct »

 

Et vous, en vacances, vous faites partie de quelle catégorie ?

 

 

jeudi, 04 décembre 2008

Episode 7 : où la blonde deshérite MSF

prince charmant4.jpg

Après avoir fallé in love d’abord virtuellement puis de visu avec un pauvre con qui fait joujou avec des tubes à essaie toute la sainte journée et n’est même pas foutu de trouver le remède au sida en Afrique, enfin, un chercheur en épidémiologie chez MSF, quoi, la blonde a dû se rendre à l’évidence – cruelle, l’évidence – le coup de foudre n’était pas réciproque. (pauv' type)

 

Et non content de ne pas avoir eu la bonne idée de tomber bam raide dingue in love de la blonde (et cela aurait été plus que logique) dès le premier coup d’œil, ce pauvre garçon qui n’a décidément rien compris à la vie a le mauvais goût :

1/ de lui faire croire le contraire (enfoiré de menteur)

2/ d’avoir prétendu qu’il avait hâte de la revoir alors que c’est même pas le cas (pauvre con)

3/ d’avoir utilisé le crime impardonnable du « je fais le mort » pour pas avoir à assumer ce qu’il pense (s'il est doué de pensée, évidemment mais ça saute pas aux yeux comme ça tout de suite)

 

Après avoir songé à quelques châtiments psychologiques et corporels digne de ce nom, la blonde, décidément très gourde magnanime, prend la décision de laisser une dernière chance au produit. Après tout, peut-être est-il si vivement ébloui par sa délicieuse personne qu’il n’ose pas la relancer persuadé – à juste titre – qu’il ne la mérite pas.

 

C’est pourquoi, elle lui envoie un mail pour lui proposer un ciné.

Mail auquel il répond plus que gentiment pour lui dire que ciné, oui, bien sûr très bonne idée mais que là, il part en congé en Auvergne dans sa famille donc qu’il lui téléphone la semaine prochaine quand il est de retour.

 

 

La blonde est plus que naïve ou crétine.

Elle est complètement demeurée.

Alors elle y croit.

Elle lui souhaite un bon séjour en Auvergne (alors que secrètement elle pense que l’Auvergne c’est vraiment un pauvre pays de gueux limite aussi paumé que Saint-Étienne) et qu’elle attend de ses nouvelles à son retour.

 

Bien évidemment, elle a beau faire actualiser sur sa boite mail toutes les deux heures, aucun message d’ONGman.

C’est normal

En Auvergne, c’est tellement loin du monde civilisé qu’il n’y a sûrement pas Internet, elle ne s’inquiète pas. Enfin pas trop.

 

Par contre, quand le mercredi arrive, elle commence à se dire qu’ONGman est vraiment un gros con qui se fout de sa gueule et que ça va pas se passer comme ça un hommes très lâche qui n’a jamais eu l’intention de la revoir (alors qu’il a dit le contraire sans qu’elle lui demande quoi que ce soit la première fois qu'ils se sont vus, elle tient à le préciser pour la centième fois) et qu’il est gonflé de ne donner aucune niouze, il aurait été bien plus simple de ne jamais répondre à son dernier mail.

N'y tenant plus, elle va sur sa fiche et voit qu’il s’est connecté sur le site la veille.

Que même il y a fait des modifs, sur ses photos, son annonce et même son pseudo…

Les conjectures de la blonde s’effondrent et elle réalise un truc fondamental :

en Auvergne, il y a Internet et ONGman est un gros con.

 

Et vous vous en doutez bien, le jeudi arrive, se passe, le soleil se lève sur le vendredi… Aucune nouvelle d’ONGman…

 

Comme quoi, bosser dans l’humanitaire ne préserve pas d’agir comme le plus couard des hommes.

M'en fiche, les auvergnats, il parait qu'ils sont radins. Et un pauvre (franchement si un chercheur en épidémiologie travaillant pour MSF gagnait bien sa vie, ça se saurait) radin en prime, ma caillasse à vingt plaques, je pouvais l'attendre longtemps...

 

Suivant !

lundi, 01 décembre 2008

Le jour où vingt minutes a fait des cadres dynamiques des clochards

972684262.jpg

Je me souviens du temps où, hypocritement, je détournais le regard quand un clochard, pardon c’est vrai, maintenant on stérilise le langage comme les aliments et on parle de SDF c’est moins moche ou insultant, s'cuse, j'le f'rai plus.

Je reprends.

Donc, je me souviens du temps où je détournais hypocritement le regard quand j’apercevais un SDF (voilà, c'est mieux) farfouiller dans une poubelle à la recherche d’un vieux reste de sandwich qu’une pouffe dans mon genre aurait pu balancer sans le finir (parce que les sandwiches c’est bon mais plus caloriques qu’une salade, alors pour se donner bonne conscience on ne le finit pas, comme ça, c’est pas comme si on avait fait un écart de conduite pour de vrai).

Parce que voilà, ça n’a rien d’agréable d’être confronté à une réalité bien réelle (je sais j’aime bien faire des pléonasmes, quitte à se prendre vingt lettres d’insultes par les maisons d’édition parce qu’on n’a pas de style ou alors lourdingue, autant se faire plaisir) : nous, on gâche pour rentrer dans une taille 36, quand d’autres à côté ont faim. Et c'est vraiment très moche.

Je me souviens aussi de l’apparition de ces journaux gratuits qui ont fait trembler le monde de la presse digne de ce nom :
« Kouaaaaa ? Mais on est des journalistes avec une vraie déontologie et on va écrire dans un truc qui sera gratuiiiiiit ? Mais c’est un scandaaaaaaale ! »
ou bien
« La haute mission divine de l’information, on en fait quoi si on y ajoute une dimension de gratuité ? C’est n’importe quoi ! Ces journaux vont nous tuer et les français ne liront plus que de la merde »

Les français lisent déjà que de la merde, chéri, ça date du big deal, y’a plus rien à y faire maintenant, alors rengaine ta carte du SNJ, c’est pas 20 minutes qui va te tuer mais ton arrogance de journaleux accroché à ses petits avantages de planqué qui refuse de voir le monde en face et estime qu’à partir du moment où on est rentable c’est qu’on fait de la merde et qu’un lecteur c’est aussi et un consommateur et un client et que le journalisme c’est pas un truc qui est fait juste pour t’exciter toi et ne pas chambouler tes grands principes de déontologie mais aussi pour informer les gens et que déontologie ou pas déontologie, si on te lit pas, tu n’existes pas, ou plus pour longtemps…

Oup’s, désolée, je me suis laissée emporter, c’était pas l’objet du débat.
Comme vous l’aurez devinez, chez Oualter, je croise beaucoup trop de journalistes qui s’imaginent qu’écrire sur des trucs qui n’intéressent qu’eux et refusent de faire du profit c’est suffisamment noble pour qu’on continue à les payer à faire des dej au Crillon gratos (là, toute idée de déontologie s’envole, allez comprendre pourquoi)

Mais bref. Rappelez-vous, l’arrivée de vingt minutes, ça a fait trembler les cartes de presse.

Moi, ça m’a fait sourire.
Au début.
Parce qu’il faut bien le reconnaître, entre un Le Monde, un canard enchaîné, le figaro (bon d'accord) La croix (mais oui) ou l'huma (mais oui toujours) et un vingt minute ou direct soir ou métro ou que sais-je, il y a comme un genre de gouffre.

Certes ça reste de l’info mais bon, c’est souvent de l’info superficielle, survolée, ratatinée, marketée, approximativée (ouais ça existe pas et alors ?) fait par des journalistes qui auraient loupé la sup de co (je sais je vais loin mais quand même)
Et moi, j’ai beau ne pas la ramener toutes les trente secondes avec la déontologie en brandissant mon badge SNJ, je suis attachée à la vérité, la qualité des analyses, les vrais points de vue qui s’assument et se défendent avec des arguments valables. (c'est pas pour rien que j'ai pas voulu finir journaliste, je savais qu'un jour ou l'autre, faudrait que je torde le cou à toutes ces belles idées, donc j'ai préféré faire du market, au moins je sais pourquoi je raconte des salades)
Mais je suis pas là pour faire une critique de la presse gratuite (et pas davantage des journalistes, hein, comme vous l’aurez par ailleurs déjà noté)

Non. Je suis là pour parler de cette soudaine surabondance de papiers qui traînent partout.
Abandonnés sur les sièges de métro, jetés négligemment par terre, dégueulant des poubelles.

Tout d’abord, ce côté crasseux du jeté par terre m’a un peu choquée mais je me choque de pas grand-chose, sachez-le. Rien qu’un pauvre bouquin de la pire engeance qui soit (mettons, un Barbara Cartland) ça me ferait déjà un peu mal au cœur de voir quelqu'un jeter cette inommable daube par terre (vous l'aurez deviné, la chose écrite revêt un caractère sacré pour moi) et j’ai du mal à me défaire des journaux que j’achète.
Mais jeter par terre un papier à but informatif, en plus du manque d’éducation que ça suppose ça me perturbe. Même si somme toute, c’est symptomatique de notre société mais je vais pas rentrer dans ce débat. (je viens déjà de donner mon point du vue sur les journalistes et la presse gratuite, je vous ferai grâce de celui sur les délires de consommation à outrance du moment)

Après le règne du crasseux pouilleux si français, il semblerait que les gens se soient un peu civilisés et aient commencé à utiliser les poubelles pour se débarrasser de leurs rebuts journalistiques. (ou alors je me suis habituée)

Et voilà que nous avons pu assister à un nouveau spectacle.

Il y a ceux qui piochent sur un siège un journal qui traîne alors qu’il pourrait appartenir à quelqu’un et bientôt, on viendra vous emprunter votre bouquin si vous le laissez négligemment traîner à côté de vous. Faites gaffe.
 

Mais il y a pire. (voire plus réjouissant)

Il y a les jeunes – et moins jeunes – cadres dynamiques, douchés et rasés de près, cheveux propres et bien coupés, dans leur chemise Armani qui sort du pressing et leur costard Hugo Boss de sa housse protectrice.
Ces cadres, donc, qui soignent leur apparence comme une blonde ses mèches. 
Qui affichent ostensiblement des responsabilités
Un boulot avec plein de K€ et le goût du luxe
Qqui désormais…

se précipitent sur les poubelles pour y farfouiller et y dénicher un vieux vingt minutes jeté là quelques minutes plus tôt.

Et vous le croirez ou non mais, lorsque je les vois faire, je ne détourne pas les yeux avec embarras.

Non. 
Je les regarde et je rigole.

 

Toutes les notes