vendredi, 27 février 2009

Episode 20 : tous les hommes ne sont pas des scootman

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Lebreton après m’avoir roulé sa première galoche m’avait gentiment raccompagnée chez moi sans chercher à me poursuivre dans la cage d’escalier pour me violer.

 

 

 

Le lendemain, alors que j’imaginais qu’il s’était eeeempressé de m’abreuver de SMS et de mails toute la nuit pour louer ma chaste beauté, je découvre que non.

 

Et moi j’ai pas l’habitude.

 

Alors forcément, je m’interroge. (et je suis sûre que toi aussi, Miss400)

 

En pareille situation, normalement, comme je suis niaise, je suis censée être sur un petit nuage, heureuse, contente, et en fait j’étais plutôt indifférente.

Voire même je me dis qu’échanger de la salive avec un type que je connais depuis trois jours, franchement c’est ridicule (je suis une fille à principe, je vous le rappelle) que normalement, la phase d’approche dure vachement plus longtemps et que c’est une des parties les plus agréables : quand on sait pas ce qui va se passer, quand on est content de le retrouver, quand on se demande si vraiment on n’a pas rêvé et que ce type super a bien des vues sur nous.

Là, non seulement je me suis privée de ce chouette moment mais en plus j’ai fait la fille qui cède sans se faire désirer un peu.

Quelle conne.

 

En plus, ce goujat n’a même pas eu la bonne idée de chercher à s’inviter chez moi pour que je puisse lui dire non et me donner bonne conscience, genre en fait, j’ai gardé total le contrôle de la situation…

Et puis, surtout, ce qui m’inquiète encore plus : tout s’est passé un peu trop simplement pour une fille compliquée comme moi. Y’a un truc qui cloche.

 

Evidemment, à peine arrivée au bureau je check ma messagerie. On sait jamais. Il n’a pas laissé de SMS enflammé mais m’a peut-être envoyé un mail en alexandrin pour me prouver son attachement éternel. Et ce serait bien le minimum, je trouve.

Bin non.

Toujours incrédule, je revérifie mon portable pour la centième fois.

J’ai bien fait, j’ai finalement droit à mon SMS. Monsieur est sur un petit nuage (il en a du bol) il m’embrasse et me souhaite de passer une super bonne journée.

 

Kouaaa ?

 

Nan franchement, y’a rien qui vous choque, vous ?

 

Pourtant ça saute aux yeux !

 

C’est pas déplaisant à entendre tout ça mais, normalement, Lebreton devrait menacer de se jeter d’un pont tant qu’il ne m’aura pas revue ou, à tout le moins, faire genre il se demande poliment et timidement mais néanmoins avec force d’inquiétude quand il pourrait bien avoir de nouveau le suprême honneur de goûter aux joies de ma merveilleuse présence.

Non mais je rêve.

 

Le lendemain, le rustre fait pire.

 

Il ne donne aucun signe de vie de toute la journée.

Si, c’est vrai, il ose.

Comment ça c’est normal il est sur un salon il n’a pas le temps ? Et alors ? C'est pas mon fichu problème !

 

J’vous rappelle qu’à l’autre bout du monde Scootman m’appelait tous les jours, et pourtant, il était en vacances il avait encore plus de bonnes raisons pour avoir autre chose à faire.

Le soir, pourtant, alors que j’avais laissé mon portable au fond de mon sac, et que finalement, je vais l'y rechercher, je découvre un message de sa part.

Pas le truc super chaleureux, espérant que je vais bien, me parlant de sa journée, avant de conclure que là il va boire l’apéro et que donc que c’est un programme sympathique que… je sais pas quoi et qu’il me fait plein de bisous et qu’on se tient au jus.

 

Je sais pas vous mais perso, qu’il aille boire l’apéro et qu’il trouve que c’est un programme sympathique (c’est normal, c’est un breton, j’vous rappelle) j’m’en cogne un peu. Enfin. Disons qu’à l’écoute, j’ai l’impression de recevoir le message d’un pote. Pas d’un homme qui ne trouve plus le sommeil depuis qu’il a fait ma connaissance.

Et puis en plus « on se tient au jus » c’est quoi c’t’expression ?

 

Mais comme je suis une fille polie, je le rappelle.

Monsieur est au resto, il ne dit pas que je le dérange mais je sens dans ses propos que bon, il aimerait bien que ça ne se prolonge pas des heures.

T’es mignon, loulou, mais c’est toi qui m’as appelée tout à l’heure, si t’avais pas envie de me causer, fallait pas le faire.

 

Vous l’aurez deviné, pour l’instant, notre ami Lebreton n’est pas entrain de gagner des points...

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mercredi, 25 février 2009

Episode 19 : Où Lebreton crée le suspens

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La dernière fois je vous ai fait la pub de Scootman (mais ne vous y trompez pas, scootman reste et restera un grand pervers) maintenant, revenons à notre ami Lebreton.

 

 

 

 

Lebreton, donc, m’a tripoté touché les mains lors du deuxième dîner.

J’ai posé une question vraiment interdite dans ce genre de situation.

Nous avons terminé nos assiettes et nos cafés.

Il me dit « on bouge ? »

Je ne m'appesantis pas sur la façon d'exprimer son envie d'opérer une translation de nos deux délicieuses personnes vers un autre endroit et suppose plutôt avec raison que le tripatouillage de main ne lui suffit plus, il est prêt pour l’étape "fais p’ter ta langue".

Comme toujours je sors ma carte (et non ma langue) au moment de l’addition, lui aussi et lorsque le serveur s’approche avec sa machine Lebreton dit « vous divisez par deux ? »

 

On l’a déjà vu, ça a été à l’origine de nombreux débats la dernière fois mais je le redis, j’ai un rapport assez trouble au concept de l’invitation. Autant à un premier rencard c’est un indicateur qui me permet de tâter le terrain, et de son savoir-vivre et de son envie de séduire, mais cela me met toujours super mal à l’aise.

Donc là, j’avais récupéré l’addition du bar pour la régler, j’étais gênée qu’il ait pris les places, et je suis tout de même un peu contente de ne pas me faire inviter en plus au resto. Néanmoins, je l’avoue, j’en suis un peu surprise, en général, mon mec m’invite toujours au resto, ou du moins, il le propose.

 

Bref, nous quittons donc le restaurant main dans la main et à un feu rouge, crac, y m’embrasse.

Baiser très réussi. (cela a son importance pour la suite, si, si)

 

Je sais qu’il est venu en voiture, qu’il va probablement proposer de me raccompagner pour prolonger l’instant mais cela ne se fait pas de considérer la choses comme acquise, genre tu es à mon service, en route, chauffeur !

 

Je fais donc semblant de chercher une bouche de métro. J’ai joué ma partition, il joue la sienne : « vraiment ? Tu ne veux pas que je te ramène ? »

Voilà, il me dépose en bas de chez, me laisse monter sans chercher à s’incruster mais ne propose pas davantage de me revoir avant son départ.

Moi je dis, c’est louche.

 

Bilan de l’opération : p’têt bin que j’ai un copain mais c’est pas sûr et si ce brave homme me plait je ne peux pas non plus dire pour autant que ce soit la grande passion déclenchée par Scootman.

 

Alors que va-t-il se passer ? Lebreton va-t-il me faire totalement craquer en jouant les indifférents timides ?

 

Ahaha… vous le saurez (peut-être) dans le prochain épisode…

 

 

lundi, 23 février 2009

Episdoe 18 : Où la blonde se remémore son passé (glorieux)

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Déjà, la dernière fois, Lebreton, au lieu de suivre le circuit traditionnel verre, puis dîner, puis dîner chez lui + galoche, m’avait un peu prise de cours.

 

 

 

Mais ce n’est que le début.

 

Et, ici, à ce stade, un parallèle s’impose.

L’année dernière, lorsque Scootman s’est mis en tête de me séduire, lui z’aussi, il était sur le point de faire un voyage.

Sauf que lui c’était au Japon et pas au States mais passons, ce n’est qu’un détail.

 

Et Scootman, lui, avait suivi le circuit traditionnel. Sauf que lors du dîner chez lui censé se conclure par de l’échange de salive, il avait été pris de timidité, tout ça, et j’ai bien cru que viendrait le moment où il me faudrait le violer si je voulais qu’il se passe des trucs.

Bref.

Voilà, on se roule de gentilles petites pelles, comme c’est un obsédé homme il essaie de me convaincre de rester "dormir" chez lui ; comme je suis une fille à principes je dis que je préfère rentrer ; il me ramène (obsédé mais galant, j’y tiens) on échange encore un peu de salive histoire d'avoir notre compte de miasme en bas de mon immeuble ; puis je remonte chez moi avec le sourire jusqu’aux oreilles comme une collégienne.

A peine mon manteau accroché, crac, SMS de Scootman me demandant si je ne veux pas le voir avant son départ, qu’il est encore dans ma rue, qu’il ne peut plus se passer de moi, tout ça. Oui, bon ok, j’exagère un peu mais c’est pour que vous compreniez l’idée.

 

Touchée, j’accepte donc qu’on se voit avant son départ pour le Japon.

Quant à l’issue de cette soirée, héhéhé, bin ça vous regarde pas, bande de malappris.

 

Le matin de son départ, j’ai droit à un SMS, juste avant il m’avait écrit un délicieux mail tout gentil et sentimental, à son arrivée, il m’appelle et il le fera régulièrement tout au long de son voyage entre deux mails enflammés.

A son retour, son premier geste est de venir me voir et de déposer à mes pieds moults présents.

Voilà.

Ça vous situe Scootman et les habitudes que j’ai prises quand un homme a l’insigne honneur de commencer une relation avec moi (faut bien préciser qu’avant, hein, genre avec L’Ex j’ai jamais eu droit à ce genre de traitement royal, je vous rassure tout de suite, mais c’est mieux dans ce sens-là que l’inverse) pourquoi vous dis-je tout cela me demanderez-vous ?

 

Eh bien c’est simple et vous le comprendrez dans le prochain épisode, coupure pub !

 

jeudi, 19 février 2009

Les mille et une sombres pensées qui traversent l’esprit des blondes pendant les trajets en métro

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Pour vous, mes amis provinciaux, tout ceci relève du mythe : transport en commun ? Koicé ?

 

 

Et d’ailleurs, ça vous fait toujours rire, vous, vous n’avez pas ces problèmes ou si peu. (au fait, Blackmilk, ça y est, ils ont installé l’eau courante chez toi ?) Et c’est bien fait pour ces cons de parisiens qui ont choisi de s’installer dans cette ville où s’entassent déjà bien trop de monde, où tout est pollué, sale, où tout est hors de prix.

Oui, je vous l'accorde, c'est bien fait et suroutc'est dans l'ordre des choses : nous on a le Bon Marché. Et il faut bien le mériter.

 

Et sachez que pour le mériter, je le mérite.

 

Parce que chaque jour, il faut que je me fade les transports en commun pour rejoindre mon tendre bienaimé, alias Oualter.

Parce que Oualter, il y a deux ou trois ans (quand j'étais pas encore maquée avec lui) il a décidé qu'il ne voulait plus habiter Paris, ça lui plaisait plus vraiment. Il préférait se déplacer en banlieue pour avoir une plus grande maison qui réunirait toute sa famille mais sans chien (quoique) ni jardin (un bout de pelouse pourrie, ça compte pas) par contre avec quelques rats (mais ça, c’était pas prévu à l’origine et nous en reparlerons plus tard).

Et chaque jour, de bonne humeur ou pas, de nombreuses mauvaises pensées me traversent l’esprit à l’encontre de mes congénères parisiens.

Mais c’est pas de ma faute.

Non, c’est parce que les usagers – comme on dit – ils sont pas toujours bien élevés (et promis, je dirais pas que souvent, les pires sont les provinciaux en goguette)

Bin oui.

Parce que les gens, souvent, ils ne pensent qu’à leur gueule et pas (mais alors surtout pas) à celle de tout le monde et encore moins à la mienne.

Par exemple ?

Pfiouuu ! y’en a plein des exemples !

La preuve :

 

Le gros cul qui lambine et fait tout pour vous empêcher de doubler

Il est plongé dans la lecture d’un Harlequin (ou de vingt minutes) ou branché sur son blackberry, ou en train de rédiger un SMS et comme son cerveau à un neurone l’empêche de se concentrer sur deux choses à la fois, il se dandine devant vous, zigzague d’un côté à l’autre du couloir de correspondance, marchant à deux à l’heure, vous empêchant de passer alors que vous êtes, vous, pressés. Et ne vous avisez pas, ne serait-ce que de l’effleurer malgré vos acrobaties pour l’éviter, vous vous ferez incendier. Dans ces cas-là, je marmonne intérieurement « tu vas te bouger ton gros cul oui ou non ? » et parfois même je bouscule (un peu) intentionnellement. Un jour j’arrêterai de le marmonner tout bas et ça sortira – bien malgré moi – tout fort. Et qui sait, je me prendrai peut-être une mandale.

 

Le flemmard qui, affluence ou pas, va TOUJOURS s’adosser à la barre centrale

Là où on se tient pour éviter de valdinguer sur les autres passagers en cas d’arrêt un peu brutal ou de tangage. Vous aviez déjà la quenotte accrochée à la barre ? Pas grave ! Il vous l’écrase sans sourciller. Vous essayez de trouver une place où vous accrocher malgré tout ? Il trouvera bien le moyen de se déplacer pour vous déloger. Là, mon seul recours c’est de bien faire saillir mes phalanges histoire de les planter dans les côtes du malotru mais ça n’a jamais vraiment bien marché. Parce qu’il s’en fiche lui, il est bien adossé, il peut bouquiner comme ça lui chante.

 

Celui qui ne lit que dans le métro

Aussi, en cas de surpopulation dans la rame, ce qui n’arrive jaaamais, soyons bien d’accord, il est hors de question de renoncer à Direct Soir (l'usager pénible lit souvent des canards qui n'en méritent même pas le nom, sachez-le, c'est livré avec le pack) si vous êtes juste devant, tant pis si sa feuille de chou vous tombe pile dans la tronche. La seule solution, radicale, je vous l’accorde, c’est de profiter d’un moment de secousse pour vous laisser tomber sur la dite-feuille de chou histoire de la déchirer. J’ai jamais testé mais je crains que ça ne provoque l’ire du lecteur assidu qui retrouvera du même coup le sens de la propriété alors qu’il s’apprêtait à laisser tomber la chose par terre à la station suivante car c’est là qu’il descend et qu’il n’en a plus besoin. Il ne vous restera plus qu'à prendre votre air le plus innocent (et greluche) en disant que vous êtes vraiment navré(e)... les plus téméraires pourront tenter un aïeuuuuuh bien senti, mais là, je garantis pas que ça passe.

 

Le peureux qui angoisse à l’idée de ne pas pouvoir sortir lorsque ce sera son tour.

Ça fait dix stations qu’il est là, accroché comme une moule à son rocher sa barre près de la porte. Il empêche les gens de descendre, les gens de monter, mais il est hors de question qu’il se laisse déloger. On sait jamais, il pourrait tomber sur un gros lourd comme lui à la station suivante et ne plus pouvoir descendre, ou alors descendre pour laisser ceux qui sortent le faire sereinement mais là non plus, on sait jamais, sournoisement le conducteur pourrait refermer les portes sans prévenir personne et crac, il reste sur le quai à vie, car c’est bien entendu, des métros, il y en a un le matin à 8h et un le soir à 21h, aucun entre les deux. La solution ? Un peu agressive mais donnant de bons résultats. S’il vous bloque la sortie un PARDON sonore (si le premier n’a pas été entendu, évidemment, inutile de se comporter comme un rustre parce qu’on est entouré de mal-élevés) avec une petite bousculade si nécessaire, en général, ça le fait un peu bouger et ça soulage. A l’entrée ? Ne pas avoir peur de se mettre juste devant lui et de bloquer la barre de votre épaule en prenant un air dégagé. Pareil, c’est vilain mais ça soulage et, en général, le fait bouger.

 

Celui qui fait comme si vous n’existiez pas et compte vous marcher dessus dans une seconde

C’est bien connu, les transports en commun c’est comme dans une salle de classe, les meilleures places sont au fond. Ça ne sert pas forcément à grand-chose de bourrer tout le monde pour essayer de piquer une place assise à une mamie (en plus c’est mal), pas plus utile de se ruer sur un strapontin, il y aura toujours un petit malin pour chercher à se mettre dans la travée et vous coller son sac en pleine poire.

Le mieux, en vrai, c’est d’aller tout au fond, contre les portes qui donnent sur le quai d’en face. Vous serez certes debout quoi qu’il arrive (et est-ce vraiment un drame ?) mais vous pourrez vous appuyer contre la porte sans écrabouiller la moindre petite main et même, qui sait, ouvrir un bouquin. Dans ces cas-là, il y a toujours un petit rigolo qui va chercher à vous éjecter, soit en se collant pile contre vous, soit en s’approchant, de dos, le plus près possible. Alors c’est sûr, la promiscuité avec des inconnus, à la base, j’ai jamais aimé mais dans les transports, avec le temps, on s’y fait.

Pour autant y’a des limite. Et risquer de me prendre quelqu’un dans la poire à chaque secousse, avoir le manteau d’un grand con qui me chatouille le front toutes les trente secondes, ça me tape sur le système. En général, y font pas exprès, je suis petite, ils sont grands, ils n’ont même pas remarqué que j’existais. Seule solution pour leur signaler ma présence ? Sortir un bouquin et ne pas hésiter à le lire d’un air innocent, tout en dirigeant bien l’arrête de la tranche du dit bouquin sur le dos du malappris, en général, il retrouve vite une notion réaliste de ce qu’est son espace vital et, plus important, le mien.

 

Les vieilles feignasses qui refusent de se lever de leur strapontin même lorsqu’on est 200 dans 3m² (comment ça j’exagère ? si peu)

Je sais, j’ai mis au féminin mais il faut quand même dire que c’est majoritairement un sport de femme. Et rien ne leur fera réaliser qu’elles se foutent un peu du monde car au fond, elle le savent mais c’est pas leur problème, seul importe, là, maintenant, leur confort personnel (c'est que faire de la rétention d'eau, c'est douloureux) et si elles ont décidé de rester assises même si ça implique d’imposer des figures acrobatiques à leur voisins et zines direct(e)s c’est pas grave. Et là, j’aime autant vous le dire, rien n’y changera, depuis le regard accusateur noir jusqu’à la remarque polie mais ferme, elles resteront quoi qu’il arrive le fessier vissé à leur bout de tissu (ou de skaï). Bon par contre, juste histoire de rigoler, si vous êtes à côté d'elles, un petit coup de sac dans la tête hop sans faire exprès l’air de rien, ça change rien mais ça fait jamais de mal. Mais chut, dites pas que je vous l’ai dit.

 

Le grand dépendeur d’andouille qui a des vers.

On est tous tassés comme des sardines, il a mis un quart d’heure à comprendre que s’il enlevait son foutu sac à dos qui écrase tout le monde ce serait bien urbain de sa part mais en plus, au lieu de rester tranquille à sa place et évitant de bousculer les autres, il a la bougeotte, genre comme des puces ou des vers. Son téléphone vibre, avec fébrilité il va le chercher dans toutes ses poches en donnant des grands coups de coude dans tous les sens. Son manteau lui tient chaud, il va d’abord gigoter pour l’ouvrir puis finalement décider de l’enlever sans la moindre économie d’amplitude de mouvement pour ce faire, vous l’aurez deviné, sinon c’est pas drôle. Là, moi j’ai pas de solution, à part beugler un "Aïe !!!!" très sonore pour attirer l’attention de la foule compatissante sur le petit être délicat que je suis tout en me tenant, l’air agonisant, l’œil/la joue/la tempe. Des fois ça marche bien.

 

Le sale qui pue

Il y en a toujours, partout, pour considérer que le déo, la douche (et le savon j’en parle pas, y connaissent pas) tout ça, ça ne sert à rien. Résultat, ça sent tellement pas bon qu’on a envie de vomir direct son café du matin ou son Ruinart de la veille c’est selon pas vraiment la rose.

Et là, c’est méga stratégique, parce que de la même manière qu’il est trop tard pour s’échapper en courant quand les hordes de moutards braillards envahissent la rame, le Quipue se met toujours à côté de vous quand vous êtes déjà assis. Donc soit vous vous bouchez le nez, soit vous changez de place mais c’est pas très poli, soit vous restez stoïquement où vous êtes en prenant le risque – en prime – d’être soupçonné d’être celui qui pue par les autres voyageurs.

Pas de quartier, les enfants, quand ça pue, ça pue, mieux vaut sonner la retraite et quitter sa place, tant pis pour la bienséance et la discrimination, il s’agit en ce cas d’un droit de retrait totalement autorisé, c’est sûrement pas un juge du fond qui vous contredira.

 

Le tueur en série qui s’ignore

Il a un parapluie à la main. C’est son signe distinctif. Vous savez ces longs trucs se terminant par une pointe acérée au bout. Et il trouve souvent vachement drôle, dans les escaliers, alors que vous êtes pile derrière lui de jouer à le balancer d'avant en arrière pour rythmer sa pénible ascension. Et là, les amis, c’est votre vie qui en dépend car au choix ce sera dans l’œil, au milieu du front, dans la gorge que la pointe finira sa course. Alors une seule solution, ne pas rester derrière lui.

(NB : lui faire un croche patte en le dépassant ne se fait pas)

 

La jolie blonde qui a l’air sympa

Bon, je vous l’accorde, elle est sûrement plongée dans un bouquin vachement intelligent, parfois même elle a un MP3 vissé aux oreilles (mais attention aux blagues graveleuses entre copains, elle est susceptible de vous entendre parce qu’il n’est pas toujours en marche) parfois, elle est un peu de mauvais poil et peut sembler genre plutôt pas aimable. Mais si vous lui offrez une bague un vingt plaques, elle engagera sûrement la conversation avec vous (bon, établir le contact sur le bouquin qu’elle lit, ça peut marcher aussi, mais chut, c’est un secret)

 

 

mardi, 17 février 2009

Episode 17 : où Lebreton bouscule toutes les règles de la drague standard

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Rappelez-vous après un premier rendez-vous, Lebreton s’empresse de relancer la blonde pour un second round.

 

 

Au programme, concert et sans doute dîner dans la foulée.

 

Mais, après le concert et avant le dîner nous prenons un verre et discutons.

A nouveau nous parlons de nos emplois respectifs. Et j’apprends qu’il part ce samedi aux states pour le boulot.

Ce qui me fait davantage comprendre sa volonté de me revoir très vite. C’est risqué de me laisser dans la nature en son absence, pour sûr. Je suis tellement ravageuse, c’est pas ONGman qui dira le contraire.

 

Pour autant, en captant l’information je me contente d’un sourire amusé. Il a encore quelques jours devant lui pour me sortir la panoplie habituelle mais ça va être serré question timing.

Bin oui, quoi, vous la connaissez bien.

D’abord on boit un ou deux verres, on manifeste son intérêt, on dîne et puis l’homme (le plus souvent) propose d’inviter la demoiselle chez lui pour un dîner en espérant pouvoir conclure dans un cadre intime et te traîner jusqu’à leur lit dans la foulée.

 

Ensuite, à la demoiselle de voir si elle accepte ou non l’invitation suivant que son Roméo lui plait ou non et qu’elle a, elle aussi, envie d’échanger de la salive sur un bout de son canapé, ou pas.

 

 

C’est donc avec la plus grande innocence que je le suis dans un resto que nous choisissons complètement au hasard.

Contrairement à La Mercerie, la carte est plus variée et les plats un peu plus raffinés.

Comme la première fois, la conversation oscille entre roue libre et blancs.

Alors que nous avons échangé plusieurs regards et que j’ai les mains croisées, au-dessus de la table, il pose la sienne sur les miennes.

 

Mais ? Mais ? Mais c’est pas comme ça que c’est censé se passer, enfin !

 

Devant mon air un peu surpris – c’est que je suis hyper psychorigide, j’aime bien quand on respecte le scénario de base – il se moque de mes mouvements nerveux de doigts et, de bonne grâce, je finis par lui abandonner fort généreusement (parfaitement) une main. J'ai l'impression d'avoir douze ans.

 

Et là, comme le silence pesant s’installait et que je commençais à me sentir mal à l’aise, je sais pas ce qui m’a pris, j’ai vrillé et posé ze kouechionne qu’il ne faut jamais poser à ce moment-là :

 

« bon eh bien allons-y pour la question qui fâche, c’est quoi ton passé amoureux ? »

 

Petit blanc durant lequel je m’adresse quelques injures…

Pourtant, il ne semble pas plus déstabilisé que cela. Enfin, en même temps, je ne le connais certes pas depuis longtemps mais il ne me parait pas être du genre à se laisser déstabiliser par grand-chose, ce garçon, c’est un calme.

 

De son passé je n’apprendrai pas grand-chose mais il faut bien dire que le côté abrupte de la question n’incitait pas forcément aux loooongues confidences. La première chose qu’il me livre néanmoins c’est qu’il n’a jamais vécu avec quelqu’un. Ah bien. Moi non plus mais c’est pas l’info la plus marquante ou significative me concernant. Passons.

Pour le reste, il me dit avoir déjà eu quelques histoires sérieuses mais ne les détaille pas ; quelques aventures depuis qu’il est à Paris (donc depuis 2 ans), sans davantage de détails ; a eu une mauvaise surprise avec quelqu’un qui prétendait être ce qu’elle n’était pas, ce qui a semblé le rendre méfiant et ce que je peux comprendre. Et là non plus, je n’aurais pas le droit d’en savoir plus.

 

De ce silence, je n’ai pas trop su quoi déduire. Il a peut-être une expérience très limitée, il n’a jamais été amoureux, il n’attend de la vie de couple qu’une présence pour son petit confort quand l’envie lui en prend mais n’imagine pas en quel délice le sentiment amoureux peut vous plonger… aucune idée et je n’ai pas demandé davantage de précisions, je crois que j’avais été suffisamment curieuse comme ça pour la soirée.

 

To be continued…

 

 

 

 

samedi, 14 février 2009

Vive la saint-valentin

C'est un fait : j'ai jamais aimé la saint-valentin. Non parce que c'est une fête commerciale mais plutôt parce que, comme pour mon anniversaire, j'ai jamais eu d'hommes pour me combler ce jour-là...

A la réflexion, si, il y a deux ans, il y avait bien L'Ex mais bon, vu qu'on faisait comme si on sortait pas vraiment ensemble chuuuut, il était hors de question de fêter cet évènement uniquement réservé aux beaufs, aux boudins, aux incultes, aux cons, et à ceux qui sont ensemble juste pour pas être tout seul.

Du coup, pour célébrer ce jour à ma manière, voici une petite vidéo qui vous plaira, j'en suis certaine.

Enjoy, cadeau de la blonde et happy val... non j'déconne.

mercredi, 11 février 2009

Les profils psycho c'est vraiment super édifiant

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Tout comme la 400, j’adore les horoscopes à la con qui disent des trucs sans trop en dire genre je me mouille pas trop on sait jamais tu pourrais réaliser que c’est que du chiqué.

 

Avec son super horoscope de la fucking year des scorpions, la 400 m’avait fait envie alors du coup j’ai voulu faire pareil sauf que je suis blonde et qu’à la place, j’ai trouvé dans un premier temps un super truc pour interroger la comptabilité sessouelle de mes futurs amants sans avoir à les tester pour de vrai. Puis, tant qu’on était dans le sujet, j’ai décidé de jeter un œil à mon profil sessouel. Bin, définitivement, c’est pas aujourd’hui que j’apprendrai à mieux me connaître…

Influence du soleil

 

Pour vous, désir et amour sont indissociablement liés.
Waouh, ça c’est du scoop ! Moi je croyais que tous les gens ils passaient leur temps à se sauter dessus les uns les autres comme ça de façon totalement arbitraire et instinctive. Non mais tu crois pas que c’est un peu genre foutage de gueule ton intro ? Parce que souvent, faut dire ce qui est, ça aide, quand même, pour avoir du désir d’avoir un peu de sentiments, m’enfin ce que j’en dis, hein, on n’est pas des bêtes.

Vous ne pouvez atteindre l'épanouissement sexuel que si votre partenaire éveille non seulement votre libido, mais vous touche également sur le plan sentimental et émotionnel.
Ouf. Quand t’as commencé à parler de toucher j’ai eu un peu peur que ça ne se termine par un truc plutôt précis genre pour les plus de 18ans, on a frôlé la catastrophe.

Vos difficultés tiennent à votre sensibilité. Il suffit que le plus léger doute sur l'authenticité des sentiments de votre partenaire vous effleure pour que votre désir s'évanouisse !
Ah bon ? L’Ex il était pas amoureux, et j’étais comme qui dirait plutôt au courant de la situation, Scootman était à deux doigts de me plaquer la dernière fois que… et je m’en doutais grave (comme quoi on peut parfois remplacer un profond manque de discernement par un instinct infaillible) et pourtant…

Votre sexualité est également très tributaire de l'ambiance du moment. Une atmosphère rassurante et particulière peut vous plonger dans un état proche de la voracité sensuelle. Par contre, une ambiance froide ou tendue est susceptible de vous priver de tous vos moyens.
Parce que t’en connais beaucoup, toi, des gens qui aiment faire des galipettes quand l’ambiance est genre froide-froide voire carrément pourrie genre quand tu sais que ton mec ne t’aime plus, qu’il te trompe avec la bouchère et que tu vas te faire virer bientôt de ton boulot, que ton appart est en boxon avec des souris partout et que Sarko vient de gagner les élections ? J’aimerais bien les rencontrer, tu vois…

Autrement dit, vous dépendez du temps qu'il fait, de l'instant qui passe, des événements qui se déroulent chez vous et autour de vous !
Ça tombe bien, hier c'était la tempête, je me demande ce que ça peut signifier question libido

Influence maître

 

Votre signe est gouverné par la Lune
Voué, ça m’étonne pas, je suis du genre distraite dans la vie.

L'astre de la nuit
Wouaaaah, tu veux dire que c’est pour ça que j’aime bien les histoires de vampires ?

l'astre, surtout, de l'émotion et de la tendresse. Votre sexualité ne peut donc s'épanouir que si vous êtes en accord émotionnel avec votre partenaire, que si vous vous sentez aimée et avez droit à l'énorme dose de tendresse dont vous avez besoin.
Bin comme je l’ai déjà dit, en même temps si on est en désaccord émotionnel avec son « partenaire » c’est rare qu’on ai envie de lui sauter dessus pour le violer, m’enfin ce que j’en dis, hein, ch’uis p’têt la seule à fonctionner comme ça

Vous êtes dotée d'une sexualité capricieuse et changeante.
C’est normal, je suis blonde. Et les blondes sont intrinsèquement capricieuses et versatiles c’est livré avec le pack de base.

Un jour insatiable, le lendemain vaguement indifférente.
Bin oui, s’pèce de nigaud, tu crois qu’on l’entretient comment la passion ? En faisant la visite des cent mille chez le garagiste de l’amuuuuur ? Tu crois que c’est en étant toujours gentille et à dispo de L’homme qu’il nous offre une bague à vingt plaques ? Certainement pas. Le premier jour on lui mooooontre ce qu’il pourrait gagner à nous avoir auprès de lui tous les jours, le lendemain on lui montre ce qu’il perd à ne pas s’empresser de se prosterner en nous suppliant de l’épouser.

Hypersensible aux ambiances, aux humeurs, vous pouvez aussi facilement vous livrer sans retenue lorsque vous êtes en confiance,
Quand je suis en confiance ? Hum, hum… tu veux dire quand je suis totalement ivre ? Oui je reconnais, l’alcool me rend hyper méga bavarde.

que vous bloquer complètement dès que quelque chose cloche ou vous dérange.
C’est sûr, quand l’homme veut pas m’inviter au resto, ou qu’il a des chaussettes blanches de sport ou qu’il fait des fautes de français à chaque phrase ou bien qu’il est genre un peu beauf’ ça me bloque total et je suis incapable de penser à autre chose que « quand ce moment de torture va-t-il cesser ». Mais comme je suis polie je le dis pas. Et comme je suis gaffeuse, j’évite de dire quoi que ce soit pour que ça sorte pas tout seul.

Vous mener à l'épanouissement sexuel demande donc beaucoup de doigté.
Je me doutais bien qu’on y aurait droit à l’allusion sessouelle à trois francs…

 

lundi, 09 février 2009

Episode 16 : phase deux, Lebreton tente de ferrer sa proie

cornemuse.jpg

J’avais bu un verre puis dîné en compagnie de Lebreton un lundi soir.

 

 

Le mardi matin, en partant travailler, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un SMS de ce brave garçon me remerciant pour ma charmante compagnie, me souhaitant une bonne nuit et proposant un concert le mercredi qui suit.

 

Pourquoi un concert me direz-vous ?

 

C’est facile.

Nous avions discuté musique, comme avec le Barde. Je lui avais dit que j’aimerais bien faire plus de concerts dans des petites salles mais que je ne prenais jamais le temps de me pencher sur les programmations et du coup que je n’y allais jamais alors que pourtant, ça me plaisait davantage que les gros évènements dans des grosses salles toutes pourrites.

 

Et pourquoi avons-nous causé de concert me direz-vous encore avec raison ?

 

C’est toujours aussi facile. Je fais de la basse (sujet de conversation easy et parfois on se demande même si je n'en joue pas uniquement pour me permettre de faire la conversation ou avoir un truc à dire quand on me demande ce que j'aime dans la vie) il fait aussi de la musique.

Oui.

Du piano et… non ne riez pas.

Miss400 tout particulièrement, sois un peu charitable pour une fois.

Voilà, bon, on va pas tourner autours du pot trente ans :

il fait de la cornemuse.

J’avais trouvé cette occupation bien un peu bizarre mais avec le mérite, au moins, d’être originale.

Bref, après ça a dévié sur les concerts et tout et tout.

 

Je suis flattée par l'attention et l'empressement qu'il montre à me revoir. Après avoir un peu hésité, je lui réponds quand même que oui, pourquoi pas. Même si on est loin du méga coup de foudre à la ONGman, il ne m'a pas déplu et je suis pour laisser sa chance au produit.

Dans l’heure qui suit ma réponse il m’envoie plusieurs propositions de concert. L’un me tente plus que l’autre mais il est trop tôt dans la soirée et puis surtout il est super cher et je veux pas obliger le brave garçon à raquer toute sa fortune tout de suite.

Je choisis donc Didier Super. (je sais c'est quand même vachement romantique comme proposition et bien davantage comme choix)

Rendez-vous est pris pour 19h30 devant le point virgule…

 

 

J’arrive – un peu en retard - il est au téléphone, je le laisse finir sa conversation, il s’esscuse pour le coup de fil, le boulot, on rentre en trombe, on est les derniers.

 

Le concert débute, on nous demande de nous tenir les mains. Je sens bien qu’il ne le fait pas en « toute innocence » son pouce caressant doucement mon index, sans trop insister mais pas assez légèrement pour que ça ne soit qu’un geste anodin. (les blondes ont parfois de l’intuition)

Je ne vous dirais pas pour quelle chanson Didier Super nous avait demandé ce geste ni pour quelle autre raison le contact se rompt – il y a des limites à l’étalage du ridicule que je peux faire – et le concert se poursuit.

 

De temps à autre, je le je le sens qui m’observe. Je n’arrive pas à savoir si c’est pour initier un début de communication ou si c’est pour vérifier si je m’amuse. Dans un cas comme dans l’autre, j’apprécie.

Tout comme j’apprécie qu’il soit capable de participer, au moins il n’est pas coincé comme moi, mais parfois un peu trop à mon goût, comme un gros beauf, limite. (mais je n’aime pas les gens qui se font remarquer dans la foule même si j’admire cette capacité que je suis très loin de posséder)

 

Le concert se termine dans la rue sous des tonnerres d’applaudissements et les regards mi-surpris mi-amusé des passants.

Lebreton me propose immédiatement d’aller "prendre l’apéro".

Heuuu… j’ai rien contre boire un verre avec toi mais on n’est pas non plus au camping des pins sauvages (ou à la bourboule) et on n’a pas rendez-vous chez les Michu pour boire le pastis, si ?

 

Bon, allez, je ne t’en veux pas, tu sembles naturellement à l’aise partout et c’est une qualité appréciable.

On se pose donc dans un troquet, il prend une bière, moi un verre de vin.

Il me pose des questions sur les dernières 48h, comment s’est passé mon atelier d’écriture de mardi soir. Quand je lui parle de mes activités littéraires, il me demande plus de précisions, ce que je lui donne, ne sachant plus si j’en ai déjà parlé. Il écoute ce que je dis du roman, pose quelques questions sur la façon dont je travaille. Je sens un peu de curiosité polie chez lui mais pas le moindre enthousiasme. Ce qui me surprend.

Bin voui, d’habitude, même si je ne suis jamais qu’une misérable pisse-copie qui s’est fait jetée de chez tous les éditeurs, quand je révèle ma grande tare à mes interlocuteurs, ils ouvrent toujours de grands yeux ébahis et moi j’aime bien faire mon intéressante, après tout je n’en ai pas si souvent l’occasion.

Cette réaction en demi-teinte me surprend bien un peu mais c’est bien, aussi, de discuter avec quelqu’un de différent.

Qui lui, a aussi une fibre artistique puisque non content de jouer du piano et du biniou, il compose de la musique.

Et ça, moi, ça m’impressionne parce que j’en serais incapable…

 

to be continued....

 

 

vendredi, 06 février 2009

En avant pour les stat de janvier, c'est le pied

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je suis une allumeuse mais je me soigne : bin non, ne te soigne surtout pas, on arrive à tout dans la vie grâce à cette qualité. Si, si, c’est certain.

 

 

coment rouler une galoche : heuuuuu…. Bin déjà tu commences par éviter de demander conseil à Thomas l’apprenti boucher parce qu’à l’époque, clairement il savait pas plus que toi. Ensuite eh bien, heu, comment dire… c’est un peu compliqué à esspliquer bien, tu vois… Disons que tu poses tes lèvres sur celles de ton(ta) partenaire et puis que… raaah, non je peux pas expliquer ça… Demande à ta meilleure amie de te montrer, c’est plus simple

 

draguer les siciliens : inutile, c’est eux qui le font et avec beaucoup de succès et de savoir-faire, il faut bien le dire (en plus ils sont bôôôôôôô)

 

ou emmener une fille en pour la premiere fois : bin pas à La Mercerie, si on en croit la miss400. Columbine nous conseille vivement Ladurée de la rue Bonaparte, Le flore mais le second étage et le bouillon racine. Voilà. Moi je te propose le Crillon ou le Meurice, ou le Westin si c’est moi que tu as dans l’idée d’inviter. Sinon, je viens pas. Ah oui, et n’oublie pas ta gold, inviter les filles, ça se fait.

 

chasse avec une blonde : si c’est une chasse à l’homme avec bague à vingt plaques à la clé, y’a des chances que ça fonctionne bien. Mais bon, veille quand même à te garder un peu de target pour toi, hein, parce que les blondes sont pas trop partageuses.

 

ronde.et.corse@hotmail.fr : Irénée, je t’ai déjà dit d’arrêter de taper des adresses mails bidons et stupides.

 

uneblondedanslaville C’EST MOI !!

 

aphrodite adopteunmec : ah. Heuu, scuse moi l’ami, je peux me tromper, mais il me semble qu’Aphrodite elle est plutôt genre en Grèce, avec Zeus et tout et tout.

 

casserolle perman*ent : c’est pas drôle, hein ? Remarque, je dis ça mais je ne sais pas ce que c’est rapport que les casseroles, les rateaux et tout je connais pas. Y’a qu’à voir touuuuus mes succès des derniers mois, qui avec ONGman, le barde, Streetmarketeur et tout.

 

chevalier servant : c’est souvent pratique mais très encombrant. Surtout quand on tombe sur eux par hasard alors qu’on a un rencard.

 

etre une blonde : c’est merveilleux. On n’a pas besoin de travailler pour gagner sa vie rapport qu’on a fait un bô mariage avec un vieux qui fera de nous une très jeune veuve riche à millions, on passe son temps faubourg saint honoré et au Bon Marché à dépenser sans compter. On est belle à tomber par terre, toujours parfaitement make-upée et lookée, on a plein d’amis, on est ultra mince (évidemment on ne fait pas de régime pour ça) les hommes nous vénèrent, les femmes nous jalousent secrètement. Mais ce n’est pas donné à tout le monde, hélas pour toi.

 

Ps : comme Blackmilk n'a pas été trop turbulent ce mois-ci, il a le droit à sa petite photo de sa blonde visiblement préférée... Non ne me remercie pas, ça m'a fait plaisir.

 

mercredi, 04 février 2009

Episode 15 : la blonde et le breton

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Les blondes sont comme ça, elles ont toujours un joker dans leur manche.

 

 

Streetmarketeur ne m’a pas rappelée ? Tant pis pour sa face, une autre proie attend de me coller un gros vent de se faire dévorer.

 

Il est breton, le petit, alors donc nous l’appellerons Lebreton. Je sais, je me suis grave cassée en deux pour lui trouver un petit sobriquet mais sachez que j’aurais pu faire pire.

 

Il ne dit vraiment pas grand-chose sur sa fiche et me propose très vite de passer sur messagerie pour nos échanges. J’apprécie l’idée, je suis pas fana des interfaces de sites de rencontres pour discuter ou s'envoyer des mails

Et causing mails, les notres ne sont pas forcément plus riches que sur le site, c’est pourquoi je retarde la rencontre.

Les gens qui n’ont pas grand-chose à dire, et s'intéressent encore moins, en général, je me méfie (mais j’ai facilement des idées préconçues, je le reconnais)

Comme j’ai la très nette intuition que je n’aurais jamais de niouze de streetmarketeur, je me décide à accepter le rendez-vous de notre ami Lebreton.

 

Nous décidons donc de nous retrouver à Odéon pour boire un verre (lui aussi, il a capté la technique du verre au lieu du dîner tout de suite)

J’arrive, je suis un peu en retard et horreur, malheur, tombe pile sur l’un de mes soupirants de supdeco en sortant du métro.

On se calme, le soupirant en question ferait sûrement un très beau parti mais il n’est vraiment pas, mais alors pas du tout mon genre. Et d’ailleurs, je le soupçonne de m’avoir couru après parce que je devais bien être la seule fille de l’école à me montrer cordiale vis-à-vis de lui, voire même, un peu amicale quand j’étais bien disposée, donc saoule.

Bref.

Moi j’ai pas très envie qu’il soit encore là quand Lebreton, que je n’ai jamais vu pour de vrai vu que sa photo était pas non plus de super qualité, se pointera, c’est la honte.

Et comme Lebreton est en retard, je l’appelle.

Sauf que je tombe sur sa messagerie. Et sur son message d’accueil je crois reconnaître une des composante du nom composé de Streetmarketing (faut dire qu’entre le barde, streetmarketeur et Lebreton, ils ont tous les trois un prénom composé qui commence pareil) je redoute donc un instant de m’être plantée et d’avoir laissé le mauvais message sur la mauvaise boite vocale.

D’autant plus que Lebreton ne me rappelle pas. Ça pue.

Soit je viens de laisser un message à Streetmarketing et il va me prendre pour une demeurée, soit Lebreton va me poser un lapin et je vais me taper la honte devant mon ancien soupirant. Je sais, je suis un boulet mais je me soigne.

 

 

Et pourtant, Lebreton me rappelle, me dit où il se trouve – pas au même endroit que moi donc – et je le rejoins, abandonnant là mon ex-soupirant pour mon plus grand soulagement.

 

De loin, j’ai un peu redouté qu’il soit très vilain et, en réalité, sans être beau gosse comme les précédents il est pas mal. Il a un joli sourire éclatant et il semble sympa.

Nous nous installons donc pour boire un verre en terrasse. Discutons de ce que nous faisons dans la vie.

J’apprends à cette occasion qu’il est ingénieur dans les télécom.

Tiens ! Un ingénieur… Ça me change, je crois que je n’ai jamais eu dans mon tableau de chasse… Non. J'ai eu un DAF de chez Valéo (J-man, si tu me lis...) un employé du sénat, un apprenti boucher (mais j'étais très jeune) des étudiants... mais pas d'ingénieur... remarquez, si ! j'en ai eu un, une fois.

Mais il a préféré une morue qui vendait des frites à Saint-Etienne alors je sais pas si ça compte vraiment.

Et puis ça n’est pas très important.

 

Après nos verres, qu’il se précipite pour payer, il répond à mon air gêné que c’est à charge de revanche. Et nous décidons d’aller au resto. Dans mon souvenir, question resto dans ce quartier, le seul dont je connaissais l’adresse encore par cœur, c’était la mercerie. (alors qu'en fait, il y en a plein d'autres très sympas, je sais pas pourquoi ça m'a échappé le jour J, je devais être troublée, pour sûr) et promis la prochaine fois, je ferai comme la 400, on ira chez Mariage

 

Nous nous y dirigeons donc mais le resto n’a rien à voir avec mon souvenir. C’est petit, pas très joli, bruyant. On est tassé près de la cuisine, bref, ça ne part pas super comme ambiance.

Pourtant, il ne tique pas, il pousse même le vice jusqu’à dire que c’est sympa comme endroit.

Mouais. Soit t’es un super menteur diplomate soit t’as mauvais goût mais faut pas pousser.

 

Enfin bref. Le dîner se déroule comme le verre, pas trop de blanc (je parle de la discussion, pas du vin), des sujets de conversation qui viennent facilement.

Pourtant, même si je ne passe pas un mauvais moment j’ai un peu hâte qu’il se termine.

 

To be continued…

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